Les
Terres cuites
DK
MYRÏNA
Catalogue
PAlî MM.
Edmond POTTIER & Salomon REINACII
Attachés ries Musées nationaux
PARIS
LIBRAIRIE DES IMPRIMERIES RÉUNIES
Editeur des Musées Nationaux
13, rue Bonaparte.
ri^
FERRES CUITES
ET
AUTRES ANTIQUITÉS
TROUVÉES DAINS LA
NÉCROPOLE DE MYRINA
MUSEE NATIONAL DU LOUVRE
TERRES CUITES
ET
AUTRES ANTIQUITÉS
TROUVÉES DANS LA
NÉCROPOLE DE MYRINA
(Fouilles de l'École Française d'Athènes)
PAR MM.
Edmond POTTIER & Salomon REINAGH
Attachés des Musées nationaux
CATALOGUE RAISONNÉ
PARIS
IMPRIMERIES RÉUNIES C — MOTTEI^OZ
RUE DU FOUR, 54 BIS
1886
Twr/^FTTVr.PNTFR
Monsieur le (Conservateur,
Nous avons l'honneur de soumettre à votre approbation le Cataloi^iie
des Terres cuites et des autres Antiquités trouvées dans les fouilles de
r Ecole française à Myrina, en 1880-1882, et dont un choix a été fait à
Athènes par vos soins, pour le Musée du Louvre. L'arrêté ministériel qui
a autorisé l'Ecole française d'Athènes, sur la demande de son directeur
M. Foucart, à faire don de la plus grande partie de ses trouvailles à nos
collections nationales, a stipulé en même temps qu'un catalogue détaillé
serait rédigé à Vusage des visiteurs du Musée par les auteurs des décou-
vertes. Aujourd'hui, grâce à l'initiative de M. le Directeur des Musées
nationaux, nous sommes assurés que notre Description ne restera pas en
dehors des autres travaux dus aux conservateurs et aux attachés des diffé-
rents départements ; elle prend place dans ime série nouvelle de Catalogues
raisonnes, oii la nomenclature exacte des objets est accompagnée de toutes
les explications qui peuvent intéresser le public et lui permettre d'examiner
avec fruit les antiquités exposées dans les galeries. Vous reconnaître^ sans
peine que, dans ce travail, nous nous sommes inspirés de la méthode si
heureusement appliquée par vous à la rédaction de votre Catalogue des
Figurines antiques de terre cuite. Nous y avons joint un Appendice oii
sont décrits d'autres objets d'Asie Mineure trouvés dans les régions voi-
sines de Myrina. Notre plus vif désir est que ce livre rende quelque ser-
vice, non seulement aux archéologues et aux amateurs d'art, mais à tous
ceux qui viennent s'instruire en visitant nos collections.
Veuille:^ agréer, Monsieur le Conservateur, l'assurance de nos senti-
ments respectueux et dévoués.
E. POTTIER,
S. Reinach,
Allacliés des Musées nalionnux.
Monsieur le Directeur,
Le Musée du Louvre devra en même temps à l'Ecole d'Athènes l'im-
portante collection des terres cuites de Myrina et le Catalogue qui les
décrit. Ces antiquités seront ainsi présentées au public par ceux mêmes
qui les ont découvertes. Après avoir lu avec im grand intérêt le manuscrit
de MM. Pottier et Reinach^ j'ai l'honneur de le remettre entre vos mairis et
de vous prier d''en autoriser l'impression.
Veuille^ agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de mes sentiments
respectueux et dévoués.
Le Conservateur des Antiquités orientales et de la Céramique antique,
L. Heuzey,
APPROUVE :
Le Directeur des Musées nationaux el de l'École du Louvre,
H. de Ronchaud.
INTRODUCTION
I
La nécropole de Myrina a été découverte vers 1870 par des
paysans de la ferme (\e ' Kalabassarj^, dans le domaine cVAli-Aga
(district de Ménémen, près de Smyrne), appartenant à M. Aristide-
bey Baltazzi, de Gonstantinople. Les premiers tombeaux que rencon-
tra la charrue furent dépouillés des plaques qui les recouvraient,
mais leur contenu, qui paraissait sans valeur, resta enfoui et fut
réduit en fragments bientôt dispersés à la surface du sol. Quelques
années plus tard, le frère du propriétaire, M. Epaminondas de Bal-
tazzi, étant venu s'établir à Ali-Aga, vit quelques-unes des tètes en terre
cuite trouvées par les habitants de ce village dans les terres labourées
de Kalabassary. A celte époque, la vogue des figurines de Tanagre ne fai-
sait que commencer, et peu de personnes, en Asie Mineure surtout, soup-
çonnaient rintérêt des petits monuments de cette espèce. M. E. de Baltazzi
comprit, avec une sûreté de goût qui lui fait honneur, que ces modestes
poupées, comme les appelaient les paysans, méritaient d'être recueillies :
il fit exécuter quelques fouilles systématiques tant à Kalabassaty qu'à
Namourt, autre localité voisine d'Ali-Aga qui recouvre les ruines de Gymé.
Il put ainsi réunir une série de terres cuites qu'il montra en 1874 à M. Gus-
tave Hirschfeld, de passage à Ali-Aga. Quelques statuettes, offertes par
M. de Baltazzi au savant allemand, se voient aujourd'hui au Musée de
Berlin. Malheureusement, le reste de la collection, laissé sans surveillance
dans une vitrine du château d'Ali-Aga, fut volé peu de temps après, et.
c 10 r>
comme il n'en existait pas de catalogue, on n'a pu ressaisir la piste de
toutes les figurines qui la composaient. MM. Aristide-bey et Épaminondas
de Baltazzi n'en avaient eux-mêmes conservé qu'un très petit nombre de
spécimens.
C'est en 1878 que les statuettes d'Asie Mineure, désignées impropre-
ment sous le nom général de terres cuites d'Ephèse, commencèrent à se
répandre en Europe. La véritable provenance de ces objets, ignorée de
ceux mêmes qui en faisaient le commerce, était Smyrne, Myrina et peut-
être Pergame. Comme l'industrie des faussaires n'avait pas tardé à
s'exercer sur les terres cuites, les nouvelles venues furent accueillies
avec défiance. A la différence des statuettes de Tanagre, elles semblaient
reproduire des motifs de la grande sculpture; quelques-unes trahissaient
un goût maniéré, une recherche exagérée de l'élégance; enfin, on avait
tenté de faire passer pour des produits asiatiques quelcpies objets dont
la fausseté était évidente. En 1879, un antiquaire de Paris s'était rendu
acquéreur d'un certain nombre de figurines, provenant de Smyrne et de
Myrina : il s'éleva des doutes sur l'authenticité de cette collection, et
le possesseur, désireux de les dissiper, fit appel à l'obligeance de
M. Waddington,alors président du Conseil, qui se trouvait en relation avec
M. Aristide-bey Baltazzi. Sur la demande de M. Waddington, M. Baltazzi
envoya à Paris quelques-unes des statuettes de Myrina provenant des
fouilles de son frère; il déclara en même temps à M. Fournier, ambassa-
deur de France à Constantinople, qu'il accorderait volontiers à des
envoyés du Gouvernement français le droit d'explorer la nécropole de
Mvrina. Cette généreuse proposition fut transmise à M. Waddington,
puis au Ministère de l'Instruction Publique et au directeur de l'Ecole Fran-
çaise d'Athènes, M. Foucart. L'École sollicita et obtint du Gouvernement
turc la permission de pratiquer des fouilles pendant un an sur toute
l'étendue du domaine d'Ali-Aga, comprenant le territoire de Myrina et une
partie de celui de Cymé. MM. E. Pottier et S. Reinach, chargés de com-
mencer les travaux, arrivèrent à Smyrne au commencement du mois de
juillet 1880. M. Aristide-bey Baltazzi voulut bien mettre à leur disposition
sa maison d'Ali-Aga, située à cinq kilomètres de la nécropole; son frère,
M. Démosthènes Baltazzi, était nommé commissaire du Gouvernement
ottoman pour la surveillance des fouilles. Pendant deux ans, M. Démos-
thènes Baltazzi s'est acquitté de ces délicates fonctions avec une bien-
veillance et un esprit d'équité qui facilitèrent singulièrement notre tâche;
C H D
nous sommes heureux de lui renouveler ici l'expression de notre recon-
naissance.
La première campagne de fouilles, qui donna dès le début d'excel-
lents résultats, dura sans interruption depuis le H) juillet jusqu'à la fin de
septembre. Vers le milieu du mois d'août, M. Reinach dut quitter Ali-Aga;
M. Pottier continua les recherches pendant six semaines et put faire trans-
porter à Smyrne, où ils devaient être l'objet d'un premier partage, un mil-
lier d'objets, terres cuites, vases, verreries, etc., que l'on avait réunis en
moins de trois mois. Les recherches archéologiques dans l'Empire otto-
man étaient alors régies par le décret du 24 mars IST'i, aux termes duquel
un tiers des trouvailles appartenait aux explorateurs, un tiers au Gou-
vernement et un tiers au propriétaire du terrain. Le partage des antiquités
trouvées à Myrina eut lieu à Smyrne, sous la présidence de Midhat
pacha, gouverneur du vilayet d'Aïdin. M. Aristide-bey Baltazzi eut la géné-
reuse pensée d'abandonner au Gouvernement français le tiers qui lui reve-
nait de droit; il demanda en même temps que le firman, accordé à l'École
Française pour prali(|uer les fouilles, fût prorogé d'une année. Ces mar-
ques de bienveillance et de noble désintéressement ne devaient pas être
les dernières. Elevé en France comme ses frères, honoré de l'amitié de
MM. Waddington et Fournier, M. Aristide-bey Baltazzi n'a pas eu d'autre
mobile que l'intérêt de notre pays et de la science : son nom, inscrit dans
les vitrines de Myrina au Musée du Louvre, restera parmi ceux des bien-
faiteurs de nos collections nationales.
Les deux tiers des objets découverts à Myrina arrivèrent dans les
premiers jours d'octobre 1880 à l'École Française d'Athènes, où l'on s'oc-
cupa de classer les figurines et de recoller celles qu'on avait trouvées en
morceaux. Dans les restaurations, du reste peu nombreuses, dont elles
ont été l'objet, on s'est toujours astreint à ne rétablir que ce qui était rigou-
reusement indispensable à l'équilibre et à la cohésion des statuettes';
les parties ajoutées ont conservé leur teinte naturelle, ce cjui permet de
les distinguer au premier coup d'œil. Pendant les mois de novembre et de
décembre 1880, les fouilles furent reprises à Myrina par M. Démosthènes
Baltazzi : M. Reinach vint en prendre la direction à la fin de l'année et les
continua jusqu'au mois de juin 1881. Au mois de mars et d'avril, il étendit
' Un grand nombre de statuettes ayant été brisées dès l'antiquité et ensevelies à
l'état de l'ragments. il a fallu |)artbis ajouter certaines parties, afin de pouvoir ajuster tous
les morceaux.
C -12 3
ses recherches à la nécropole voisine de Cymé; malheureusement, la
collection formée par lui fut réclamée par le Gouvernement ottoman,
qui l'a fait placer au musée de Tchinli-Kiosk à Gonstantinople, et l'on
ne put recouvrer que deux objets de cette provenance, une petite boîte
à osselets en forme de tète d'Hercule (n° G2G) et un masque tragique
(n° 627). En revanche, les fouilles de Myrina avaient donné de très
beaux résultats, et M. A. Baltazzi déclara une fois de plus qu'il faisait
don de sa part à la P'rance. Les objets découverts au cours de cette
seconde campagne furent transportés à Smyrne; M. Pottier y rejoignit
M. Reinach au mois d'octobre 1881 et surveilla les opérations du nou-
veau partage qui eut lieu sous la direction de M. Dutel, vice-consul de
France, et d'un délégué du musée de Tchinli-Kiosk. Gomme l'année pré-
cédente, les deux tiers de la collection prirent le chemin d'Athènes et
furent mis à l'abri dans les vitrines de l'I^^cole. ]\I. Pottier continua les
fouilles de Myrina, avec une courte interruption en décembre, depuis
le mois d'octobre 1881 juscju'en avril 1882. On ne pouvait procéder à
un troisième partage si peu de temps après le second : les objets
découverts furent laissés à Mi- Aga sous la garde de M. Démosthènes
lialtazzi.
La quatrième et dernière campagne de cette féconde exploration, qui
semblait ne devoir laisser à tous que d'agréables souvenirs, fut attristée
par un malheur imprévu dont l'École Française d'Athènes porte encore
le deuil. M. Alphonse Veyries, membre de première année, avait été dési-
gné par M. Foucart pour présidera la reprise des fouilles. Les recherches
qu'il fit pratiquer à Myrina du 10 septembre au 24 octobre 1882 produisi-
rent quekjues figurines charmantes qui ont été réunies au Louvre sur un
rayon spécial (3^ vitrine à droite). Le 26 septembre, M. Reinach alla voir
M. Veyries à Ali-Aga. Il le trouva plein d'ardeur pour sa tâche heureuse-
ment commencée ; sa santé, jadis chancelante, semblait s'être affermie
par l'exercice et le grand air. Mais le 24 octobre, M. Veyries, se sentant
malade, retourna à Smyrne; le lendemain, il entrait à l'Hôpital français.
Une fièvre typhoïde se déclara; les symptômes, bénins au début, s'ag-
gravèrent subitement à la fin du mois de novembre. 11 mourut le 5 dé-
cembre, laissant à tous ceux qui l'avaient connu un impérissable souvenir
et à la science son beau mémoire sur les Figures criophores, ([u'il venait
d'envoyer à l'Académie et ([ui a été publié après sa mort ])ar les soins de
ri^cole Française d'Athènes.
C 13 3
Un dernier partage eut lieu à Smyrne au mois de janvier 1883, et c|ael-
ques centaines d'objets nouveaux vinrent enrichir la collection de l'Ecole.
Le permis accordé par le Gouvernement turc était expiré. L'École d'A-
thènes en sollicita le renouvellement par l'entremise de l'ambassade de
France à Gonstantinople; mais le Gouvernement turc répondit qu'il ne
pouvait pas accorder de firman à cet effet avant la promulgation du
règlement sur les fouilles archéologiques qui était alors en pré])aration.
Ce règlement, publié le 21 février 1884, en remplacement de la loi de
1874, interdit absolument l'exportation des antiquités et met toutes les
dépenses des fouilles à la charge des explorateurs, sans leur concéder
aucun droit de propriété sur les objets découverts. Dans ces conditions,
il fut jugé impossible de recommencer les travaux.
Les fouilles étaient donc terminées. M. Foucart, directeur de l'École
Française, pensant que les terres cuites de Myrina devaient prendre place
dans nos collections nationales et qu'il était de l'intérêt de la science
qu'elles fussent transportées à Paris, pour être plus accessibles aux
archéologues et aux artistes, prit l'initiative de demander au Ministère de
l'Instruction Publique qu'un choix des plus beaux objets fût mis à la
disposition du Musée du Louvre. Le Ministre délégua, pour procéder au
triage nécessaire, M. Heuzey, conservateur des antiquités orientales au
Musée, que ses attaches avec l'École d'Athènes cl ses travaux bien
connus sur les terres cuites désignaient tout particulièrement pour une
mission de ce genre.
M. Ileuzey se rendit à Athènes et ramena à Paris plus de six cents
terres cuites, bronzes, verreries et objets divers. C'est lui (jui a présidé,
pendant deux ans, au montage des antiquités provenant de Myrina et à
leur installation dans trois vitrines, qui sont actuellement exposées au
Musée du Louvre, dans la salle des terres cuites de la galerie Campana.
Pour le travail délicat des réparations qu'on a jugées indispensables, il a
tenu à s'entourer des conseils de quelques-uns de nos artistes les plus
éminents. On remarquera en particulier le beau groupe de la vitrine cen-
trale {n° 268), qui a été restauré d'après les indications d'un statuaire bien
connu du public et dont le goût véritablement attique était un guide sûr en
cette matière, M. Chapu.
Le Louvre ne possède qu'une partie des objets trouvés à Myrina,
dont la totalité s'élevait à plus de quinze cents. Un tiers des trouvailles,
laissé d'après la loi au Gouvernement turc, a été transporté au Musée de
c 14 ^
Tchinli-Kiosk, à Conslantinople. Une petite partie de la collection est
restée à l'École d'Athènes. Les plus intéressantes figurines de Myrina ont
déjà été publiées en héliogravure par MM. Pot lier et Reinach, dans les
tomes IV à X du Bulletin de Correspondance hellénique, organe de l'École
Française d'Athènes ; le même recueil a inséré une série d'articles relatifs
à la topographie de Myrina, à l'historique el à l'exposé des fouilles. Un
volume actuellement en préparation, dont l'École Française a bien voulu
prendre la publication à sa charge, doit contenir une étude complète de
la nécroi)ole de Myrina, accompagnée de dessins el de planches en
héliogravure '.
II
L'ancienne ville de Myrina s'élevait à l'embouchure du Pylhicus
(Kodja-Tcha'i), immédiatement au nord de la dernière baie formée parle
golfe Élaitique, dont le village moderne d'Ali-Aga occupe le fond -.
Myrina n'a laissé que peu de traces à la surface du sol. Les plus impor-
tantes sont les débris d'une acropole, d'un môle, de quais, d'un aqueduc
et un petit nombre d'inscriptions. La nécropole est située sur deux col-
lines (|ui se font face. Les tombeaux, dont on a ouvert environ cinq mille,
sont des fosses rectangulaires creusées, à des profondeurs variables, dans
le luf calcaire dont ces collines sont formées. On n'a découvert qu'un
petit nombre de sarcophages, les uns en pierre, les autres en terre cuite
et quelques chambres sépulcrales qui servaient de caveaux de famille.
Les textes anciens et les itinéraires ne laissent pas de doute sur
l'identification de INIyrina et de Kalabassary ; c'est par erreur que certains
géographes modernes ont placé Myrina à 7c/z^/z^^r/r(l ancienne Pitane) ou
à Ali-Aga, (|ui ne présente aucun vestige d'une n ille antique. La distance
indiquée par les anciens entre Myrina el Grynium étant sensiblement égale
à celle qui sépare Ali-Aga de Kalabassary, on a parfois supposé que ce
dernier emplacement corres])ondail à celui de Grynium ; de là le nom de
« terres cuites de Grynium » donné à tort aux premiers spécimens de la
' Le premiei" fascicLile de cet ouvrage i^araitra en IbSG chez M. Thorin, éditeur à
Paris.
- Une carie de Myrina et de la réj^ion environnante a été jjubliée dans le Bulletin
de Correspondance hellénique, !. 1\ , avril ISS'i; v. aussi Nécropole de Myrina, pi. I.
C 15 3
rabri([uc de Myrinaqui ont été publiés en France. Les monnaies de bronze
décoLiverles dans les tombeaux de Kalabassary portent toutes, presque
sans exception, le nom de Myrina ; ce fait seul suffirait, s'il en était
besoin, pour confirmer le témoignage des textes qui placent Myrina à
40 stades de Cymé, distance qui sépare, en effet, Kalabassary de Na-
mourt, identifié avec certitude à Cymé sur la foi de documents épigra-
phiques.
Myrina était située sur la route de Smyrne à Pergame, dont les prin-
cipales étapes sont Larissa, Cymé, Myrina, Grynium et Élée. Elle parait
n'avoir jamais été bien considérable et n'est mentionnée que rarement
dans l'histoire. On peut se faire une idée de son peu d'importance au
v*' siècle par les registres des tributs de la confédération athénienne : les
habitants de Myrina n'y figurent que pour un talent, alors que leurs voisins
de Cymé en fournissent douze. Mais, si Myrina n'a jamais eu d'importance
politique, si elle n'a jamais pu rivaliser avec les villes florissantes de Cymé
et de Pergame, elle semble du moins avoir joui, après Alexandre, d'une
prospérité continue, dont témoignent ses belles monnaies d'argent et les
intéressants produits de sa céramique.
Un grand tremblement de terre, sous Tibère, la détruisit en même
temps qu'Éphèse, Cymé et dix autres villes d'Asie. L'empereur les
exempta de tributs pendant cinq ans, et l'on décida qu'un sénateur serait
envoyé sur les lieux pour examiner le mal et le réparer. Sous Trajan, un
nouveau tremblement de terre détruisit une seconde fois IMyrina. Elle fut
rebâtie aussitôt après et subsista pendant toute la durée de l'Empire grec,
comme siège d'un évêché dépendant de celui d'Ephèse. On ne sait à
quelle date son emplacement a cessé d'être habité ; il n'en est [)lus fait
mention après le vni^ siècle et aucune des ruines qu'on y voit encore n'est
postérieure à la domination byzantine.
III
La ville de Myrina ayant duré près de \ingt siècles, on pouxail
s'attendre à trouver dans sa nécropole des monuments de toutes les
époques de l'hellénisme. Il n'en est pas ainsi ; à l'exception d'un vase
de style très ancien (n" 501) et de deux monnaies de bronze du Haut-
Empire, tous les objets découverts dans ses tombeaux appartiennent à la
période de Irois siècles qui sélend enlre le règne d'Alexandre el le com-
mencement de Tère chrétienne. Nous n'avons retrouvé ni la nécropole
byzantine ni la nécropole archaïque, bien que certains indices nous per-
mettent de croire que remplacement de cette dernière coïncidait en i)artie
avec celui de la nécropole macédonienne. Trois larges tosses creusées
dans le tuf étaient remplies de sarcophages brisés et entassés les uns
sur les autres, qui semblent représenter les débris d'une soixantaine de
sépultures plus anciennes. Au milieu de ces décombres, on a recueilli
trois petits lécythes à figures noires et difterents fragments qui paraissent
appartenir aune antiquité assez reculée. Plusieurs tombeaux, découverts
sur la pente de l'acropole, portaient comme plaques de couverture des
fragments de stèles où l'on distingue des inscriptions dont les caractères
[)euvent remonter au iv'^ siècle. C'est d'ailleurs en dehors, et non à l'inté-
rieur des tombes, qu'ont été recueillis les quelques objets archaïques qui
figurent dans notre collection. Il faut donc admettre que la nécropole
archaïtjue a été violée, du moins en partie, dans les dernières années du
IV® siècle,. La nécessité d'exproprier les tombes anciennes pour faire de la
place aux nouveaux venus a dû se faire sentir impérieusement vers cette
époque, lorsque Myrina atteignit, comme le prouve sa numismatique, son
plus haut degré de prospérité. La nécropole gréco-romaine fut respectée
à l'époque impériale et à l'époque byzantine, sans doute parce que le
cimetière avait été transporté ailleurs.
L'inhumation paraît avoir été, à Myrina, d'un usage beaucoup plus
fréquent que l'incinération. Les restes calcinés reposent au fond de la
caisse de tuf; parfois ils sont placés dans un vase de terre ou de métal. Il
arrive que le même tombeau présente les deux modes d'ensevelissement
et que des squelettes inhumés reposent à côté d'ossements calcinés.
L'incinération a dû être faite en général en dehors du tombeau ; toutefois
les belles terres cuites décrites sous les n°^ 54, 55 et 161 à 163, si
remarquables ])ar l'éclat de leurs couleurs, ont été trouvées dans une sé-
pulture (jui avait subi l'action du tèu; nous avons constaté un certain
nombre d'exemples analogues en différents points de la nécropole. Le
sc|uelette inhumé est généralement couché sur le dos, au fond de la caisse;
on a trouvé souvent plusieurs morts ensevelis ensemble et quelques sé-
pultures étaient de véritables fosses communes, contenant des ossements
confondus et mêlés de poteries grossières. A côté des ossements hu-
mains, on a rencontré quelques ossements d'animaux domesti(|ues. On
C 17 3
n'a recueilli que soixante-trois stèles de marbre ou de pierre porlanl Tin-
dicalion du nom du mort; une trentaine de tombeaux contenaient de pe-
tites plaques de bronze où le nom du mort est gravé en pointillé (n°® 498-
524) et qui, munies d'œillets, étaient probablement fixées au cadavre,
comme pour établir son identité. Les tombeaux sont tantôt recouverts
de plaques, tantôt seulement de terre, sans qu'il soit possible d'assigner
une loi à ces différents usages.
Il s'en faut que tous les tombeaux explorés à Myrina aient contenu des
vases ou des figurines en terre cuite. Les tombes vides ou presque vides
sont de beaucoup les plus nombreuses : on n'a guère trouvé que trois cent
cinquante sépultures bien garnies sur un total d'environ cinq mille. Les
offrandes dont la piété des survivants entourait les morts sont le plus
souvent très modestes : quelques petits vases communs en argile, un mi-
roir, un strigile, une monnaie de bronze, une fiole de verre, constituent
tout le mobilier funéraire de la plupart des tombeaux. En revanche, on en
a découvert quelques-uns qui étaient remplis jusqu'au bord de terres
cuites; l'un d'eux contenait quarante-cinq figurines, un autre trente-cinq.
Les statuettes sont rarement tout à fait intactes; nous ne parlons pas des
brisures résultant du travail des fouilles, où l'extraction d'objets humides
et remplis de terre présente toujours de grandes difficultés, mais des
brisures anciennes, certainement intentionnelles, que l'on pourra cons-
tater sur beaucoup de pièces exposées au Louvre. Les bronzes ne sont
pas plus épargnés que les verreries et les terres cuites. Ce qui prouve
d'une manière incontestable que la cassure est souvent intentionnelle et
ne résulte pas de la pression de la terre ou du choc subi par les statuettes en
tombant dans la fosse, c'est que les fragments d'un même objet se trouvent
parfois très loin l'un de l'autre. Nous avons recueilli, par exemple, une
figurine sans tête placée au-dessus des plaques du tombeau; la tête était
déposée à l'intérieur. Dans nombre de cas, les statuettes étaient couchées
face contre terre, privées de la tête ou d'un membre qu'on retrouvait du
côté opposé, ce qui semble bien indiquer le mouvement d'une personne
qui, se tenant au bord du tombeau, casserait en deux la terre cuite qu'elle
tient et jetterait de chaque main un des morceaux dans la tombe. Les
objets ainsi déposés ou jetés dans la sépulture ne sont jamais rangés avec
ordre : tantôt ils se trouvent accumulés auprès de la tète, tantôt ils sont
entassés à l'extrémité opposée du corps. Il est évident que les survivants
n'étaient pas préoccupés, au moment où ils apportaient leurs offrandes au
C 18 3
morl, crorner sa demeure souterraine à Texemple d'une demeure ter-
restre, comme on le voit dans les nécropoles de TEtrurie.
Le mobilier funéraire des tombes se compose de quatre catégories
d'objets : ceux qui ont dû appartenir au mort et lui servir dans les usages
journaliers de la vie, tels que strigiles, miroirs, petits vases, parures et
bijoux '; ceux qui reçoivent ou sont censés recevoir la boisson et la nour-
riture du mort, bouteilles en terre, plats et soucoupes en bronze et en ar-
gile; les monnaies de bronze, oboles de Charon qui devait transporter les
morts sur l'autre rive du fleuve infernal ; enfin, les figurines en terre cuite,
qui forment une classe à part. Ce n'est pas le lieu de discuter ici les diffé-
rentes opinions qui ont été émises sur la destination des terres cuites
funéraires-; compagnes de la vie souterraine, suivant les uns, elles sont
destinées à peupler d'images riantes la solitude du tombeau, tandis que
d'autres préfèrent les considérer comme des offrandes religieuses, consa-
crées au mort divinisé par la piété de sa famille et de ses amis. A l'épo-
que de la nécropole que nous avons explorée, cet usage était déjà fort
ancien, et la signification primitive s'en était sans doute obscurcie ou trans-
formée sous l'influence des idées nouvelles.
IV
A -Myrina, l'art des fabricants de statuettes s'est inspiré des coro-
plastes de la Grèce propre, ces créateurs des chefs-d'œuvre exquis que
Ton peut admirer dans une salle voisine du Louvre. Il paraît même certain,
à en juger par la nature de quelques types, que les moules de Tanagre ont
dû être exportés et reproduits, non seulement en Asie Mineure, mais en
Cyrénaïque et dans l'Italie méridionale. Toutefois, les figurines de style ta-
nagréen ne sont que l'exception à Myrina : la grande majorité des statuettes
de cette provenance présentent un caractère tout différent, qui permet de
les reconnaître presque à coup sûr et leur donne une imi^ortance consi-
' Quelques objets de ceUe catégorie, tels que les petits vases et les bijoux formés
d'une plaque de métal très mince, peuvent n'être que des imitations ou des équivalents
de ceux qui appartenaient au mort. Les survivants devaient trouver leur compte à ces
substitutions, dont les usages religieux de l'anliquilc offrent de nombreux exemples.
* M. Poltier a consacré une étude à ce sujet, sous le titre : Qiiavi nb caiisam Grœci
in sepulcris JjgUna sis^na Jcpi)siieri)iL Paris. Thoi'in. 188.3. in-S'.
C 1 0 D
dérable dans Thistoire de l'arl. Les tombeaux du iv*^ siècle à Tanagre ont
surtout fourni des sujets de genre, des motifs empruntés à la vie intime;
à Myrina, ce sont les sujelsmythologiquesquidominent,lesreprésentations
des cycles d'Aphodite, d'Éros, de Dionysos, d'Héraklès et de Niké. Les
figures ailées de jeunes femmes et d'éphèbes, qu'il est souvent difficile de
rapporter à un type mythologique défini, sont extrêmement nombreuses
(n"^ 55 à 61, 161 à 172); les artistes de Myrina ont donné des ailes à des
statuettes qu'on prendrait au premier abord pour des figurines de genre
et qui tiennent, en effet, le milieu entre la nature humaine et la nature di-
vine, comme autant de créations d'une fantaisie gracieuse fiottant entre la
réalité et l'idéal. On a trouvé dans certains tombeaux de véritables collec-
tions d'ailes, travaillées avec art, ornées de vives couleurs, attributs ma-
tériels, si l'on peut dire, de la spiritualité élyséenne. A côté de ce monde
mythologique prend place, par un contraste piquant, la troupe des comi-
ques et des acteurs (n^^ 316 à 340) qu'on trouve en abondance à Myrina,
comme dans d'autres nécropoles d'Asie Mineure. Si, d'un côté, le coro-
plaste a voulu peindre le charme et la grâce du foyer domestique dans les
nombreuses représentations qui sont consacrées aux femmes, graves ma-
trones ou jeunes filles gracieuses (n°^ 218 à 267) et aux enfants joueurs
(n^** 288 à 316), il semble que, de l'autre, il ait mis en lumière les aspects
comiques de la vie extérieure où l'homme joue le principal rôle.
Un autre caractère des terres cuites de Myrina, c'est leur dépendance
étroite à l'égard des écoles de sculpture qui dominaient dans la Grèce
macédonienne, les écoles de Lysippe et de Praxitèle, celles de Rhodes, de
Trafics et de Pergame. Rien de pareil à Tanagre, où les coroplastes ne
semblent guère s'être inspirés de la grande statuaire contemporaine, mais
ont créé des types nouveaux en rapport avec le but modeste qu'ils se pro-
posaient, avec la matière fragile et commune dont ils faisaient usage. Aussi
la représentation du nu, si famfiière à la sculpture antique, est-elle pres-
que absente à Tanagre, alors qu'on en trouve de nombreux exemples
dans les figurines de Myrina. Pendant les trois premiers siècles qui ont pré-
cédél'ère chrétienne, l'artgrec produisit une foule de répfiques, qui n'étaient
pas, en général, des copies serviles, à l'imitation des œuvres connues de
la sculpture. Celle tendance était encouragée par deux causes : une cer-
taine décadence de Fart, qui créait peu de types nouveaux, et surtout le be-
soin de satisfaire promptemcnt aux exigences des princes et des riches
parliruliors qui voulaient décorer les édifices publics ou leurs maisons.
C 20 3
Les coroplasles de Smyrncet de Myrina firent comme les sculplcurs'; ils
imitèrent librement des motifs connus, par exemple V Aphrodite Cnidienne
de Praxitèle (n°^ 19, 21), V Aphrodite Anadyomène d'Apelles (n°*36, 37, 46),
les représentations d'Hercule inspirées par Lysippe (n"*^ 201, 202) et son
Apoxyomenos (n° 298). Beaucoup de terres cuites de Myrina offrent des
analogies étroites avec les œuvres de sculpture anonymes que Ton voit
dans nos musées et qui dérivent certainement d'originaux célèbres, à en
juger par le nombre des répliques qu'on a retrouvées : citons, entre autres,
Aphrodite vêtue, type grec devenu à l'époque romaine celui de la Vénus
Genitrix (n°® 26 ^'"^ 27, 28), un athlète se versant de l'huile sur le corps,
connu par des répliques en marbre de Munich et de Dresde (n" 276),
Éros tirant de l'arc (n° 101), Dionysos couronné de feuillages, tenant un
canthare de la main droite (n" 179), Aphrodite accroupie dans l'attitude
de la Vénus de Vienne et d'un grand nombre de marbres antiques (n° 18),
Aphrodite au bain rattachant sa sandale (n" 21), Aphrodite nouant sa cein-
ture (n°^ 23, 24), etc. A cet égard, les figurines de Myrina, plus voisines
parfois de leurs modèles que les copies en marbre de l'époque romaine,
fournissent des indications précieuses pour l'histoire de l'art, en nous
faisant connaître les motifs, sinon le style, d'œuvres célèbres aujour-
d'hui perdues.
A côté de ces statuettes inspirées par la grande sculpture, il en est
d'autres où se révèle un génie plus libre, qui reflète et exagère souvent
les tendances nouvelles de la Grèce alexandrine. L'art mêle à ses com-
positions un raffinement et même un sensualisme qui sont étrangers
aux produits de l'âge classique; il se plaît à donner aux adolescents et
aux Éros ces formes féminines du visage et du corps qui rappellent
constamment le type oriental de l'Hermaphrodite (n''- 54 à 60, 86). Si
plusieurs figurines présentent le maintien tranquille et simple qui fait
le charme des terres cuites de Tanagre, d'autres, et ce sont les pro-
duits originaux de la fabrique de Myrina, accusent un goût pour les
mouvements rapides, les poses hardies, les draperies flottantes. C'est là,
du reste, à des degrés différents, un caractère commun aux œuvres de
l'ai't à l'époque macédonienne, où la plasiifjue, complètement éman-
cipée de l'architecture, se plaît à chercher des effets nouveaux dans le
^ Cf. S. Reinach, Les terres cuites de Smvrne et la statuaire du iv siècle, dans les
Mélanges Graux. 18S'j, p. ^^^3-1.5B.
C 21 3
pittoresque des attitudes et la vivacité parfois exubérante des gestes.
Sans méconnaître la distance qui les sépare et semble interdire toute
comparaison entre elles, nous devons constater une certaine ressem-
blance, sinon de style, du moins d'allure, entre quelques figurines de
INIyrina et les beaux bas-reliefs récemment découverts sur Tacropole de
Pergame. On y sent l'inspiration d'une école plutôt éprise de formes
vigoureuses : toute recherche d'afféterie et de sveltesse, a disparu. Les
têtes sont bien en proportion avec le corps; le cou est puissant; le buste
vigoureux des femmes sort à demi d'un chiton trop étroit pour le contenir;
les jambes et les bras nus s'élancent hors des draperies par un mouve-
ment rapide et impatient; les plis gonflés et un peu pesants de la tunique
flottent en arrière, entraînés par l'impétuosité de la course (n°® 161 à 171),
L'art de la capitale des Atlales, si voisine de Myrina, qui faisait d'ailleurs
partie, au \n^ siècle, du territoire de sa puissante voisine, a dû naturelle-
ment exercer quelque influence sur les productions des coroplastes myri-
néens. Un des groupes les plus curieux de notre collection, représentant
un éléphant de guerre qui terrasse un guerrier galate (n°284), paraît même
être la copie de quelque trophée élevé par les princes grecs de l'Asie à
la suite d'une victoire sur les tribus celtiques, dont la première défaite,
d'après le récit de Lucien, fut l'œuvre des éléphants d'Antiochus.
Nous voyons encore une marque du goût de l'époque et en parti-
culier des écoles asiatiques dans la fréquence des groupes à plusieurs
personnages, dont les figurines de la Grèce propre n'offrent guère
d'exemples. Comme celle de Pergame, les écoles de Rhodes et de
Tralles sont restées célèbres par l'exécution de plusieurs groupes d'une
composition hardie, en particulier le Laocoon et le Châtiment de Dircé
ou Taureau Farnèse. Une recherche analogue des sujets compliqués
apparaît dans plusieurs terres cuites de Myrina, notamment dans les
scènes de banquets et d'entretiens amoureux (n°^ 268 à 273), dans les
représentations d'Aphrodite groupée avec Eros (n° 45), des Nymphes
réunies dans une grotte champêtre (n" 206), d'une déesse conduisant
un cheval par la bride (n° 214), Aux mêmes écoles asiatiques, les coro-
plastes ont emprunté, dans la mesure de leurs modestes ressources, le
goût des œuvres de grandes dimensions. Comparées aux terres cuites
de Grèce, quelques figurines d'Asie sont de véritables colosses. Les sta-
tuettes de 0,35 à 0,40 ne sont pas rares; nous en avons même découvert
une c|ui mesure près de 0,50 (n'' 29) et quelques têtes qu'on a pu seules
9>
conserver (n°^ 355, 356), le reste du corps étant tombé en poussière,
indiquent des figurines plus grandes encore. On sait que la hauteur
moyenne des statuettes deTanagre est de 0,20 et que les plus grandes ne
dépassent pas 0,39.
Ajoutons qu'un certain nombre de statuettes offrent Taspect d'œu-
vres archaïques, qui pourrait tromper au premier abord sur la date qu'il
convient de leur assigner. Tels sont, par exemple, les masques représen-
tant Déméter voilée, dont le type remonte certainement au v^ siècle
(n°® 191, 192), les images de Déméter assise sur un siège et tenant un
petit enfant sur ses genoux (n°^ 193 à 195), les déesses assises, portant de
hauts diadèmes, le corps et les jambes ornés de diadèmes et de brace-
lets, qui semblent faits à Timitation de quelque idole de l'Aphrodite orien-
tale (n°^ 14, 15). Ces œuvres ont pu être fabriquées pendant des siècles, et,
jusqu'à une époque relativement récente, à l'aide de moules qui se trans-
mettaient dans les ateliers de coroplasles. A Myrina, comme ailleurs, on
reconnaît surtout ce style de tradition dans certaines représentations de
divinités, que leur caractère hiératique mettait plus à l'abri que les autres
des vicissitudes du goût et de la mode.
Les œuvres proprement myrinéennes, qui ne sont ni des répliques
obtenues à l'aide de moules de Tanagre, ni des imitations plus ou moins
libres de statues, ni des représentations traditionnelles, offrent à la fois
les qualités et les défauts de style que Ton constate dans les écoles de
sculpture dites hellénistiques. Ces écoles avaient pour maître Lysippe,
dont le canon remplaça celui de Polyclète. Pour obtenir un effet d'élé-
gance et de finesse, il diminua la grandeur de la tète et donna une forme
plus élancée à tout le corps. Les exagérations où se laissèrent entraîner
ses disciples sont encore plus sensibles dans les produits des coroplas-
les. Les tètes, à force de petitesse, perdent toute proportion avec le
corps; le torse s'amincit à la taille et fait paraître le buste démesurément
long; les jambes sont grêles plutôt que fines. Il n'est pas jusqu'aux coiffures
où l'on ne saisisse l'esprit de recherche familier à l'école alexandrine, qui
cesse de traiter la chevelure par masses régulières et prétend en rendre
plus exactement la variété. Quelques-unes sont de véritables échafau-
dages, mêlés de bandelettes, de diadèmes, de fleurs et de fruits (n° 61),
(|ui rappellent les coiffures les plus compliquées de l'époque impériale.
Outre ces détails d'exécution, l'ensemble du style et le choix même des
sujets sont bien conformes à ce que nous savons sur le goût des siècles
c 23 D
qui suivirent le règne d'Alexandre, sur cet art alexandrin qui devait inspi-
rer plus tard les décorateurs grecs de Pompéi. Amours voltigeant, jouant
avec des animaux, couronnés de feuillage (n°^ 54 à 123), femmes ailées,
danseuses (n**^ 161 à 172), enfants rieurs et turbulents (n°® 286 à 316),
tout ce cortège gracieux, qui forme une partie importante de la
collection de Myrina, rappelle les scènes de genre qui se déroulent sur
les parois des villas pompéiennes. Les mêmes motifs se sont retrou-
vés dans d'autres parties du monde grec, qui ne possédait plus alors
d'écoles bien distinctes, où les dialectes de l'art s'étaient comme effacés,
en même temps que disparaissaient ceux du langage. Une terre cuite
trouvée en Crimée reproduit exactement le motif de l'enfant assis, tenant
dans la main une grappe de raisin qu'un coq placé à gauche s'efforce
d'attraper (n" 310). Mais la comparaison des deux terres cuites est tout
à l'avantage du coroplaste de Myrina, dont les fines retouches ont su
transformer en un petit chef-d'œuvre d'esprit et de grâce le modèle
que les fabricants de la péninsule Taurique ont laissé à l'état de gros-
sière ébauche.
A l'époque où travaillaient les coroplastes de Myrina, la fabrication
de ces figurines, écloses sur le sol même de la Grèce, s'était depuis
longtemps répandue dans tout le monde ancien. Les terres cuites,
comme les vases peints, faisaient partie du bagage des marchands que
le cabotage portait sur toutes les côtes de la Méditerranée et jusque dans
la mer \oire. Le temps des créations artistiques était passé ; on ne
s'attachait plus qu'à répéter à Tinfini les motifs connus et à en varier les
attitudes. Les procédés de l'art gréco-romain se retrouvent partout les
mêmes, dans les figurines d'argile comme dans les œuvres de la statuaire.
L'idée de blâme attachée à la contrefaçon est purement moderne et ne
préoccupait nuUemen.t les artistes anciens. Nous en avons la preuve
ici même, par le grand nombre de statuettes dont les coroplastes de
Myrina ont emprunté directement le modèle à ceux de Tanagre. C'est la
même femme élégamment drapée et voilée dans son himation (n°® 218,
230 à 248), debout sur une mince plaquette d'argile, la même jeune fille .
agenouillée (n° 233) et pareille dans sa grâce souriante à ses sœurs de
Tanagre, joueuses d'osselets ou cueilleuses de fleurs.
La diffusion des œuvres d'art était singulièrement aidée par cette
liberté absolue laissée aux copistes et aux imitateurs. Dès qu'un sujet
nouveau plaisait, il était reproduit à des milliers d'exemplaires avec des
c 24 3
variantes plus ou moins ingénieuses et se répandait au loin. C'est ce qui
explique que nous trouvions d'un bout à Tautre du monde ancien, dans
les terres cuites d'Italie comme dans celles de la Cyrénaïque et du Bos-
phore Gimmérien, les mêmes sujets et presque les mêmes moules. La
contrefaçon est l'essence et l'àme même de l'art des coroplastes.
On peut même constater à Myrina qu'un seul atelier ne possédait pas
en propre le moule de tel ou tel sujet particulier. En effet, beaucoup de
statuettes portent au revers des inscriptions gravées au moule ou en
lettres cursives dans l'argile encore fraîche, avant la cuisson (n°* 419-464);
on y reconnaît en particulier des noms propres au génitif ou des mono-
grammes qui désignent évidemment les fabricants, particularité déjà
signalée sur les terres cuites de Gaule et de quelques autres régions. Or,
des signatures différentes se trouvent sur des statuettes qui représentent
le même sujet. Nous en devons conclure qu'il n'y avait aucun droit de
propriété pour la reproduction d'un type, même dans l'intérieur d'une
seule ville, et que chaque motif était commun à tous les fabricants.
En somme, la fabrique de Myrina mérite d'avoir sa place dans l'his-
toire de l'art grec. Ses produits, bien supérieurs à ceux que nous con-
naissons de l'Italie et delà Crimée, inférieurs peut-être par la pureté du
style à certains fragments de Chypre, de Tarente ou de Smyrne, se pla-
cent à côté de ceux de Tarse et des terres cuites de la Cyrénaïque, qu'ils
surpassent par un caractère plus personnel et plus libre.
La grâce et l'esprit, telles sont, en effet, les qualités dominantes des
coroplastes myrinéens. Cette grâce, il faut l'avouer, n'est pas toujours
exempte de manière, cet esprit verse parfois dans l'équivoque ou le pré-
cieux. Mais ce sont là les défauts mêmes du génie grec au temps de sa
seconde floraison et peut-être sont-ils plus sensibles encore dans la
littérature que dans l'art. Aucune terre cuite de Myrina, même parmi les
meilleures, ne présente cette correction sévère du style, cette noblesse
soutenue de la forme, que Ton admire dans les chefs-d'œuvre de la
sculpture altique ; mais combien en est-il qu'on ne se lasse pas de regarder,
.parce qu'elles traduisent des idées et des sentiments vrais, parce que le
génie de la Grèce a fait vivre en elles quelque chose de son charme et de
sa fraîcheur ! A cet égard, les figurines de Myrina peuvent soutenir la
comparaison avec celles de Tanagre ; si ces dernières leur sont supé-
rieures par le naturel exquis des attitudes, par une grâce presque mysté-
rieuse et qui semble défier toute analyse, celles de Myrina ont pou.' elles
c 25 o
des qualités de puissance, un air de vigueur et de santé, surtout une
variété de motifs, une inépuisable richesse de mouvements, qui contras-
tent avec la délicatesse un peu langoureuse et l'uniformité des modèles
tanagréens.
Ces frêles figurines sont les œuvres de modestes ouvriers qui savaient
s'inspirer des maîtres sans abdiquer les droits de la fantaisie créatrice et
de Timitation originale. Comme les peintres de vases aux siècles antérieurs
de rhellénisme, ils nous révèlent tout un côté de l'art grec qui, pour être
familier et intime, incorrect parfois et libre d'allures, n'en est pas moins
fécond en leçons, dont l'art moderne, comme l'élude du passé, sont
appelés à recueillir les fruits.
Edmond POTTIER.
Salomon REINACH.
Paris, mai 1886.
SUJETS MYTHOLOGIQUES
I. CYCLE D'APHRODITE
Aphrodite de type oriental.
On considère ordinairement comme des jouets d'enfants
les figurines à bras articulés; mais nous n'hésitons pas à
ranger dans la catégorie des divinités et à rattacher à un type
fort ancien la série des femmes nues ou drapées, placées
dans la position d'une personne assise, bien que le siège
manque (n°^ 1 à 17). L'attitude hiératique, la main souvent
portée au sein (n°^ 6 à 14) permettent d'y reconnaître le type
de la déesse mère dont on retrouve les plus anciens spéci-
mens en Phénicie et en Chaldée. La richesse fastueuse des
bijoux qui couvrent le corps et les hauts diadèmes (n°^ 1
et 2, 14 et 15) paraissent même indiquer une filiation plus
directe encore avec l'Anaïtis babylonienne, sorte d'Aphro-
dite-Artémis', dont le symbole ordinaire, le croissant, se voit
précisément ici, à plusieurs reprises, dans les fines ciselures
des couronnes (n°^ 1 et 14).
' Pour les figurines semblables trouvées en Babylonie, voir le Catalogue des figu-
rines antiques- de terre cuite du Musée du Louvre, par M. L. Heuzey. I, p. 43-44.
c 28 3
1 (59) '. — Aphrodite orientale mie.
Le corps est dans ratlitude d'une personne assise, mais
sans siège. Les bras étaient mobiles. Les jambes sont
jointes. Elle est couverte d'ornements : sur la tète est un haut
diadème (haut., 0"'04) travaillé à jour avec des fleurons, des
feuillages et un croissant central, soutenu par. deux petits
personnages drapés et ailés et par un troisième petit per-
sonnage drapé assis; autour du torse, un double collier
indiqué en pastillages; autour de la cuisse gauche, un bra-
celet en spirale à tète de serpent; à la cheville droite, un
bracelet du même genre; entre l'orteil et le second doigt de
chaque pied, ornement qui indique l'attache des courroies
de la chaussure; les deux pieds sont chaussés d'espèces de
cothurnes à semelle très élevée (haut., 0'"025).
Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; jaune et rose sur le
diadème; jaune sur les ornements. Pas de trou d'évent. Les deux bras
manquent. Restauration au ventre et au pied droit. L'argile, dont nous
indiquons une fois pour toutes la couleur, sauf les exceptions qui seront
notées, est d'un bistre assez clair, tendre au toucher et facile à entamer;
l'intérieur est généralement pailleté de mica. Haut., On.265.
2 (57). — Même sujet.
Môme attitude. Le bras droit mobile est replié, le coude
contre le corps, la main avancée. Le diadème n'est pas à
jour; le haut du bras est orné d'un bracelet en spirale; bra-
celet rond à la cheville droite.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur le diadème.
Pas de trou d'évent. Le bras gauche man(|ue. Jambe droite recollée.
Haut., 0'n22.
' Le numéro placé entre parenthèses se rappor'ie au re<,Msh'e (rinventaire du Musée.
C 2U 3
3 (60). — Même sujet.
Même altilude. Le bras droit mobile est replié, le coude
contre le corps, la main avancée. Coiffure simple en ban-
deaux et chignon derrière la tète. Entre les deux seins est
un ornement en forme de pastille.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs. Pas de trou d'évenl.
Le bras gauche manque. Haut., Om2i.
4 (58). — Même sujet.
Même attitude. Les deux bras sont mobiles. La coiffure
est à côtes. Il n'y a pas d'ornement entre les deux seins.
Style commun. Pas de trou d'évenl. Visage endommagé. — - Haut., O'nis.
5 (50). — Même sujet.
Même attitude. Les deux bras sont mobiles. Ornement en
pastille entre les seins. Même coiffure.
Style commun. Trou d'évent oblong. Haut , o-iô.
6 (83). — Même sujet.
Même attitude. Les bras ne sont pas mobiles. La main
droite est portée au sein; la main gauche est appuyée contre
la cuisse. Les cheveux sont disposés par devant en côtes et
forment un chignon en cône derrière la tête. Autour du cou,
un collier composé de pendeloques; aux deux bras et à la
cheville droite, des bracelets.
Style commun. Traces de blanc sur les chairs. Trou d'évent carré.
Haut , Oi"|:î.
C 30 3
7 (460). — Même sujet.
La déesse nue est assise sur un siège à dossier élevé et
concave. La main gauche est portée au sein; la main droite
repose sur la cuisse. Les pieds sont placés sur un tabouret
attenant au siège.
Style ordinaire. Pas de trou d'évent. Manque une partie du revers en
haut. Haut., o-nii.
8 (67). — Même sujet.
Le corps est dans l'attitude d'une personne assise, mais
sans siège. Le bras gauche est collé le long de la cuisse, la
main droite portée au sein droit. Les bras ne sont pas
mobiles. Coiffure en bandeaux et chignon.
Style médiocre. Traces de blanc sur les chairs, brun rouge sur les che-
veux. Petit trou d'évent sous les cuisses. Haut.. 0'"io.
9 (49). — Même sujet.
Même attitude. Les deux bras sont collés aux cuisses.
Même coiffure.
Style commun. Traces de blanc sur les chairs. Les pieds manquent.
. • Haut., OmOîi.
10 (53). — Même sujet.
Même attitude. La main droite est portée au sein ; le bras
gauche collé contre la cuisse.
Dans le dos insctiplion : A. Haut., Om(K.
C 31 3 .
11 (68). — Même sujet.
Même attitude. Elle est coiffée d'un petit diadème en
croissant.
Style commun. Pas de trou d'évent. Haut., 0mO7. ^^,;
12 (69). — Même sujet.
Même attitude; type identique au précédent.
Style commun. Terre rougeàtre. Petit trou d'évent. Haut., O'-oe.
13 (52). — Même sujet.
Même attitude; coiffure en bandeaux et chignon. Les bras
devaient être mobiles, mais il n'y a aucune trace des trous
destinés à les recevoir.
Manquent les pieds et les bras. Haut., O'^oe.
14 (56). — Aphrodite orientale drapée.
Même attitude. Le bras droit mobile est replié, le coude
contre le corps et la main avancée. Elle est vêtue d'une
tunique à manches, collante et serrée à la taille; sur la tète
est un très haut diadème (haut., 0'"04) travaillé à jour avec
des croissants, des rosaces, des fleurons; les oreilles, faites
en forme d'anneaux, sont percées pour y suspendre des
boucles; autour du cou, un collier à pendeloques; aux bras,
des bracelets; à la ceinture, un large ornement en forme de
pastille; à la cheville droite, un bracelet; près des orteils,
ornements qui indiquent l'attache des courroies de la chaus-
sure. Les pieds sont chaussés d'espèces de cothurnes à se-
melle très épaisse (haut., 0'"03).
Assez bon style. Traces de rose sur la draperie; blanc sur le visage ;
rouge sur les lèvres ; dorure sur le diadème et les ornements des pieds.
Trou d'évenl rond. Manquent la partie droite du diadème et le bras gauche.
Haiil.. O"-:^!.
15 (208). — Mé7ne sujet.
Même altitude; même costume. Les bras sont articulés.
Sur la tète est un haut diadème ornementé; les oreilles sont
percées pour recevoir des boucles d'oreilles; ornement en
forme de pastille placé entre les deux seins.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; rose sur les genoux;
jaune (soutien de la dorure) sur les dentelures du diadème. Pas de trou
d'évent. Manquent le bras droit et les pieds. Haut., O'nis.
16 (181). — Même sujet.
Même attitude; même costume. Les bras sont. articulés.
Coiffure ramenée sur le sommet de la tête en chignon élevé
(a^obj'te), orné au centre d'une pastille, avec boucles retom-
bant sur les épaules.
Style ordinaire. l*as de trou d'évent. Manquent plusieurs fragments de
la draperie, à droite. Haui , o.'i_>.
17 (182). — Même sujet.
Même attitude; même costume et même coiffure. Les bras
ne sont pas mobiles. La main droite est portée au sein, la
main gauche repose sur la cuisse.
Style ordinaire. Trou d'évent rond. Le milieu du corps est recollé.
Ifniit.. OmU.
Aphrodite de type grec.
Nous passons sans transition aux types classiques cFA-
phrodite où nous reconnaissons des motifs empruntés à la
grande plastique et même à des originaux célèbres, comme
la Vénus de Cnide de Praxitèle (n°'' 19 et 20), la Vénus
appelée à l'époque romaine Vénus Genitrix, mais dont le
type remonte évidemment à un original grec du iv*^ siècle
(n'^s 26*", 27 et 28), la Vénus accroupie (n° 18), analogue à
la Vénus de Vienne du Musée du Louvre et à beaucoup
d'autres répliques en marbre du même sujet, la Vénus rat-
tachant sa sandale (n° 21) ou nouant sa ceinture (n^*^ 23 et
24) ; motifs qui sont tous connus par des statues ou par
des bronzes. Le n^ 26 raj^pelle l'attitude générale et l'ajus-
tement de la Vénus de Milo; le n° 22 reproduit la pose
de l'enfant appelé le Tireur d'épine. Dans plusieurs sta-
tuettes de genres différents on retrouve le geste consacré
par le célèbre tableau d'Apelles, l'Aphrodite Anadyomène
(n°^ 36, 37, 46). La déesse est souvent accompagnée d'ani-
maux ou d'accessoires qui symbolisent son pouvoir, comme
le dauphin (n«^ 36-38), le bouc (n° 39), le cygne (n*'^ 41-43);
la proue de navire (n*' 44) rappelle les nombreuses épithètes
d'Aphrodite (EuirXota, FaXïjvaîa, ITsXayîa, IIovTta, OaXaocîa) que la
mythologie grecque lui donnait. Les circonstances de sa nais-
sance sont ingénieusement indiquées dans un groupe impor-
tant (n°45) qui la montre assise au bord de la mer sur un rocher
et reçue par Éros qui apporte l'eau pour la purifier, tandis
3
C 3/l 3
qu'une petite divinité féminine, peut-être Peitho, a déjà pris
place derrière la déesse; le coquillage placé en bas évoque
le souvenir du motif de \ énus naissant d'une coquille ou-
verte, si fréquemment traité par les coroplastes. On remar-
quera que le joli relief où Ton voit la déesse nue, jouant
sur son Ht avec des Êros, offre aussi l'aspect d'une coquille
(n° 47); il rappelle en même temps les compositions qui dé-
corent certains couvercles de miroirs en bronze. Les beaux
bustes nus ou drapés de la déesse (n^*^ 34 et 35) succèdent
dans les tombeaux aux masques sévères de Déméter, qu'on
plaçait de préférence auprès du mort à une époque plus an-
cfenne; ils y jouent sans doute le même rôle de divinités pro-
tectrices, dont la présence éloigne les mauvaises influences.
Notons enfin la série des figurines qui représentent Aphrodite
tenant dans ses bras un Eros (n^*^ 48 à 53). Ce type admet des
variantes qui tendent de plus en plus à donner au groupe
l'aspect ordinaire d'une mère avec son enfant; elles nous
avertissent de la filiation qu'il convient d'établir entre le cycle
d'Aphrodite et les nombreux motifs de jeunes femmes jouant
avec Eros qu'on trouve à Tanagre et ailleurs. Dans quelques-
unes de ces statuettes (n«^ 52 et 53) on ne peut méconnaître
l'influence d'un groupe célèbre, Eiréné (la Paix) portant le
jeune Ploutos (la Richesse).
Plusieurs figurines portent au revers des inscriptions tra-
cées au moyen d'un moule ou simplement d'une pointe sèche
dans l'argile encore fraîche. Ce sont évidemment des noms
de fabricants, parmi lesquels on remarque ceux de Diphilos
(n°^ 19, 28, 37), d'Agestratos (n° 35), d'Artémon (n° 39), de
Spinthax (n^ 46) et de Ouarios (n° 27); ce dernier n'est que la
c 35 3
forme grecque du nom romain Varius. Quelquefois c'est une
simple lettre ou un monogramme qui représentent la marque
de fabrique (n"^ i2, 44).
48 (375). — Aphrodite au bain {Vénus accroupie).
Elle est nue, accroupie, le genou droit en terre, le pied
gauche posé à plat. La tète est penchée en avant vers la
droite, les deux mains sont avancées et un peu levées. Elle
est coiffée e'n bandeaux simples et chignon, avec une ban-
delette nouée dont les bouts retombent sur le front; cette
bandelette est ornée de deux anneaux et d'une pastille au
milieu.
Bon style. Couleur blanche sur le corps. Deux petits trous ronds sont
pratiqués clans le flanc et la cuisse gauche. Le l)out des mains manque.
• Traces d'incinération pai' derrière. Haui., 0'»i7.
19 (347). — Même sujet {Vénus de Cnide).
Elle est nue, debout, et soulève de la main droite une dra-
perie qui retombe en plis sur un grand vase à parfums en
forme d'amphore posé par terre à sa droite; de la main
gauche elle cache sa nudité; la jambe gauche fléchit. Coif-
fure en bandeaux ondulés, relevés en masse sur le de-
vant de la tète, et chignon simple; ornement en pastille
entre les deux seins; bague à la main gauche; pendants aux
oreilles.
Style médiocre. Couleur rose vif sur la draperie. Petit trou d'évent
rond. Socle rectangulaire. Le vase et les jambes sc^it recollés. Inscription
au revers du socle : AIOIAOY. Haut., 0">225.
c 3G 3
20 (436). — Même sujet.
Même altiLude, la main droile plus basse. Même coiffure,
avec boucles i-elombant sur les épaules.
Style ordinaire. Croule terreuse sur la statuette. Trou d'évent oblong.
Socle rond, endommagé à droite. llaui., Omi'».
21 (441). — Même sujet {Vénus rattachant sa sandale).
Elle est debout sur la jambe droite, la jambe gauche
repliée et tenue à la cheville par la main droite, la main
gauche élevée et appuyée sur un vase à parfums en forme
d'amphore, posé sur un rocher et recouvert d'une draperie
tombante. Coiffure simple en bandeaux et chignon; diadème
en croissant sur le devant.
Bon style. Traces de blanc sur toute la statuette. Trou d'évent rond.
Socle rectangulaire. Tète recollée. ilaui., 0'>'125.
22 (377). — Même sujet {Vénus assise à sa toilette).
Elle est assise sur un escabeau carré à quatre pieds, le
pied gauche posé sur le genou droit; de la main droite elle
tient un objet (éponge ou pierre ponce?) avec lequel elle
frotte le dessous de son pied gauche; la main gauche à plat
est appuyée contre la cuisse. Coiffure à côtes bouclée sur
le front, avec chignon très serré d'où s'échappe une mèche
enroulée et ramenée sur le sommet de la tète.
Assez bon style. Trou rond au revers de l'escabeau. Tète et jambes
recollées. Haut.. 0n>l8ô.
c 37 3
23 (111). — Même sujet {Vénus nouant sa ceinture).
Elle est debout, la jambe gauche fléchie, et tire de la
main droite écarlée le bout de sa ceinture pour la nouer
sous les seins; la main gauche appuyée contre la poitrine
tient l'autre bout; le coude gauche est posé sur la tète d'un
Pan cornu et barbu, à base de terme avec un petit socle
rond orné de moulures, enveloppé dans un court manteau,
la main gauche appuyée sur le ventre. Haute coiffure à quatre
rangées de petites boucles par devant; deux longues boucles
sur les épaules el deux nalles réunies dans le dos; grosses
boucles d'oreilles.
Assez bon style. Traces de couleur rose sur la ceinture; blanc sur les
chairs. Pas de trou d'évent. Socle haut et rectangulaire. Tète et plusieurs
parties du corps du Pan et du socle recollées. Haut., Omso.
24 (279). — Même sujet.
Même attitude. Elle est demi-nue; une draperie nouée sur
le ventre cache les jambes. Coiffure simple en bandeaux; le
chignon retombe en masse sur le cou.
Style ordinaire. Traces de couleur blanche sur les chairs. Petit trou
d'évent rond. Socle rectangulaire. Plusieurs morceaux recollés dans le
bas. Uaul., 0m215.
25 (185). — Aphrodite dansant.
Elle est debout, le bras droit écarté à angle droit, le bras
gauche abaissé et un peu porté en avant, la jambe droite
passée par-dessus la jambe gauche avec le pied tourné en
dehors comme dans un pas de danse. Elle est à peu prés
nue, sauf une courte draperie, agrafée sur l'épaule droite,
c 38 3 .
qui flotte sur le côté gauche du l^uste. Coiffure simple en
bandeaux et chignon avec un haut diadème orné de cise-
lures sur le devant.
Assez bon style. Couleurs assez bien conservées : blanc sur les chairs;
rose sur le visage et sur le sein; rose vif sur la draperie; Jaune (soutien
de dorure) sur Tagrafe de la draperie et sur le diadème. Croûte calcaire
sur quelques parties du corps. Trou d'évenl rond. Tète, bras et morceaux
de la jambe gauche recollés. Haut.. O'-oo.
26 (151). — Aphrodite demi-nue.
Elle est debout, le busle nu, la jambe gauche fléchie, la
main droite écartée du corps et soutenant la draperie; le
coude gauche est posé sur un cippe quadrangulaire orné
de moulures; la main gauche avancée tenait sans doute la
pomme. L'ajustement de la draperie sur les jambes et l'en-
semble de l'attitude rappellent une statue célèbre du Lou-
vre, la Vénus de Milo, mais le bras droit est écarté et sou-
tient la draperie qui monte par derrière et s'arrondissait en
nimbe. I^es pieds sont chaussés d'épaisses sandales.
Assez bon style. Couleurs assez bien conservées : blanc sur les chairs;
blanc avec bande rouge sur la draperie; jaune sur les seins; rouge vif sur
les sandales; jaune avec filets et bandes rouges sur la base du pilier. Terre
épaisse, bistre grisâtre. Trou dévent rond. Manquent l'avant-bras gauche,
un morceau de la poitrine, une grande partie du voile en arrière, le haut
du pilier. Nombreu.v morceaux recollés. Restaurations derrière la tète et
dans le dos. Haut., oi>3o.
26^"' (370). — Aphrodite drapée tenant une ponvne {Vénus
Genitrix).
Elle est debout, la jambe droite fléchie; la main gauche
avancée tient une pomme; la main droite élevée soutient le
c 39 ^
bout du manteau au-dessus de Pépaulc droite. Elle est vêtue
d'une tunique talaire collante, qui laisse le sein gauche nu,
et d'un grand manteau {himatioJi) retombant par derrière
jusqu'aux pieds. Coiffure en bandeaux ondulés avec boucles
qui tombent sur chaque épaule; diadème en croissant orné
de trois fleurons saillants; grands pendants aux oreilles. Les
plis du vêtement sont indiqués très sommairement par der-
rière.
Assez bon style. Traces de blanc sur le visage. Pas de trou d'évent.
Croûte terreuse et calcaire sur la main et la pomme. Haut., o.n42.
27 (370). — Même sujet.
Même attitude; même costume. Coiffure en bandeaux avec
boucles, sans diadème. Les plis du vêtement sont indiqués
sommairement par derrière.
Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs. Petit trou d'évent
rond. Socle carré et haut. Bras et pieds recollés. Inscription au revers
du socle : OYAPIO[j]. Haut., OmSô.
28 (236). — Même sujet.
Même attitude; même costume; la tunique forme une
rosette bouffante auprès de l'agrafe sur l'épaule droite.
Coiffure simple en bandeaux ondulés, ceints d'une légère
bandelette. Les pieds sont chaussés de sandales. Les plis
du vêtement sont indiqués avec soin par derrière.
Très bon style. Traces de blanc sur les chairs; taches noirâtres. Petit
trou d'évent rond. Deux petits trous ronds sont pratiqués derrière la nuque
au-dessus du chignon et dans le haut du bras droit, en arrière; ils étaient
probablement destinés à fixer quelque ornement de métal (bandelette et
bracelet?). Tète, bras gauche et morceaux de la tunique recollés. Restau-
C /iO D
rations dans plusieurs parties de l'himalion et de la tunique. Monogramme
placé par derrière, au centre d'un pli de l'himation, un * dans un A (mo-
nogramme de Diphilos?). — — iiaui., ()">29.
29 (573). — Aphrodite drapée.
Elle est debout, le bras droit avancé et replié, le coude
gauche appuyé sur un pilier cjuadrangulaire, la jambe gauche
fléchie et croisée par-dessus l'aulre jambe. Elle est vêtue
d'une tunique talairc ; par-dessus est jeté un himation qui
couvre l'épaule gauche et le corps jusqu'aux genoux. Sur la
tête, un diadème orné do fleurons en saillie.
Style commun. Traces de blanc sur les chairs; rose sur le diadème et
sur la draperie. Trou d'évent rond, endommage sur les bords. Socle ar-
rondi. Manquent Tavant-bras gauche, la main droite, un fleuron à gauche
du diadème, plusieurs morceaux de la draperie. Recollée en beaucoup
d'endroits du corps. Haut., 0"''i95.
30 (119). — Même sujet.
Elle est debout, regardant à droite, la main droite passée
derrière le dos; le coude gauche est appuyé sur la tète d'une
petite caryatide et la main gauche tient la pomme. La jambe
gauche est croisée par-dessus l'autre. Elle est enveloppée
dans un himation qui laisse l'épaule et le sein droit nus.
Coiffure en bandeaux ondulés avec diadème orné de deux
fleurons en saillie de chaque côté. Les pieds sont chaussés
de sandales. La caryatide représente une femme drapée de-
bout sur un socle rond à deux moulures, surmontant une base
carrée; la main droite est portée au sein, la main gauche
lient un pli de la draperie; ratlilude imite Tarchaïsme.
Style très (in. Trou d'évent oblong. Manquent plusieurs morceaux de
C /il 3
la draperie à droilc. Bras gauche recollé. Quelques parties de la caryatide
endommagées. Haut., nn>2i5.
31 (237). — Même sujet.
Elle est debout, la main droite abaissée sous la draperie,
la main gauche dégagée et soutenant les plis de l'himation;
la jambe droite est fléchie. Elle est vêtue d'une tunique ta-
laire et d'un himation serré autour du corps. Coiffure en
bandeaux ondulés avec une longue boucle sur chaque
épaule; diadème en croissant, orné de fleurons en saillie;
des pendants aux oreilles; les pieds sont chaussés de san-
dales.
yVssez bon style, ('route terreuse. Traces de rose sur la luni(iue et le
l)ord du diadème; blanc sur l'himation; blanc sur le visage et les mains;
jaune (soutien de dorure) sur le dessus du diadème et les boucles d'oreilles.
Trou d'évent rond. Haut., 0'"25.
32 (27). — Même sujet.
Elle est debout, la tête penchée à droite, la main droite
posée sur la hanche, le bras droit pendant le long du corps;
la jambe droite est fléchie. Elle est vêtue d'une tunique ta-
laire ; le bras droit est nu et dégagé; les deux mains tien-
nent les deux bouts de Thimation roulé en écharpe et passé
dans le dos. Coiffure en bandeaux avec diadème en crois-
sant ciselé; boucles sur les épaules.
Bon style. Traces de couleur ])lanche. Trou d'évent rond. - — - Haut., 0.114.
33 (iOl). — Aphrodite drapée assise.
Fragment de groupe (?). Elle devait être assise siu' un lit
c 42 3
ou sur un rocher, la tèle levée et tournée à gauche, le bras
gauche étendu en avant et élevé comme pour s'appuyer sur
l'épaule d'un autre personnage absent; la main droite est
plus basse et avancée; la jambe droite croisée par-dessus la
jambe gauche. Coiffure simple en bandeaux ondulés et chi-
gnon, avec large diadème en croissant sur le devant; lu-
nique talaire sans manches, collant au corps et serrée par
un lien au-dessous des seins; himation enroulé autour des
jambes et serré par im nœud sur les genoux; sandales
épaisses aux pieds.
Bon style. Couleurs bien conservées : blanc sur les chairs; rouge sur
la lunique, riiimalion et les sandales; jaune sur les cheveux; dorure sur
le diadème. Pas de trou d'évent. Manque le support sur lequel devait être
assise la statuette. Haut., 0">-225.
34 (132). — Buste d'Aphrodite nue.
Buste coupé au-dessous de^s seins. Coiffure en bandeaux
ondulés avec le chignon bas sur la nuque; une natte relevée
et enroulée sur le sommet de la tète forme une sorte de cône
droit, La tète est entourée d'une large bandelette visible
seulement par-devant et cachée par les cheveux sur les côtés.
Les oreilles sont ornées de pendeloques dorées.
Très bon style. Traces de blanc sur le visage et les seins ; rose sur les
épaules, la naissance des bras et la bandelette; brun rouge sur les che-
veux; dorure sur les boucles d'oreilles. Pas de trou d'évent. Six petits
trous ronds sont pratiqués à la base du buste, trois en avant, trois en
arrière. liaui., 0"'i3.
35 (133). — Buste d'Aphrodite drapée.
Buste coupé au-dessous dos soins, drapé dans une lu-
c 43 3 ■
nique à manches, serrée au cou par une cordelette dont les
bouts retombent sur la poitrine. Coiffure en bandeaux on-
dulés avec une bandelette ornée de plusieurs pendeloques
qui retombent sur le devant du front; chignon avec crobyle
élevé et divisé en deux touffes sur le sommet de la tête; or-
nement en pastille entre les seins.
Bon style. Traces de blanc et de rose sur la draperie. Large trou d'éveni
rond qui a éctiancré le haut des lettres de l'inscription tracée en grandes
lettres : ATECTPATOY. Traces de deux trous ébauchés à la base du buste,
au revers, l ne partie de la coiffure manque en haut et par derrière; le
visage est endommagé; l'œil droit et la joue droite sont restaurés.
Haut.. 0'"27.
36 (294). — Aphrodite Auadyomùue avec dauphin.
Elle est nue et debout, soulevant de la main gauche sa
chevelure dénouée, tenant de la main droite avancée un
miroir à couvercle ouvert; la jambe gauche fléchit. A sa
droite est placé un dauphin dont la tête repose sur le socle
et qui dresse sa queue jusque sur le ventre de la déesse,
dont il cache la nudité.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; bleu sur le dauphin;
rose sur le socle. Terre bistre foncé. Trou d'évent ovale. Socle rectangu-
. laire. Haut., omo-j.
37 (IGl). — Même sujet.
ÎMème attitude, sauf pour la main droite qui soutient aussi
la chevelure dénouée. Le dauphin est placé à sa gauche. Or-
nement en pastille entre les deux seins.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur la queue du
dauphin; rose sur le socle. Quelques parties recollées ou brisées par der-
rière; figure endommagée. Trou d'évent rond endommagé. In.scription
sur le revers du .socle : AI. Haut., om^o.
38 (248). — Aphrodite assise sur un dauphin.
Elle élève la main droite pour soutenir une draperie
arrondie en nimbe au-dessus de sa tète; la main gauche est
abaissée. Le buste est nu; la draperie couvre les jambes.
Coiffure en bandeaux avec diadème en croissant. La tète du
dauphin est appuyée sur le socle et sa queue dressée touche
le bras gauche de la déesse.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs. Trou d'évent rond.
Socle rectangulaire, endommagé au revers. Manque la partie postérieure
de la tète et de la draperie. Tète recollée. Haut., o^-io.
39 (191). — Aphrodite assise sur un bouc.
Elle est de face, la main droite élevée, soutenant son
voile arrondi en nimbe au-dessus de la tète, la main gau-
che abaissée. Elle est vêtue d'une tunique talaire qui laisse
les bras nus. Le bouc qui la porte a des cornes tortillées
et pointues; il marche à gauche, en tournant la tète de
face.
Style ordinaire. Trou d'évent ovale. Socle rectangulaire. Haut du
torse et partie postérieure recollés. Inscription sous le trou d'évent :
APTEMCONOC. Haut., O-lô.
40 (458). — Aphrodite (?) montée sur un âne ou un cheval.
Elle est drapée, à califourchon sur un âne ou un cheval
marchant à gauche, la tète tournée de face. Elle est coiffée
d'une haute tiare pointue, du haut de laquelle paraît pendre
par derrière un voile.
Style grossier. Pas de trou d'évent. Socle plat et rectangulaire.
Haut., 0ml2.
c 45 3
41 (456). — Aphrodite assise sur un cygne.
Elle est assise de face, la main droite élevée soutenant son
voile arrondi en nimbe, la main gauche abaissée. Le buste
est nu, les jambes sont couvertes par la draperie qui s'élève
par derrière au-dessus de sa tète. Le cygne est tourné de
droite à gauche.
Style ordinaire. Croule terreuse. Traces de couleurs : blanc épais et
vernissé encore visible sur toute la figurine et le socle; rouge sur le bec
et les pattes du cygne et sur les pieds de la déesse. Trou d'évent rond
endommagé. Socle rectangulaire à double moulure. Haut., 0"-ii5.
42 (312). — Même sujet.
Même attitude; même costume. L'oiseau est tourné de
gauche à droite.
Style ordinaire. Croûte terreuse. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire.
Inscription au revers du socle : A. Haut., o™ii5.
43 (84). — Même sujet.
Même altitude; même costume. A sa gauche, sur le cygne,
est assis un petit enfant (Éros) qui tient l'oiseau par le cou.
Style médiocre. Traces de blanc sur les chairs ; rouge sur le bec et
les pattes de l'oiseau. Trou d'évent rond. Socle rond, endommagé par
devant. Haut., 0'ni2.
44 (71). — Aphrodite assise sur une proue de navire.
Même attitude; même costume. La main gauche abaissée
est posée sur le haut de la proue.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs et la draperie; rougeâtre
sur les cheveux; jaune sur le diadème. Terre noirâtre. Trou d'évent
c .46 3
oblong. Socle recLangulaire, brisé à droite. Sous le trou crèvent inscrip-
(ion : A. llaui., 0'«\2.
45 (106). — Aphrodite assise sur un rocher avec Éros et
Peitho (?).
La déesse est assise sur un grand rocher aux formes tour-
mentées, les deux bras avancés, le pied droit croisé sur
l'autre, le corps un peu tourné vers sa gauche. Le buste est
nu; une draperie couvre les jambes et est serrée par un gros
nœud sur les genoux; il ne reste de la chevelure qu'une
extrémité de boucle, sur l'épaule gauche; les pieds sont
chaussés de sandales. A la base du rocher, à droite de la
déesse, Éros s'avance d'un pas rapide, la tête levée vers
elle, tenant de la main droite une ocnochoé. Derrière Aphro-
dite et à sa droite, au plus haut du rocher, est debout une
femme, Peitho (?), qui était peut-être ailée, la main gauche
pendante, le bras droit étendu; le lype de cette figure imite
l'archaïsme. Elle est vêtue d'une tunique talaire, coiffée d'une
couronne en bourrelet, avec une boucle retombant sur cha-
que épaule. Sous les pieds d'Aphrodite est collé contre le
rocher un grand coquillage plat.
Bon style. Traces de blanc sur les chairs, la draperie et le rocher; rose
et bleu sur la draperie d'Aphrodite; rouge sur les sandales; jaune sur
l'œnochoé ; jaune et rose dans Tinlérieur du coquillage. Trou d'évent
rond. IManquent la tète et la main gauche d'Aphrodite, les mains d'Eros,
l'avant-bras droit de la femme drapée. Les deux bras d'Aphrodite, le bras
droit d'Éros, le bras gauche de Peitho, sont recollés. Haut., ûm30.
46 (102). — Aphrodite à sa toilette et Éros.
Elle est debout, demi-nue, la tète légèrement tournée à
gauche; de la main droite élevée elle soutient une boucle de
c 47 D
cheveux sur l'épaule droite; de la main gauche, elle relient
la draperie sur le haut de la jambe droite. Coiffure à côtes
avec boucles sur les épaules. A sa gauche, Éros nu, debout
sur un socle rond à moulures, tient dans ses deux mains
un miroir à couvercle ouvert.
Style ordinaire. Traces de couleur blanche sur les chairs. Trou
d'évent rond. Socle haut et rectangulaire. Inscription au revers du socle :
CniNOAKOC, Haut.. 0-255.
47 (327). — Aphrodite jouant avec des Éros.
Tout le groupe se détache en relief sur un fond de terre
cuite, arrondi en haut en forme de coquillage et rectangulaire
dans le bas avec une légère moulure indiquant la base; la
tête seule d'Aphrodite est en ronde bosse. La déesse est
assise de droite à gauche, sur un lit bas à pieds tournés et
recouvert d'une draperie, la main gauche appuyée sur le
rebord du lit, la main droite élevée à la hauteur de la tète.
Coiffure en bandeaux ondulés et chignon serré; bandelette
ronde en saillie sur le devant. Elle a le corps nu avec une
draperie jetée sur la jambe droite. D'un côté, un petit Éros
nu se suspend aux pieds de la déesse; de l'autre, un second
Eros nu s'avance et s'appuie contre le pied du lit, la main
droite élevée au-dessus de sa tète.
Bon style. Traces de couleur rose dans les draperies; dans le fond,
taches noires d'incinération. Deux trous de suspension sont pratiqués au
revers dans un rebord arrondi qui fait saillie. Tète d'Aphrodite et plu-
sieurs morceaux recollés. Quelques parties restaurées. Trouvé dans le
tombeau C avec les n"" 318-322. Haut, 0'n22.
48 (300). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à droite; la main droite
c 48 3
élevée soutient une draperie arrondie en voile par derrière;
de la main gauche, elle serre une colombe sur sa poitrine;
le coude gauche est appuyé sur le haut d'un cippe carré; la
jambe gauche est fléchie. Elle a le torse nu, avec une dra-
perie sur les jambes. Coiffure en bandeaux ondulés avec
diadème en croissant sur le devant; pieds chaussés de san-
dales. Un petit Éros, debout sur le pilier, la jambe droite
en avant, se prépare à monter sur le bras de la déesse; de
Tautre côté, un second Éros, blotti dans le pli du voile ar-
rondi, presse sa tête contre le flanc droit d'Aphrodite.
Style ordinaire. Traces de blanc. Trou d'évent rond. Socle reclangu-
laire. Manquent la tète d'un Éros, la main droite d'Aphrodite, les ailes ou
bouts d'ailes des Éros. Têtes de la déesse et d'un Éros recollées. La sta-
tuette est fendue clans la longueur, endommagée derrière et à gauche.
Haut., 0">2tô.
49 (450). — Aphrodite groupée avec Éros.
Même attitude et même costume; elle ne tient pas de
colombe; la tète est tournée à gauche, la jambe gauche
croisée par-dessus l'autre. Sur le pilier est assis un seul
ÉrOs nu qui se presse conlre le sein d'Aphrodite.
Style médiocre. Croûte terreuse en plusieurs endroits. Trou d'évent
rond. Socle rectangulaire à double moulure. ■ Haut., 0">17.
50 (201). — Même sujet.
Elle est debout, la tête tournée à gauche; la main droite
est posée sur la hanche, le coude gauche appuyé sur le
haut d'un pilier à chapiteau corinthien ; la main gauche élevée
retient le bout de la draperie en arrière; la jambe gauche est
fléchie. Elle a le buste nu; les jambes sont couvertes par la
c 49 3
draperie dont le bout revient dans le dos. Coiffure en ban-
deaux et chignon avec diadème en croissant. Quatre pas-
tilles placées sur les épaules, entre les seins et sur le flanc
gauche, paraissent indiquer un collier. En bas, à sa gauche,
un petit Éros, vu de profil et vêtu d'une chlamyde rejetée
dans le dos, lève la tète vers Aphrodite et lui tend de la
main droite un oiseau (?).
Style médiocre. Croule terreuse. Traces de blanc sur les chairs; jaune
devenu noir sur le diadème; brun rougeàtre sur les cheveux d'Éros; bleu
et rose sur ses ailes; rose sur la draperie. Trou d'cvent irrégulier, se rap-
prochant de la forme carrée. Socle rectangulaire. Tète d'Aphrodite et
devant du socle recollés. Haut., O'-iSS.
51 (301). — Même sujet.
Elle est debout, le bras droit abaissé et écarté du corps,
le bras gauche accoudé sur un pilier carré ; elle tient un
oiseau dans la main gauche. Le buste est nu; une draperie,
roulée autour des reins, remonte par derrière sur Tépaule
gauche qu'elle recouvre. Coiffure avec bandeaux relevés en
forme de houppe élevée sur le devant de la tète. Un petit
Éros nu, à chevelure longue et avec de grandes ailes, est
assis sur le pilier, les jambes pendantes; il tient dans sa
main gauche posée sur ses genoux un objet indistinct.
Bon style. Croûte terreuse dans le dos. Enduit blanc et vernissé sur tout
le corps, la figure et le socle. Couleurs bien conservées : rouge brun très
vif sur les cheveux de la déesse ; jaune sur ceux d'Eros; rose sur le bec
de l'oiseau. Large trou d'évent de forme trapézoïdale. Socle rectangulaire.
Manquent l'aile gauche et le bas des jambes d'Éros. Tète et bras droit
de la déesse recollés, Haut., 0">235.
52 (169), — Aphrodite portant Eros.
Elle est drapée, debout et tient serré contre elle dans ses
C 50 3
deux bras un petit Éros nu, qui la prend par le cou avec les
deux mains en levant la tète. Coiffure en bandeaux ondulés
avec un haut diadème orné; tunique talaire et ample hima-
tion par-dessus; pendants aux oreilles.
Assez bon style. Traces de blanc; jaune sur les cheveux d'Aphrodite;
brun jaunâtre sur le corps d'F>os. Trou d'évent rond (restauré) et trou de
suspension au-dessus. Socle rectangulaire. Manquent les ailes d'Eros. La
tête d'Aphrodite est recollée. Toute la partie postérieure et un côté du
socle sont restaurés. Haut., o^ass.
53 (220). — Même sujet.
Elle est debout, accoudée à sa gauche sur un cippe qua-
drangulaire, la jambe gauche fléchie, et tient dans ses bras
un petit Éros nu qui la prend par le cou avec les deux mains
en levant la tète. Coiffure à bandeaux ondulés et longues
boucles dans le dos avec une bandelette par devant; tuni-
que talaire et himation relevé au-dessus du genou; sandales
épaisses aux pieds.
Bon style. Couleurs assez bien conservées : rose vif sur rhimation;
blanc sur la tunique; rouge sur les sandales; rose sur la tète et le corps
d'Éros; bleu sur les ailes; brun jaunâtre sur les cheveux d'Aphrodite.
Trou d'évent carré (endommagé). Socle rond, brisé par derrière. Les deux
tètes et le cippe sont recollés. Haut., o™325.
II. CYCLE D'ÉROS
Eros éphèbe.
Nous avons fait entrer dans cette catégorie plusieurs per-
sonnages qui ne portent point d'ailes (n^'' 55-60); mais il est
clair par l'exemple du premier (n° 54) qu'ils devaient, en géné-
ral, être ailés, d'autant plus qu'on a souvent recueilli dans le
même tombeau qu'eux des ailes, qui sans doute s'étaient déta-
chées de leurs corps ou que le modeleur n'avait point encore
pris la peine d'ajuster. On ne s'étonnera pas non plus d'y
trouver un personnage qui joue de la flûte (n^ 58), car nous
verrons plus loin', parmi les Éros enfants, l'exemple d'un petit
joueur de flûte ailé (n° 90). Ce genre d'Eros au corps d'éphèbe
dérive de l'art du iv® siècle qui, dans la statuaire comme sur
les vases peints, a représenté l'Amour sous les traits d'un
beau jeune homme, et non pas comme un enfant rieur et
malin, type créé plus tard sous l'influence del'Alexandrinisme.
Il s'y mêle ici, en plus, un goût tout particulier pour les
formes indécises de l'Hermaphrodite, dont la conception est
orientale et qui a joué un rôle important dans la plastique et
la peinture gréco-romaine. En vo^^ant la pose et les gestes de
ces éphèbes danseurs, on pensera à.certains sujets des fresques
c 52 D
de Pompéi et d'Herculanum; la comparaison est d'autant plus
frappante qu'ils se trouvent souvent dans les tombeaux en
compagnie de femmes ailées qui répètent leurs attitudes et
leurs mouvements (n^'^ lGl-171.) Quelques-unes de ces sta-
tuettes comptent parmi les plus remarquables de la collection
pour la finesse de l'exécution et la conservation des couleurs
(no« 54-58). Deux d'entre elles (no^54, 55) proviennent d'un tom-
beau dans lequel le mort a été incinéré avec tous les objets
déposés par les survivants, ce qui a fixé les couleurs d'une fa-
çon tout à fait inusitée, en leur faisant subir en quelque sorte
une seconde cuisson. Toutes les statuettes de ce tombeau
ont été réunies dans la même vitrine avec la mention : Tom-
beau B. Les ailes du n° 54 présentent des graffites qui parais-
sent se rapporter à l'accessoire que portait le personnage.
54 (184 et 149). — Éros hermaphrodite.
Il est nu et debout, déployant de larges ailes, la jambe
droite rejetée vivement en arrière, la tète tournée à droite
et souriante, le bras droit élevé et touchant presque du bout
des doigts le sommet de la tète, dans une altitude pleine de
mouvement et de grâce. La chevelure à mèches courtes est
coiffée d'une couronne en bourrelet entourée d'une large
bandelette {lemnisqué).
Très bon style. Sur tout le corps, coloration jaune qui a pris une teinte
noirâtre par l'effet de l'incinération; cette couleur était appliquée sur un
fond blanc. Brun sur les cheveux; rouge et bleu sur la couronne et le
leninisque; jaune et or sur la tranche des ailes; bleu et rose sur les ailes-
Trou d'évent et trou de suspension endommagés. Manquent le bras gauche,
la jambe gauche et le pied droit. L'épaule droite est restaurée. Fortes
traces d'incinération. Les ailes recollées au corps ont été trouvées à part
c 53 D
et portent une inscription gravée à la pointe en cursive rapide : 1» sur
l'aile gauche, AAABACTPO0HKAN ; 2'^ sur Faile droite, AAABACTPO0H.
Tombeau B. Haut., o-X).
55 (117), — Même sujet.
Il est debout et nu, la tète un peu levée et tournée à gau-
che, le corps penché à droite, la jambe droite en avant, le
pied gauche levé de terre, le bras droit abaissé, avec un
doigt long et recourbé comme s'il tenait un accessoire.
Même coiffure que le précédent.
Très bon style. Traces de blanc avec un ton brun jaunâtre par-dessus;
brun rougeâtre sur les cheveux; rouge sur la couronne; bleu sur le lem-
nisque.Trou d'évent rond et petit; trou de suspension au-dessus. Manquent
le bras gauche, le bout des pieds et les ailes. Plusieurs morceaux recollés.
Tombeau B. Haut., Om36.
56 (158). — Même sujet.
Il est debout et nu, la tète un peu levée et tournée à droite,
le corps penché à gauche, la jambe gauche en avant, le pied
droit levé de terre, le bras gauche replié et avancé. Môme
coiffure avec boucles s'échappant sous les oreilles.
Très bon style. Blanc jaunâtre sur tout le corps; couleur chair sur le
visage; rouge sur les cheveux. Trou d'évent rond; trou de suspension et
petit trou sur chaque épaule pour les ailes. Manquent les ailes et l'avant-
bras droit. Tète, bras gauche et jambe droite recollés. Haut., o^M.
57 (12). — Même sujet.
Il est nu et debout, la tète tournée à gauche, le corps pen-
ché à droite, la jambe droite avancée, le pied gauche levé de
terre, le Ijras droit abaissé, le bras gauche avancé avec la
c 54 3
main à plat comme pour porter un accessoire. Même coif-
fure. Au pied gauche, au-dessus de l'orteil, large ornement
qui indique l'attache des courroies de la sandale, bien que
les pieds restent nus; on voit aussi près du petit doigt du
pied droit nu l'attache d'une courroie de sandale.
Très bon style. Couleur chair sur tout le corps avec une patine vernie;
rose sur la coiffure. Trou d'évent rond; trou de suspension au-dessus,
flanquent les ailes et les doigts des mains; le bras gauche et les deux
Jambes sont recollés. Haut.. Oœ:33.
58 (19). — Même sujet rjoueur de flûte).
Il est debout, la tête un peu rejelée en arrière el tournée a
gauche, la jambe droite avancée, le pied droit levé de terre,
les deux bras avancés comme pour tenir la double flûte, la
lanière de cuir (©opêstà) serrée sur les joues avec deux petits
trous sur la bouche. Couronne de pampres; nébride en ban-
doulière sur le torse; ornements aux chevilles qui indiquent
le haut d'une chaussure en forme d'endromides.
Très bon style. Traces de blanc; rose sur les chairs; jaune sur les
cheveux; bleu sur la nébride et la couronne. Trou d'évent oblong et trou
de suspension. Le haut de la tète est endommagé. La jambe droite et le
revers de la tète sont recollés. Les ailes manquent. Haut.. 0ni32.
59 (307). — Même sujet.
Il est nu, la jambe gauche avancée, les deux bras écartés
et avancés. Couronne en bourrelet avec pampres et lem-
nisque.
Style très médiocre, sans retouches. Terre rougeàtre. Traces de blanc
avec couleur jaunâtre sur tout le corps; jaune sur les cheveux; vert sur les
pampres. Trou d'évent rond et trou de suspension. Les jambes, les pieds
c 55 3
et les bras sont recollés. Les ailes manquent. Dans le clos, entre le trou
d'évent et le trou de suspension, inscription B. Haut., o-si.
60 (140). — Même sujet.
Il est nu, la tète un peu renversée en arrière et tournée à
droite, le corps penché à gauche, la jambe gauche avancée,
le pied droit levé de terre, le bras droit élevé, le bras gauche
porté en avant. Couronne en bourrelet, coiffure mêlée de
pampres et de baies; deux chaînettes passées en bandou-
lière et croisées sur la poitrine, formées de petits pastil-
lages avec une grosse pastille entre les deux seins; bracelet
en spirale sur la cuisse gauche.
Bon style. Traces de blanc; rose et vert sur les pampres ; rose et jaune
sur les ornements du corps. Trou d'évent oblong et trou de suspension.
Un trou sur chaque épaule pour les ailes. Manquent les ailes, le pied
2-auche et la main droite. Restaurations aux deux bras. Haut., 0">38.
Eros enfant.
La série suivante appartient à l'art alexandrin des trois
premiers siècles avant notre ère. C'est l'Éros des poètes de
V Anthologie et du pseudo-Anacréon, enfant rieur et lutin, tout
occupé de ses jeux. Le premier (n° 61) est remarquable par
sa haute taille autant que par l'édifice compliqué de sa che-
velure et les ornements de tout genre dont son corps est paré ;
ce luxe fastueux et lourd, ce style qui n'est pas exempt de
maniérisme, caractérisent l'époque déjà voisine de l'Empire
romain. Nous donnerons la préférence à une autre figurine de
c 56 D
grande dimension (n° 86) qui montre un Éros encapuchonné
comme une femme et fendant l'air, la tête baissée, comme
s'il se hâtait de porter à quelque Aphrodite la boîte à par-
fums qu'il tient dans sa main gauche. Mais, en général, Far-
tiste paraît avoir été plus à son aise pour composer les petits
sujets; quelques-uns sont des chefs-d'œuvre de grâce et de
délicatesse, comme l'Eros drapé dans une fine tunique à
petits plis (n° 70), l'Eros lançant une balle (n° 80), les cinq
petits musiciens et buveurs groupés au-dessus et au-dessous
d'une table (n° 85), l'Eros portant une corne d'abondance
(n°^ 103, 104) et ceux qui jouent avec des animaux (n°^ 112-
116). L'imitation des sujets connus de la plastique est par-
ticulièrement sensible dans les motifs de -l'Eros au cygne
(n° 115), Éros portant les attributs d'Hercule (n" 102) et Éros
tirant de l'arc (n'' 101). Comme curiosités de technique, on
remarquera quatre petites maquettes pleines, trouvées dans
le même tombeau, cjui sont faites en morceaux d'argile étirés,
d'une extrême ténuité, et auxquelles le modeleur a cependant
donné une physionomie très originale et une attitude pleine
de vie (n^^ 74-77).
Les inscriptions du n*' 62 permettent d'expliquer les lettres
gravées sur les ailes comme des marques de repère qui facili-
taient le travail de l'ouvrier en lui rappelant à quel personnage
il devait appliquer les ailes inscrites. Les marques des n''^ 63,
64, 65, ont sans doute la même origine. Nous connaissions
déjà le fabricant Diphilos (n° 87); mais nous relevons aussi
des signatures nouvelles comme celles de Maikyos (n"'' 82, 83),
forme grecque du nom romain Mœcius, et d'Hermogénès
(n^** 99, 100). Une de ces dernières (n° 99) est gravée en relief
c 57 3
sur le devant du socle, ce qui est un cas exceptionnel, dû sans
doute à une négligence de l'ouvrier.
64 (168). — Éros nu au repos.
Il est debout, la lèlc tournée à gauche et souriante, la
jambe gauche avancée, le bras droit élevé en arrière comme
pour lancer un objet (pomme ou balle?), la main gauche
portée en avant. Coiffure très compliquée, à tresse centrale,
formée de pastillages et de boucles; sur le devant, couronne
épaisse de pampres et de baies avec lemnisque. Draperie en
écharpe mince, jetée sur les deux bras et passant derrière le
dos. Double chaînette croisée sur la poitrine avec un mé-
daillon central en losange; grand bracelet en spirale sur la
cuisse droite et à chaque cheville. Sandales épaisses aux
pieds avec gros boutons d'attache passés entre Torteil et le
second doigt.
Style soigné, mais lourd. Terre bistre foncé et épaisse. Traces de blanc
sur les chairs; rose sur la draperie et la coiffure; vert sur les pampres;
brun rouge sur les cheveux; rose au bout des ailes. Trou d'évent rond.
Cuisse gauche et épaule droite restaurées; plusieurs morceaux recollés.
Manque le bout des ailes. Trouvé dans le même tombeau que les n"* 87 et
87 bis, Haut., On.43.
62 (261). — Éros nu volant.
Il a la jambe gauche avancée, le pied droit levé de terre,
le bras droit élevé, le bras gauche abaissé, la tête inclinée
à gauche. Coiffure bouclée avec crobyle composé de trois
touffes sur le sommet de la tète; couronne en bourrelet avec
* lemnisque.
Assez bon style. Couleur de chair sur le corps; brun sur les cheveux;
c 58 3
rouge vermillon sur la couronne; rose sur le lemnisque; bleu sur l'aile.
Trou d'évent rond et trou de suspension. Fente longitudinale sur chaque
épaule pour les ailes, qui sont mobiles. Sur l'aile droite un H, correspon-
dant à un H gravé clans le dos. Manc|ucnt l'aile gauche et les deux avant-
bras. Haut.. 0«>2t).
63 (264). — Même sujet.
Il a la tète tournée à droite, la jambe di^oite avancée, le
pied gauche levé de terre, la main droite élevée au-dessus
de la tète, le bras gauche replié, la main gauche avancée à
plat comme pour porter un accessoire. Coiffure bouclée avec
couronne en bourrelet entourée d'un lemnisque.
Assez bon style. Couleur jaunâtre appliquée sur le corps par-dessus
une couche de blanc ; même couleur jaunâtre sur la couronne. Trou
d'évent rond et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des
ailes mobiles. Dans le dos est gravée la marque K. Manquent les ailes.
Le bras droit est recollé. Trouvé dans le même tombeau (fue les deux
suivants. Haut., omoss.
64 (262). — Même sujet.
Même attitude, sauf pour la tète qui est droite et le bras
droit qui est abaissé; même coiffure.
Style ordinaire. Traces de blanc avec couleur jaunâtre par-dessus ;
rouge sur la couronne. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Un trou
sur chaque épaule pour des ailes mobiles. Dans le dos est gravée la
lettre A. Manquent les ailes et l'avant-bras droit. Haut., 0">28.
65 (263). — Même sujet.
La jambe gauche est avancée, le pied droit levé de terre,
les deux mains portées en avant et rapprochées, la tête tour-
née à sauche. Même coiffure.
c 59 D
Style ordinaire. Couleur jaune sur les chairs; rose sur le Icmnisque;
croûte terreuse sur le visage. Trou d'évent ovale et trou de suspension.
Un trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles. Dans le dos est gravée
la lettre O. Manquent les ailes. Le bras droit est recollé. Haut., 0""2r>5.
66 (33). — Même sujet.
La jambe droite est avancée, le bras droit levé et replié,
le bras gauche porté en avant. Même coiffure.
Style assez bon. Blanc et brun rougeàtre sur le corps; rose sur la
couronne et les ailes; jaune sur les cheveux. La tète, les bras, les pieds et
les ailes sont recollés; la main gauche est endommagée. Haut., ()"'235.
67 (34). — Même sujet.
La jambe gauche est avancée et fléchie, le bras droit élevé,
le bras gauche passé derrière le dos et retenant les plis de la
draperie. Coiffure à côtes, avec une bandelette sur le devant,
surmontée de deux oreillettes (celle de gauche est cassée).
Draperie jetée sur Tépaule gauche et retombant dans le dos.
Bon style. Terre blanchâtre. Rose sur la draperie et sur les ailes. Trou
d'évent rond et trou de suspension. Haut., o-23.
68 (446). — Éros nu au repos.
\\ est appuyé du coude droit sur un cippe rond à large
tailloir, la jambe droite fléchie, soutenant de la main gau-
che élevée une draperie qui couvre le dos et s'enroule autour
de Pavant-bras droit. Coiffure en crobyle élevé, avec tresse
centrale et boucles sur les épaules. Ailes recoquillées.
Style ordinaire. Croûte terreuse en beaucoup d'endroits. Aucune trace
de couleurs. Large trou d'évent rond et trou de suspension. Socle rec-
tangulaire. Moule analogue au n° 100. Haui.. 0"'1hô.
c 00 D
69 (82). — Éros drapé volant.
Il est debout, la jambe gauche avancée, le bras droit
abaissé et caché sous la draperie, le bras gauche replié
contre la poitrine, la tète tournée à gauche. Coiffure à
double tresse centrale et crobyle. Le corps est drapé dans
une chlamyde finement plissée.
Bon style. Traces de blanc sur la draperie; blanc jaunâtre sur les
chairs; jaune brun sur la coiffure; vert sur les ailes. Trou d'évent rond
et trou de suspension. Haut.. 0mi7.
70 (338). — Même sujet.
Il est debout, la jambe droite avancée, le pied gauche
levé, la main gauche élevée sous la draperie à la hauteur de
la tète, la main droite baissée, la tète inclinée et souriante.
Coiffure à tresse centrale et à crobyle élevé, avec feuillages
et baies dans les cheveux. Le corps est serré dans un hima-
tion à plis très fins.
Très bon style. Brun sur les cheveux; bleu sur les feuillages; blanc
jaunâtre sur l'aile. Trou d'évent triangulaire et trou de suspension.
Manquent l'aile gauche et le bout des pieds. Haut., 0">135.
71 (23). — Même sujet.
La jambe gauche est avancée, le bras droit replié contre
le corps, le bras gauche baissé et un peu écarté du corps,
les deux mains cachées sous la draperie. Couronne en bojur-
relet. Le corps est serré dans un himation relevé au-dessus
des jambes nues.
Bon style. Traces de jaune sur les chairs; noir et rose sur les ailes.
Trou d'évent rond et trou de suspension. Man(|ue le pied droit.
Haut., o™i2.
c 61 3
72 (113). — Éros drapé an repos.
Il est debout, drapé dans un himation qui l'enveloppe jus-
qu'aux pieds, la main droite repliée sous la draperie, la main
gauche pendante. Coiffure rasée, sauf une longue mèche en
forme de queue qui pendait dans le dos.
Bon style. Croûte terreuse sur la figure. Couleurs bien conservées :
rose sur la draperie; bleu, noir et jaune sur les ailes; jaune sur les pieds.
Trou d'évent oblong et trou de suspension. Manque la queue de la che-
velure. Tète recollée. Haut., Omios.
73 (97). — Même sujet.
Même type que le précédent.
Bon style. Couleurs bien conservées : bleu vif sur les ailes; jaune et
dorure sur la tranche des ailes; rose sur la draperie; jaune sur les pieds
et les cheveux; noir sur les sourcils; rouge sur la bouche. Ailes recollées.
Haut., OmlO.
74 (166). — Eros nu volant.
Il a de grandes ailes pointues, la jambe droite projetée
en avant, les deux bras élevés en avant de la tète, portant
dans la main droite un objet oblong (vase?), la tète inclinée
à droite. Coiffure ronde avec haut diadème en croissant sur
le devant.
Style fin. Maquette pleine, faite à la main. Blanc et rose sur tout le corps ;
vermillon sur l'aile droite et sur la couronne; bleu à la naissance des ailes
et sur le vase. Manquent le pied droit et une partie du dos. Les ailes, les
bras, la tète et la jambe gauche sont recollés. Trouvé dans le même
tombeau que les trois suivants. Haut., ()>ni2.
: ()2 3
75 (165). — Même sujet.
La jambe gauche est avancée, le pied droit levé de lerre,
le bras droit écarté du corps et replié, le bras gauche levé
et écarté à angle droit. Même coiffure avec petit ornement
central sur le devant.
Style lin. Mitquelle pleine. Blanc et rose surtout le corps; vermillon
sur les lèvres, sur un ornement en collier autour du cou et sur les pieds.
Dans le dos, entre les deux ailes, une saillie avec trou central formant
trou de suspension. Manquent l'avant-bras gauche et la main droite, Ailes,
jambes et bras droit recollés. Haut, 0"<io.
76 (164). — Même sujet.
La jambe droite est avancée, le bras gauche replié avec
la main soutenant un petit plat à pans coupés, le bras droit
écarté et portant un objet indistinct (vase?). Même coiffure
sans ornement.
Style fin. Maquette pleine. Blanc et rose sur le corps; bleu sur le cou;
vermillon sur la couronne et le petit plat. Manc[uc Taile gauche. Tète,
aile, jambes et bras recollés. Dans le dos, saillie centrale avec trou de
suspension. Haut., Onii.
77 (163). — Même sujet.
La jambe droite est avancée, le bras gauche baissé, la
main droite repliée devant la poitrine et tenant un plec-
tre (?). Môme coiffure avec diadème en croissant à bord
dentelé.
Style Hn. Maquette pleine. Blanc el rose sur le corps; bleu sur la cou-
ronne. Man((uent les deux ailes, le bas de la jambe gauche et l'avant-bras
gauche. Bras droit el jambes recollés. - — Haut., 0">105.
c (53 D
78 (381). — Même sujet.
Il est posé dans une attitude horizontale, la tète un peu
levée, les deux bras lancés en avant, les jambes raides et
jointes.
Assez bon style. Ton jaunâtre sur tout le corps; bleu sur l'aile; brun
sur les cheveux. Petit trou de suspension qui traverse les cuisses de part
en part. Manquent l'aile gauche, la moitié de la jambe droite et les deux
avant-bras. Trouvé dans le même tombeau que le suivant. Haut., o™o55.
79 (382). — Éros nu assis.
Il a la tète levée et tournée à gauche, le bras droit en l'air,
la jambe droite repliée sous la jambe gauche.
Style ordinaire. Couleur rose sur tout le corps avec blanc en dessous;
bleu sur l'aile; brun sur les cheveux. Petit trou d'évent. iManquent une
partie de l'aile droite et le bras gauche. Même fabrique que le précédent.
Haut., 0™055.
80 (200). — Même sujet.
Il a le corps rejeté en arrière vers la droite et lève la
main droite comme pour lancer une balle, la jambe gauche
pendante, la jambe droite soulevée par Teffort du geste.
Coiffure bouclée avec tresse centrale; couronne de pampres
et de fruits.
Bon style. Trou d'évent petit et rond. Traces tie l)lanc. Manquent le bras
gauche, le pied gauche et les ailes. Bras droit recollé. ■ Haut., o-nio.
81 (380). — Même sujet.
11 a la tète tournée à droite, le bras gauche pendant, le
pied gauche croisé sur le pied droit. Coiffure à natte cen-
trale; couronne en bourrelet avec lemnisque.
Style ordinaire. Traces de couleur rose sur les chairs. Petit trou d'évent.
Manque le bras droit; les deux ailes sont recollées. Petit trou dans le
flanc droit. Haut., o-oo.
81 '"■* (446). — Éros debout près d'un terme.
Il est nu, avec une chlamyde rejetée en arrière, la main
droite posée sur un cippe rectangulaire qui porte un petit
terme à figure d'enfant drapé, tenant à la main un bâton
noueux. Ailes recoquillées.
Style ordinaire. Traces de blanc. Socle rond. Large trou d'évent rond
et trou de suspension. Aile gauche endommagée. Haut., Omis.
82 (13). — Groupe de deux Éros combattant.
Un des Éros a saisi la tète de son adversaire placé à sa
gauche sous son bras droit et la courbe avec force. Tous
deux sont nus. Celui de droite seul a les ailes recoquillées.
.Celui de gauche aune coiffure à côtes et un crobyle en touffe
élevée.
Style ordinaire. Socle ovale. Trou d'évent rond et trou de suspen-
sion ébauché. Par derrière, le long de la tète et des ailes, inscription
MAlKYOful. Haut., O-H.
83 (384). — Même sujet.
Même attitude; même moule que le précédent.
Style ordinaire. Socle ovale. Trou d'évent rond. Traces de vert sur
l'aile de l'Éros à droite. Même signature au revers. Haui., 0'"ii.
c 65 D
84 (385). — Même sujet.
Même altitude. Le moule est un peu différent; les tètes
paraissent rasées; les ailes sont pareilles.
Style médiocre. Terre bistre foncé. Socle carré. Trou d'évent rond
endommagé. Le fond entre les jambes des Eros est noir; blanc et rose
sur le corps. L'Eros à gauche a les yeux peints en noir, la bouche rose
et le bout des ailes vert. Haut.. on>08.
85 (63). — Cinq Éros groupés sur une table.
Sur une table à trois pieds terminés en griffes de lion sont
placés deux Éros couchés, l'un à droite tenant de la main
gauche une œnochoé et de la main droite un canthare
cannelé, Tautre à gauche élevant les deux mains au-dessus
de sa tète et saisissant le pan de la chlamyde d'un troisième
Éros debout au centre qui porte dans les deux mains éle-
vées une petite amphore cannelée. Sous la table sont assis,
les pieds pendant sur le socle, un Éros jouant de la lyre,
et, à sa droite, un autre Éros jouant de la flûte de Pan
(s/rirvc). Tous ces Éros sont nus, avec une chlamyde qui
retombe dans le dos.
Bon style. Traces de blanc sur la table et le corps des Éros; rose sur
les draperies; jaune sur les vases. Socle rond à double moulure. Trou
d'évent rond. Traces d'incinération; revers endommagé. Haut., Ont-isô.
^
86 (109). — Eros portant un vase à parfums.
Il est enveloppé dans une tunique sans manches, serrée à
la taille et formant une sorte de jupe flottante qui laisse les
jambes nues. Par-dessus est jelé un ample himation qui,
passant sur l'épaule droite et noué sur la hanche gauche,
remonte par derrière sur la tète qu'il voile complètement
comme dans une coiffure féminine, puis redescend en s'en-
roulant autour du cou et retombe sur l'épaule et le bras
gauches. Tète tournée à droite et un peu baissée. La main
droite écarte du corps les plis flottants de la tunique; la
main gauche étendue, avancée à plat, soutient une boîte à
fard de forme cylindrique. La jambe droite est projetée en
avant, la jambe gauche repliée en arrière. Coiffure féminine
à quatre rangées de boucles qui dépassent en dessous du
voile et s'étagent sur le front.
Bon style. Couleurs bien conservées; rose chair sur les jambes; bleu
sur la draperie avec traces de jaune (pour supporter la dorure); brun sur
la coiffure; rouge et bleu sur les ailes. Trou d'évenl oblong. Manquent le
bas de la jaml^e gauche et quelques morceaux de l'aile gauche. Ailes et
jambes recollées. Haut., om36.
87 (219). — Éros jouant de la lyre.
11 est nu, la tète souriante, un peu tournée à droite, la
main gauche élevée et ouverte (elle devait tenir la lyre), la
main droite repliée devant la poitrine et tenant un plectre.
Coiffure bouclée à tresse centrale avec couronne de feuil-
lages rayonnants et une grosse baie au centre. Chaînette en
bandoulière et gros nœud dont les bouts flottent sur la poi-
trine. Bracelet en spirale à la cuisse gauche; bracelets ronds
aux deux bras, aux deux poignets et à la cheville droite.
Style lourd. Traces de blanc sur le corps; brun rougeâtre sur les che-
veux; rose sur les ailes. Trou d'évent rond. Dans le dos, près du trou
d'évent, inscription AI. Trouvé dans le même tombeau cpie le numéro 01.
Ilnul.. ()'><2'.i.
C ()7 3
87*"" (236'"''). — Éros portant une corne d'abondance.
Il est nu, la tète souriante, tournée à gauche, la jambe
gauche avancée, le bras droit écarté à angle droit, le bras
gauche portant une grande corne d'abondance double
(âixspaç) à manche cannelé, remplie de fruits et de feuillages.
Coiffure avec couronne de pampres et de baies, ornée d'un
haut apex central et d'une large bandelette. Sur le corps une
nébride; un pan de draperie sur le flanc et la jambe droite.
Style lourd. Trou d'é vent. Traces de blanc sur le corps. Manquent la
moitié de la jambe gauche et le bout des ailes. Plusieurs morceaux re-
collés. Moule analogue au précédent. Trouvé dans le même tombeau que
les numéros 87 et 61. Haut., Om34.
88 (259). — Eros jouant de la lyre.
II est nu, la tète baissée et tournée à droite, le bras gau-
che levé (il tenait sans doute la lyre), la main droite repliée
devant la poitrine et tenant un plectre, la jambe droite avan-
cée, la jambe gauche repliée en arrière. Coiffure avec natte
centrale et crobyle; couronne de pampres avec deu.x grosses
baies.
Bon style. Traces de blanc sur le corps; bleu sur l'aile gauche. Trou
d'évent oblong endommagé. Plusieurs morceaux du corps, des jambes
et des ailes sont recollés. Haut., o™29.
89 (306). — Éros adossé à une colonnette.
Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite
et retombant dans le dos, la jambe gauche croisée sur la
jambe droite; le bras droit avancé devait tenir un objet.
Il est adossé à une colonnette placée à gauche, qui supporte
c r>8 D
une petite idole de femme drapée, coiffée d'un polos, la
main droite au sein, la main gauche abaissée, dans une
attitude archaïque. Coiffure avec couronne en bourrelet et
lemnisque.
Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; rose sur la chlamyde, la
couronne et le bout des ailes. Traces de dorure sur la tranche des ailes.
Socle rond. Trou d'évent oblong. Manque l'avant-bras gauche. Au revers,
sous le trou d'évent, inscription ATA. Haut., o»'27.
90 (192). — Éros jouant de la double flûte.
Il est nu, le bras gauche avancé, avec une draperie roulée
en écharpe autour des reins, la lanière de cuir ((popêsià) ser-
rée sur la bouche et sur les joues avec deux petits trous
pour Tembouchure de la double flûte.
Style ordinaire. Traces de blanc et de rose sur le corps. Trou d'évent
rond; trou de suspension. Manquent le bras droit, la main gauche, la
jambe gauche et le pied droit. Ailes brisées à l'attache du dos. Bras
gauche et jambe droite recollés. Cf. le n" 58. Haut., On-ai,
91 (307). — É)-os dans l'attitude d'un Atlante.
Il est nu, avec une draperie roulée en écharpe autour du
corps et passant sur l'épaule gauche, la jambe droite avancée
et les deux jambes fléchies comme sous le poids d'un far-
deau. Les deux mains sont élevées au-dessus de la tète pour
soutenir un accessoire disparu (dont l'attache est marquée
par un trou pratiqué au sommet de la tète). Coiffure avec
couronne en bourrelet.
Bon style. Croûte terreuse. Traces de jaune sur les chairs; rose sur la
draperie, la couronne et l'aile. Trou d'évent rond; trou de suspension.
Manquent l'aile droite et le bout du pied droit. Morceaux recollés et res-
taurés au.\ genoux. Haut.. 0'"2a.
c 69 3
92 (195). — Éros lisant.
Il est nu, avec un himation jeté sur l'épaule et le bras gau-
che et retombant jusqu'à terre, La jambe gauche est flé-
chie, le bras droit porté en avant, avec les doigts repliés
comme s'il tenait un accessoire (style?), la main gauche
avancée et tenant un diptyque ouvert. Coiffure courte avec
empreinte d'une large bandelette sur le devant.
Style médiocre. Traces de blanc sur le corps ; brun rougeâtre sur
l'épaule et sur la coiffure. Trou d'évent rond. Manque le pied droit. Tête,
ailes et bras gauche recollés. Haut., 0'«'2i.
93 (260). — Éros portant un miroir.
Il est nu, la tête tournée à droite et levée, le bras droit en
l'air et tenant un miroir de forme rectangulaire, le bras gau-
che abaissé, la jambe droite avancée, le pied gauche soulevé
de terre. Coiffure à côtés avec crobyle et boucles retombant
sous les oreilles.
Assez bon style. Traces de blanc avec couleur jaunâtre sur les chairs;
jaune sur le miroir; jaune et traces de dorure sur la tranche des ailes. Trou
d'évent carré; trou de suspension. Manquent le bout des ailes; La jambe
droite, les deux bras, la main gauche et l'orteil du pied droit sont recol-
lés et restaurés. La main gauche tient l'extrémité d'un accessoire brisé,
mais elle est restaurée presque en entier. Haut., 0'n23.
94 (449). — Même sujet.
Il est nu, avec une chlamyde jetée sur l'épaule gauche, la
tète tournée à gauche et levée, la figure souriante. Il porte
des deux mains élevées un miroir à couvercle ouvert qu'il
C 70 3
appuie sur son épaule gauche. Coiffure bouclée avec natte
centrale.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; rose et bleu sur les
ailes et sur la chlaniyde. La boite du miroir est peinte en blanc avec une
ligne rouge formant l'encadrement; teinte jaune sur le miroir lui-même.
Trou d'évent rond. Manque le bout de l'aile droite. Haut , Omai.
95 (135). — Même sujet.
Même attitude, même costume.
Style ordinaire. Très fortes traces d'incinération qui a fait disparaître
les couleurs. Traces de dorure sur la tranche de l'aile. Trou d'évent rond.
Trouvé dans le Tombeau B. Haut., Omio.
96 (134). — Même sujet.
Même attitude, même costume.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les chairs, avec teinte jaune vif
par-dessus; brun sur les cheveux; rose sur la draperie et sur les ailes.
Traces de dorure sur la tranche des ailes. La boîte du miroir est peinte
en jaune, le centre en rouge, la charnière en jaune coupée de traits bruns.
Trou d'évent rond. Fortes traces d'incinération. Manquent le" bout de
l'aile gauche et les pieds. Ailes et plusieurs morceaux des jambes recollés.
Tombeau B. Haut., o^iss.
97 (66). — Éros portant un alabastre et un miroir.
Il est nu, avec une chlamyde rejetée dans le dos, la
jamhe droite avancée, tenant sur le bras gauche replié un
grand alabastre et de la main droite un miroir à couvercle
ouvert. Coiffure à tresse centrale avec crobyle composé de
trois touffes.
Style médiocre. Traces de rose sur les ailes; jaune sur la coiffure.
C 71 3
L'encadrement du miroir est jaune, l'intérieur rouge. Trou d'évent rond.
Nombreux morceaux recollés. Sur l'aile gauche inscription A.
Haut., 0">13.
98 (81). — Éros portant un rhyton.
Il est nu, avec une chlamyde jetée sur les épaules et pen-
dant par derrière, la jambe droite avancée, le pied gauche
levé de terre, la main droite portée en avant, la main gauche
élevée et tenant un petit rhyton à tète d'animal. Coiffure à
tresse centrale, avec crobyle et quelques feuillages auprès
des oreilles.
Bon style. Traces de blanc jaunâtre sur les chairs; bleu sur la coiffure;
blanc et rose sur les ailes. Trou d'évent rond et trou de suspension. Ailes,
bras et jambe gauche recollés. Haut., Omis.
99 (467). — Éros appuyé sur un trophée.
Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite et
rejetée en arrière, la jambe gauche avancée, le bras droit
passé derrière le dos, la main gauche élevée et appuyée
sur la poignée d'une épée qui surmonte un trophée posé par
terre à sa gauche et où l'on distingue un casque et une cui-
rasse. Coiffure bouclée avec crobyle composé de trois
touffes.
Style ordinaire. Traces de blanc avec ton jaunâtre sur le corps; rose
sur la chlamyde; vert sur les ailes et sur le socle. Trou d'évent rond. Socle
rectangulaire à deux degrés. Sur le devant du socle, inscription imprimée
en relief et tracée à rebours en caractères peu nets, [EIPWI. ..(?). Cf. le
no 100. Haut., 0ml6.
100 (352). — Même sujet.
Même attitude, avec la tête un peu levée vers la droite,
c 12 :■>
la jambe droite avancée et la jambe gauche fléchie; même
costume.
Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; brun jaune sur les che-
veux; rose sur la chlamyde et sur les ailes; teinte noirâtre sur le casque.
Trou d'évent endommagé. Socle rectangulaire. Manque le bout de l'aile
gauche. Au revers et sous le trou d'évent, inscription en relief écrite à
rebours, de droite à gauche, EPMOrENHZ. Haut., o^iss.
401 (48). — Éros tirant de l'arc.
Il est nu, avec une courte chlamyde agrafée sur l'épaule
droite et couvrant le bras gauche. Le corps est presque de
face et la tête complètement tournée à gauche, vue de profil.
Les deux bras sont étendus à gauche avec le geste d'un
tireur d'arc. Coiffure à bandeaux avec chignon bas et ban-
delette sur le devant.
Bon style. Traces de blanc et de rose sur les chairs; jaune (soutien de
la dorure) sur l'agrafe de la chlamyde, le bout des ailes et la bandelette.
Trou d'évent rond. Manque l'aile gauche. L'aile droite et les deux jambes
sont recollées. Haut., O'nis.
102 (308). — Éros en Hercule.
Il est nu, la jambe droite avancée et fléchie, dans l'atti-
tude de la marche, la main droite portée en avant, la
peau de lion soutenue sur le bras gauche écarté et une
pomme dans la main gauche. Coiffure bouclée avec natte
centrale.
Assez bon style. Traces de blanc sur le corps. Trou d'évent ovale et un
autre trou au revers de la peau de lion. Manquent les ailes. Plusieurs
morceaux recollés. Haut., 0'").%.
103 (47). — Éros portant une corne d'abondance.
Il est nu, la jambe gauche fléchie, la tète levée et tournée
à gauche, avec une chlamyde jetée sur Tépaule gauche et re-
tombant jusqu'à terre, la main droite sur la hanche, le bras
gauche portant une grande corne d'abondance. Coiffure
bouclée avec tresse centrale et crobyle.
Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur la coiffure.
Trou d'évent rond et trou de suspension. Manque l'aile droite. Cf. les
nos Q']bis^ 108. Haut., 0'nl2.
104 (54). — Même sujet.
Même attitude; même moule que le précédent, sauf la tête
qui est tournée à droite et la coiffure qui est courte et bou-
clée.
Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur la coiffure;
bleu sur les ailes. Trou d'évent rond. Ailes, tête et haut de la corne re-
collés. Haut., 0™12.
105 (88). — Éros portant un objet indistinct.
Il est drapé dans une tunique courte, avec une chlamyde
serrée par-dessus, les deux jambes écartées, le bras gauche
pendant, la main droite élevée sous la draperie et tenant un
objet indistinct de forme pointue. Coiffure avec crobyle com-
posé de trois touffes et couronne en bourrelet.
Style ordinaire. Traces de rouge sur la draperie. Trou d'évent rond
et trou de suspension. Aile gauche recollée. Haut , 0'»i25.
106 (72). — Éros jouant de la lyre.
Il est nu, la tète souriante et tournée à droite, la jambe
gauche avancée, la main gauche portée en avant avec les
doigts écartés (elle devait tenir une lyre), la main gauche re-
pliée devant la poitrine et tenant un plectre. Coiffure bou-
clée avec crobyle élevé, ornée sur le devant de feuillages et
de baies.
Bon style. Traces de rose sur les ailes. Pas de trou d'évent. Jambes
recollées. Cf. les n^s 87, 88, 107. Haut., o-iis.
107 (73). — Même sujet.
Même moule que le précédent pour le corps; le bras droit
est un peu plus élevé. Coiffure à crobyle élevé avec natte
centrale, sans feuillages ni baies.
Bon style. Traces de blanc jaunâtre sur les chairs. Pas de trou d'évent.
Manquent les ailes et la main gauche. Bras droit et Jambes recollés.
Haut., OnnlI5.
108 (528). — Eros portant un objet indistinct.
Il paraît drapé, la tète tournée à droite, tenant de la main
gauche une sorte de corne d'abondance (?).
Relief de terre cuite émaillée en blanc d'ivoire. Le personnage est
presque informe. Le bras droit et les pieds manquent. Haut , o^-oôs.
109 (529). — Même sujet.
H paraît nu et s'envole à gauche, tenant dans sa main un
objet indistinct.
Relief de terre cuite émaillée, semblable au précédent et trouvé dans le
même tombeau. Manquent le pied droit et la Jambe gauche. Haut., o™o.5.
c 75 3
110 (371). — Éros avec lion et chien.
Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite,
rejetée en arriére et retombant sur le bras gauche; il marche
rapidement vers la droite, la rnain gauche posée sur la tête
d'un lion bondissant, placé à sa gauche. Un chien à poil ras,
aux oreilles pointues, est grimpé sur le lion dont il mord la
patte gauche.
Style ordinaire. Croûte terreuse sur la statuette. Traces de l)lanc;
jaune brun sur le corps de l'Éros; rose sur la chlamyde; jaune sur la
tête de l'Éros et le corps du lion; rouge dans la gueule du lion; blanc sur
le chien. Trou d'évent rond. Deux autres petits trous au revers du lion.
Manquent les ailes et le bras droit de TÉros. Haut , 0'"185.
111 (15). — Éros sacrifiant une biche.
Il est nu, avec une draperie roulée autour de la ceinture;
il pose le genou gauche sur le dos d'une biche agenouillée
et enfonce un couteau dans son cou. A sa gauche s'élève un
autel carré surmonté d'une petite femme drapée, coiffée d'un
polos et tenant une phiale de la main gauche, dans une
attitude archaïque.
Style ordinaire. Traces de blanc, rose et rouge; noir sur le haut des
ailes. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Haut., o^is.
112 (159). — Eros jouant avec un lièvre.
Il est vêtu d'une tunique serrée à la taille et par-dessus
d'un himation agrafé sur l'épaule droite, couvrant le côté
gauche et maintenu par la main gauche repliée contre le
corps. Il se penche à droite et saisit l'oreille d'un lièvre ac-
croupi sur une table à trois pieds qui porte deux fruits {gve-
C 7fi D
nade et pomme?). Coiffure bouclée à natte centrale avec
crobyle élevé. On distingue au pied gauche une chaussure
haute et fermée.
Bon style. Traces de blanc sur le socle et sur le lièvre; rose sur Thima-
tion d'Éros. Trou d'évent triangulaire. Socle à angle obtus faisant saillie
sur le devant. Manquent les ailes. Tète recollée. Haut., o™i5.
113 (80). — Éros sur un char traîné par deux chèvres.
Il est nu avec une courte chlamyde jetée sur le haut du
corps; il est à demi couché et tient des deux mains les rênes
d'un char attelé de deux chèvres qui bondissent les deux
pattes de devant levées. Coiffure avec couronne en bour-
relet et crobyle composé de trois touffes élevées.
Assez bon style. Traces de blanc; rose sur la roue du char. Trou d'évent
rond. Socle rectangulaire. Manquent l'aile gauche de l'Éros, les cornes des
chèvres. La tête et l'aile droite de l'Éros sont recollées. Plusieurs morceaux
recollés et restaurés par devant. Haut., o^u.
114 (112). — Éros sur un char traîné par deux cygnes.
Il est nu, avec une courte chlamyde couvrant le côté
gauche, debout dans un char attelé de deux grands cygnes
qu'il conduit de la main gauche, pendant qu'il tient de la
main droite un grand masque satyrique, chauve et barbu, qui
pend en dehors du char sur la roue.
Style médiocre. Traces de blanc; rose et vert sur les ailes d'Eros. Trou
d'évent rond. Socle rectangulaire. Manquent l'aile gauche d'Eros et le bec
des cygnes. Haut., 0'"14.
115 (127). — Éros jouant avec un cygne.
Il est nu, vu de profil, le corps rejeté en arrière, jouant
c 77 ^
avec un grand cygne qu'il saisil de la main droite par l'aile
et de la main gauche par le haut de la tète. L'oiseau retourne
la tète vers TÉros. La coiffure de l'Éros est bouclée avec
natte centrale.
Bon style. Traces de blanc; rouge sur les chairs; jaune sur la coiffure.
Trou d'évent rond. Socle rond. Manque l'aile droite de l'Éros; sa figure
est fruste. Quelques morceaux du socle sont recollés. Trouvé dans le
même tombeau que le n° 116. Haut., On.14.
416 (454). — Éros jouant avec un paon.
Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite
qui couvre le côté gauche et le bras gauche abaissé; la tète
tournée à droite, il met le bras droit autour du cou d'un
paon, la queue étalée en roue, la tète tournée vers l'Eros.
Autour du cou de l'oiseau est passée une couronne à bour-
relet avec large lemnisque. La coiffure de l'Éros est bouclée
et ceinte d'une grosse bandelette.
Bon style. Couleur rougeàtre à fond blanc sur tout le corps de l'Éros;
rose sur la chlamyde; rose plus vif sur l'aile; bleu sur le paon; rouge sur
les pattes de l'oiseau. Trou d'évent petit et rond. Socle rectangulaire.
Manquent le bout de l'aile gauche de l'Éros et le bec du paon. Parties
effritées sur la queue du paon et le devant du socle. Trouvé dans le même
tombeau que le n° 115. Haut., 0'ni35.
117 (207). — Érns jouant de la lyre sur un dauphin.
Il est nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite
et rejetée dans le dos; il est assis à califourchon, la tète
tournée à droite, sur le dos d'un dauphin dont la queue
s'élève à la hauteur de la tète de l'Éros. Celui-ci tient de la
main gauche une lyre qu'il touche de la main droite. Coiffure
courte avec couronne en bourrelet.
C /ÎS 3
style ordinaire. Traces de blanc; brun jaunâtre sur le corps et le visage
de l'Eros; rose sur la chlamyde; vert foncé sur les ailes; rouge sur la
bouche, la queue et la nageoire du dauphin. Trou d'évent rond, endom-
magé. Manque la base. Haut, o-oisô.
118 (51). — Éros assis sur un cygne.
Il est nu et assis de face, la tête tournée à gauche, les
jambes croisées, sur un petit coussin attaché au dos d'un
cygne tourné de droite à gauche. Coiffure courte avec natte
centrale.
Style ordinaire. Traces de blanc sur Toiseau et sur l'Éros; rose sur la
base. Socle plat et carré surmonté d'un cône pointu sur lequel est posé
le corps de Toiseau. Haut., On>io.
119 (468). — Éros jouant avec un coq.
Il est debout, la tête souriante et tournée à droite, vêtu
d'une tunique longue à courtes manches, chaussé de hauts
brodequins. La main gauche est repliée contre la poitrine
et tient un objet indistinct (oiseau?); la main droite abais-
sée tient une grappe de raisin que happe un coq placé à ses
pieds. Coiffure bouclée avec crobyle élevé et à côtes. Il a
l'aspect d'une petite fille.
Style ordinaire. Trou d'évent ovale. Socle haut, rectangulaire, à double
moulure. Man^^ue l'aile droite. Haut., o^iB.
120 (180). — Éros jouant avec un chien.
Il est nu, avec une chlamyde jetée sur l'épaule gauche et
tenue par la main gauche abaissée. La tête et le corps sont
tournés à droite; la main droite est appuyée sur un cippe
surmonté d'un cnnthare avec couvoitJc et tieni ime grappe
c 79 D
de raisin après laquelle saule un petit chien placé à ses
pieds. Coiffure courte avec couronne en bourrelet.
Style ordinaire Traces de blanc; jaune sur le corps; rouge sur les
pieds. Trou d'évent rond. Socle rond à double moulure. Au revers, mar-
que de fabrique en forme de palmette. ■ Haut , oraoos.
121 (45). — Éros endormi sur un rocher.
Il est nu, couché sur une courte chlamyde jetée sur un ro-
cher aux formes découpées et dont un pan revient sur la
jambe droite; il dort, le bras droit posé sur le sommet de la
tète, le bras gauche accoudé sur le rocher et soutenant la
tête avec la main.
Bon style. Traces de rose sur la chlamyde. Trou d'évent rond. Manciue
l'aile gauche. Figure un peu fruste. Haut., 0"i2.
122 (572). — Éros couché dans une Jleur.
Relief en terre cuite formant une grande fleur à pétales
dans le fond de laquelle est couché un Éros nu avec une
draperie jetée sur la jambe droite, le bras droit posé sur le
sommet de la tète, la main gauche baissée et appuyée sur
un objet indistinct.
Style ordinaire. Traces de blanc avec brun Jaunâtre par dessus. Manque
le côté droit du relief. Plusieurs morceaux recollés. Diam., ot>13.
III. SUJETS FUNÉRAIRES
Eros funéraires.
Nous faisons une catégorie spéciale pour une série
d'Éros qui n'appartiennent pas au cycle d'Aphrodite ni au
type des Éros joueurs qui précèdent. Le caractère funéraire
est marqué pour quelques-uns j)ar des attributs connus,
comme la torche renversée qui symbolise la flamme de la vie
à jamais éteinte (n'' 123), motif qui est devenu très commun à
l'époque romaine, en particulier sur les sarcophages sculptés.
Cette représentation classique est fort rare à Myrina; mais,
en revanche, on y a trouvé en très grande quantité un certain
type d'Éros funéraire plus original, qui se présente sous la
forme d'un enfant drapé, avec les jambes nues et jointes, la
tête tristement penchée et souvent enveloppée d'un voile. Par
leur attitude, par leur draperie assez semblable à un suaire,
ces petites figurines se distinguentà première vue delà troupe
folâtre et rieuse des autres Éros. Le travail en est souvent gros-
sier; on voit que c'est une espèce d'ex-voto dont le moule tou-
jours le même n'était point retouché par la fantaisie ingénieuse
de l'ouvrier. On les trouve souvent réunis en grand nombre
dans le tombonu. ))arfois ]:)ar groupes de vingt ou trente, et
C 81 D
l'on peut évaluer à plusieurs centaines l'ensemble de ceux
qu'on a découverts dans la nécropole. Remarquons enfin qu'ils
se trouvent toujours en compagnie des Sirènes dont nous
parlerons plus loin. Il est bien probable qu'ils sont, comme
elles, des symboles funéraires, spécialement destinés aux céré-
monies des funérailles, où ils représentaient sans doute l'es-
saim plaintif et bruissant des âmes, de la même façon que sur
les lécy thés funéraires de l'Attique les peintres avaient coutume
de figurer par de petites figures ailées les eïSwXa des morts.
Quelques-uns, comme le n° 12G, portent une inscription
que l'on peut considérer comme le commencement d'un nom
de fabricant. Cette marque est en relief, procédé dont on a
trouvé d'assez nombreux exemples dans la nécropole et qui
prouve l'emploi d'un moiile pour tracer les signatures (Cf. les
n°^ 99, 100).
423 (303). — Éros nii avec torche funéraire.
Il est couché sur un lit recouvert d'une draperie, la tète
appuyée sur le bras gauche, la main droite tenant une torche
renversée qui pend le long du lit. Bracelets aux cuisses et
aux chevilles. *
Style ordinaire. Traces de rose sur le corps de l'Éros et la flamme de
la torche. Trou d'évent rond. Socle ovale. Le haut de la tète est endom-
magé. Haut., Omli.
124 (43/i). — Éros drapé.
Il est debout, la tète baissée, drapé dans un himation qui
laisse les jambes nues et dont une extrémité, revenant sur
c 82 3
l'épaule droite, est tenue par la main droite. La main gauche
abaissée relève la draperie sur la jambe. Coiffure bouclée
et longue.
Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps et sur les draperies; vert
sur les ailes. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Manquent le pied
gauche, le bout de l'aile droite et Taile gauche. Haut., 0">155.
124'"' ('257). — Même sujet.
Même type.
Bon style. La draperie est rose avec un ton noirâtre d'incinération; les
cheveux l)runs; ton jaunâtre sur la figure et sur les jambes; blanc avec
bande noire sur l'aile. Trou d'évent rond. Manque l'aile droite; aile gau-
che recollée. Tombeau B. Haut., o^lôô.
125 (464). — Alêine sujet.
Même altitude, mais la tète est droite, la draperie remonte
en arrière et voile la tête à la manière d'un capuchon.
Style médiocre. Terre bistre foncé, épaisse et lourde. Traces de vert
sur la draperie. Trou d'évent rond. Pas de trou de suspension. Manquent
les ailes, Haut., o^\'m.
126 (429). — Même sujet.
Même attitude; le voile revient par devant et couvre la
bouche.
Style très médiocre. Couleui'' noire et verte sur les ailes; traces de blanc
et de jaune brun sur la figure. Trou d'évent ovale et trou de suspension.
Au revers, en relief, inscription AIA pour ATA, que l'on a rencontrée sur
d'autres statuettes identiques. Cette statuette et les cinq suivantes ne sont
pas montées sur socle. Haut., o^ni'i.^.
c 83 3
127 (130). — Même sujet.
Mème^lype.
Style médiocre. Trou d'évcnt rond cL Irou de suspension endommagé,
Haut., O'nl'.ô.
128 («1). — Même sujet.
Même type.
Style très médiocre. Blanc sur le corps; jaune sur les jambes; vert sur
les ailes. Trou d'évent ovale et trou de suspension sur le côté.
Haut., Omlo.
129 (432). — Même sujet.
Même type.
Style ordinaire. Traces de noir sur le corps. Trou d'évcnt rond et trou
de suspension. Manque l'aile droite. Haut., 0rai25.
130 (433 ^'•'). — Même sujet.
Même type.
Style très médiocre. Vert sur les ailes; bandes noires sur la draperie;
rouge et rose sur la tigure et sur les jambes. Endommagé par derrière.
Haut., 0ml5.
131 (141). — Même sujet.
Même attitude, même costume; la tète est baissée et tour-
née à droite; la bouclie n'est pas voilée.
Bon style. C-ouleur chair sur le corps; les sourcils, le cristalliti et le
pourtour de Tœil sont indi(|ués en noir, la prunelle en l)lanc; rouge sur les
c 84 D
lèvres: brun sur les cheveux; blanc sur la tunique. Fortes traces d'inciné-
ration. Trou d'évent rond el trou de suspension. Aile gauche recollée.
Trouvé dans le Tombeau B. Haut., OraO'.iô.
132 (142). — Même sujet.
Même type; même moule.
Bon style. Traces de blanc et fortes traces d'incinération. Tète endom-
magée par derrière. Tombeau B. Haut., 0"i(W5.
133 (143). — Même sujet.
Même moule.
Bon style. Fortes traces d'incinération. Manque l'aile gauche. Pas de
trou d'évent ni de supension. Cette statuette et les trois suivantes ne sont
pas montées sur socle. Tombeau B. Haut., Omogs.
134 (144). — Même sujet.
Même moule.
Bon style. Les yeux sont peints en noir; rouge sur les lèvres; blanc sur
la draperie. Fortes traces d'incinération. Trou d'évent rond et trou de sus-
pension. Manque toute la partie inférieure. Tombeau B. Haut., o-otô.
135 (145). — Même sujet.
Même moule.
Bon style. La prunelle des yeux est en blanc; rouge sur les lèvres; i)run
sur les cheveux; noir et blanc sur les ailes. Manfjue toute la partie infé-
rieure. Tombeau B. Haut., Omo?.
136 (187). — Même sujet.
Même moule.
c 85 D
Bon style. Fortes traces d'incinération et croûte terreuse. Blanc et noir
sur les ailes. Tombeau B. Haut., o™095.
137 (188). — Même sujet.
Même moule.
Bon style. Les yeux sont peints en noir; rouge sur les lèvres; blanc et
noir sur les ailes. Recollé par le milieu. Monté sur socle. Tombeau B.
Haut., 0">oœ.
138 (i89). — Même sujet.
Même moule.
Bon style. Cette figurine n'est pas montée sur socle. Manquent l'aile
gauche et tout le devant du corps, du vonlrc aux genoux. Tombeau B.
Haut., 0ra095.
139 (91). — Même sujet.
11 es! vêtu d'une longue tunique qui cache les deux bras.
La main gauche repliée est pointée au cou, la main droite
baissée, le pied gauche en avant, la tète tournée à gauche.
Coiffure bouclée avec natte centrale.
Bon style. Toute la tunique est peinte en blanc. Couleur chair sur le
visage et les pieds ; les yeux, les sourcils et la bouche sont indiqués en
noir; jaune sur les cheveux; blanc sur les ailes avec tranche noire. For-
tes traces d'incinération. Trou d'évent rond et trou de suspension. Tom-
beau B. Haut., 0™145.
140 (136). — Même sujet.
Même moule.
Bon style. Tunique blanche. Couleur chair sur le visage et les pieds;
c 86 3
ailes bleues et rouges avec tranche noire; jaune sur les cheveux. Manque
le bout des ailes. Tombeau B. Haut., O'^IA.
141 (336). — Même sujet.
Il est drapé dans un himation qui remonte sur la tète, la
main droite élevée sous la draperie, la main gauche sur la
hanche, la tète tournée à droite et baissée, le pied gauche
levé et avancé. Grandes ailes. Coiffure avec couronne en
bourrelet et lemnisque.
Bon style. Les yeux sont peints en noir; rouge sur la bouche; ton
jaunâtre sur la figure; traces de blanc sur le corps. Trou d'évent rond et
trou de suspension. Manque le pied gauche; aile droite recollée.
Haut., 0">i7.
142 (129). — Alême sujet.
Même altitude; la main droite applique la draperie contre
la bouche; le pied gauche n'est pas levé.
Bon style. Blanc sur la draperie; rose sur le visage; bleu et rose sur
les ailes. Trou d'évent rond et trou de suspension. Ailes recollées.
Haut., o-nio.
143 (428). — Même sujet.
Même type que les n°^ 126 et suivants.
Style ordinaire. Traces de blanc sur tout le corps; brun jaunâtre sur
les jambes; vert sur la draperie; noir sur les ailes. Large trou d'évent
ovale et trou de suspension. Haut., 0">155.
144 (463). — Même sujet.
Même type; la tête est droite; la draperie courte est agra-
c 87 D
fée sur l'épaule droite et laisse nu le côté droit; la main
gauche s'écarte du corps, soulevant un pli de la draperie.
Assez bon style. Brun jaune sur le corps; rose sur la draperie. Trou
d'évent rond et trou de suspension. Haut., 0'nii5.
145 (459). — Même sujet.
Même type.
Style ordinaire. Le corps et la figure sont peints en jaune; la draperie
en rose avec une bordure brune; les cheveux en brun. Les ailes sont blan-
ches au milieu et vertes aux extrémités avec tranches jaunes. Trou d'évent
rond et trou de suspension, Haut., 0^115.
146 (137). — Même sujet.
Il est drapé dans un himation qui voile le sommet de la
tête,«la tète penchée sur l'épaule droite, la jambe droite flé-
chie, la main gauche étendue et sortant de la draperie, la
main droite élevée sous la draperie et voilant la bouche;
couronne en bourrelet sous le voile.
Bon style. Traces de blanc. Les yeux sont peints en noir ; la draperie est
blanche avec traces de rose ; les ailes blanches avec tranche noire. Traces
d'incinération. Trou d'évent rond et trou de suspension. Manquent l'aile
gauche, la main gauche avec une partie de la draperie. Tombeau B.
Haut., e™12.
147 (451). — Même sujet.
Même type.
Bon style. Traces de blanc et de rose sur la draperie. Trou d'évent
rond et trou de suspension. Manque le bout des ailes. Tombeau B.
Haut., Ofiâ.
88
Sirènes.
La Sirène est connue comme divinité funèbre par un
grand nombre de textes et de monuments. En Grèce, les
stèles placées sur les tombeaux offrent souvent comme sujets
décoratifs, placés en haut ou sur les côtés, des figures de
Sirènes qui jouent de la lyre. Ici, elles se présentent avec un
aspect particulier qui exprime encore mieux leur rôle symbo-
lique. Leurs cheveux dénoués tombent sur leurs épaules et
elles les saisissent d'une main comme pour les arracher dans
un accès de douleur, pendant que l'autre main, posée sur la
poitrine, fait le geste de la déchirer. L'uniformité des moules
et la médiocrité générale du style prouvent que nous avons
encore affaire, comme pour la catégorie précédente, à des
ex-voto dont on multipliait à satiété les exemplaires. Elles se
sont trouvées, en effet, à Myrina en nombre aussi considé-
rable que les Éros funéraires; certains tombeaux en conte-
naient jusqu'à vingt ou vingt-cinq réunies. Ces figurines re-
présentent évidemment les offrandes des parents au mort et
symbolisent, dans la cérémonie funèbre, le deuil et les regrets
des survivants.
448 (^i25). — Sirène nue.
«
Elle est deboul, avec deux grandes ailes qui rclombent
jusqu'aux pieds, les jambes terminées en pattes d'oiseau, la
main droite élevée et portée aux cheveux, qui sont épars sur
les épaules, la main gauche posée sur le sein droit.
c 89 D
Assez bon style. Tout le corps était peint en blanc; par-dessus, on a
posé un ton rouge sur le corps et sur les jambes; les sourcils sont noirs;
les cheveux bruns et noirs ; le haut des ailes rose et le bas vert. Ton noir
sur le fond entre les jambes. Trou d'évent ovale et trou de suspension.
L'aile droite est endommagée. Cette figurine et les suivantes ne sont pas
montées sur socle. Haut., 0'n2rî.
149 (419). — Même sujet.
Même type.
Assez bon style. Blanc sur tout le copps et par-dessus couleur rouge;
les yeux sont noirs, la bouche rouge, les pattes rouge vif; noir sur le haut
de l'aile et en dessous deux rangs de plumes roses ; le reste de l'aile est
verdàtre avec bande noire; brun sur les cheveux. Trois petites saillies
(bracelet?) sur le bras gauche. Semis de gros points noirs sur le fond,
autour des pattes. Petit trou de suspension. Manquent tout le revers et
l'aile droite. Plusieurs morceaux sont recollés. iiaui., 0">22.
150 (465). — Même sujet.
Même type; la main gauche est posée sur le sein gauche.
Un pointillé sur les cuisses indique les plumes. Coiffure en
crobyle double avec deux boucles retombant sur chaque
épaule.
Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; vert sur les jambes et sur
les ailes avec tranche rose. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Terre
grisâtre. Haut., 0"'205.
151 (421). — Même sujet.
Même type que le n° 148.
Style médiocre. Blanc sur tout le corps; rose sur les ailes avec tranche
noire; rouge vif sur les pattes. Grand trou d'évent rond endommagé et
trou de suspension. Revers endommagé et recollé. Terre épaisse et
lourde. Haut.,0ml85.
C 90 3
452 (420). — Même sujet.
Même type.
Style très médiocre. Traces de blanc; rouge sur les pattes; vert sur les
ailes. Petit trou d'évent rond, petit trou de suspension. Haut., omiio.
153 (427). — Même sujet.
Même type; la main gauche est posée sur le sein gauche.
Style très médiocre. Traces de blanc. Les yeux et les sourcils sont
peints en noir; rouge sur la bouche, les bras, la poitrine et les jambes;
noir et rose sur les ailes. Trou d'évent rond endommagé et trou de sus-
pension. Plusieurs morceaux recollés. Haut., 0n>i45.
154 (420). — Même sujet.
Même type; la main gauche sur le sein droit.
Style très médiocre. Traces de blanc sur tout le corps, rouge sur les
pattes, vert sur les ailes. Petit trou d'évent et petit trou de suspension.
Haut., o™i55.
155 (423). — Même sujet.
Même type; la main sur le sein gauche; les ailes ne des-
cendent qu'à mi-jambe.
Style médiocre. Traces de blanc jaunâtre sur tout le corps, rose sur les
ailes. Grand trou d'évent rond et trou de suspension. Manque le pied
gauche. Haut., On-ias.
156 (424). — Même sujet.
Même type; même moule.
Style médiocre. Traces de blanc sur tout le corps; rose sur les ailes;
rouge vif sur le corps et les pattes; brun sur les cheveux. Terre rou-
geâtre. Grand trou d'évent et trou de suspension. Haut., 0n>i35.
c 91 z>
157 (426). — Même sujet.
Même type; la main gauche est posée entre les deux seins.
Style ordinaire. Pas de couleurs. Terre rougeâtre. Le détail des plu-
mes est indiqué avec soin, (irand trou d'évent rond et trou de suspen-
sion. Haut., 0">IG.
158 (422). — Sirène drapée.
La tète est recouverte d'une draperie qui retombe dans le
dos. Le haut du corps est nu. La main gauche est posée
sur le sein gauche; la main droite est portée aux cheveux.
Les ailes, pointues aux extrémités, descendent jusqu'à mi-
jambe; le bas du corps est caché sous une draperie nouée
sur les cuisses par un gros nœud.
Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; bleu sur la draperie;
rouge sur les jambes; rose sur les ailes. Trou d'évent ovale, pas de trou
de suspension. Manquent les pieds. Haut., Omn.
159 (il7). — Même sujet.
Même type.
Style ordinaire. Traces de blanc sur le corps; rose sur les ailes; bleu
sur la draperie et rouge sur les jambes. Trou d'évent rond et trou de sus-
pension. Manque le bas des jambes. Haut, on>i'i5.
160 (418). — Sirène nue.
Les deux mains sont placées sur les deux seins. Pas de
draperie sur les jambes, où un pointillé indique les plumes.
Style médiocre. Traces de rouge sur les pattes; vert sur les ailes. Trou
d'évent irrégulier, pas de trou de suspension. Terre rougeâtre. ■
Haut., 0™135.
IV. FEMMES AILÉES
Nikés.
Nous avons conservé le nom général de Nikés ou Vic-
toires aux femmes ailées qui se sont trouvées en grand nombre
dans les tombeaux de Myrina. Mais, en réalité, il y a là deux
types à distinguer. Quelques-unes de ces figurines seulement
(n°^ 172-174) dérivent du motif classique de la Victoire qui, le
bras droit étendu, s'apprête à déposer une couronne ou une
bandelette sur la tête d'un vainqueur. Les autres ne sont qu'une
modification de ce type primitif; on le voit déjà se transformer
sur les vases peints du iv^ siècle, où les femmes ailées appa-
raissent, dans les scènes de gynécée, mêlées à la troupe des
Éros et portant comme eux des objets de toilette et des acces-
soires de tout genre. La poésie alexandrine fait parfois de
Niké une danseuse chargée de divertir l'Olympe. Ce double
caractère se retrouve ici bien marqué : toutes ces femmes
ailées (n^'' 161-171) paraissent se livrer à une danse vive et gra-
cieuse dont le mouvement fait envoler autour d'elles les plis
gonflés de leurs draperies; en outre, elles portent toutes sortes
d'accessoires comme les Éros, dont elles sont en quelque sorte
le pendant féminin. Ce sont, pour ainsi dire, les compagnes
c 93 3
et les sœurs des grands Éros danseurs que nous avons dé-
crits plus haut (n°^ 54-60); en effet, on les trouve souvent
réunis avec ceux-ci auprès du mort (voir dans la vitrine de
droite les statuettes recueillies dans le tombeau B). Nous
signalerons à l'attention des amateurs, parmi les figurines
de ce tombeau, le magnifique fragment peint (n° 161^") dont
les couleurs ont été fixées d'une façon inusitée par la flamme
du bûcher sur lequel on a brûlé le mort; c'est la première fois,
croyons-nous, qu'on peut étudier avec tant de précision les
détails de la polychromie et de la dorure des statuettes en
terre cuite sur un spécimen qui n'a pas passé par les mains
des marchands et dont l'authenticité est hors de doute. A côté
de ce fragment on remarquera les n''^ 162 et 163 qui, par leur
état de conservation et la largeur du style, prennent place au
premier rang dans la collection. Le n° 163 rappelle par l'en-
semble de l'attitude les groupes de Tanagre qui représentent
le jeu de Vencotylé, où le perdant portait l'autre sur son dos.
La plupart des ailes de ces statuettes sont mobiles et s'in-
sèrent au moyen d'une cheville quelconque dans^ une fente
longitudinale pratiquée dans chaque épaule, procédé qui
avait peut-être l'avantage de conserver à ces ailes une cer-
taine mobilité.
Nous avons signalé plus haut (p. 56) des graffites inscrits
sur les ailes; ceux qu'on lit sur le n° 161 se rapportent peut-
être au vase à verser (KaTayuciç) que cette Niké portait de la
main droite élevée. Nous trouvons encore une signature nou-
velle de fabricant, Ménophilos (n"^ 173, 174), et un mono-
gramme (n° 172) qui représente sans doute un nom comme
Théodoros ou Pythodoros.
c 94 ^
161 (157). — Niké danseuse.
Elle est debout, vêtue d'une tunique serrée sous les seins,
qui est ouverte sur tout le côté droit et sur la jamjje, la tète
tournée à gauche et levée, le bras droit élevé au-dessus de
la tète, le bras gauche replié avec la main à plat comme pour
porter un accessoire, la jambe gauche portée en avant. Coif-
fure en bandeaux ondulés. Les ailes sont mobiles.
Bon style. Couleur blanche sur les chairs; la tunique est rose avec
bandes blanches et bord jaune (soutien de la dorure) ; ailes bleues avec
tranches dorées. Trou d'évent triangulaire et trou de suspension. Sur cha-
que épaule une fente oblongue pour les ailes mobiles. Manquent un grand
morceau du corps depuis les seins jusqu'au genou, la main droite et le
pied droit. Fortes traces d'incinération; la tête est presque calcinée. Nom-
breux morceaux recollés. Sur chaque aile, inscription en caractères cur-
sifs KATAXY. Tombeau B. Haut., o-ax.
161 '''' (139). — Même sujet.
Elle est debout, le bras droit étendu à angle droit, le bras
gauche replié et porté en avant, devant la poitrine; même
costume. Fragment remar(juable par l'état de conservation
des couleurs.
Très bon style. Couleur blanche sur les chairs, avec taches noires d'in-
cinération. Tunique bleue avec bandes roses; dorure sur tout le bord de
l'étoffe. Les couleurs et la dorure ont été admirablement fixées par l'inci-
nération qu'a subie la statuette placée sur le bûcher du mort. Mancjuent
la tète, la partie gauche de la poitrine, le bas de la jambe droite, le pied
gauche, tout le revers. Tombeau B. Haut., o>n27.
162 (113''"). — Même sujet.
Elle est del)oul, le bras droit replié dexanl la poitrine, la
tète légéremenl lournée à droite, la jambe gauche avancée.
c y5 D
jMème costume; coiffure à bandeaux ondulés avec une bou-
cle retombant sur Tépaule droite. Bandelette ronde, entourée
d'un lien, avec quatre pendeloques qui retombent par devant;
autour du cou, un mince collier terminé par un ornement qui
retombe sur le sein droit nu; bracelet en spirale autour du
poignet droit; pendant à Toreille droite.
Très bon style. Couleur blanc jaunâtre sur les chairs; les yeux sont
peints en noir; rouge sur la bouche, brun sur les cheveux; traces de
bandes roses sur la tunique; dorure bien conservée sur la bandelette,
la boucle d'oreille droite, la pendeloque du collier et le bracelet. Trou
d'évent ovale et trou de suspension. Sur chaque épaule une fente oblon-
gue pour des ailes mobiles. I\Janquent les ailes, l'avant-bras gauche, les
doigts de la main droite, les pieds et quelques morceaux de la draperie.
L'épaule gauche est restaurée. Fortes traces d'incinération. Tombeau B.
— Haut., 0o>35.
463 (138). — Même sujet.
Elle est debout, la tête tournée à gauche et levée, la jambe
gauche avancée, les deux bras ramenés derrière le dos avec
les deux mains à plat comme pour porter un fardeau. Même
costume; même coiffure avec trois rangées de boucles sur
le front. Bandelette avec deux pendeloques sur le devant;
pendants aux oreilles.
Très bon style. Couleur blanche sur les chairs; les yeux sont peints en
noir; la tunique est rose avec bandes blanche et jaune; brun et jaune sur
les cheveux et les boucles d'oreilles; dorure sur la bandelette des che-
veux; un ornement en pastille sur l'épaule gauche. Trou d'évent rond en-
dommagé; au-dessus, trois petits trous en ligne verticale. Manquent les
pieds et les ailes. Les deux l.>ras sont recollés. Traces d'incinération.
Tombeau B. Haut.. 0n>32.
164 (62). — Même sujet.
Elle est debout, la tête tournée à droite, le bras droit élevé
c 96 3
au-dessus de la lèle, le bras gauche replié avec la main à
plat comme pour porter un accessoire. Même costume; coif-
fure en bandeaux avec diadème en croissant orné de cise-
lures sur le devant.
Bon style. Traces de blanc sur les chairs, rose sur la tunique, jaune
sur le diadème. Trou d'évent oblong et trou de suspension endommagé.
Manquent les ailes. Bras et pieds recollés; cou restauré. Haut., 0'«>32.
165 (314). — Même sujet.
Même type, le bras droit moins élevé; même costume avec
une bandelette plate sur la coiffure au lieu de diadème.
Bon style. Traces de blanc sur les chairs; bandes roses sur la tunique.
Trou d'évent irrégulier et trou de suspension. Sur chaque épaule une
fente oblongue pour des ailes mobiles. Manquent les ailes et le pied
droit. La tête, le pied droit, quelques morceaux de la draperie sont re-
collés. Haut., 0m30.
166 (390). — Même sujet.
Même type, le bras droit très élevé, le bras gauche baissé.
Même costume; même coiffure avec diadème en croissant
sur le devant.
Bon style. Traces de blanc sur les chairs avec ton jaune par-dessus.
Tunique blanche avec trois bandes roses; traces de bleu sur la partie
droite de la tunique. Trou d'évent rond et trou de suspension. Sur chaque
épaule une fente oblongue pour des ailes mobiles. IManquent les ailes, les
avant-bras et le pied gauche. La tète, le diadème, quelques morceau.x
de la jambe droite et de la draperie sont recollés. Haut., o^as.
167 (78). — Même sujet.
Même type, la tète droite, le bras gauche avancé avec la
c 97 D
main à plat; le bras droit moins élevé tient un objet dont il
ne reste que l'extrémité. Même costume, même coiffure avec
boucles retombant sur les épaules.
Assez jjon style. Traces de blanc sur les chairs, blanc et rose sur la
draperie, brun-jaune sur les cheveux, bleu sur le sommet de la tète. Trou
d'évent rond et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule pour des
ailes mobiles. Manquent les ailes, la main gauche et l'accessoire tenu dans
la main droite. Le bras droit est recollé. Croûte terreuse. Haut., 0">27.
468 (231). — Même sujet.
Même type, même moule. La main gauche portée en avant
tient un objet dont rexlrémité seule subsiste. Même costume,
même coiffure.
Assez bon style. Traces de blanc, rose sur la tunique, brun sur les che-
veux. Trou d'évent rond et trou de suspension. Un trou sur chaque épaule
pour des ailes mobiles. Manquent les ailes, la main droite et l'acces-
soire tenu dans la main gauche. Revers endommagé. Entre le trou d'évent
et le trou de suspension, inscription A. Haut., 0'"27.
169 (25). — Même sujet.
Elle est debout, le bras droit baissé et écarté du corps,
le bras gauche replié et porté en avant, la jambe droite avan-
cée. Costume analogue, mais la jambe droite est entièrement
dégagée et nue. Coiffure à côtes. Les ailes sont mobiles.
Bon style. Traces de blanc et de rose sur la tunique; bleu et ro.se sur
les ailes. Trou d'évent rectangulaire et trou de suspension. Sur chaque
épaule, une fente oblongue pour les ailes mobiles. Nombreux morceaux
recollés; restaurations dans le C(Mé gauche de la tète, la chevelure, le !)as
des draperies, le pied droit. Manque le bout de l'aile droite. Trouvée &^n'A
le même tombeau que les deux suivantes. Haut., Om^j.
7
98
170 (24). — Même sujet.
Même type; la main droite est levée et lient un canlhare.
Même costume, même coiffure.
Bon style. Traces de lilanc. Trou d'évent reclangulaire; trou de sus-
pension endommage. Manciuent les ailes, le bras gauche et une partie de
la tunique. Plusieurs morceaux sont recollés. Haut., 0m24.
171 (42). — Même sujet.
Même type, le bras droit élevé en l'air, la main gauctie
avancée. Même costume; coiffure à côtes avec bandelette
ornée de deux pendeloques sur le devant. Les ailes sont
mobiles.
Très bon style. Traces de blanc et de rose sur la draperie, rose et
bleu sur les ailes; jaune sur l'agrafe en forme de pastille posée sur chaque
épaule. Trou d'évent rectangulaire et trou de suspension. Sur chaque
épaule une fente oblongue pour les ailes mobiles. Les deux bras et la
jambe droite sont recollés. Haut., 0-25.
172 (18G). — Niké tenant une couronne.
Elle est debout, la jambe gauche en avanl, le bras gauche
colle le long du corps, le bras droit élendu et tenant une
petite couronne munie d'une bandelette. Tunique talaire
agrafée sur l'épaule droite, serrée sous les seins et laissant
nus le sein et l'épaule gauche. Coiffure en bandeaux avec
crobyle divisé en deux touffes. Les ailes sont de forme re-
coquillée.
Assez bon style. Traces de blanc sur les chairs; tunique verte avec une
large bande rose; rose sur la coiffure, rose et vert sur les ailes. Trou
d'évent rond et large trou de suspension. Au revers et dan.^ le bas 0A.
Haut., 0'»23.
c 99 3
173 (40). — Même sujet.
Elle est debout, drapée dans une tunique talaire, serrée
sous les seins, la jambe gauche nue et avancée. La main
gauche soutient la draperie à la hanche; la main droite avan-
cée tient une bandelette.
Bon style. Pas de couleurs. Trou d'évent rond et trou de suspension.
Sur chaque épaule une fente oblongue pour des ailes mobiles. Manquent
les ailes et le bas de la jambe gauche. Au revers et en bas, inscription
MHNO0IAOY. Trouvée dans le même tombeau c(ue la suivante.
Haut., 0'nl7.
174 (39). — Même sujet.
Même moule; la main droite étendue ne tient aucun objet.
Bon style. Trou d'évent rond et trou de suspension. Sur chaque épaule
une fente pour des ailes mobiles. Manquent les ailes et le bas de la jambe
gauche. Au revers et en bas, inscription MHNOOIAOY. Haut., QMi.
Psychés.
Elles se distinguent des précédentes par leurs ailes de
papillon, mais elles font aussi partie du cycle d'Aphrodite et
d'Éros. Les différents motifs de Psyché assise et songeant
(n° 175), cueillant des fruits (n'^ 176), à demi agenouillée et sup-
pliante (n° 177) sont déjà connus par un grand nombre de
monuments figurés. C'est un sujet favori de l'art alexandrin
qui y mêle toutes sortes de conceptions profondes ou raffinées
sur l'état de l'âme {^^yiy\) tourmentée par l'Amour. On ne
c 100 -■>
s'étonnera donc pas qu'étantun symbole des passions de la vie
humaine, cette représentation ait pris place parmi les figu-
rines que Ton déposait auprès des morts. 11 faut rapprocher
de celles-ci une autre statuette (n° 273) que l'absence d'ailes
nous a fait ranger dans les sujets non mythologiques, mais
qui dérive d'un type plastique bien connu, Éros et Psyché
s'embrassant.
175 (93). — Psyché assise.
Elle est assise sur un rocher aux formes tourmentées,
tournée à gauche, les pieds croisés l'un sur l'autre, le bras
droit replié et accoudé sur le rocher, la main gauche portée
en avant de la poitrine. Elle est vêtue d'une tunique qui a
glissé des épaules, laissant le sein droit et les deux bras
nus. Couronne en bourrelet sur la tète; grandes ailes de
papillon.
Bon style. Traces de blanc sur la tunique, rose sur les ailes. Socle ar-
rondi à moulures. Trou d'évent rond, endommagé. Manquent la main
droite, le sein droit, le haut du rocher à sa droite. La tète, les ailes, plu-
sieurs morceaux du corps et du socle sont recollés. Haut., 0'"32.
176 (178). — Psyché debout.
De la main droite abaissée elle tient une grappe de rai-
sin (?). A sa gauche se dresse un petit arbre à tronc court et
noueux, à tiges feuillues et droites, parsemées de fruits
ronds (grenadier?). Elle est vêtue d'une tunique talaire et
chaussée de sandales. Coiffure à côles avec crobyle très
élevé. Ailes de papillon.
Style très médiocre. Couleur blanche sur toute la statuette; ton rou-
C 101 3
geâtre sur le tronc d'arbre, les sandales et le socle; vert foncé sur l'arbre
et sur quelques parties du socle. Socle carré. Pas de trou d'évent. Man-
que le bout des ailes; la tète de Psyché et le tronc d'arbre sont recollés.
Haut, O-nl'i.
177 (123). — Psyché agenouillée.
Elle est tournée à droite, le genou gauche en terre, les
deux bras étendus comme pour implorer. Elle est vêtue d'une
tunique talaire et d'un himation qui a glissé sur les genoux
en avant, sur les talons en arrière. Coiffure en bandeaux
avec tresse centrale, ceinte d'une bandelette.
Bon style. Traces de blanc; rose sur la draperie, Jaune sur les che-
veux et sur la bandelette. Pas de trou d'évent. Manquent les ailes et les
mains. Tète et bras droit recollés. Haut., o>nio.
V. CYCLE DE DIONYSOS
Dionysos (Bacchus) partage avec Aphrodite (Vénus) la pre-
mière place dans la religion alexandrine. On peut s'en con-
vaincre en jetant les yeux sur les peintures de Pompéi qui re-
produisent, avec une abondante variété, tous les mythes relatifs
à l'histoire de ce dieu et en étudiant les innombrables statues
et bas-reliefs que lui a consacrés la plastique gréco-romaine.
De plus, son caractère oriental le désignait tout particulière-
ment comme sujet aux coroplastes d'Asie Mineure. Aussi a-t-il
donné naissance, dans les ateliers de Myrina, à une importante
série de figurines. La première (n^ 178) étonne par le mélange
bizarre d'attributs que l'artiste lui a prêtés; le dieu, recon-
naissable à son corps efféminé, aux pampres qui couronnent
sa tête, et sorti d'un moule tout pareil à celui des statuettes
suivantes, apparaît ici avec les ailes d'Éros et la lyre d'A-
pollon ! 11 est vrai que la lyre lui est assez souvent attribuée
en propre sur les monuments et que, d'autre part, Pausanias
(III, 19^ G) parle d'un Dionysos Wika^, c'est-à-dire ailé, qui
existait à Amyklaï. Mais il n'est peut-être pas nécessaire
de prêter aux artisans de Myrina l'idée d'emprunter leurs
attributs à des types si divers pour les combiner ensemble;
leur goût bien marqué pour les figures ailées, l'habitude
C 103 3
qu'ils avaient d'en ajouter à presque toutes leurs figurines,
comme nous l'avons vu tant de fois, suffisent à nous expli-
quer cette anomalie. Les spécimens suivants (n°s 179-184)
sont visiblement imités de la plastique. Les deux groupes
qui montrent Ariane assise à côté du dieu (n°^ 180, 181) offrent
l'exemple très curieux de deux maquettes pareilles, trou-
vées dans le même tombeau, mais de valeur inégale pour
la finesse des retouches et pour l'exécution des détails qui est
bien supérieure dans le premier groupe. Le second porte une
signature incomplète où l'on peut lire le commencement d'un
nom comme Glykon ou Gaios, déjà connus par d'autres terres
cuites. La série des Satyres et des Silènes (n^^ 185-190) compte
deux pièces importantes de beau style; l'une (n° 185), qui pro-
vient probablement du surmoulage d'un petit bronze, est un
Satyre qui danse en portant sur le bras droit étendu Bacchus
enfant, motif où l'on retrouve différentes attitudes emprun-
tées à la plastique plus ancienne du iv^ siècle et mêlées avec
l'art ingénieux qui caractérise l'époque hellénistique; l'autre
(n° 187) est un simple fragment qui reproduit dans un style
très pur le beau groupe du Louvre connu sous le nom de
Faune à l'enfant.
178 (IGO). — Dionysos ailé avec lyre.
il est debout, tenant de la main gauche une lyre appuyée
sur une colonnette qui repose elle-même sur une base car-
rée, la tète tournée à droite et inclinée, la main droite
abaissée et tenant un plectre. Le corps est nu; les jambes
seules sont recouvertes d\uie draperie; il a des sandales
C 104 3
nouées par des liens sur le cou-de-pied, des ailes dans le
dos. Coiffure courte, ornée de pampres avec une couronne
en bourrelet enlourée d'un large lemnisque qui retombe de
chaque côté sur les épaules.
Style médiocre. La draperie, les sandales et le lemnisque sont peints en
rose, les ailes en l)leu et en rose, la colonnette en bleu, le socle en vert.
Socle rectangulaii'e. Trou d'évent rond. I^a tète, les ailes, la main et le
bras droit, les deux pieds sont recollés. ■ • Unut.. 0^2:1.
179 (295). — Dionysos avec Éros et une panthère.
Il est deboul, le coude gauche appuyé sur un cippe élevé
et tenant de la main droite écartée un canlhare; il a le corps
nu, avec une nébride sur la poilrine et les jambes recou-
vertes d'une draperie. Coiffure ornée de pampres et de
baies, avec large lemniscjue qui retombe sur les épaules. A
sa droite s'avance imc panihère qui tourne la tète vers lui,
la patte gauche levée; à sa gauche, un petit Éros nu tourne
la tète vers lui et tient un pan de la draperie.
Style médiocre. Traces de blanc; rouge sur le lemnis([ue, rose sur la
draperie, jaune sur la panthère. Socle rectangulaire. Trou d'évent rond.
Mancjuc l'avant-bras gauche. I^e bras droit, plusieurs morceaux du corps
et du socle sont recollés. Uaut., 0"'2:55.
180 (276). — Dionysos et Ariane.
Dionysos est assis sur un rocher (?), à demi couché de
droite à gauche, le bras gauche pendant et tenant un can-
lhare, le bras droit posé sur le sommet de sa tète qui s'ap-
puie eonire l'épaule d'Ariane assise à sa gauche, la main
droite appuyée sur l'épaule gauche de Dionysos, la main
gauche tenant le bord de son himation sur les genoux. Entre
C 105 3
eux et à leurs pieds est accroupie de gauche à droite une
panthère, la tête tournée en arrière et levée vers eux. Dio-
nysos a le buste nu avec une nébride et une draperie jetée
sur les genoux; coiffure ornée de pampres et de baies avec
une longue boucle retombant sur l'épaule droite. Ariane est
vêtue de la tunique talaire serrée au-dessous des seins, avec
un himation retombant en arrière et revenant sur les ge-
noux; coiffure ornée de pampres et de baies, avec une lon-
gue boucle sur Tépaule gauche.
Bon style. Traces de rose sur l'hiniation d'Ariane. Large trou d'évent
rond. La poitrine d'Ariane, l'épaule gauche de Dionysos et les jambes
des deux personnages sont endommagées. Plusieurs morceaux recollés.
Sur le revers sont disposés trois tenons de terre cuite percés d'un trou.
Trouvé dans le même tombeau que le suivant. Haut., 0'n2'i.
181 ("275). — Même sujet.
Même groupe, un peu plus grand. La tête de Dionysos
est beaucoup plus renversée sur l'épaule d'Ariane. Il y a
des différences sensibles d'exécution dans les détails des
draperies et des accessoires.
Assez bon style. Le travail de retouche paraît avoir été très sommaire.
Trou d'évent rond et petit. Manque la tête d'Ariane. Tête et bras de Dio-
nysos recollés. Sur le revers, trois tenons semblables à ceux du précé-
dent; en dessous, inscription TA (ou TA?). — — Haut., 0^22.
182 (211). — Dionysos et Bacchante.
Dionysos est debout, la main droite écartée du corps et
tenant un canthare, la main gauche posée sur l'épaule droite
d'une Bacchante qui passe le bras droit autour de la taille
du dieu, la main gauche portée en avant, la jambe gauche
C 106 D
croisée vSur Tautre. Le dieu est nu, avec la nébride sur la
poitrine; coiffure ornée de pampres, avec large lemnisque
retombant sur les épaules. La femme est nue avec une dra-
perie couvrant les jambes; coiffure ornée de pampres et de
baies; pendants aux oreilles.
Style très médiocre. Jaune sur la nébride; rouge et jaune sur les deux
coiffures; rose sur les pieds de la bacchante. Trou d'évent rond. Socle
rectangulaire. Le bras droit de Dionysos et le bras gauche de la femme
sont recollés. Haut.. Ora24.
483 (20). — Dionysos {ou Bacchant?) et Bacchante .
L'homme s'avance debout et nu, coiffé de pampres, avec
une draperie retombant en arrière qu'il élève de la main
droite; une femme drapée, placée à sa gauche, tenant une
pomme de la main gauche avancée, passe le bras droit au-
tour de la taille de son compagnon.
Style médiocre. Traces de blanc; rose sur les chairs; rouge brun sur
la coiffure. Trou d'évent rectangulaire. Base en forme de plaquette.
Haut., O-IO.
184 (203). — Bacchante assise.
Elle est assise sur un rocher aux formes tourmentées, re-
couvert d'une peau de panthère, la tète tournée à gauche,
le bras droit écarté du corps à angle droit, la main gauche
avancée et terminée par une sorte de languette effilée (elle
devait servir de soutien à un miroir dans lequel elle se re-
gardait). Tunique talaire serrée par un lien au-dessous des
seins; himation enroulé sur le bras gauche nu et couvrant
les genoux. Coiffure en bandeaux, ornée de pampres et de
baies avec boucles sur les épaules.
C 107 3
Bon style. Traces de blanc sur les chairs; la tunique et l'himation
étaient blancs avec bandes roses, les cheveux bruns, les sandales rouges;
traces de bleu sur les pampres, de rouge sur les griffes de la peau de
panthère, de jaune (qui servait de soutien à la dorure) sur les fruits, le
bout des seins, les bords de la draperie et la ceinture. Trou d'évent rond
restauré. Manque le bout de la main droite. Plusieurs morceaux recollés,
■ Haut-, 0m24.
185 (281). — Satyre portant Dionysos enfant.
Il est debout, le corps nu, avec une courte chlamyde
nouée sur Tépaule droite, dont il tient le bout relevé de la
main gauche de manière à former un pli creux où sont
déposés des fruits (raisins, pommes ou grenades.) Sur le
bras droit élevé en l'air, à angle droit, est assis un petit
enfant nu (Dionysos) dont il tient le bras droit avec la main
droite. Il se soulève sur la pointe des pieds dans une atti-
tude de danseur, la jambe gauche portée en avant. La tète
est tournée à droite avec la bouche ouverte et riante, mon-
trant les dents; la physionomie est laide et bestiale. Coif-
fure aux cheveux courts et drus, avec des feuilles de pins
plantées en couronne sur le devant.
Très bon style. Traces de jaune l)run sur la draperie et sur le corps;
rouge sur le cqrps de l'enfant. Trou d'évent rond. Manquent la tète de
l'enfant, quelques feuilles de la coiffure. Tète et jambes recollées. La
plante des pieds nus est munie d'une saillie pour tenir le corps en équi-
libre. Haut , OmO'i.
186 (224). — Silène en forme de ternie.
Le bas du corps se termine en gaine quadrangulaire au-
tour de laquelle s'enroule une draperie. La tète est chauve,
avec les sourcils saillants, le nez écrasé, les oreilles poin-
C 108 3
tues; de grandes moustaches et une longue barbe divisée
en mèches retombent sur la poitrine; quelques restes de
pampres sur le côté droit de la tête. Le buste nu est couvert
d'une nébride. La tête est tournée à droite et un peu bais-
sée; le bras droit écarté à angle droit tient le bout d'un ac-
cessoire qui manque.
Bon style. Traces de blanc et de rose dans le bas de la draperie. Trou
d'évent ovale, endommagé. Manquent Tavant-bras gauche, le flanc gau-
che, un morceau de la gaine et l'accessoire tenu dans la main droite.
Beaucoup de morceau.x recollés. Haut., 0'>>26.
187 (280). — Silène portant Dionysos enfant.
Il est nu, avec une draperie jetée en arrière sur l'épaule
gauche, la tête légèrement tournée à droite et inclinée. Il
tient de la main gauche un canthare et porte du bras droit en
le serrant contre sa poitrine un petit enfant nu (Dionysos)
qui a le corps couvert d'une nébride, les cheveux bouclés,
et qui élève les deux bras vers la figure de Silène. Celui-ci
est chauve et barbu, avec quelques pampres disposés en
couronne sur la tête et un large lemnisque qui retombe sur
chaque épaule.
Très bon style. Traces de rose sur la draperie. Manquent le revers et
toute la partie inférieure depuis le ventre. Haut., 0'«\2.
488 (85). — Silène et Bacchante.
Silène barbu, nu et ithyphallique, le genou droit en terre,
soulève de la main gauche une draperie qui recouvre une
femme nue, étendue sur le côté gauche et endormie sur un
lit drapé. Les deux personnages portent une couronne en
bourrelet.
C 109 3
style très médiocre. Traces de blanc sur les chairs. Socle quadran-
gulaire. Trou d'évent rectangulaire. Manque le bras droit du Silène.
Haut., 0n>09.
189 (89). — Silène avec chèvre.
Il est barbu et ventru, le corps nu, avec une draperie jetée
sur le bras droit. Il marche rapidement vers la gauche, la tête
tournée en arrière et traînant par les cornes une chèvre qui
résiste, la tète basse.
Assez bon style. Traces de blanc; rouge sur les chairs; noir sur les
yeux, les sourcils et la bouche; jaune sur le corps de la chèvre; noir sur
l'œil et le sourcil, les pattes et le socle. Trou d'évent rond. Socle plat
avec un angle saillant par devant. Manquent le bras gauche du Silène et
une corne de la chèvre Haut., 0'i>io.
190 (193). — Silène ou Pan assis avec corne d'abondance.
Il est nu et barbu, assis par terre, les deux jambes du
même côté, la main gauche appuyée contre teri'e, le bras
droit replié et soutenant une corne d'abondance (ou un grand
rhyton). Type grotesque, oreilles longues, sortes de cornes
sur le sommet de la tète, barbiche en pointe.
Style très médiocre. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle plat
et arrondi. Haut., omos.
VI. DÉMÉTER ET CYBÈLE
Nous avons parlé dans l'Introduction (p. 22) du style de
tradition qui a perpétué dans les ateliers des coroplastes de
tous les pays grecs la fabrication de certains types hiératiques
qui ne suivaient pas les variations de la mode et de l'époque.
Il est naturel que les divinités chthoniennes et infernales aient
été plus cjue les autres l'objet de ce respect religieux; aussi
retrouvons-nous ici, au milieu de statuettes de style alexandrin,
quelques beaux masques de Déméter voilée, dont les traits
sévères et archaïques offrent dans toute sa pureté le style du
v^ siècle av. J.-C, bien qu'ils aient été probablement fabriqués
à Myrina en même temps que les autres figurines, c'est-à-
dire au 11^ ou i^"" siècle avant l'ère chrétienne (n°^ 191, 192). La
même remarque s'applique aux représentations de la déesse
assise {lY"^ 193-195) qui, après tant de siècles, gardent encore
l'attitude immobile et raide des antiques statues des Bran-
chides. Toutes les nécropoles grecques ont fourni des terres
cuites de ce genre. Les n^^ 195^" et 195''''' n'ont pas été recueil-
lis dans les tombeaux; ils proviennent des recherches que l'on
a faites sur un monticule voisin, situé au bord de la mer, do-
minant le port de Myrina, et où nous pensons cju'un temple a
pu exister. Ces plaques de terres cuites seraient des fragments
c m 3
d'ex-voto autrefois déposés dans le sanctuaire et qui auraient
roulé ensuite sur la pente de la colline; on les a trouvées pres-
que à fleur de terre. Aucune plaque n'est complète, mais on
peut restituer le sujet qui représentait Cybèle assise sous un
édicule, tenant un tympanon de la main gauche, ayant un lion
à sa droite.
191 (128). — Masque de Déméter.
Le type du visage est archaïque; la lèle coiffée en bandeaux
plats est couverte d'un voile qui retombe de chaque côté de
la figure.
Bon style. Traces de blanc sur le visage; rouge sur les lèvres et le
voile. Manquent toute la partie inférieure et le haut du voile.
Haut., 0'i>17.
192 (136). — Même sujet.
Même type; même coiffure. Du bout des doigts serrés de
la main droite elle tient une fleur de lotus contre son épaule
droite; la main gauche appuyée contre le sein tient par les
pattes un oiseau (colombe).
Bon style. Couleur blanche sur tout le masque; bordure rouge ver-
millon sur les bords du voile; rouge brun sur les cheveux; traces de bleu
Sur le front; ton verdâtre sur la fleur; noir sur les yeux et rouge sur la
bouche. Trou de suspension au sommet de la tète. IManque toute la partie
inférieure, à gauche. — liaui., 0"'2G.
193 (444). — Déméter assise.
Elle est assise sur un siège carré, dans une attitude hié-
ratique, les pieds posés sur un tabouret plat qui fait partie
C 112 3
du siège, la main gauche posée sur le genou, la main droite
repliée contre la poitrine et tenant une colombe aux ailes dé-
ployées. Tunic|ue collante à plis droits et réguliers. Coiffure
plate en bandeaux.
Style médiocre. Pas de trou d'évent. Croûte terreuse. Tète recollée.
Haut., O-nl-'io.
194 (290). — Même sujet.
Elle est assise sur un siège rond, dans la même attitude
que la précédente, la main droite appliquée contre la poitrine
entre les deux seins. Même costume.
Assez bon style. Pas de trou d'évent. Croûte calcaire sur le genou
droit. Haut., 0n»135.
195 (466). — Déméter Kourotrophe.
Même attitude. Les deux mains sont posées sur les ge-
noux où est assis un enfant nu. Même costume; la tète est
voilée.
Style médiocre. Pas de trou d'évent. Traces de i)lanc; rouge sur la
bordure du vêtement et du voile, sur la tète, les bras et le bas des
Jambes. Haut., o™ii.
195^'* (657). — Cybèle avec tympaiion.
La déesse drapée, dans une attitude hiératique, tient de
la main gauche élevée un grand tympanon appuyé sur son
épaule gauche. Diadème sur la tête; longues boucles pen-
dant sur les épaules.
Style médiocre. Terre rougeâtre. Pas de couleurs. Fragment de plaque
c H3 D
de terre cuite qui devait représenter un édicule comme le suivant. Trou
de suspension. La partie inférieure du personnage, depuis la ceinture,
manque. • Long., o^og.
195'"'" (656). — Même sujet.
Dans un édicule surmonté d\m fronton et d'acrotères,
avec entablement orné de denticules, supporté par deux
colonnettes corinthiennes dont il ne reste qu'un chapiteau
à gauche, la déesse est assise sur un trône à dossier; même
costume.
Style médiocre. Terre jaune foncé. Pas de couleurs. Fragment de pla-
que semblable à la précédente. Manque la partie inférieure du person-
nage depuis la ceinture, le bras gauche, les colonnettes de Pédicule.
Long., 0™07.
vil. DniNlTÉS DE LOLYMPE
Il est remarquable que, malgré l'abondance des sujets
religieux, les grandes divinités de l'Olympe soient presque
absentes de la collection de Myrina ; la même observation a
été faite par M. Heuzey au sujet des fragments de Tarse réunis
au Musée du Louvre, Zeus, Poséidon et Ares ne s'y trouvent
pas une seule fois. Héra (n° 196), Athéné (n^ 197), Apollon
(n° 199), Hermès (n° 200) ne sont représentés chacun que par
un seul exemplaire; Artémis par deux seulement (n°^ 198,
199). Le fait est d'autant plus singulier pour Aj^oUon que ce
dieu possédait dans le voisinage, à Grynium^ un sanctuaire
très célèbre et que les monnaies mêmes de Myrina portent
son effigie. Rien ne montre mieux le travail de syncrétisme
religieux qui a suivi l'époque d'Alexandre; l'union des dieux
grecs avec les divinités orientales avait donné une prépondé-
rance marquée aux cultes d'origine asiatique, ceux d'Aphro-
dite et de Dion-ysos en particulier; à côté d'eux, les Olympiens
disparaissent.
Les signatures des artistes Diphilos (n" 198) et Ménophilos
(n° 200) nous sont déjà connues. On remarquera que la sta-
tuette où nous reconnaissons Hermès (n" 200) est identique
à celle qui représente Ploutos ou un Génie de l'Abondance
C 115 3
(n° 209) pour la }30se du corps et des jambes, pour rajuste-
ment de la draperie à droite, pour la forme du tronc d'arbre
et du socle. Il est évident que le même moule a servi au fa-
bricant Ménophilos pour faire ces deux figurines; mais il lui
a suffi de varier quelques accessoires, de changer la coif-
fure, les attributs, les gestes des bras, pour créer deux types
différents. On saisit là sur le fait les procédés en usage chez
les coroplastes.
196 (86). — Héra diadémée.
Elle est deboul, le bras gauche abaissé, le bras droil nu
écarté du corps à angle droit. Tunique talaire agrafée sur
Tépaule gauche; himation passant sur Tépaule gauche, dé-
gageant le bras et l'épaule droite, puis remontant en voile
sur le sommet de la tête et retombant en plis sur l'épaule et
le bras gauche qu'il cache. Coiffure à triple rang de boucles
sur le front; haut diadème orné de palmettes sur le devant.
Sandales épaisses aux pieds.
Bon style. Traces de blanc sur les chairs; la tunique était blanche avec
bande rose; l'himation rose vif; rouge sur les lèvres; traces de dorure
sur le bord de la tunique et sur le diadème. Trou d'évent trapézoïdal.
Manque l'avant-bras droit. Haut., o™'ii.
197 (388). — Athéné avec phiale.
Elle est debout, la main droite avancée tenant une phiale,
la main gauche appuyée sur le bord d'un bouclier rond posé
en terre. Tuni([ue talaire et himation qui retombe en arriére.
Casque sur la tète.
Style ordinaire. Pas de couleurs. Trou d'évenl ovale. Socle rond. Fi-
i-ure fruste. Haut., 0">I3.
C 116 3
498 (190). — Artémis chasseresse.
Elle est debout, tenant de la main droite abaissée une
phiale et de la main gauche un haut épieu (ou une torche?)
appuyé en terre. Tunique courte, serrée au-dessous des
seins; endromides aux pieds; carquois dans le dos. A ses
pieds, à sa droite, un chien tourne vers elle la tète, la patte
droite levée.
Style ordinaire. Traces de blanc. Socle rectangulaire. Pas de trou
d'évent. Au revers et en bas AIOIAOY. Haut., o^is.
199 (313). — Artémis et Apollon.
Artémis est appuyée de la main droite sur un épieu, la
main gauche baissée et tenant les plis de Thimation ; tunique
courte serrée à la ceinture et himation roulé autour du corps;
diadème sur la tète. A sa gauche, Apollon nu, la main droite
baissée tenant un plectre, soutient de la main gauche une
grande lyre posée sur un cippe; coiffure avec couronne ra-
diée. A la droite d'Artémis, un chien tourne vers elle la tète,
la patte droite levée.
Style ordinaire. Trou d'évent rond. Double socle formé d'une partie
plate surmontée d'une base plus haute et cjuadrangulaire. Partie endom-
magée et recollée dans le bas. Haut., 0">io.
200 (272^'*). — Hermès avec phiale.
Il est debout, nu, imberbe, la jambe gauche fléchie, le
coude gauche appuyé sur un tronc d'arbre et la main avan-
cée à plat, la main droite écartée du corps et tenant une
phiale; une draperie posée sur Tavant-bras gauche retombe
C 117 D
jusqu'à terre. Coiffure courte avec couronne en bourrelet,
surmontée de deux ailettes, et large lemnisque qui retombe
sur les épaules.
Assez bon style. Traces de rose sur la draperie et sur la couronne;
brun sur les cheveux. Trou d'évent rond endommagé. Socle rond. Plu-
sieurs morceaux recollés. Au revers et sur le socle, inscription :
MHNQcJJlAOY. Haut., Om275.
MIL DIVINITÉS SECONDAIRES
Bien qu'Hercule ne soit représenté dans la collection du
Louvre que par deux exemplaires (n*'^ 201, 202), cette divinité
s'est rencontrée assez fréquemment à Myrina. Il faut sans
doute y voir une influence de la tradition créée par Lysippe
qui avait mis en vogue ce genre de représentation. Nous avons
peut-être affaire ici à des surmoulages de petits bronzes, car
le revers des statuettes est travaillé comme la partie anté-
rieure, ce qui est exceptionnel dans les figurines de terre
cuite. Le groupe des Nymphes (n° 206) est remarquable par
sa taille et par sa composition qui montre les personnages,
non' pas seulement réunis en grand nombre, mais placés dans
le ])aysage même qui leur sert de cadre; ce n'est d'ailleurs
qu'une imitation de la plastique, Car l'on a trouvé en Grèce
toute une série d'ex-voto en marbre dédiés aux Nymphes, qui
représentent en bas-relief une composition analogue. Les
types bien connus de la Fortune et des divinités qui person-
nifient TAbondance (n^** 207, 20S) rappellent les motifs allégo-
riques si répandus à l'époque romaine. On se rendra compte,
en comparant le n° 209 avec le n" 200, des procédés employés
par les coroplastes pour diversifier les sujets en employant
les mêmes moules.
C 119 3
Nous connaissons déjà les noms des fabricants Artémon
(n°205) et Ménophilos (n^209). D'autres sont nouveaux (n°^20'i,
206); mais ils ne sont pas donnés en entier.
201 (171). — Héraklès avec les pommes des Hespérides.
II est debout et nu, la jambe droite fléchie, le bras droit
écarté du corps et s'appuyant sur la massue, portant sur le
bras gauche avancé la peau de lion, une pomme dans la main
gauche fermée. Chevelure courte et frisée, avec une bande-
lette et un ornement en pastille sur le devant.
Style ordinaire. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. flanquent les
pieds, la massue, un bout de la peau de lion. Les deux bras et la peau de
lion sont recollés. Haut., 0in225.
202 (455). — Héraklès à côté d'un Terme.
Il est debout et nu, la tète tournée à droite, la jambe droite
fléchie, appuyé de la main droite sur une massue posée en
terre, portant sur le bras gauche la peau de lion. A sa gau-
che s'élève un Terme, dont la gaine porte un phallus et est
surmontée d'une tète de Dionysos imberbe à longues bou-
cles retombant sur les épaules.
Bon style. Traces de couleur jaunâtre sur le corps; rouge sur les che-
veux, la massue et la peau de lion, rose sur la gaine du Terme, bleu sous
la griffe de la peau de lion, blanc sur tout le socle et sur le Terme. Pas de
trou d'évent. Socle ovale. Haut., o-nis.
203 (103). — Muse {Melpomène?).
Elle est debout, tout le corps tourné à droite, le pied droit
c 120 =
soulevé de terre, la main gauche abaissée et retenant un pli
de rhimation sur la cuisse gauche. Tunique collante à man-
ches longues; himation cachant les jambes et dont un pan
revient sur Tépaule gauche. Sandales très épaisses aux
pieds. Coiffure en bandeaux ondulés avec un crobyle en
large touffe élevée et une bandelette sur le devant; pen-
dants aux oreilles; bracelet au poignet gauche.
Bon style. Traces de blanc sur le visage et les draperies; rouge vif sur
les sandales; jaune (soutien de dorure) sur la bandelette et les boucles
d'oreilles; brun rougeâtre sur les cheveux. Trou d'évent oblong, endom-
magé. Manque l'avant-bras droit. Tète recollée. Haut., 0i>305.
204 (120). -r- Muse tenant un volumen.
Elle est debout, le bras droit avancé et tenant un volujnen
roulé, la main gauche baissée et portée en arrière, la tète
tournée à droite. Tunique talaire et, par-dessus, himation
C|ui dégage le côté droit. Coiffure en bandeaux avec boucles
sur les épaules; ornement en boule sur la tête; pendants
aux oreilles.
Bon style. Traces de jaune et de violet sur la tunique; rose vif sur l'hi-
mation. Trou d'évent rond. Tête et bras droit recollés. Au revers et en
bas, inscription : AOH. Haut., 0'"175.
205 (43). — Muse tenant une lyre.
Elle est assise sur un rocher aux formes tourmentées, sur
lequel elle s'appuie de la main gauche, tenant de la main
droite une lyre posée sur son genou droit. Tunique talaire;
C 121 D
himation rejeté sur les genoux et le bras droit. Coiffure en
bandeaux avec crobyle en double touffe et boucles pen-
dantes.
Bon style. Traces de rouge sur le socle. Trou d'évent rond. Socle rond.
Au revers et en bas, inscription : APTEMCONOC. Haut., on>i7.
206 (209). — Trois nymphes dansant dans une grotte.
Elles sont debout dans une grotte dont le pourtour et le
fond sont tapissés de grappes de raisin et de pampres.
Celle du milieu danse, la main gauche avancée; à sa droite
une autre la regarde, tenant de ses deux mains élevées les
plis de son himation; la troisième à gauche a la tète baissée
et tournée à droite, la main droite tenant le pli de la drape-
rie. Elles sont vêtues d'une tunique talaire avec himation par
dessus. Celle du milieu, seule, a la tête voilée avec un dia-
dème sur les cheveux. De chaque côté de la grotte, un petit
Éros est debout et danse, le bras droit en l'air, la main gau-
che baissée. Sur la paroi du fond et au centre est fixée une
tête de Pan barbu (oscillum). A droite, on distingue encore,
suspendu dans le fond, une sorte de tympanon. Le tout est
porté par un socle élevé à double moulure, orné de quatre
bucranes reliés entre eux par des guirlandes et séparés les
uns des autres par des rosaces.
Bon style. Traces d'un blanc lustré sur les parois de la grotte et sur les
figurines ; rouge sur le tympanon. Traces de bleu sur l'himation de la
nymphe du milieu. Large trou d'évent ovale. Manque l'avant-bras droit
de la nymphe du milieu. Nombreux morceaux recollés; quelques restau-
rations. Au revers et au-dessous du trou d'évent, inscription : NIKOC
Trouvé dans le même tombeau que les n"» 214 et 268. Haut., 0'n27.
c 122 3
207 (433). — Fortune avec corne d'abondance.
Elle est debout, le buste nu, avec une draperie sur les
jambes, la jambe gauche croisée par- dessus Tautre, la
main droite sur la hanche, le coude gauche appuyé sur un
cippe et tenant dans la main une corne d'abondance remplie
de raisins et autres fruits.
Style ordinaire. Traces d'un blanc lustré sur toute la statuette, rose sur
la draperie, vert sur le haut de la corne. Le cippe est divisé en cinq
bandes alternativement rouges et vertes. Large trou d'évent ovale. Socle
rectangulaire. Au revers, au-dessus du trou d'évent, inscription A.
Haut., 0-nl4.
208 (96). — Cérès ou Abondance.
Elle est debout, tenant de la main droite abaissée une
phiale et tenant de la main gauche, contre le corps, une
grande corne d'abondance qui contient des raisins et autres
fruits. Tunique talaire serrée à la ceinture. Himation rejeté
en arrière et retombant jusqu'aux pieds. Coiffure en ban-
deaux avec diadème en croissant et boucles sur les
épaules.
Assez bon style. Traces de blanc ; rose sur la draperie ; jaune sur la
corne d'abondance; rouge sur le bas de la corne et sur les fruits. Trou
d'évent obloncr. Socle haut et rectangulaire. Haut., 0'ni2.
209 (272). — Ploutos ou Génie de l'abondance.
Il est debout et nu, avec une chlamyde jetée sur le bras
gauche, qui est accoudé sur un tronc d'arbre et soutient une
corne d'abondance. La main droite est élevée à la hauteur
du menton; la jambe gauche fléchit. Coiffure courte avec
c 123 D
couronné en bourrelet ornée d'un apex, de pampres et de
baies; boucles retombant sur les épaules. Bracelet au poignet
droit.
Assez bon style. Traces de blanc; rose sur la couronne et sur la chla-
myde. Trou d'évent rond et petit. Socle rond. Manquent la main gauche
et le bout de la corne. La main droite, la corne d'abondance et son extré-
mité sont recollées. Au revers et sur le socle, inscription : MHNO<î>IAOY.
Haut., On-27.
IX. DIVINITÉS D'ATTRIBUTION INCERTAINE
On sait le rôle important qu'a joué dans les religions
orientales le jeune compagnon de Cybèle, Atys, dont le mythe
rappelle de très près l'histoire d'Adonis et de Vénus. Atys,
dans le culte gréco-oriental, figure à l'origine comme divinité
lunaire, sous le nom d'Atys-Mên ; les fragments de Tarse,
en Asie Mineure, le représentent déjà sous la figure d'un
éphèbe coiffé d'une couronne radiée. Une coiffure semblable
est donnée à quelques figurines de Myrina (n°^ 210-212), dans
lesquelles on reconnaîtrait d'autant plus volontiers le jeune
dieu qu'il porte dans le dos un carquois, accessoire qui lui
convient comme à Adonis. Nous nous demandons s'il ne faut
pas attribuer le même nom, quoiqu'il se présente sous un
aspect différent et avec des formes féminines assez dévelop-
pées, au personnage en costume phrygien qui tient dans la
main droite une sorte de fleur épanouie (n°215). Ce costume
rappelle celui du phrygien Atys et la fleur est aussi un acces-
soire qui lui est propre; mais il est à remarquer que la sta-
tuette porte dans le dos des trous pour des ailes qui, si elles
étaient ajustées, donneraient au personnage une physionomie
dont le caractère est difficile à définir. C'est pourquoi nous
ne voulons point appliquer aux statuettes de cette catégorie
c 125 3
des noms très précis. Il en est de même pour le grand groupe
(n° 214) dans lequel on ])ourrait voir Séléné avec son cheval,
sujet assez fréquent dans la plastique, mais dont le caractère
est ici douteux. Les petites idoles d'attitude archaïque et coif-
fées du polos (n°^ 216, 217) rappellent des types fort anciens
qu'on voit sur les vases peints et dont l'attribution est incer-
taine ; une de celles-ci porte des traces d'ailes bien marquées
et ressemble à celle que nous avons nommée, avec quelque
vraisemblance, Peitho, dans le grand groupe de la naissance
d'Aphrodite (n^ 45).
Peut-être faut-il lire un nom d'origine romaine comme
nouXioç ou rioTîtXioç dans la signature nouvelle que fournit le
n«211.
210 (246). — Éphèbe nu avec un carquois {Atys?).
Il est debout, la tête à droite, la main droite sur la
hanche, la main gauche contre la cuisse et tenant un stri-
gile (?), un carquois dans le dos, la jambe gauche fléchie, le
coude gauche appuyé sur la tête d'un Terme à tête de dieu
barbu, dont le fût porte un phallus. Chlamyde agrafée sur
l'épaule droite, rejetée dans le dos et retombant sur le bras
droit. Coiffure courte avec les cheveux ramenés sur le front;
feuillage radié tout autour de la tête avec un ornement en
pastille au centre; large lemnisque retombant sur chaque
épaule.
Style ordinaire. Traces de blanc; rose sur la chlamyde. Trou d'évent
rond. Socle rectangulaire. La tête, le bas du corps, le Terme et plusieurs
morceaux du socle sont recollés. Haut., 0n>285.
c 126 o
211 (95). — Éphèbe drapé avec un carquois.
Il est debout, la jambe gauche fléchie, un carquois clans le
dos, la main droite pendante et tenant les plis de Thimation,
le bras gauche replié sous la draperie contre la poitrine. Il
est drapé dans un himation collant qui descend jusqu'aux
pieds et est agrafé sur Fépaule droite. Coiffure courte.
Style ordinaire. Traces de rose sur la draperie. Trou d'évent rond.
Socle haut et carré, endommagé par devant. Une partie du socle est re-
collée. Au revers sur le socle, inscription TTOn. Haut., On.^i.
212 (602). — Même sujet.
Même attitude, même costume. Coiffure courte avec cou-
ronne de feuillage radié.
Style ordinaire. Traces de rouge sur les pieds. Trou d'évent rond. Socle
rectangulaire. Un trou est pratiqué dans la main droite pour recevoir un
accessoire disparu. La tète et le socle sont recollés. Haut., onn^i.
213 (296). — Même sujet.
Même attitude, la tète tournée à gauche; même costume.
Coiffure courte.
Style ordinaire. Croûte terreuse. Trou d'évent rond. Socle carré. Man-
que la partie droite du socle. Un morceau du corps est recollé. —
Haut., O'nlO.
214 (268). — Femme conduisant un cheval.
Elle est debout, marchant à droite, la jambe gauche levée
de terre, la tète tournée de face, à côté d'un cheval dont elle
c 127 3
tenait sans doute la bride de la main droite étendue. Le buste
est nu; les jambes sont couvertes d'une draperie que retient
la main gauche abaissée; coiffure en bandeaux ondulés. Le
cheval marche au pas; sur la croupe, on distingue une housse
et une saillie brisée qui indique un accessoire disparu. Le
tout est supporté par un grand socle rectangulaire à mou-
lures.
Assez bon style. Traces de blanc sur le socle avec filet rouge clans les
moulures; blanc jaunâtre sur le corps du cheval, rouge brun sur la queue,
vert avec filet rose sur la housse ; blanc sur le corps de la femme, brun
sur les cheveux. Large trou d'évent en demi-cercle au revers du socle.
Large trou d'évent rond au revers du cheval. Manf|uent une grande partie
de la tête du cheval, le pied gauche et une partie du pied droit de la femme.
Plusieurs morceaux du cheval et du socle, la tète et les bras de la femme
sont recollés. Trouvé dans le même tombeau que les h°^ 206 et 268.
Haut., 0^36.
215 (230). — Femme en costume phrygien.
Elle est debout, la tète tournée à droite, la main gauche
avancée, la main droite un peu élevée et tenant une sorte de
fleur au calice épanoui, la jambe gauche portée en avant et
posant sur la pointe du pied. Costume phrygien avec bonnet
pointu, cheveux ondulés et longs, ceints d'une bandelette
ronde et d'un lemnisque qui retombe sur chaque épaule;
large blouse à manches serrée au-dessous des seins, pan-
talon flottant serré aux chevilles et chaussures fermées sans
talons ni semelles. Elle devait avoir des ailes mobiles.
Bon style. Traces de blanc avec croûte terreuse; rose sur le pantalon
et les manches de la blouse. Trou d'évent rond et trou de suspension. Un
trou sur chaque épaule pour des ailes mobiles qui manquent. La coiffure
et le bonnet, la jambe droite, le pied gauche et quelc[ues morceaux des
deux bras sont restaurés. Haut., o»395.
c 128 3
216 (282). — Femme ailée.
Elle est debout, ailée, la main droite au sein, la main gau-
che pendante et relevant un pli du vêtement, coiffée d'un
polos avec une boucle sur chaque épaule ; elle est vêtue d'une
tunique talaire. Attitude roide et hiératique.
Style médiocre. Pas de trou d'évent. Manquent l'aile gauche et le bout
de l'aile droite. Terre noire et dure. Haut., o^os.
217 (457). — Femme coiffée du polos.
Même attitude, même costume; pas de traces d'ailes.
Style assez bon. Traces de blanc; rose sur la draperie. Trou d'évent
rectangulaire et long. En dessous de la base, un petit trou, comme pour
fixer la statuette. Haut., omii.
SUJETS DE LA VIE RÉELLE
L FEMMES
La femme occupe ici une place très importante, comme
dans la plupart des nécropoles grecques. Il semble que les
coroplastes, ainsi que les peintres de vases, se soient tournés
de préférence vers la peinture du gynécée, avec ses occu-
pations si variées, où ils rencontraient une mine abondante
de sujets qu'avait laissés de côté la grande plastique. Nous
avons déjà dit qu'on retrouvait ici dans toute sa pureté le
type de Tanagre et nous en avons donné les raisons {Intro-
duction, p. 23-24). On remarquera la fine exécution de plu-
sieurs de ces types, en particulier des n°^ 218 et 243, et toute
la série des figurines trouvées dans le tombeau A, où l'on
constate une sorte d'arrangement symétrique en forme de
fronton (n°^ 230-242). On peut faire diverses hypothèses sur
l'origine de cet arrangement décoratif, soit que les statuettes
aient été ainsi placées du vivant de la morte dans sa maison et
réunies ensuite dans son tombeau, soit qu'au moment des fu-
nérailles les parents aient pris à l'étalage d'une boutique de
9
c 130 3
coroplaste les statuettes ainsi rangées pour la montre, soit
enfin qu'on ait voulu décorer le bûcher même d'une façon
régulière et symétrique avant d'y brCder le corps. Dans les
figures de femmes assises (n°^ 254 et "255), l'imitation du style
tanagréen n'est pas moins sensible.
On remarquera certains sujets qui auraient pu prendre
place dans la classe mythologique, mais que nous avons ré-
servés pour les réunir aux types analogues, dans lesquels le
caractère de réalité est plus prononcé. Par exemple, la série
des femmes groupées deux à deux (n°^ 259-266) est d'un grand
intérêt, car elle montre les transformations successives d'un
type qui a ses origines dans l'art religieux. On a sans doute
eu raison de rattacher au mythe de Déméter et de sa fille
Coré la création d'un groupe bien connu qui montre une
femme voilée s'appuyant sur l'épaule d'une jeune fille drapée
comme elle, mais non voilée (n°^ 259-262) ; d'autre part, on saisit
fort bien qu'entre les mains des coroplastes de l'art alexandrin,
qui n'avaient plus présent à l'esprit le sens religieux de ce
groupe, la même représentation est devenue une simple scène
de la vie réelle, dans laquelle le second personnage n'apparaît
plus que sous les traits d'une fillette qui accompagne sa mère
à la promenade (n-^ 264-266; cf. plus loin le n" 659).
Parmi les motifs propres à Myrina;, le sujet de la femme
voilée qui se retourne en arrière pour regarder l'effet de sa
tunique traînant sur le sol (n°^ 227 et 228) peut compter parmi
les inventions les plus heureuses de Fart des coroplastes;
peut-être faut-il attribuer à Finfluence de la statuaire certaines
figurines dont l'altitude et les gestes rappellent les Niobides
(nos 225 et 226). Outre deux signatures connues de Diphilos
C 131 3
(n° 220) et de Méiiophilos (n°229), signalons un nom nouveau,
celui d'Hiéron (n^ 223).
218 (241). — Femme drapée.
Elle est debout, la tèlc très inclinée sur Tépaule droite et
regardant à gauche, la main droite sur la hanche, le coude
gauche appuyé sur un cippe élevé. Tunique talaire et hima-
tion très serré qui remonte en arrière et voile la tète coiffée
d'un chapeau pointu à larges bords.
Très bon style; genre lanagréen. Blanc lustré sur l'himation; rose vif
sur la tunique. Couleurs du visage bien conservées: blanc lustré sur les
chairs, rose sur les paupières, brun rouge sur les cheveux. Trou d'évent
large et rectangulaire. Socle en forme de plaquette. Manquent une partie
de la plaquette à droite et l'avant-bras gauche. Trouvée dans le même
tombeau que le n" 243. Haut., 0m28u.
219 (242). — Même sujet.
Même attitude, la tète légèrement inclinée sur Tépaule
droite. Même costume. Coiffure en bandeaux ondulés, serrés
par un lien, sans chapeau.
Bon style. Blanc lustré sur le cippe, la tunique et le visage; rose vif bien
conservé sur l'himation; rouge brun sur les cheveux. Trou d'évent large
et rectangulaire. Manque l'avant-bras gauche. Le pied gauche et une partie
de la draperie sont restaurés. Haut., o™->8.
220 (238). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, la main droite
sous la draperie à la hauteur du sein, la main gauche
baissée et appuyée sur un petit cippe, la jambe gauche
c 132 3
croisée par-dessus Tautre. L'himalion dégage le devant
de la poitrine et laisse le sein droit nu. Coiffure en ban-
deaux avec crobyle élevé en deux touffes; pendants aux
oreilles.
Style ordinaire. Rose sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle rectan-
gulaire. Au revers, sur le socle, inscription AI*IAOY. Haut., 0'n28.
221 (325). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, la main gauche
posée sur le sein droit, la main droite tenant un pli de
rhimationen arrière et Télevant en l'air au-dessus de Tépaule,
la jambe gauche fléchie. Tunique talaire et himation. Coif-
fure en bandeaux ondulés avec une grosse couronne en
bourrelet.
Bon style. Blanc lustré sur toute la statuette. Traces de rose sur la
tunique et sur la couronne. Trou d'évent rond. Socle rond à moulures.
Tète recollée ; morceaux de draperie restaurés sur le devant.
Haut., 0™27.
222 (244). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe gauche fléchie, la tète à gauche,
la main droite baissée et pinçant de deux doigts un bord de
l'himation qu'elle soulève. Tunique talaire; himation passé
sous le bras droit et dont le pan est rejeté sur l'épaule gau-
che. Coiffure en bandeaux avec crobyle orné au centre d'un
ornement en pastille.
Bon style. Traces de rose sur la draperie et sur les pieds ; bande jaune
sur la tunique; brun sur les cheveux. Trou d'évent rond endomma^-é.
Socle rond. Manquent l'avant-bras gauche, les doigts de la main droite
et quelques fragments du revers ; tète et morceaux du buste recollés.
Haut., 0-29.
c 133 D
223 (245). — Même sujet.
Même attitude, même costume. La tête est de genre
tanagréen, avec coiffure à côtes.
Bon style. Traces de blanc. Trou d'évent rond. Au revers, inscription
KPCONOC. Haut., 0'<>26.
224 (55). — Même sujet.
Même attitude, la tête droife ; la main droite fait le même
geste, sans toucher l'étoffe; même costume. Un des bouts de
rhimation retombe sur le flanc gauche comme une large
échappe saillante. Coiffure en bandeaux ceints d\me bande-
lette ronde.
Bon style. Traces de rose sur la draperie. Trou d'évent rond. Manque
l'avant-bras gauche; le buste et plusieurs morceaux du revers sont re-
collés. Haut., 0"'2G.
225 (243). — Même sujet {Niobide?).
Le corps est penché en avant, la jambe droite fléchie et
rejetée en arrière, la tête relevée et regardant à gauche en
haut; rhimation est roulé autour de la taille et une de ses
extrémités soutenue par le poignet gauche. Même coiffure
que la précédente; sandales épaisses aux pieds.
Bon style. Traces de blanc; rouge sur les sandales; croûte terreuse.
Trou d'évent rond dans le flanc gauche. Manquent le bras droit, la main
gauche et quelques morceaux de la draperie dans le bas, Haut., 0'"23.
226 (304). — Même sujet {Niobide?).
Même attitude; la tête se retourne d'un mouvement rapide
vers la droite. La tunicjuc lalaire, glissant des épaules, dé-
c 134 D
couvre le sein droit; himation roulé autour de la taille et
soutenu par le poignet gauche. Même coiffure que la précé-
dente. Sandales épaisses aux pieds.
Bon slyle. Traces de blanc. Trou crèvent rond dans le flanc gauche.
Manquent l'avant-bras droit et le pied droit; quelques morceaux de la
draperie à droite recollés. Haut., 0m255.
227 (293). — Même sujet.
Elle est debout, vue de profil, marchant à gauche, la tête
tournée en arrière et regardant la traîne de sa tunique. Le
bras gauche nu et dégagé est levé à la hauteur de la figure, la
main droite serrée contre la poitrine sous la draperie. La
tunique s'arrondit à la base et traîne sur le sol ; himation
placé en chàle sur les épaules et voilant la tète; coiffure en
bandeaux.
Assez bon style. Blanc lustré sur toute la statuette; croûte terreuse.
Trou d'évent rond dans le flanc gauche. Socle rond à moulures.
Haut.. O-nS'i.
228 (321). — Même sujet.
Même attitude, même costume; coiffure à côtes.
Bon style. Traces de blanc; bleu et rose sur la draperie. Trou d'évent
rond dans le flanc gauche. Manque l'avant-bras gauche. Haut., 0'n2i5.
229 (225). — Même sujet.
Elle est debout, la main gauche baissée, le bras droit re-
plié sous la draperie. Tunique talaire et himation placé en
châle sur les épaules; coiffure en jjandeaux avec crobyle
c 135 3
très élevé, de forme trapézoïdale, orné au centre d'une pas-
tille.
Style médiocre. Trou d'évent oblong. Socle haut et rond. Tête recollée.
Au revers, sous le trou d'évent, inscription "y! . Haut., 0m225.
230 (4). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, la main droite sur
la cuisse sous la draperie, le bras gauche replié et avancé
portant un j^li de la draperie. Dans le poing- gauche fermé
est pratiqué un trou rond pour quelque accessoire. Tunique
talaire, ample himation remontant en arrière et encadrant la
tête qu'il voile; coiffure en bandeaux ondulés.
Très bon style; genre tanagréen. Brun jaunâtre sur les chairs et sur la
draperie. Traces d'incinération. Trou d'évent rond. Socle en forme de
plaquette. Trouvée dans le Tombeau A avec les suivantes. Haut., 0m28.
231 (11). — Même sujet.
Elle est debout, la tête tournée à droite, la jambe gauche
fléchie, la main droite sur la hanche et la main gauche baissée
sous la draperie. Même costume que la précédente; même
coiffure, ceinte d'une bandelette.
Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; bleu sur la drape-
rie. Trou d'évent rectangulaire. Socle en forme de plaquette. Tombeau A.
Haut., 0"»26.
232 (3). — Femme drapée avec jeune fille agenouillée.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, le bras droit re-
plié avec la main dégagée de la draperie, la main gauche
posée sur la joue gauche d'une jeune fille qui s'est âge-
c 136 3
nouillée à ses pieds, le genou droit en terre, et qui saisit la
femme par le milieu du corps avec ses deux bras. Même
costume que la précédente. La jeune fille porte une tunique
talaire qui laisse les bras nus; ses cheveux sont ondulés; au
bras gauche elle porte un bracelet (?).
Bon style; genre tanagréen. Traces de brun jaunâtre sur les chairs et
sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette. Tom-
beau A. Haut., 0ra26.
233 (5). — Jeune fille agenouillée.
Elle est vue de profil. Le genou droit en terre, la main
gauche portée en avant, elle tient de la main droite un ala-
bastre dont elle verse le contenu dans un vase rond à pied
et sans anses, posé par terre et rempli de fruits et d'herbes.
Tunique talaire dégageant les bras nus ; coiffure ondulée avec
longue tresse dans le dos.
Très bon style; genre tanagréen. Brun jaunâtre sur les chairs et sur les
draperies. Pas de trou d'évent. Socle en forme de plaquette. Bras recol-
lés ; plusieurs morceaux recollés et restaurés dans les jambes et dans la
draperie. Tombeau A. Haut., Oaio.
234 (6). — Femme drapée.
Elle est debout, la tète de face, la jambe droite fléchie, la
main droite à la hauteur du cou sous la draperie, la main
gauche baissée sous la draperie et soutenant un pli de l'hi-
mation; tunique talaire et himation. Coiffure à côtes, ceinte
d'une bandelette nouée sur le devant.
Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun jaunâtre sur les
chairs et sur la draperie. Trou d'évent rectangulaire. Socle en forme de
plaquette. Tombeau A. Haut., Ona-^s.
c 137 o
235 (212). — Même sujet.
Elle est debout, la tête de face, un peu penchée à gauche,
la jambe droite fléchie, la main droite à la hauteur du cou
sous la draperie, la main gauche abaissée et soutenant la
draperie. Même costume; les cheveux sont enfermés dans
une sorte de mouchoir (cécryphale) qui forme en arrière trois
pointes élevées.
Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; jaune sur rhimalion;
rose sur le cécryphale. Traces d'incinération. Trou d'évent rond. Socle
en forme de plaquette. Une partie du socle est recollée. Tombeau A.
Haut., 0"235.
236 (9). — Même sujet.
Elle est debout, la tête lournée à droite, la jambe droite
fléchie, la main droite baissée sous la draperie, le bras gau-
che replié et soutenant dans un pli de Thimation trois fruits
ronds. Même costume; coiffure à côles, ceinte d'une bande-
lette nouée sur le devant de la têle.
Très bon style; genre tanagréen. Brun jaune sur la draperie ; traces de
dorure sur la bandelette et sur l'oreille droite. Trou d'évent rectangulaire.
Manque le socle. Tombeau A. Haut., 0n>22.
237 (1). — Même sujet.
Elle est debout, la tête tournée à droite et un peu baissée,
lajambe droite fléchie, la main droite sur la hanche, la main
gauche avancée et soutenant la draperie. Même costume;
coiffure en bandeaux ondulés, divisée en arrière en touffes
rayonnantes.
Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun jaunâtre sur
les chairs et sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle en forme de pla-
quette. Tombeau A. Haut., Oi"2i.
138
238 (7). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe droite
fléchie, la main gauche derrière le dos, la main droite sur la
cuisse, sous la draperie. Coiffure à côtes.
Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc. Fortes traces d'incinéra-
tion. Trou d'évent triangulaire. Socle en forme de plaquette. Tombeau A.
Haut., 0'»21.
239 (8). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe gauche
fléchie, le bras droit replié et la main gauche sur la cuisse,
Tune et l'autre sous la draperie. Coiffure à côtes.
Très bon style; genre tanagréen. Traces de brun jaunâtre sur les chairs
et sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette re-
collé. Totiîbeau A. Haut.. o»>io.
240 (2). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à droite, la jambe droite
fléchie, la main gauche baissée, la main droite sur la hanche,
sous la draperie. Tunique talaire dégageant les bras nus;
himation roulé en écharpe, passé derrière le dos et soutenu
sur les deu.x avant-bras. Coiffure à côtes, ceinte d'une large
bandelette.
Bon style; genre tanagréen. Traces de brun jaunâtre. Trou d'évent
presque carré. Socle en forme de plaquette. Tombeau A. Haut., o^is.
241 (10). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, la main droite
c 139 3
sous la draperie à la hauteur du cou, la main gauche passée
derrière le dos. Tunique talaire et himation drapé par-des-
sus. Coiffure en bandeaux ondulés.
Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun jaunâtre sur les
chairs et sur la draperie. Trou d'évent rectangulaire. La figure est endom-
magée. Manque le socle. Tombeau A. Haut., o<^\i.
242 (213). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe gauche
fléchie, le bras droit replié sous la draperie, la main gauche
abaissée et tenant un large lympanon appliqué contre la
cuisse. Même costume; coiffure à côtes.
Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; rose sur l'himation, do-
rure sur la coiffure. Trou d'évent presque rond. Socle en forme de pla-
quette. Morceaux du socle recollés. Tombeau A. Haut., o-ios.-
243 (324). — Même sujet.
Elle est debout, la tête tournée à droite, la main gauche
posée sur la poitrine; le modelé des doigts est visible sous
la draperie. La main droite est baissée sous la draperie, la
jambe droite fléchie. Tunique talaire et himation, dont un pli
est serré sous le coude gauche et retombe le long de la jambe
gauche. Coiffure à côtes avec bandelette nouée sur le sommet
de la tête, les deux bouts ramenés en avant.
Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc sur l'himation. Trou
d'évent rectangulaire. Au-dessus, une dépression comme un trou de sus-
pension ébauché. Socle en forme de plaquette. Un morceau du socle est
recollé. Trouvée dans le même tombeau que le n** 218. Haut., 0">22.
C 140 D
244 (174). — Même sujet.
Elle est del)oul, le bras droit replié sous la draperie, la
main à la hauteur du cou, la main gauche dégagée des plis
de rhimation et portée en avant, la jambe droite avancée
dans Tatlitude de la marche. Tunique talairc et himation qui
remonte, voilant la tête par derrière et la bouche par devant.
Assez bon style; genre tanagréen. Traces de blanc sur le visage et sur
la tunique; jaune pâle sur l'himalion; traces d'une bande rouge sur le bas
de la tunique. Trou d'évent triangulaire et trou de suspension. Pas de
socle. — Haut., 0™205.
245 (335). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à gauche, la jambe droite
fléchie, la main droite repliée sous la draperie, la main
gauche baissée tenant un pli de Thimation sous la draperie.
Tunique lalaire et himalion. Coiffure en bandeaux ondulés
avec couronne de feuilles lancéolées et deux grosses baies
au centre.
Très bon style; genre tanagréen. Traces de blanc sur le visage et sur
rhimation; rose avec bande noirâtre sur la tunique, bleu sur les feuilles-
Trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette, dont il manque un frag-
ment. Pied recollé. Haut., O'-aos.
246 (156). — Même sujet.
Elle est debout, vue de profil, tournée à gauche, le pied
gauche levé et posé sur une sorte d'émincncc ou de rocher,
le coude droit appuyé sur le poignet gauche qui repose sur
le genou. Tunique talaire et himation. Coiffure en bandeaux
ondulés.
C 141 3
Style assez bon; genre tanagréen. Traces de blanc sur la draperie et
sur la coiffure. Trou d'évent rectangulaire. Socle en forme de plaquette.
Manque le devant du socle, La tète est mobile et insérée dans l'intérieur
du cou par un long piton en terre cuite. Haut., o^io.
247 (26). — Même sujet.
Elle est debout, la main droite à la hauteur du cou sous la
draperie, la main gauche avancée sous la draperie. Tunique
talaire et himation. Coiffure couverte d'un cécryphale.
Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; brun sur les cheveux.
Trou d'évent oblong. Socle en forme de plaquette, dont un morceau man-
que. Haut., Onil35.
248 (87). — Même sujet.
Elle e^t debout, la tète tournée à gauche, la jambe droite
fléchie, la main droite sur la hanche sous la draperie, la main
gauche baissée et tenant un pli de l'himation sous la drape-
rie. Même costume; même coiffure.
Style ordinaire; genre tanagréen. Traces de blanc. Trou d'évent rond.
• Socle en forme de plaquette. Haut., On^is.
249 ("278). — ^Même sujet {prêtresse?).
Elle est debout, la main droite posée sur le haut de la poi-
trine, la main gauche baissée et tenant un objet où l'on pour-
rait peut-être reconnaître un sistre. La jambe droite est flé-
chie. Tunique talaire; voile posé sur la tête et retombant en
arrière. Attitude hiératique.
Assez bon style. Pas de couleurs. Trou d'évent rond. Socle rond à mou-
luz'es. Haut., OmlGâ.
c 142 :
250 (337). — Danseuse drapée.
Elle est debout, la tète et le corps penchés à droite, agi-
tant des deux mains élevées en Tair deux crotales. Tunique
talaire arrondie par le mouvement de la danse en larges plis
réguliers qui couvrent toute la base; himation roulé en cein-
ture autour de la taille, i^emontant sur Tépaule gauche et dont
un bout pend par derrière. Coiffure bouclée avec couronne
en bourrelet entourée d'un lemnisque.
Bon style. Traces de blanc, brun sur les cheveux. Trou d'évent rond.
Socle ovale. Manque le haut du crotale tenu dans la main gauche.
Haut., o™i9.
251 (277). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, le bras droit ar-
rondi, avec la main posée sur le flanc droit sous la draperie;
la main gauche est levée et tient le bord du voile. La tête
est penchée sur Tépaule gauche. Tunique talaire; Thimation
remonte en arrière et voile la tête, laissant le sein gauche
découvert. Coiffure en bandeaux ondulés.
Style médiocre; genre tanagréen. Traces de blanc. Trou d'évent de
forme trapézoïdale. Socle en forme de plaquette. Manquent plusieurs
morceaux du socle. Haut., 0"19.
252 (448). — Même sujet.
Elle est debout, vue de prolil, la tète et le corps tournés à
gauche. La main droite est élevée sous la draperie à la hau-
teur de l'épaule, le bras gauche ramené derrière le dos et la
main posée sur la cuisse droite, tenant les plis de la drape-
rie; la jambe droite est portée en avant et fait saillir la han-
c 143 3
che. Elle danse crun mouvement très vif et presque déhan-
ché; la figure aux paupières très accusées, au menton ridé,
lui donne Taspecl d'une vieille femme. Elle est enlièremenL
enveloppée dans un himation qui voile la tète en laissant
voir une couronne en bourrelet placée sur les cheveux. San-
dales épaisses aux pieds.
Bon slyle; genre tanagréen. Traces de blanc; rose sur la draperie,
rouge brun sur la figure, rouge vif sur les sandales. Trou d'évent rond.
Socle en forme de plaquette. Haut., o^is.
253 (291). — Même sujet.
Elle est debout, la main droite élevée sous la draperie à
la hauteur de la bouche, la main gauche abaissée sous la
draperie dont elle tient les plis qui flottent. Elle est entiè-
rement enveloppée dans un ample himation qui voile la tète.
Style très médiocre. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle rec-
tangulaire. Haut., o^ios.
254 (204). — Femme drapée assise.
Elle est assise sur un siège carré à pieds tournés, recou-
vert d'un coussin; elle a le bras gauche replié contre la poi-
trine sous la draperie, la main droite élevée et tenant le pli
du voile sur la bouche, les deux pieds posés sur un long
tabouret qui fait saillie en avant du siège. Tunique talaire;
rhimation voile la tête par derrière et la bouche par
devant.
Bon style; genre tanagréen. Traces de blanc; traces de noir sur les
pieds du siège, le tabouret et l'himation. Les yeux et les sourcils sont
peints en noir, les cheveux en brun. Traces de rose vif sur les pieds du
siège et du tabouret. Haut, 0nn20.
c 144 D
255 (121). — Même sujet.
Elle est assise sur un rocher, la main gauche posée sur le
genou, le bras droit replié sous la draperie, la main droite
dégagée des plis de Thimation. Tunique talaire et himation.
Coiffure à côtes; pendants aux oreilles.
Très bon style; genre tanagréen. Couleurs du visage très bien conser-
vées : sourcils et yeux noirs, lèvres rouges, joues rosées, cheveux bruns.
Himation bleu, traces de rouge sur les pieds et sur le socle. Croûte cal-
caire sur toute la jambe gauche. Trou d'évcnt rectangulaire. Socle en
forme de plaquette partiellement endommagée. Haut., 0i>i6.
256 (205). — Jeune fille lisant.
Elle est assise sur un siège carré à pieds tournés, re-
couvert d'un coussin, un tabouret sous les pieds, tenant de
la main gauche un diptyque posé sur ses genoux, la main
droite avancée. Tunique talaire ; himation passé en écharpe
sur Tépaule gauche. Cheveux retombant en arrière sur les
épaules et coupés court sur le front.
Style ordinaire. Traces de blanc; rouge sur les pieds, rose sur la
tunique, jaune sur l'himation. Trou d'évent rond. Figure un peu endom-
magée. Haut., 0i°17.
257 (435). — Même sujet.
Même attitude; la main droite est posée sur le diptyque.
Tunique talaire et voile posé en chàle sur le dos, couvrant
le bras gauche. Coiffure avec crobyle élevé et bandelette
sur le devant.
Style ordinaire. Traces de blanc sur toute la statuette, rouge brun sur
les cheveux, jaune sur le diptyque. Trou d'évent ovale. Socle rond.
Haut., 0°>14.
c 145 3
258 (14). — Femme avec enfant sur ses genoux.
Elle est assise sur un siège carré et tient dans ses bras
un petit enfant nu, couché sur ses genoux. Himation remon-
tant en voile sur la tète. Attitude affaissée ; la figure est
celle d'une vieille femme.
Style très médiocre. Pas de trou d'évent. Pas de couleurs; croûte ter-
reuse. Haut., o-nto.
259 (110). — Groupe de deux femmes drapées.
Elles sont debout. L'une est appuyée de la main droite sur
l'épaule droite et passe sa main gauche sur l'épaule gauche
de sa compagne. La première est vêtue d'une tunique
talaire et drapée dans un himation qui voile la tète; un
mouchoir carré est posé sur la tète, par-dessus le voile. La
seconde porte le même costume, mais sans voile et avec
une coiffure ceinte d'une bandelette ronde.
Style ordinaire. Trou d'évent oblong-. Socle rectangulaire. Manque
l'avant-bras gauclic de la seconde femme, Morceaux recollés en bas et au
revers. Haut., o^s'i.
260 (35). — Même sujet.
Mêmes attitudes; la première n'est pas voilée et tourne
la tète de face; la seconde a un himation qui remonte en
voile sur la tête, le bras droit baissé sous la draperie, le
bras gauche replié contre la poitrine; elle tourne la tête vers
l'autre.
Assez bon style; genre tanagréen. Traces de rose sur les draperies.
r.arge trou d'évent rond. Socle en forme de plaquette. Quelques parties
dans le bas et une des têtes sont recollées. Haut., 0">I3.
10
c 146 3
261 (439). — Même sujet.
La première est debout, le bras droit baissé, la main
gauche posée sur l'épaule droite de sa compai^ne; tunique
talaire et himation qui ne voile pas la tête, mais qui est rem-
placé par un mouchoir carré posé sur les cheveux. La se-
conde, plus petite, a le bras gauche replié contre la ceinture;
tunique talaire et himation rejeté dans le dos, couvrant le
bras gauche; coiffure à côtes.
Style médiocre. Traces de blanc; rouge sur les bouches et les cheveux;
ton noirâtre sur le socle. Trou d'évent à peu près rond. Socle rectangu-
laire. Haut., 0'nl25.
262 (64). — Même sujet.
La première a le bras droit replié sous la draperie, la
jambe droite avancée, la main gauche posée sur Tépaule
gauche de Taulre; tunique talaire et himation qui remontait
sans doute en voile sur la tète. La seconde porte une tu-
nique talaire et un himation qui laisse le sein gauche nu;
coiffure à cheveux courts ramenés sur le front.
Style ordinaire. Traces de blanc. Trou d'évent de forme irrégulière.
Socle ovale. Manque la tête de la première femme. Haut, 0">i25.
263 (28). — Même sujet.
La première femme (?) soulève de terre dans ses deux
bras l'autre femme qui a la main gauche avancée sous la
draperie, le bras droit replié avec la main sous la draperie
et porté au menton. La première paraît vêtue d'un himation
qui remonte au-dessus de la tète; la seconde est drapée
c 147 0
dans un himation qui voile la tète en arrière et la bouche
par devant.
Style très médiocre. Le premier personnage est peut-être un homme.
Traces de rose sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle plat et ovale.
Haut., 0">115.
264 (221). — Même sujet.
Une femme, la tète et le corps tournés vers la droite, le
pied gauche avancé, paraissant marcher avec peine, s'appuie
de la main gauche sur Tépaule droite d'une jeune fille beau-
coup plus petite, qui la soutient du bras droit passé autour
de la taille et marche, le pied droit soulevé de terre, en
levant là tète vers la femme. Celle-ci porte une tunique ta-
laire et un himation qui remonte en arrière et voile la tète;
coiffure en bandeaux avec diadème en croissant orné de ci-
selures. La jeune fille porte une tunique et un himation
rejeté dans le dos sur l'épaule droite; coiffure à côtes; tète
de genre tanagréen.
Bon style. Traces de blanc ; rose sur la tunique et l'himation de la
femme; bleu sur l'himation de la jeune fille. Trou d'évent rond, restauré.
Manquent les avant-bras gauches des deux femmes. Têtes et plusieurs
morceaux recollés; restaurations dans l'himation, le voile, le pied gauche
de la femme, dans la tunique de la jeune fille. Haut., 0'»30.
265 (453). — Même sujet.
La femme est debout, marchant, le bras droit replié sous
la draperie, la main gauche pendante; coiffure en bandeaux
ondulés. Tunique talaire et himation remontant en arrière et
voilant la tète; la traîne de la tunique est portée à deux
mains par une petite fille, placée à la droite de la femme et
r. ]/i8 D
qui a la tète levée vers elle; tunique talaire serrée à la cein-
lure; coiffure bouclée, retombant sur les épaules.
Assez bon style. Traces de rose sur l'himalion de la i'eninie. Trou d'é-
vent rond. Socle rectangulaire. Uaut., omi<).
266 (285). — Mêmu sujet.
La femme, voûtée et courbée, les seins affaissés, les bras
décharnés, soutenant de la main gauche abaissée un pli de
son himation, lient de la main droite la main d'une petite fille,
placée à sa droite, qui marche les yeux baissés, le bras
droit replié sur la poitrine et tenant les plis de son himation,
La femme est vêtue d'une tunique talaire à manches courtes
et d'un himation couvrant l'épaule gauche, qui dégage l'é-
paule et le bras droit. La petite fille a une coiffure haute et
pointue; elle est vêtue d'une tunique talaire et d'un himation
qui remonte en voile sur la tête.
Assez bon style. Trou d'évcnt rond. Socle ovale. .Manquent la tète de
la lemme et un morceau du socle. Haut., ()'"180.
267 — Voir 303 ^'^
IL GROUPES D'HOMMES ET DE FEMMES
Cette catégorie comprend une des pièces les plus remar-
quables de la collection (n° 268) ; elle a été trouvée dans le
même tombeau que deux autres objets de très grande taille,
la Grotte des Nymphes (n" 206) et la Femme au cheval
(n° 214). Ce n'est pas à proprement parler une scène de
banquet comme celles qui suivent, où les hommes couchés
tiennent des vases à boire (n°^ 270-272). C'est plutôt une
scène nuptiale, le moment où l'époux dévoile la fiancée
(àvaKàXucj^iç). Mais, en tout cas, les deux sujets, entretien
amoureux et banquet, sont intimement liés et rentrent dans
le même genre de composition. Nous sommes très portés à
croire que ces groupes ont ici une signification funéraire.
Le rapprochement s'impose avec les bas-reliefs sculptés qui
représentent le mort héroïsé et couché sur un lit de repos à
côté d'une table chargée de mets, souvent en présence de
sa femme et autres personnes de la famille. Nous en trouvons
encore la preuve dans un groupe de Myrina analogue au
nôtre (n° 268) et conservé actuellement au musée de Berlin
(n° 7264); on y voit représentées, outre les deux personnages
assis sur le lit, deux petites figures debout de chaque côté,
C 150 D
dont Tune est une femme qui fait un geste de tristesse et
l'autre un enfant nu qui paraît s'appuyer sur une torche ren-
versée, dans l'attitude connue du Génie de la mort.
On remarquera que le groupe n° 273 dérive visiblement
pour la composition du motif plastique d'Éros et Psyché ;
l'absence des ailes seule nous l'a fait ranger dans la classe des
sujets de la vie réelle. Rappelons que la signature du fabricant
Artémon (n° 270) a déjà été signalée.
268 (37G). — Femme et homme assis sur un lit.
Sur un grand lit de repos (kliiié) à pieds tournés, la tète
élevée en l'orme d'oreiller, recouvert d'une draperie avec
deux grosses tresses qui pendent le long des pieds, est assis
un éphèbe, le corps nu avec unechlamyde rejetée en arrière
sur les épaules et dont un pan revient sur la jambe droite;
une grosse couronne en bourrelet avec lemnisque est posée
sur sa chevelure bouclée. Il se penche à gauche, les deux
bras étendus, vers une femme assise à sa gauche, la main
droite levée sous la draperie à la hauteur du menton, la main
gauche posée sur le genou droit et portant le coude droit,
la jambe droite croisée par-dessus l'autre, la tête légère-
ment tournée vers l'éphèhe. Elle est vêtue d'une tunique
talaire et d'un himation qui remonte en voile sur la tête; par-
dessus le voile est placé un mouchoir plat et carré. Coiffure
en bandeaux avec boucles retombant sur les épaules. Les
pieds des deux personnages reposent sur un long tabouret
étroit avec pieds tournés, terminés en griffes de lion.
Très bon style. Ton jaunâtre sur les chairs de Péphèbe, rouj^e sur les
cheveux, rose sur la chlamyde; blanc sur le visage et la tunique de la
C 151 D
femme, avec quelques traces de rose; rose sur le mouchoir de la coiffure,
jaune sur les pieds du lit et du tabouret, rose sur les tresses. Trou d'é-
vent rond dans le flanc gauche de l'éphèbe. Large trou carré au revers
du lit. Manquent le flanc gauche et la main gauche de l'éphèbe, plusieurs
morceaux du torse et de la tunique de la femme, une partie de l'oreiller du
lit. Plusieurs morceaux ont été recollés et restaurés d'après les obligeants
conseils de .M. Chapu, statuaire et membre de l'Institut. Trouvé dans le
même tombeau que les n"^ 20(j et 214. llaïu., 0">'28. — Larg., 0'"33.
269 (210). — Même sujet.
Sur un lit de repos à pieds tournés et recouvert d'une
draperie, est à demi couché un épiièbe drapé, coiffé d'une
couronne en bourrelet avec large lemnisque, le coude gauche
appuyé sur Toreiller du lit, la tète tournée de face; il pose
la main droite sur Tépaule droite d'une femme vêtue d'une
tunique talaire et d'un himation qui remonte en arrière sur
la tète; elle est assise sur le milieu du lit, les pieds posés
sur un tabouret long et étroit, penchée vers l'homme et s'ap-
puyant de la main droite sur son sein.
Style ordinaire. Traces de rouge sur le socle; bleuet rose sur la drape-
rie du lit; rose sur les vêtements des personnages. Taches noirâtres sur
les pieds du lit et le tabouret. Trou d'évent carré. Socle rectangulaire.
Manque l'avant-bras gauche de l'homme. La tète de l'homme est re-
collée. Haut., O'ulO.
270 (442). — Même sujet.
Mêmes attitudes; l'éphèbe tient de la main gauche repliée
contre sa poitrine une coupe. Mômes costumes.
Style ordinaire. Croûte terreuse. Trou d'évent rond. Socle rectangu-
laire. Au revers et en l)as, inscription APT€MCONbc. Haut., 0"'13.
c 152 D
271 (443). — Même sujet.
Même moule.
Style ordinaire. Pas de couleurs. Socle rectangulaire. Manque une
partie du revers qui portait probablement la même inscription.
Haut., O'uia.
272 (445). — Même sujet avec trois personnages.
Sur un lit analogue aux précédents est à demi couché un
éphèbe, le coude gauche appuyé sur Toreiller du lit, la
main droite posée sur l'épaule d'un second éphèbe couché
devant lui, vêtu et coiffé de même, qui tient de la main
gauche une phiale et dont le coude gauche repose aussi sur
un coussin; tous deux ont le torse nu, une draperie jetée
sur les jambes, sur la tête une couronne en bourrelet en-
tourée d'un lemnisque. A Textrémité du lit est assise une
femme, vêtue d'une tunique talaire et d'un himation retom-
bant sur les genoux, tenant des deux mains une harpe de
forme triangulaire (trigonon)^ le pied droit croisé sur l'autre
et reposant sur un tabouret.
Style ordinaire. Couleurs assez bien conservées; brun jaune sur les
cheveux, rose sur la draperie des deux cphèbes et l'himation de la femme,
taches noirâtres sur le pied du lit. Trou d'évcnt rond. Haut , o-'ia.
273 (226). — Femme et homme s' embrassant {Éros et
Psyché?).
Un éphèbe nu, avec une chlamydc agrafée sur l'épaule
droite et couvrant le côté gauche, lient dans ses bras et
serre contre lui, en inclinant la tête pour Tembrasser, une
c 1 53 3
femme nue placée à sa gauche; elle a une draperie roulée
autour des jambes, la jambe gauche croisée par-dessus
Tautre, et lève la tète vers Téphèbe.
Style médiocre. Croûte calcaire sur toute la statuette. Traces de blanc;
bleu sur la chlamyde de l'éphèbe, rose sur la draperie de la femme et
bande jaunâtre en ceinture autour de son corps. Trou d'évent rond et
petit. Socle rectangulaire. Manque le bras droit de la femme.
Haut., 0'>'24.
III. HOMMES
La vie de l'homme libre avec ses occupations variées,
avec ses différentes professions, à la ville ou à l'armée, paraît
avoir fourni peu de sujets aux coroplastes grecs ; ils ont recher-
ché de préférence, comme nous le verrons plus loin, des su-
jets de caricatures et de piquantes satires dans le monde des
esclaves et du petit peuple. La vie de l'homme dans l'intérieur
de la maison n'est représentée que par un fragment intéres-
sant qui montre l'enfant apprenant à lire sous la direction de
son pédagogue (n° 287), et par la figurine qui reproduit un
jeune homme lisant (n"* 275). En revanche, les œuvres qui rap-
pellent quelques monuments classiques sont importantes.
C'est d'abord un athlète qui est en train d'oindre son corps
d'huile (n° 276), dont on connaît des répliques aux Musées de
Dresde et de Munich. C'est ensuite un petit groupe (n°284) où
l'on voit un éléphant terrasser de sa trompe un guerrier que
son type barbare et ses armes font reconnaître pour un Galate;
le même type apparaît plus clairement encore dans une autre
statuette (n° 283) qui le représente debout et marchant au
combat. Nous avons là un souvenir très curieux de l'invasion
qui, au ni*' siècle av. J.-C, épouvanta l'Asie Mineure et fut
repoussée victorieusement par Antiochus de Syrie et par les
c 155 D
Attales qui régnaient à Pergame. On peut supposer que le
groupe de Myrina est fait à l'imitation de quelque monu-
ment commémoratif qui décorait la grande cité voisine. Il
peut servir en même temps de point de repère pour dater la
nécropole de Myrina, car il appartient évidemment à une épo-
que où le souvenir des invasions gauloises était encore vivace.
Il faut peut-être rattacher les éphèbes en costume phrygien
(n°^ 279*'*, 280, 281) au mythe d'Atys dont nous avons parlé
plus haut (p. 124), mais il n'est pas non plus invraisemblable
que les coroplastes d'Asie aient donné ce costume à de sim-
ples mortels. Ils offrent aussi une grande analogie avec une
divinité ailée en costume phrygien, dont l'attribution est res-
tée pour nous douteuse (n° 215).
Nous retrouvons dans les signatures d'artistes un nom
bien connu, celui de Diphilos (n° 275) ; celui de Pythodoros
que nous n'avons pas encore vu (n° 274) peut servir à expli-
quer le monogramme du n° 172. Notons en outre un graffitp
inscrit en caractères très fins sur le devant du socle d'une
statuette d'athlète et par-dessus la peinture qui recouvrait
l'argile (n° 276); on peut supposer que c'est l'acheteur qui a
inscrit ce graffite, soit pour mettre son nom sur la figurine,
soit pour y placer une dédicace au mort auquel il destinait
cette offrande. Le fabricant trace toujours ses indications au
revers des statuettes, dans l'argile encore fraîche et avant la
cuisson,
274 (305). — Éphèbe tenant une patère {prêtre?).
Il est debout, la jambe droite fléchie, le bras droit avancé
c 1 56 3
et tenant une patère ronde avec omphalos, le bras gauche
avancé soutenant les plis de la draperie, le poing fermé
comme pour tenir un accessoire. Il porte un himalion qui
laisse le haut du buste nu, couvrant Tépaule et le bras gau-
che. Chevelure longue retombant en arrière, ramenée par
devant avec deux boucles sur chaque épaule. Couronne de
feuillages radiés avec ornement central en forme de pastille.
Sandales aux pieds avec cordons noués sur le cou-de-pied.
Près du pied gauche on aperçoit un accessoire à moitié ca-
ché par les plis de la draperie (tète d'animal, tronc d'arbre?).
Assez bon style. Traces de blanc sur la patère. Trou d'évent rond.
Socle rectangulaire. Terre bistre rougeâtre. Socle recollé et restauré. Au
revers, sur le socle, inscription nYOOA Haut., 0'"275.
275 (318). — Éphèbe lisant.
Il est debout, la jambe gauche fléchie, tenant des deux
mains avancées et dégagées de la draperie, un volumen dé-
roulé. Il porte une tunique et un himalion qui Tenveloppe
tout entier, dégageant la poitrine et les mains par devanl.
Coiffure courte avec mèches ramenées sur le front.
Style ordinaire. Traces de rose sur le socle. Trou d'évent petit et rond.
Socle rond à moulures. Tète recollée. Au revers, sur le socle, inscription
AI0IA. Haut., 0'>>24.
276 (452). — Athlète se versant de l'huile sur le corps.
Il est debout, la jambe droite fléchie, le bras droit levé
et arrondi au-dessus de Tépaule, la main gauche pressée
contre le ventre. A sa gauche, à ses pieds, un grand vase
en forme d'amphore sans anses. Coiffure courte; cheveux
indi(jués en pointillé.
C 1 5 / 3
Assez Ijon style. Couleur rose sur l'ouverture du vase et sur le socle;
brun et rouge sur le corps et sur la tête; ton noirâtre sur le vase. Trou
d'évent ovale. Socle rectangulaire. Le haut du corps est en ronde bos.se
et les jambes .se détachent en haut-relief sur un fond. Manque un mor-
ceau du socle sur le devant. On lit sur le devant du socle un graffite en
lettres très fines XPYC Haut., 0".205.
277 (170). — Homme drapé {acteur?).
Il est debout, le corps un peu renversé en arriére, le bras
droit dégagé et porté vers la gauche avec un geste d'orateur,
la jambe gauche avancée, la tète tournée à gauche et légère-
ment levée. Tunique à manches courtes dont la couture sur
Tépaule droite est très visible; himation passé en bandoulière
sur l'épaule gauche et cachant le bras gauche abaissé. Bra-
celet au poignet droit. Sandales épaisses nouées par un lien
sur le cou-de-pied. Coiffure courte.
Bon style. Traces de blanc sur les chairs; jaune sur la draperie. Trou
d'évent rond. Haut., om20.3.
278 (21 G). — Homme mi.
Il est debout et nu, la jambe droite fléchie, la main droite
collée contre la cuisse, soutenant du bras droit replié un
o!)jet quadrangulaire (lanterne, cage à coq?).
Style très médiocre. Traces de blanc; rouge vif sur tout le corps. Croûte
terreuse. Pas de trou d event. Socle plat et rectangulaire. Haut., 0'"085.
279 (108). — Homme agenouillé.
Il est barbu, drapé dans une ample tunique à manches
serrée à la ceinture, le genou droit posé en terre et sou-
tenant sur sa tète de ses deux mains élevées un grand ac-
c 158 3
cessoire de forme concave (fragment de voûte? cadran so-
laire?).
Style médiocre. Croûte terreuse. Trou d'évent rond. Une partie de l'ac-
cessoire est recollée. ■ Haut., 0-075.
279 1/5 (157), — Éphùbe phrygien.
Il est debout, les deux bras ouverts et écartés du corps,
la main droite ouverte et tenant un objet indistinct (fleur?
Cf. le n° 215). Il est vêtu du costume phrygien, bonnet
pointu, blouse lâche à manches serrée à la taille, pantalon
flottant et serré à la cheville. Coiffure bouclée; du bonnet
pendait un large lemnisque dont les bouts se voient encore
sur les épaules.
Assez bon style. Traces de rose sur la tunique. Tète, bras droit et
jambes recollés. Manquent la main gauche et la partie droite du torse.
Haut., 0n>21.
280 (22). — Même mjet.
Il est debout, les deux mains élevées et jointes au-dessus
de la tête; même costume.
Style médiocre. Traces de blanc. Trou d'évent oblong et trou de sus-
pension. Manquent les jambes. Haut., 0">095.
281 (70). — Même sujet.
Il est debout, le corps penché à gauche, les deux mains
jointes et élevées en l'air vers la gauche. Même costume,
avec un manteau jeté sur les épaules et flottant en arrière.
Coiffure bouclée avec tresse centrale.
Style ordinaire, (^roùte terreuse. Trou d'évent oblong. Socle i)lat et
rectangulaire. Haut., 0i"i2.
c 159 3
282 (462). — Guerrier asiatique.
Il est debout, tenant de ses deux mains contre sa poitrine
un bouclier rond, convexe, qui cache le buste; ses jambes
paraissent nues. Bonnet pointu avec deux basques retom-
bant sur les épaules.
Style très médiocre. Traces de blanc. Deux petits trous accidentels
ou résultant d'une ébauche de trou d'évent. Socle plat et rectangulaire.
Haut., OmlOâ.
283 (447). — Guerrier galate.
Il est nu, marchant vers la droite, la jambe droite en
avant, le bras droit replié contre le corps et tenant un court
poignard, portant de la main gauche un long bouclier ovale
orné d'un umbo et d'une longue arête dans le sens de la
longueur. Une draperie est jetée dans le dos et nouée par
devant sur les épaules; un lien serré autour du ventre. Fi-
gure aux traits barbares, longs cheveux tombant dans le dos
et séparés en mèches.
Style ordinaire. Traces de blanc sur le bouclier; ton rougeâtre sur le
corps. Trou d'évent rond. Socle plat et rectangulaire. Haut., 0'»u.
284 (131). — Guerrier galate foulé aux pieds par un éléphant.
Un éléphant, vu de profil, marchant à gauche, le dos
couvert d'une longue housse qui pend jusqu'aux pieds, le
cou orné d'une clochette, porte sur son dos une petite tour
carrée avec deux créneaux et deux saillies circulaires. Sur
son cou est assis un cornac coiffé d'un bonnet pointu avec
un manteau agrafé sur l'épaule droite, la tête tournée de
face. L'éléphant saisit avec sa trompe et entre ses défenses
c 1 GO -->
un guerrier galate, nu, renversé, tenant de la main droite
une épée et de la main gauche un long bouclier ovale, sem-
blable à celui du précédent.
Bon style. Traces de l:)lanc; rouge sur la tour; bleu sur les saillies.
Trou d'évent quadrangulaire. Socle rectangulaire. Haut., 0"'i2.
285 (292). — Homme à cheval.
Il paraît barbu et coiffé d'un bonnet pointu, la main droite
repliée contre la poitrine, la main gauche basse comme pour
tenir les rênes; il est assis tout à fait en arrière sur la croupe
du cheval au repos qui est vu de profil, tourné à gauche.
Style très médiocre, imitant l'archaïsme. Traces de rouge sur la croupe
du cheval. Pas de trou d'évent. Maquette pleine d'argile. Socle plat et rec-
tangulaire. Manquent le museau et la queue du cheval. Haut., 0'"085.
286 (289). — Même sujet.
Le cheval est lancé au galop, les pieds de devant levés.
Traces d'une housse sur la croupe.
Assez bon style. Traces de blanc. Trou d'évent rond. Manquent tout le
cavalier, sauf la jambe droite, la queue et le bout des jambes antérieures
du cheval. iiaui., 0'"i25.
287 (16) — Pédagogue et enfant.
Un homme barbu et chauve, assis sur un siège à pieds,
le buste nu avec une draperie sur les jambes, pose la main
gauche sur l'épaule droite d'un enfant drapé assis à côté de
lui, auquel il montre de la main droite quelque chose sur
un diptyque posé sur les genoux de l'enfant.
Style médiocre. Trou d'évent rond. Mancjue toute la partie inférieure
du groupe. iiam., omio.
IV. ENFANTS
Les sujets de cette classe sont tout à fait semblables à ceux
que nous avons vus précédemment dans la série des Eros. Il
est certain que les coroplastes ne faisaient ])our ainsi dire pas
de différence entre ces deux catégories de figurines et que les
mêmes moules servaient à modeler des enfants ou des Eros
joueurs; il suffisait d'ajouter des ailes pour ces derniers. On
ne s'étonnera donc pas de retrouver ici des motifs déjà décrits,
comme l'enfant portant un alabastre (n'^ 301), l'enfant touchant
de la lyre (n'' 303), les enfants jouant avec des animaux de tous
genres (n°^ 307-315). Dans ces compositions enfantines, l'ima-
gination de l'artiste a déployé souvent beaucoup de grâce et
d'esprit, en particulier dans le charmant }3etit groupe où l'en-
fant essaie de soustraire sa grappe de raisin aux atteintes d'un
coq qui se précipite avidement sur elle (n"310). Nous retrou-
vons ici de petites figurines aux bras articulés auxquelles on
ne saurait prêter le sens mythologique c|ue nous avons at-
tribué plus haut au type d'Aphrodite orientale, et qui sont
sans doute de simples jouets (n°- 29'i-295). Une autre statuette
reproduit visiblement l'attitude d'une célèbre statue de Ly-
sippe, VApoxyomenos, dont le modeleur s'est amusé à faire
un enfant se frottant le bras avec un strigile (n" 298).
11
C 1<)2 D
Une des plus fines statuettes est signée par le fabricant
Hiéron (n° 289), auquel nous devons déjà une jolie figurine
(n°223). Diphilos, dont le nom revient le plus souvent, a signé
un motif très fréquent dans la nécropole, Fenfant montrant
une grappe de raisin à un oiseau (n^ 307).
288 (-44). — Enfant courant.
11 court d'un pas rapide vers la gauche, la jambe gauche
en avant, le bras droit replié sous la draperie avec la main
tenant le bout de la chlamyde, le bras gauche baissé avec la
main tenant un pli de la draperie, les jambes nues. Il est
drapé dans une chlamyde dont un pan est rejeté sur Tépaule
droite. Coiffure courte avec de petites mèches ramenées
sur le front.
Assez bon slyle. Pas de couleurs. Trou d'évent rond. Pied gauche en-
dommagé. Haut., (>i>l',).
289 (29). — Enfant drapé.
Il est debout, le corps légèrement incliné, la tète penchée
et tournée à droite, complètement enveloppé dans un hima-
tion qu'il soutient de la main droite élevée jusqu'à l'épaule
et de la main gauche abaissée. Coiffure bouclée avec tresse
centrale.
Bon style. Traces de rose sur la draperie. Terre bistre rougeâtre. Trou
d'évent rond. Tète et pied droit recollés. Au revers, au-dessus du trou
d'évent, inscription l€PC0NOC. — Haut., o™i3.
290 (437). — Enfant en Terme.
Il tient de ses deu.x mains, croisées sur la poitrine, un nan
C 103 D
de rhimation, retombant de l'épaule droite, qui Teirveloppe
complètement et qui remonte en arrière en voilant la tête.
La tête est penchée à droite et souriante. Le bras gauche
est dégagé de la draperie, le bras droit caché dessous. Au
lieu de jambes, gaine quadrangulaire en forme de Terme.
Bon style. Traces de blanc. Trou d'évent ovale irrégulier. Haut., o™i35.
291 (4G). — Enfant drapé.
Il est debout, la tête tournée à gauche et souriante, enve-
loppé dans un himation qui semble trop grand pour lui et
dans lequel ses pieds s'embarrassent; la main droite bais-
sée relève la draperie à droite, la main gauche soutient les
plis sous le menton. Large bonnet plat et rond sur la tête
{Causia).
Assez bon style. Traces de rose sur la draperie. Trou d'évent rectangu-
laire. Manque le pied gauche. ■ Haut., 0"'i2.
292 (7(>). — Même sujet.
Il est debout, drapé, le bras droit replié sous la draperie,
la main gauche soutenant les plis de l'himation. Grosse
tête; coiffure courte.
Style très médiocre. Traces de blanc sur la draperie; brun sur les che-
veux. Pas de trou d'évent. ■ Haut., omot;.").
293 (77). — Même sujet.
Type analogue; la main droite est baissée; la main gauche
serre contre la poitrine un objet indistinct (oiseau?).
Style très médiocre. Mêmes couleurs que le précédent. Pas de trou
d'évent. Tète recollée. Haut., 0">nc,.
c i(;4 3
294 (284). — Enfant à bras articulés.
Il est debout et nu, la poitrine ornée d'un double collier
croisé, un bracelet à la cuisse gauche, à la cheville droite, au
haut du bras gauche et au poignet gauche. Les bras sont
articulés et portés en avant. Coiffure bouclée avec crobyle
élevé et une longue mèche retombant dans le dos.
Style médiocre. Traces de blanc; brun jaune sur les cheveux. Trou
d'évenl très petit en forme de fente oblongue. Manquent le pied gauche et
le bras droit. Haut., o^io.
295 (332). — Mètne sujet.
Type analogue; les bras articulés retombent le long du
corps. Une chlamyde couvre les épaules et le flanc gauche.
Coiffure radiée avec une grande mèche retombant dans le
dos.
Style ordinaire. Pas de couleurs. Trou d'évent oblong. Haut., om|i.
296 (283). — Enfant emmailloté.
11 est enveloppé jusqu'aux pieds dans une draperie serrée
qui forme une sorte de gaine, coiffé d'un bonnet pointu
(peut-être avec un voile retombant en arrière); les deux bras
sont écartés et étendus.
Style ordinaire. Couleurs bien conservées : large bandelette rouge sur
la-coiffure; collier rouge autour du cou; bandelettes rouges tout autour
du corps. Traces de bleu et de blanc. Pas de trou d'évent. Maquette
pleine. Haut., 0m09.
297 (172). — Enfant portant des fruits.
Il est debout et nu, la tète légèrement baissée, avec une
c 165 r>
chlamyde agrafée sur Tépaule droite, les pieds joints, la
main droite élevée en l'air, la main gauche soutenant dans
le pan de la chlamyde une grappe de raisins et des fruits
ronds. Coiffure courte avec longue tresse retombant sur
l'épaule gauche.
Syle ordinaire. Traces de blanc sur les chairs; brun rouge sur le bras
et sur les cheveux; rose sur la chlamyde. Le bras droit est recollé.
Haut., 0ni20.
298 (311). — Enfant apoxyomenos.
Il est debout et nu, la tête légèrement tournée à gauche,
les jambes jointes, tenant de la main droite un strigile
avec lequel il frotte son bras gauche étendu. Coiffure courte
avec tresse centrale.
Style ordinaire. Trou d'évent rond. Manque le bas de la jambe droite.
Haut., O'nlG.
299 (79). — Enfant portant un masque comique.
11 est debout et nu, avec une chlamyde jetée sur l'épaule
gauche, la tête tournée à gauche et inclinée, montrant de
Tinde.x de la main droite un mas(|ue comique barbu qu'il
tient de la main gauche. Coiffure bouclée avec tresse cen-
trale qui se termine par une longue mèche retombant en
arrière sur l'épaule droite.
Assez bon style. Ton jaunâtre sur les chairs, rose sur la draperie. Trou
d'évent ovale. Tête recollée. Haut., ()"15j.
300 (176). — Même sujet.
11 est debout, le coude gauche appuyé sur un rocher aux
formes tourmentées (ou sur un tronc d'arbre?), sontenant
c 1(36 3
de la main droite sur sa hanche un grand masque comique
qu'il regarde en souriant, la tête inclinée à droite. Il est vêtu
d'une tunique courte avec chlamyde enroulée sur le bas du
corps et retenue par la main gauche. Coiffure bouclée avec
tresse centrale et longue mèche retombant dans le dos.
Assez bon style. Traces de blanc; rose sur le visage de l'enfant, sur la
tunique, sur les pieds et sur le socle; jaune foncé sur la coiffure et sur le
masque. Trou d'évent ovale. Socle plat et rond. Manque un morceau du
socle au revers. Tête recollée. Haut.. 0'"i5.
301 (473). — Enfant portant un alabastre.
Il est debout et nu, avec une draperie roulée autour des
reins, marchant à droite, la jambe droite en avant, la tête
penchée, soutenant de la main droite élevée au-dessus de la
tète et du bras gauche replié un grand alabastre posé sur
Tépaule gauche. Coiffure bouclée et mèche centrale.
Assez bon style. Traces de blanc. Trou d'évent rectangulaire. Socle
rectangulaire. Bras droit endommagé. Haut., O'-iA.
302 (320). — Enfant portant ses chaussures.
Il est debout et nu, la tète tournée à droite, marchant la
jambe gauche en avant, portant sur le bras gauche sa chla-
myde pliée et tenant de la main droite baissée une paire de
chaussures fermées à haute empeigne.
Assez bon style. Traces de blanc; rouge sur les chairs et brun dans
les cheveux. Trou d'évent ovale et trou de suspension. Tète recollée.
Haut., Omlis.
303 (206). — Groupe de deux enfants marchant.
Tous deux sont nus, avec une chlamyde rejetée dans le
lO/
ciob; li» uiciicneiiL a gauche, dans une c..,. ^ v.c gaieté ba-
chique, l'un avec la tète renversée et rieuse, le bras droit
écarté du corps, soutenant du bras gauche son compagnon
qui marche en titubant, la jambe gauche levée de terre, lais-
sant retomber sa tête sur l'épaule de l'autre et tenant de la
main gauche une grande lyre. Ils sont coiffés de couronnes
en bourrelets.
Assez bon style. Traces de blanc et de jaune sur les chairs. Trou
d'évent rond. Socle rectangulaire à moulures. Manquent la main droite
du premier et le bras droit du second. Au revers et en bas, ébauche
d'inscription A. Haut., 0">n.
303'"' (440). — Groupe de trois enfants.
Une petite fille, vêtue d'une tunique talaire avec un hima-
tion roulé autour de la taille et coiffée d'une couronne en
bourrelet, a les deux bras passés autour du cou de deux
petits garçons placés de chaque côté d'elle et qui la soutien-
nent. Ils sont vêtus d'une tunique courte qui laisse les jambes
nues et coiffés d'une couronne en bourrelet. Celui de gauche
a le bras droit abaissé et une draperie jetée sur Tépaule
droite. Celui de droite a la jambe droite croisée par-dessus
l'autre, le bras gauche abaissé et une draperie passée en
échappe autour du corps.
Style médiocre. Couleurs assez bien conservées; jaune brun sur les
cheveux et les chairs, bleu sur l'himation et la draperie de la petite fille,
rose sur les tuniques des garçons. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire.
Haut., Omi-2.
304 (194). — Groupe de deux enfants.
Au centre s'élève un cippe surmonté d'un tailloir carré,
C IGS 3
dont la pai'iie antérieure est divisée en sections quadran-
gulaires présentant chacune une saillie. A droite, un enfant
enveloppé d'un himalion, est debout, la tète baissée, la main
droite levée et dégagée de la draperie; il porte une coiffure
bouclée avec natte centrale. A gauche, un autre enfant
accroupi, les deux mains appuyées sur le pied droit du
premier, paraît nu et lève la tète vers son compagnon ;
coiffure avec longue natte centrale qui retombe dans le
dos (sur la poitrine, entre les deux bras, une large saillie
ronde?).
Style médiocre. Traces de jaune sur les visages, sur le corps de l'enfant
accroupi, sur le socle et sur le cippe; rose sur la draperie de l'enfant de-
bout. Trou d'évenl oblong, endommagé. Socle haut et rectangulaire à
moulures. Plusieurs morceaux recollés. Sur le revers, entre le trou d'évenl
et le socle, inscription CCO. Haut., 0'>>135.
305 ("217). — Groupe de deux enfants avec un oiseau.
Sur une sorte de pelil mur bas est assis de face un enfant,
les jambes croisées, penché à gauche, vêtu d'une tunique qui
laisse les bras et les jambes nus; il semble tenir suspendue
le long du mur une grappe de raisin. A sa gauche et debout,
le coude droit appuyé sur le mur, une petite fille drapée serre
des deux mains contre sa poitrine un objet indistinct (oi-
seau?). En bas du mur, un oiseau maix^he à gauche, tendant
le cou vers la petite fille.
Style ordinaire, douleurs bien conservées: le socle est peint en noir;
les vêtements des deux enfants sont blancs avec des parties jaunes; cou-
leur rougeâtre sur les chairs; l'oiseau est blanc avec le bec et les pattes
rouges; jaune sur le petit mur. Manque le dos de l'enfant. Trou d'évenl
triangulaire. Socle rectangulaire. Nombreux morceaux recollés.
Haut., nmioô.
c 169 D
306 (21). — Même sujet.
Les deux enfants nus, avec une chlamyde jetée sur les
épaules et retombant sur le bras, s'avancent, la tèle tournée
à gauche, l'un portant un oiseau sur le bras gauche, Tautre
(à sa droite) posant la main droite sur le sommet de sa tête,
la main gauche passée sur l'épaule gauche de l'autre. Coif-
fures bouclées avec crobyles en double touffe.
Style ordinaire. Pas de couleurs. Trou d'évent carré. Socle rond.
Haut., Om|0.
307 (218). — Enfant jouant avec un oiseau.
Il est debout et nu, les pieds joints, avec une chlamyde
retombant dans le dos, la tète baissée et souriante, la main
gauche repliée contre la poitrine et tenant un objet indis-
tinct (oiseau?). De la main droite abaissée il tient une grappe
de raisin que becqueté un oiseau placé à ses pieds à droite.
Coiffure bouclée avec tresse centrale et sorte û'apex élevé
sur le devant.
Assez bon style. Couleurs bien conservées : cheveux rougeàtres avec
apex central en jaune vif; chlamyde rose avec agrafe jaune sur l'épaule
droite; jaune rougeâtre sur les parties nues. Trou d'évent ovale. Socle rec-
tangulaire. Au revers, inscription AI0IAOY. Haut., 0'"23.
308 (65). — Même sujet.
Même type. Coiffure bouclée avec couronne en bourrelet
et lemnisque retombant sur les épaules.
Style ordinaire. Couleur blanche sur toute la statuette; rose sur la dra-
perie. Trou dévenl rond. Pas de socle. Haut., O'-'^os,
C 170 3
309 (354). — Enfant jouant avec un chien.
Il est debout et nu, avec une chlamyde retombant dans le
dos et couvrant l'épaule gauche, la tète à droite et souriante.
Il tient de la main droite écartée du corps une grappe de
raisin ({ue flaire un chien à longs poils, la patte gauche levée,
placé à sa droite. La main gauche est repliée et paraît tenir
un accessoire. A sa gauche s'élève un petit autel carré, orné
de moulures, surmonté d'un Ternie dont la gaine porte un
phallus et dont la tète représente Dionysos barbu, diadème,
avec boucles retombant sur les épaules.
Assez bon style. Couleurs bien conservées : le fond entre les jambes et
le devant du socle sont noirs, l'autel rouge; le corps de l'éphèbe est blanc
avec un frottis de Jaune brun; bleu sur la chlamyde; blanc lustré sur le
Terme et sur le chien. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire avec une
saillie à droite. Le Terme est recollé. Haut., o™i25.
310 (90). — Enfant jouant avec un coq.
Il est nu, la tète tournée à droite et souriante, assis sur
sa chlamyde qui est posée sur un siège carré, tenant des
deux mains une grosse grappe de raisin qu'il retire vivement
en se penchant à gauche, pour la soustraire aux atteintes
d'un coq placé à ses pieds, à droite, qui se précipite avi-
dement, le bec en avant. Coiffure à natte centrale avec
crobyle à plusieurs touffes et boucles retombant sur les
épaules.
Très bon style. Traces de blanc sur les chairs; rose sur la draperie,
violet sur les raisins. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Manque la
queue du coq. Trouvé dans le même tombeau ((uc les no*28^, 311 et 349.
Haut , O'nio.
c 171 ^
311 (61). — Enfant jouant apec une oie.
11 est debout et nu, la tète à gauche et souriante, avec une
chlamyde agrafée sur l'épaule gauche, qu'il soulève de la
main gauche écartée, passant la main droite autour du cou
d'une grande oie qui appuie sa tète sur le flanc droit de l'en-
fant. Coiffure bouclée avec tresse centrale et crobyle à quatre
touffes.
Bon style. Traces de blanc sur les chairs; rose sur la draperie. Trou
d'évent rond. Socle rectangulaire. Tète de l'enfant et corps de l'oiseau
recollés. Manquent cfuelques morceaux du revers. Trouvé dans le même
tombeau que le précédent. Haut., ot-i^s.
312 (104). — Enfant jouant avec une biche.
Il est debout, le jambe gauche en avant, posant la main
droite sur le cou d'une petite biche placée à sa droite, qui
lève vers lui la tète. Tunique courte nouée à la ceinture avec
chlamyde jetée par-dessus et couvrant le bras gauche baissé.
Coiffure courte avec couronne en bourrelet.
Bon style. Couleur blanche sur les chairs; rouge sur la bouche; brun
sur les cheveux; traces de blanc sur la draperie; jaune sur la biche. Trou
d'évent triangulaire. Socle oblong avec angle rentrant au milieu. La tète
de l'enfant et le bas du socle sont recollés. Haut., omi/i.
313 (114). — Enfant traînant une chèvre.
Il est debout et nu, avec une chlamyde rejetée sur l'épaule
gauche, tenant de la main gauche un grand objet rond (plat,
tympanon?) et traînant de la main droite, vers un autel carré
à double moulure, une petite chèvre qui résiste la tête basse.
Coiffure bouclée avec couronne en bourrelet. Cf. le n° 189.
c 172 ^
Style médiocre. Traces de blanc et de rouge sur l'autel. Trou d'évent
rond, endommagé. Socle rectangulaire. Manc[ue une partie du revers.
Haut., 0">085.
314 (372). — Enfant sur un bélier.
Il est nu, avec une chlamyde rejetée en arrière, vu de pro-
fil,.la tèle tournée de lace, à cheval sur un i^pand bélier, mar-
chant à gauche, à la toison duquel il se cramponne des deux
mains.
Assez bon style. Couleurs bien conservées : blanc sur le bélier et l'en-
fant, avec traces d'une bande bleue autour du corps du bélier; rose sur
la chlamyde de l'enfant. Trou d'évent carré. Socle plat et rectangulaire.
Morceau.x du revers recollés. Haut., omij.
345 (36). — Enfant sur un cheval.
Il est nu, avec une chlamyde rejetée en arrière et couvrant
le bras gauche, vu de profil, assis sur un cheval marchant à
gauche, la main droite posée sur le croupe, la main gauche
tenant la crinière.
Assez bon style. Traces de blanc et de rouge sur l'enfant et sur le
cheval; les yeux et les sourcils de l'enfant sont peints en noir; traces de
noir sur les jambes du cheval et sur le socle. Trou d'évent rond. Socle
rectanerulairc. Haut., onis.
V. PERSONNAGES COMIQUES
Cette catégorie se divise en deux groupes : les acteurs de
théâtre, reconnaissables à leurs masques ou à d'autres détails
de leur costume (n°^ 316-323) et les personnages grotesques
qui paraissent être de simples caricatures prises en général
dans le monde des esclaves ou du menu peuple (n°*^ 324-340).
L'Asie Mineure a déjà fourni un nombre assez considérable
de statuettes de ce genre pour lesquelles ses coroplastes pa-
raissent avoir eu un goût tout particulier. Ils y montrent, en
effet, une verve intarissable de gaieté et une observation pi-
quante du côté comique de la vie quotidienne; s'il est vrai,
comme le pensent certains archéologues, que ces sujets aient
été recherchés de préférence pour récréer le mort dans son
tombeau, ce divertissement de la vie d'outre-tombe n'a pas
manqué aux habitants de Myrina. Il est remarquable que jus-
qu'à présent on n'ait jamais trouvé d'acteurs tragiques, bien
que certains masques dont nous verrons plus loin la descrip-
tion (n°'' 347 et suivants) reproduisent assez souvent les traits
étranges et effrayants qu'on donnait aux personnages de la
tragédie ; il en est de même, croyons-nous, dans toutes les
nécropoles grecques jusqu'à présent explorées, et la raison
de ce fait n'est pas encore élucidée. Le théâtre comique, au
C 17/1 D
contraire, y apparaît presque complet, avec le père de famille
grondeur (n" 316), l'esclave rusé et moqueur (n° 320), le para-
site, inquiet du bon dîner qui n'arrive pas (n°317). La finesse
de ces figurines est remarquable; les moindres détails y sont
indiqués, comme dans le n° 319, où, sous la perruque postiche
de l'histrion, on aperçoit ses vrais cheveux. Cinq statuettes ap-
partiennent au même tombeau (n°^ 318-322, tombeau C); deux
d'entre elles ne portent pas le masque, bien qu'elles aient la
perruque et que leurs traits comiques indiquent avec vérité
le jeu de l'acteur; ce détail est important à noter pour l'his-
toire du théâtre antique, car il semble prouver que l'on jouait
parfois sans masque.
Parmi ceux que nous avons appelés simplement des gro-
tesques, nous signalerons, pour les qualités de modelé et de
bouffonne invention, le type de bourgeois dédaigneux qui
porte la signature de l'artiste Hiéron (n° 324), le cuisinier gour-
mand qui paraît goûter au plat avec une amusante glouton-
nerie (n° 333), et les trois personnages qui se livrent à la pêche
à la ligne avec des expressions bien différentes de physiono-
mie : le premier (n*' 329) apportant sa ligne et son cabas, le
second (n° 330) attentif à suivre son liège flottant, le troisième
(n° 331) retirant sa ligne d'un geste précipité.
316 (199). — Acteur comique.
Il est debout, avec un masque comique à longue barbe, la
tète chauve et coiffée d'une grosse couronne en bourrelet
avec large lemnisque retombant sur chaque épaule; il est
vêtu d'une tunique à manches courtes sur la(|uelle est placé
c 175 p
un himation passé sous le bras droit qui est dégagé et re-
couvrant l'épaule et le bras gauche. Les deux mains sont
avancées, la droite tient une sorte de lanière repliée. Il mar-
che la jambe droite avancée.
Bon style. Traces de blanc; rose sur rhimation. Trou d'évenl rond.
Manque le pied gauche. Haut., 0^195.
317 (124). — Même sujet.
11 est debout, avec le masque comique à perruque striée,
large bouche ouverte, nez écrasé, yeux plissés, vêtu d'une
simple draperie roulée autour des reins, avec un petit man-
teau jeté sur l'épaule gauche. Il a les pieds joints, les deux
mains croisées sur un ventre postiche et proéminent.
Bon style. Traces de blanc. Trou d'évent rond. Tête recollée.
Haut., 0'"175.
318 (265). — Même sujet.
Il porte le même masque comique, surmonté d'une grosse
couronne en bourrelet entourée d'un lemnisque; il est assis
sur un siège carré, orné de moulures, la jambe droite
croisée sur l'autre, la main gauche avancée au-dessus du
genou droit, le bras droit levé en l'air, la tète un peu ren-
versée en arrière et tournée à gauche. Tunique courte sans
manches; court manteau agrafé sur l'épaule droite et rejeté
dans le dos.
Bon style. Traces de blanc; blanc jaunâtre sur le socle et sur le siège
avec fdet rose sur les moulures; rose vif sur les chairs; rose plus foncé
sur le masque; jaune sur le manteau; bleu sur le lemnisque. Trou d'évent
trapézoïdal, restauré. Socle plat et rectangulaire avec saillie sur le devant
c •I7(i o
formant tabouret. Revers restauré; tête et base recollées. Trouvé clans le
même tombeau que les quatre suivants avec le n" 47. Tombeau C.
Haut., 0-1G.3.
319 (214). — Même sujet.
Il porle le masque comique ordinaire; sous la perruque
striée, en arrière, on aperçoit les vrais cheveux de Tacteur.
Le bras gauche est abaissé sous la draperie, le bras droit
dégagé, replié et avancé devant la poitrine, la tète tout à fait
tournée à droite. Tunique courte qui laisse les jambes nues
et court manteau jeté sur l'épaule gauche.
Bon style. Traces de blanc; rose sur les mains et les jambes; rouge sur
le masque. Trou d'évent rectangulaire. Tète recollée. Tombeau C.
Haut., On.17.
320 (37). — Même sujet.
Même masque. La tète est tournée à droite, le bras
gauche replié contre la poitrine, la main soutenant le coude
droit; le bras droit élevé avec la main placée à côté de la
bouche, le pouce contre la joue gauche. Même costume.
Bon style. Traces de rouge sur les bras et les jambes, le visage et les
lèvres du masque. Trou d'évent rectangulaire. Tombeau C. Haut., o-ifia.
321 (94). — Acteur sans masque.
Il est coiffé de la perruque striée, mais ne porte pas de
masque. Il marche à droite, la tête tournée à gauche, le bras
droit étendu horizontalement, le bras gauche collé contre
le corps et tenant les plis du manteau sur la cuisse. Même
costume; le manteau est passé sur Tépaule gauche et roulé
autour du corps, dégageant le bras droit.
c '177 3
Bon style. Traces de blanc; bleu sur la tunique; rouge sur les maiiis et
le visage. Trou d'évent rectangulaire. Socle plat et rectangulaire avec fond
entre les deux jambes, qui se détachent en haut-relief. Manque le revers de
la tète; bras droit recollé. Tombeau C. Haut., 0'»i7.
322 (383). — Même sujet.
Même type; costume analogue, sauf que le manteau
couvre toute la partie gauche du corps. Il marche vers la
gauche, le bras gauche replié contre le corps sous la dra-
perie, le bras droit dégagé et porté en avant, la tète tournée
à gauche.
Bon style. Traces de blanc; rose sur les jambes et sur la tunique; rouge
brun sur le visage. Trou d'évent de forme trapézoïdale. Pieds recollés.
Tombeau C. — — Haut., 0'»IG.
323 (18). — Personnage comique.
Il n'a ni perruque ni masque. La tête est inclinée sur
l'épaule gauche, le ventre un peu proéminent, le bras
gauche replié sous la draperie, la main droite pendante et
tenant une sorte de badine. Le type est celui d'un petit ac-
teur ou d'un enfant grotesque. Coiffure courte avec bonnet
plat et rond posé par-dessus (causia).
Style ordinaire. Traces de blanc; rose sur la draperie; rouge sur les
pieds; rouge brun sur la. coiffure. Croûte terreuse. Pas de trou d'évent.
Socle plat et carré. Haut., 0""0y5.
324 (74). — Grotesque drapé.
Il est debout, la tête chauve tout à fait tournée à gauche^
le nez long et busqué, les oreilles larges, le front plissé,
la bouche entr'ouverte et la lèvre pendante, le ventre légè-^
12
c 178 D
rement proéminent sous la draperie. Il est drapé dans un
himation serré autour du corps, relevé sur la hanche droite
par la main gauche, la main droite dégagée des plis et
posée sur la poitrine. Chaussures fermées avec semelles
épaisses.
Très bon style. Trou d'évent rond. Pied droit recollé. Au revers, au-
dessus du trou d'évent, inscription I6PC0NOC. Haut., o-is.
325 (107). — Même sujet.
Il est debout, la tête chauve et légèrement tournée à droite,
le nez pointu, les traits grotesques, drapé clans un himation
qui descend jusqu'aux chevilles, la main gauche derrière
la hanche, le bras droit replié dans le manteau avec la main
dégagée des plis.
Assez bon style. Traces de rouge sur le crâne et sur les mains; rose
sur la draperie. Trou d'évent rond. Manquent les pieds. Trouvé dans le
même tombeau que les trois suivants. - — Haut., 0">16.
326 (75). — Grotesque portant un animal.
Même type. Il est drapé dans un manteau qui laisse le
buste et Tépaule droite nus, la main gauche tenant les plis
de la draperie sur la hanche; il porte un lapereau (ou une
truie?) de la main droite abaissée.
Assez bon style. Croûte terreuse. Trou d'évent rond. Bras droit recollé.
Haut., 0">16.
327 (152). — Grotesque portant un bissac.
Même type, la tète un peu penchée en avant, tenant de la
c 179 ^
main gauche un bissac qui pend le long de la jambe. Même
costume.
Assez bon style. Trou d'évent oblong. Manquent le bras droit et la main
gauche; une partie du visage et du corps est effritée. Tète et pieds re-
collés. Haul., 0"'155.
328 (162). — Même sujet.
Même type, la tête tournée à droite; il est vêtu d'une tu-
nique à manches courtes et drapé dans un manteau, la main
gauche dégagée des plis en avant de la poitrine, la main
droite écartée et tenant le bout d'un accessoire qui man-
que.
Assez bon style. Traces de blanc. Trou d'évent ovale. Manquent le bas
des jambes et Taccessoire dans la main droite. Tète et avant-bras droit
recollés. Haut., omias.
329 (153). — ■ Grotesque portant un panier.
Il est debout et marche la jambe droite avancée; ses traits
sont ceux d'un vieillard, le crâne chauve, la face ridée, l'air
morose, marchant courbé, la tète penchée en avant, s'ap-
puyant de la main droite sur un bâton à poignée en forme
de crosse, à large bout arrondi, tenant de la main gauche
baissée un panier en paille tressée à deux anses; il est vêtu
d'une tunique à manches courtes et d'un himation qui cou-
vre l'épaule gauche et les jambes.
Bon style. Traces de blanc. Trou d'évent oblong. Socle rond. Tète
recollée. Haut., 0n>lG5.
330 (32). — Grotesque péchant à la ligne.
Type ordinaire des grotesques. Il est coiffé d'un bonnet-
C 180 3
poinlu (xuvT^), vêtu d'une courte tunique sans manches at-
tachée sur l'épaule gauche et laissant l'épaule droite nue,
la main gauche abaissée et tenant un panier tressé sem-
blable au précédent, la tète un peu inclinée, le bras droit
avancé, les jambes nues et jointes.
Bon style. Trou d'évent rond. Manque l'avant-bras droit; pied et tète
recollés. iiaui., o-ig.
331 (30). — Même sujet.
Môme type; il est vêtu d'une tunique à manches courtes
serrée à la taille, avec un petit manteau rejeté en arrière et
agrafé sur l'épaule gauche. Il a la jambe gauche levée de
terre, le bras droit lancé en avant, le bras gauche abaissé
et ramené en arrière, la tête un peu renversée.
Bon style. Traces de rose sur la draperie. Pas de trou d'évent. La jambe
droite est recollée. Forte saillie au talon droit, sans doute pour maintenir
l'équilibre. Cf. le n° 185. Manquent l'avant-bras droit, la main gauche, le
bas de la jambe gauche. Haui., onio.
332 (379). — Grotesque portant deux paniers.
Il est debout et marche vers la gauche; la tète est forte^
le crâne chauve, le nez fort, le phallus énorme. Les jambes
écartées, il porte avec effort deux paniers de raisins posés
sur chaque épaule ; la main gauche élevée s'appuie sur un
des paniers, la main droite abaissée lient un troisième petit
panier de paille tressée à deux anses. Il est vêtu d'une tu-
nique courte serrée à la taille par un lien, avec un court
manteau jeté sur les épaules.
Boil style. Traces de blanc; rouge chair sur les jambes et le visage;
C 181 D
rouge sur le socle. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire à moulures.
Manque l'extrémité du phallus qui n'a pas été recollée. Haut., o-niss,
333 (326). — Grotesque mangeant.
Il est debout, vêtu d\ine tunique à manches courtes, avec
une draperie roulée en ceinture autour de la taille. Type
grotesque ordinaire. Il est courbé en avant, tenant de la
main gauche abaissée le couvercle rond d'un plat et por-
tant la main droite à la bouche.
Bon style. Traces de rouge brun au revers. Trou d'évent rond. Manque
le pied droit. Jambes, bras et pied gauche recollés. Haut., 0-135,
334 (92). — Même sujet.
Même moule que le précédent.
Bon style. Traces de rouge sur la draperie. Trou d'évent rond. Terre
bistre rougeàtre. Manquent les deux bras, la jambe gauche et le pied droit.
Haut., 0n>13.
335 (130). — Esclave à type de nègre.
Il est debout et nu, avec une draperie roulée autour des
reins, tourné vers la droite, la jambe droite fléchie, la
hanche gauche .très saillante. Il porte de la main droite
baissée une œnochoé et soutient de la main gauche élevée
un plat rond. Le type est barbare plutôt que grotesque, les
lèvres épaisses comme celles d'un nègre, les cheveux crépus,
abondants et retombant sur les épaules.
Assez bon style. Traces de blanc; taches noirâtres. Terre bistre rougeà-
tre. Trou d'évent rond, endommagé. Socle rond. Tête et buste recollés.
Manquent l'avant-bras droit et un morceau du revers. Haut., o^n.
c 182 D
336 (38). — Esclave portant un enfant.
11 est debout, vêtu crune tunique à manches courtes, por-
tant de la main droite abaissée une sorte de lanterne ronde,
avec un panier suspendu au bras gauche; il soutient, assis
sur son épaule gauche, un petit enfant drapé, coiffé d'une
couronne en bourrelet, c[ui pose la main droite sur la tète de
son porteur.
Style ordinaire. P.as de couleurs. Trou d'évent rond. Socle rond.
Haut., 0'nI25.
337 (351). — Grotesque assis.
Type grotesque ordinaire. Il est assis sur un siège sans
dossier, tenant de la main gauche sur ses genoux une sorte
de tablette, au-dessus de laquelle il avance la main droite; la
tète est légèrement baissée et tournée à droite. 11 est vêtu
d'un manteau roulé autour des bras et de la poitrine, lais-
sant le ventre et les jambes nus.
Très bon style. Traces de jaune brun sur le visage et sur le siège; rose
sur la draperie et sur la tablette. Trou d'évent rond. Manque toute la
partie inférieure à partir des genoux. • Haut , o«i25.
338 (603). — Grotesque accroupi.
Il est accroupi, la jamlie gauche repliée sous la jambe
droite, la main gauche pendant sur le genou et tenant une
grosse bouteille. De la main droite élevée, il s'appuie sur
un grand bàlon noueux. Il est coiffé d'une caiisia; ses traits
sont plissés et ridés comme ceux d'un vieillard.
Assez bon style. Pas de couleurs. Trou d'évent rond. Socle rectangu-
laire, Haiil., O-ill.
c 183 D
339 (177). — Grotesque couché.
Il est nu, couché de droite à gauche sur un lit bas, sur
lequel il s'appuie du coude gauche, les jambes écartées et
repliées.
Slyle très médiocre. Traces de blanc et de rouge sur le corps et sur
le lit. Pas de trou d'évent. Haut., 0n>065.
VI. MASQUES ET TÈTES
Les masques de tout genre, comiques, tragiques, satyri-
ques, étaient un élément important de la décoration funéraire.
Non seulement on en trouve de nombreux exemplaires de terre
cuite dans les tombeaux, mais on les voit aussi figurer sur
les reliefs des sarcophages sculptés et l'on ne peut douter
qu'ils aient servi à l'origine d'oscilla; c'étaient des talismans
qu'on suspendait autour des habitations des vivants, comme
autour des tombes des morts, pour en éloigner les mauvaises
influences. On remarquera que plusieurs de ces masques
sont encore ])ourvus de petits trous régulièrement disposés,
qui servaient à les suspendre (n°^ 347, 349, 353, 354). L'Asie
Mineure en a fourni déjà un grand nombre. Tous n'ont pas un
aspect effrayant et grotesque. Il y a une sorte de catégorie
moyenne, qui reproduit les traits de la figure humaine sous un
aspect plus réel, par exemple les n^"" 353 et 354.
Les têtes sont toutes des fragments détachés des statuettes
dont le corps n'a pas été conservé; elles appartiennent à des
types déjà décrits précédemment. Les deux premières (n°®355
et 356) sont remarquables par les dimensions; elles provien-
nent de statuettes qui mesuraient environ 0"^70, mais dont l'ar-
gile s'était fendillée à tel point dans la terre humide du tom-
c 185 3
beau qu'en cherchant à les extraire on a fait tomber les corps
en poussière.
340 (116). — Tête de Silène,
Tète ou masque de Silène barbu et chauve (ou d'acteur en
Silène), coiffé d'une couronne en bourrelet avec lemnisque
retombant de chaque côté.
Bon style. Traces de rouge sur la bouche; blanc sur le lemnisque.
Haut., O'nOô.
341 (100), — Tête d'acteur avec masque comique.
Masque comique ordinaire, grosse couronne en bour-
relet entourée d"un lemnisque. Fragment de statuette.
Assez bon style. Manque une yrande partie du lemnisque.
Haut., 0'"04.
342 (115). — Tête d'acteur sans masque.
Il porte la perruque striée, les sourcils sont relevés, la
bouche ouverte, avec une expression de colère ou de souf-
france. Fragment de statuette.
Assez bon style. Couleur jaunâtre sur le visage, noir sur les yeux.
Haut., 0'"04.
343 (150). — Même sujet.
Même type; les yeux sont grands ouverts, ainsi que la
bouche. Fragment de statuette.
Assez bon style. Mêmes couleurs que le précédent. Haut., o-nOi.
c 186 D
344 (558). — Masque comique.
Type ordinaire, à perruque striée, la bouche ouverte et
percée.
Bon style. Traces de blanc et de rose sur la bouche. Haut., OmO'iS.
345 (537). — Même sujet.
Même type.
Bon style. Traces de rouge sur la bouche et les cheveux. Haut., o-nO'is,
346 (539). — Même sujet.
Même type; la bouche n'est pas percée.
Assez bon style. Traces de blanc avec couverte rouge brun. Traces de
jaune orange, Haut., o™o'i.
347 (299). — Masque tragique.
Figure imberbe. Les yeux et la bouche sont grands ou-
verts et percés; la partie supérieure de l'oyxoç est ornée de
feuilles lancéolées avec deux grosses baies au centre; à
droite et à gauche pend un bout de lemnisque.
Bon style. Traces de blanc; rose autour de la bouche, du menton et
des paupières. Au revers, une saillie dans laquelle sont pratiqués deux
trous de suspension. Au-dessus, inscription en relief A. Haut, Om 115.
348 (502). — Même sujet.
Type analogue, peut-être féminin.
Bon style. Manque tout l'ûyxo;, sauf un fragment de la partie supé-
rieure. Haut., on>ii.
c 187 3
349 (504). — Même sujet.
Même type; sourcils très saillants; oyjcoç élevé, à chevelure
striée.
Bon style. Traces de rouge et de jaune sur les lèvres. Au revers, deux
petits trous de suspension. Terre bistre clair très légère. Plusieurs mor-
ceaux recollés à droite. Trouvé dans le même tombeau que les n"** 28'i,
310 et 311. Haut., O'nii.
350 (561). — Même sujet.
Figure barbue; chevelure divisée en mèches régulières
retombant sur Toyico;. La bouche seule est percée.
Don style. Jaune brun sur l'rjy/.o;, bleu sur les yeux, rouge sur le visage.
Haut., 0'"06.
351 (538). — Même sujet.
Même type; la bouche n'est pas percée.
Bon style. Traces de couleur rouge. ■ Haut., On>o'i.
352 (551). — Même sujet.
Même type que le précédent.
Bon style. Traces de couleur rouge sur la figure, Haut., o™o'..
353 (315). — Masque de femme.
Les yeux et la bouche sont grands ouverts et percés.
Coiffure en barideaux ondulés, ceints d'une large bandelette.
Bon style. Au revers, trois trous de suspension. Taches noirâtres;
bouche endommagée. Uaui., o-is.
c 188 D
354 (564). -^ Masque d'éphèbe.
Figure souriante; la bouche seule est percée. Cheveux
courts et bouclés; bonnel plat en forme de caiisia.
Assez bon style. Traces de rase sur la figure. Croûte terreuse. Au re-
vers, deux trous de suspension. Haut , O'^os.
355 (273). — Tête de femme diadémée.
Coiffure en bandeaux ondulés, ceints d'une bandelette
ronde et surmontés d'un haut diadème en croissant; boucles
retombant de chaque côté du cou; pendeloques aux oreilles.
Fragment d'une très grande statuette, haute d'environ 0"'70,
dont on n'a pu recueillir que des débris en poussière.
Bon style. Traces de blanc sur le visage, rose sur la bandelette.
Haut., Oral4.
356 (274). — Même sujet.
Même type, même coiffure; sur le devant des cheveux, une
couronne de feuilles lancéolées avec ornement central en
forme dé pastille. Bout de voile remontant sur la tète.
Fragment d'une statuette analogue à la précédente.
Bon style. Traces de blanc sur le cou, rose sur le voile, jaune brun sur
les cheveux. Haut., onii.
357 (215). — Même sujet {ou masque?).
Coiffure en bandeaux ondulés avec un haut diadème en
croissant qui descend de chaque côté jusqu'aux oreilles.
Figure mince et allongée; nez aquilin et très long.
Style oi'dinaire. Terre rougeâlre. Le bas est endommagé. Haut., o^noy.
c 189 3
358 (183). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux ondulés, surmontée d'une sorte de
polos orné de rosaces et de saillies verticales. Figure mince
et allongée comme la précédente.
Style ordinaire. Traces de blafic. Partie inférieure endommagée. Terre
grise. Haut., O'n07.
359 (505). — Tète d'Aphrodite orientale.
Coiffure à côtes, surmontée d'un très haut diadème en
-forme de croissant, surmonté lui-même d'arêtes rayonnantes
et de fleurons.
Style ordinaire. Figure un peu fruste. Cf. les n"» 1, 2, 1-4, 15.
Haut., OmOTô.
360 (356). — Tête de femme {ou d'Eros).
Chevelure bouclée en masses irréguliéres, avec crobyle
en double touffe. Visage souriant, légèrement renversé en
arrière.
Bon stvle. Terre bistre foncé, Haut., O'-o"/.
364 (98). -^ Tête de femme.
Coiffure en bandeaux ondulés, ceints d'une bandelette
ronde. Restes d'un voile sur la nuque et sur le côté gauche
de la tète.
Assez bon style. Blanc sur le visage, jaune sUr la coiffure, rose sur les
lèvres et sur le voile. Traces d'incinération. — ^ Haut.; On>05.
C 190 D
362 (508). — Même sujet.
Coiffure à côtes ceinte crune Ijandelette et recouverte d'un
voile qui revient en avant sur le menton.
Bon style, genre lanagréen. Traces de blanc. Taches crincinération.
En deux morceaux recollés. Haut., Omos.
363 (556) — Même sujet.
Coiffure très haute formée d'une série de nattes ramenées
sur le devant de la tète; large tresse centrale dominant les
autres. Pendants aux oreilles.
Style ordinaire. Croûte terreuse. Cf. les n''* 19 et 51. Haïu.. OmOô.
364 (507). — Même sujet.
Coiffure à côtes avec crobyle en touffe double et orne-
ment central en forme de pastille.
Style ordinaire. Terre bistre foncé. Cf. le n^ 229. Haut., o^oô.
365 (297). — Tête d'Éros.
Chevelure bouclée, couronnée de pampres et de baies ar-
rangés autour d'une grosse couronne en bourrelet avec lem-
nisque. Visage souriant, penché sur l'épaule droite.
Bon style. Traces de blanc sur la tête, rose sur la couronne. Nez
endommagé. Cf. les Éros des n»^ 54 à 60. Haut., ()">08.
366 (1)9). — Tête d'éphèbe phrygien.
Chevelure bouclée, s'échappant d'un bonnet phrygien à
houppe élevée.
C 191 D
Assez bon slyle. Traces de blanc sur la figure, jaune sur les cheveux.
Cf.. les nos 279*'* à 281. Haut., 0-07.
367 (503). — Tète d'homme barbu.
Coiffure courte avec couronne en bourrelet entourée d'un
lemnisque retombant sur chaque épaule; figure barbue avec
moustaches.
Assez bon style. Pas de couleurs. Haut., Onoâ.
VII. ANIMAUX
Nous retrouvons ici la plupart des animaux que nous
avons déjà vus mêlés aux jeux des Éros et des enfants. L'exis-
tence d'outre-tombe, image de la vie terrestre, ne serait jjas
complète, si le mort n'avait pas autour de lui les bêtes fami-
lières et domestiques dont la vue lui était habituelle. Toutes
ces figurines cependant n'ont peut-être pas la même origine;
il y, a des nuances à établir entre les motifs qui les ont fait
placer dans le tombeau. Par exemple, le cheval à roulettes
{n° 368) est certainement un jouet qui a servi à amuser un en-
fant, avant d'être déposé dans sa sépulture. Les petits porcs
(n°^ 374 et 375), dont on retrouve de nombreux spécimens dans
la plupart des nécropoles, ont plutôt un caractère d'ex-voto
religieux, car le sacrifice de cet animal était spécialement
réservé aux divinités infernales et chthoniennes, comme
Déméter et Coré. Les pigeons (n"" 382-387) sont tous munis
d'un petit trou de suspension qui témoigne d'un usage réel
en dehors de la destination funéraire, soit comme jouet, soit
comme ex-voto. La dernière pièce (n^ 388) rentre probable-
ment dans la catégorie connue des vases en forme d'animaux.
Nous avons une inscription (n° 379) où l'on pourrait re-
connaître la signature abrégée de Ménophilos.
c 193 D
368 (197). — Cheval à roulettes.
C'est un jouet cFenfant. La tète de ranimai est petite, la
crinière droite, le corps trapu et de formes grossières. Des
trous sont percés dans le bas des jambes pour y passer des
chevilles qui devaient maintenir les quatre roulettes de terre
cuite. Deux trous sont aussi pratiqués dans le cou et deux
dans la crinière, peut-être pour passer une ficelle et traîner
le cheval.
Style grossier. Le harnachement du cheval, ainsi que la crinière, sont
figurés par des coups de pinceau de couleur rouge brun. Trou d'évent
rond dans le poitrail. Plusieurs morceaux recollés et restaurés dans la
crinière et dans le cou. Manquent le bout de la queue et les oreilles.
Haut., 0'n26.
369 (155). — Cheval chargé.
Il est vu de profil, tourné à gauche, posé d'aplomb sur les
quatre pieds, la crinière droite, portant un bât avec deux
sacs pendant de chaque côté.
Style grossier. Traces de blanc; rouge sur le socle et sur le che-
val. Pas de trou d'évent; maquette pleine. Socle plat et rectangulaire.
Haut., O'nlO.
370 (17). — Ane chargé.
Même attitude; il est chargé de deux sacs qui pendent de
chaque côté et, sur la croupe, d'un fagot de bois lié avec
une courroie.
St;)le grossier. Traces de blanc; rouge sur la base. Pas de trou d'évent;
maquette pleine. Socle plat et rectangulaire. • Haut., omo^s.
13
c 194 3
371 (154). — Bœuf.
Même attitude, la tèle un peu tournée de l'ace avec de
longs fanons pendants.
Bon style. Trou d'évent rond, endommagé. Socle reclanyulairc. Man-
quent les deux cornes. Haut.. On>095.
372 (31). — Bœuf {ébu à bosse.
Même attitude.
Style ordinaire. Traces de blanc sur la corne. Trou d'évent à peu près
rond. Socle rectangulaire à moulure. Haut.. om075.
373 (604). — Bélier.
Il est couché de gauche à droile.
Style médiocre. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle plat et
rectangulaire. Haut., o^œ.
374 (353). — Porc.
Il est vu de profil, marchant à droite; les soies sont nelle-
ment marquées en crinière le long de la croupe; queue tor-
tillée sur le dos.
Assez bon style. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle plat et
rectangulaire. Haut., 0">Ofi.
375 (287). — Même sujet.
Même altitude, marchant à gauche; la queue lorlillée est
appliquée sur la cuisse gauche.
Style ordinaire. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle plat el
rectangulaire. Le fond, entre les pattes et au revers, est endommagé.
Haut., 0">0(i.
c 195 D
376 (12G). — Chien.
Sorte de bouledogue à oreilles courtes, la queue épaisse
entre les jambes. Il se jette à droite, la gueule ouverte, la
croupe arrondie.
Style ordinaire. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle plat et
rectangulaire. Haut., o™o55.
377 (105). — Même sujet.
Il est couché de gauche à droite, la tête de face; la queue
repliée est appliquée sur la cuisse droite, les oreilles sont
droites et pointues.
Style ordinaire. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle plat et
rectangulaire. Manque l'oreille droite; museau endommagé.
Haut., On>05.
378 (223). — Perdrix.
Elle est vue de profil, la tête tendue et paraissant écouler.
Bon style. Traces de blanc; rose et jaune sur les ailes; cercle rouge
autour de l'œil. Manquent les pattes, qui devaient être rapportées; on
voit dans le moignon des pattes une ouverture ronde où elles devaient
s'emboîter (peut-être d'une autre matière?). Tète et queue recollées.
Long., Om225.
379 (288). — Coq.
Il marche à gauche, la tète haute.
Assez bon style. Traces de blanc. Trou d'évent ovale. Socle haut et
rectangulaire. Manque le bec. Au revers, inscription ^ . Haut., 0">13.
c 196 3
380 (101). — Même sujet.
Même attitude; les pattes informes se confondent avec le
socle.
Style très médiocre. Traces de blanc. Pas de trou d'évent. Socle rond.
Haut., On.o7.
381 (102). — Canard (?).
II est tourné à droite, le cou allongé, la tète jjaissée.
Style médiocre. Traces de vert sur le ventre et sur les ailes; rouge sur
les pattes. Pas de trou d'évent. Haut., o-nO'iS.
382 (340). — Pigeon.
Les ailes sont déployées, la tète levée.
Style ordinaire. Traces de blanc sur tout le corps, bleu sur les ailes,
rouge sur le bec. Un petit trou de suspension traverse le corps. Trouvé
dans le même tombeau que les cinq suivants. Long^., OmO'».
383 (344). — Mêfne sujet.
Même type.
Bleu sur les ailes el sur la queue. Manque Taile droite. Long., O'O'j.
384 (342). — Même sujet.
Même type.
Bleu sur les ailes et sur la queue, rouge sur le bec. Long., O'^û'i.
c 197 3
385 (345). — Même sujet.
Même type.
Traces de bleu sur l'aile. Long., 0nin3.3.
386 (343). — Même sujet.
Même type. . •
Traces de bleu sur l'aile. Manquent le bout de l'aile droite *et le bec.
Long., 0m035.
387 (341). — Même sujet.
Même type.
Bleu sur les ailes et sur la queue, rouge sur le bec. Manque l'aile
gauche. Long., omoss.
388 (196). — Dauphin.
Il est vu de profil, nageant; le bec est percé d'un trou.
Bon style. Terre noire. Traces de blanc jaunâtre. Sur le dos et au
centre, un trou rond. Il servait peut-être de vase. Long., o^iss.
MOBILIER FUNÉRAIRE
I. PETITS OBJETS EN TERRE CUITE
Un certain nombre de ces objets ne comportent pas une
explication différente des figurines en terre cuite : tels sont la
cuirasse (n° 399), la plaque avec tête de Méduse (n*^ ^00), le
médaillon (n*^ 401), etc. D'autres sont de véritables symboles,
où la pensée de la substitution est inspirée par la durée éphé-
mère des offrandes qui ne seraient pas en argile : ainsi Ton
trouve des fruits et des fleurs (n^^ 407, 408), de petites tables
(n°^ 405, 406), un lit funéraire (n° 402). Enfin, l'on a classé sous
la même rubrique des ex-voto et des fragments de statuettes,
parmi lesquels il faut signaler (n° 418^") un chapeau orné de
reliefs élégants.
389 (373). — Édîciile funéraire.
Sorte d'héroon en forme de niche encadrée entre deux
colonnettes cannelées dans la partie supérieure et sur-
montées de chapiteaux corinthiens, avec entablement orné
de denticules qui porte un fronton orné de trois palmettes
placées en acrotères.
c 200 3
Traces de blanc, et, au revers, traces de bleu; quelques morceaux du
fronton recollés. Haut., 0n>23.
390 (374). — Idem.
Il a la forme crun dais, recouvert d'un toit voûté avec deux
larges ouvertures de chaque côté et deux minces colonnettes
par devant. C'est peut-être une sorte de lectica, litière.
Plusieurs morceaux recollés ; endommagé par devant. Haut., 0mi65.
391 (198). — Idem.
Il a la forme d'une porte funéraire surmontée d'un fron-
ton avec trois acrotères ; chaque battant de la porte est divisé
en deux cadres dont le plus élevé porte un disque en relief.
Trou d'évent rond; terre épaisse et lourde; taches noirâtres. Par devant,
au-dessous du fronton, une fente horizontale donne à l'objet l'aspect
d'une tirelire. Haut., 0">155.
392 (496). — Colonnette.
Elle a quatre faces planes ; le chapiteau corinthien est
orné d'une tête au centre. La face antérieure est divisée en
six compartiments dont chacun porte au centre un point en
relief.
Trou d'évent ovale; plusieurs morceaux brisés ou recollés dans le bas.
• Haut.. Ora27.
393 (461). — Idem.
Le chapiteau est corinthien ; le fût cylindrique est cannelé,
sauf à la partie postérieure.
201
Traces de blanc et de rose sur le socle et sur le tore inférieur de la
colonne; un petit trou est pratiqué sur le sommet du chapiteau.
Haut., 0n>19.
394 (471). — Idem.
Le chapiteau est dorique et la base carrée ; elle est can-
nelée seulement à la partie supérieure; le revers est entiè-
rement lisse.
Quelques traces de blanc. Haut., o™22.
395 (309). — Cippe avec draperie.
Forme rectangulaire. Il est porté sur une base quadran-
gulaire ornée de moulures ; le sommet est couvert d'une
draperie qui pend le long du fût.
Traces de blanc sur le fût, jaune sur les moulures, bleu sur la dra-
perie; il est recollé par le milieu. Haut., ()"'22.
396*(469). — Cippe apec chapiteau.
11 est de forme rectangulaire, surmonté d'un chapiteau
carré et évasé. Il est posé sur une base haute.
Trou d'évent rond; traces de blanc. Haut., O'nus.
397 (240). — Petite sphère posée sur un socle rectangulaire à
moulures.
Haut., OmOe.
398 (1 a). — Socle rectangulaire à moulures.
Il est fermé de trois côtés seulement; par-dessus, il y a
c 202 3
des traces de couleur blanche qui laissent au centre une
place vide, comme s'il avait porté une statuette.
Trouvé dans le même tombeau que les figures disposées en fronton,
nos 230 à 242 {tombeau A). Haut., 0">04.
399 (333). — Cuirasse.
La musculature du torse est bien indiquée ; les deux épau-
lières sont ornées d'un petit Éros nu en relief; au-dessous
*de la ceinture, on voit une série de lamelles qui formaient
une sorte de jupe pour garantir les cuisses.
Bon style. Beaucoup de morceaux recollés. — ^ Haut., Omiss.
400 (472). — Plaque avec tête de Méduse.
Elle forme un cadre carré qui représente un édicule re-
posant sur deux degrés, soutenu par deux colonnettes et
surmonté d'un entablement ionique avec denticule^ Le
centre est occupé par un disque saillant, orné d'une tête de
Méduse.
Assez bon style. Petit trou de suspension dans la partie supérieure.
Haut., 0'nl2.
401 (330). — Médaillon orné de deux têtes.
11 est de forme ronde et légèrement concave ; dans une
espèce de rosace, au centre et en relief, sont les bustes de
deux personnages placés côte à côte : à droite un homme
imberbe coiffé d'un pétase, à gauche une femme.
Style ordinaire. Diam., o.nfKVi.
C 203 3
402 (286). — Lit funéraire.
Il se compose d'une sorte de sommier plat orné de cinq
raies incisées parallèles au milieu et de trois raies parallèles
au bout, figurant une couverture rayée, avec un oreiller orné
de trois raies semblables au milieu et de deux raies de
chaque côté.
Pas de couleurs; quelques parties frustes. Long., 0">i3,
403 (173). — Fauteuil destiné à une figurine de terre cuite
d'attitude assise.
Le dossier est de forme haute et concave; le siège est
couvert d'un coussin sur lequel se plaçait la statuette ; le
pied est une sorte de colonne à double tore; en bas et en
avant, un tabouret carré sur lequel reposaient les pieds de
la figurine.
Traces de blanc; rose sur le coussin et sur le revers du fauteuil. Un
fauteuil semblable a été trouvé dans un tombeau, à ccMé d'une terre
cuite qui s'adaptait bien sur le siège. Cf. aussi le n^ 7. Haut., 0'"ii.
404 (41). — Pupitre droit.
Il a trois faces; la partie supérieure forme une tablette
inclinée, ornée en dessous de denticules. La base porte une
moulure.
Traces de blanc; filets roses formant un carré sur les trois faces et sur
la tablette inclinée; taches noires. Haut., On.o7.
405 (329). — Table.
Elle est sans pieds. On distingue dessus, en relief, un
204
grand objet circulaire qui peut être un épi de blé ou une
sorte de saucisson long, trois grappes de raisin, plusieurs
fruits ronds, pommes ou grenades.
Diam., 0^095.
406 (334). — Idem.
Elle a trois pieds terminés en griffes. Le dessus est orné
en relief d'une guirlande de fleurs et de feuillages, avec une
grande rosace au milieu.
Les trois pieds sont recollés, Diam., nn>in5.
407 (175). — Grenade.
Elle a quatre côtes avec le bouton supérieur bien indiqué.
Traces de blanc; rose en quelques points. Trou d'évent à la base, à la
place de la queue du fruit. Haut., OmOo. — Diam., 0^05.
408 (239). — Fleur de lotus.
Six pétales réguliers avec une arête centrale.
Traces de blanc sur les pétales; tige brisée. Diam., 0"ii25.
409 (331). — Tronc d'arbre à branches noueuses, sans feuilles.
Couleur verte très bien conservée sur tout l'objet et recouvrant une
couche de blanc. Haut., nnir>.
410 (501). — Clochette.
Elle est surmontée d'un anneau ; en dessous est un trou
à la place du battant, qui est absent. Elle est ornée avec des
c 205 D
reliefs de style dit samieii, qui représentent des feuilleges
et des rosaces alternant à la partie supérieure ; rangées
d'oves à la partie inférieure.
Couverte noire dégradée sur l'anse et sur la panse; trois bandes blanc
rosàtre sur la panse. Haui., o-io.
411 (346). — Ex-voto.
Une moulure forme un cadre rectangulaire tout autour ;
à l'intérieur quatre yeux en relief sont disposés symétri-
quement, deux en haut et deux en bas.
Pas de couleurs; brisure à gauche. Haut., o^oo. — Lont,'., 0n>065.
412 (347). — Idem.
Fragment de plaque semblable, sur laquelle il ne reste
qu'un œil en haut et un demi-œil en bas.
Pas de couleurs; petit trou de suspension près de la moulure du haut.
Brisé à gauche. Haut, Oi>og5.
413 (348). — Idem.
Il ne reste qu'un œil,, mais plus distinct et mieux dessiné
que les précédents.
Pas de couleurs; brisé sur deu.x côtés. Haut., 0'"0'i5.
413^'^ (655). — Fragment d'une plaque votive.
Trouvée, avec d'autres morceaux semblables, au sommet
du mont Diermi. Il ne reste que la partie inférieure de la
c 206 3
colon nette posée sur une base et le côté gauche de l'édi-
cule, où était représentée Cybèle. Cf. les n"*" 195^"' et 195 ''^'■.
Terre bistre très jaune. — Haut., 0'"06.
413^'^'' (654). — Idem.
Il reste la partie supérieure de l'édicule avec fronton et
acrotère central.
Long-., Omio.
414 et 414*" (532, 533). — Boutons.
Ils ont la forme de troncs de cône percés d'un trou
central ; la terre cuite est recouverte d'un émail bleu.
Diam., 0"i017.
415 (470). — Main.
Fragment de grande statuette ? Elle est posée sur un reste
de draperie, les trois premiers doigts allongés, le quatrième,
portant un anneau, et le petit doigt repliés.
Assez bon style; brisée en haut à droite; pas de traces de couleurs.
Long., O^IO.
416 (257). — Aile gauche.
Traces de blanc et de bleu; terre noirâtre; cassée des deux bouts.
Long., {)">035.
417 (350). — Idem.
Traces de rose sur le haut, bleu en bas. Long., o-oii.
207
417*" (G53). — Aile droite.
Traces de noir et de rose près de la tranche; vert sur les plumes. C'est
le pendant du n» 460 bis, Long., 0mi2.
A\l^'' (G52). — Fragment d'aile.
Traces de bleu sur les plumes. Trouvé avec les objets du tombeau B.
LonQ-., 0'n05.
418 (349) — Bout de carquois.
Fragment qui appartient à une statuette analogue aux
j^os 211 et suivants.
Traces de dorure à l'extrémité. Loiiy;.,0'n045.
418*". — Chapeau.
Il a la forme des chapeaux de femme de style tanagréen;
il est orné en relief de sept petits Éros dansant.
Traces de dorure; manque un morceau; quelques parties recollées.
Trouvé avec les objets du tombeau B. Diam., on>085.
II. INSCRIPTIONS GRAVÉES SUR LES AILES
ET LES STATUETTES
Les mots gravés à la pointe sur des ailes, que Ton a sou-
vent trouvées sans les figurines auxquelles elles devaient s'a-
dapter, désignent tantôt ces figurines elles-mêmes (n° 419),
tantôt les accessoires qu'elles portaient (n°^ 421-425), tantôt
leur attitude générale (n°^ 420, 420^"). Ainsi, pour citer un
exemple de chaque espèce, €<t>HBOC (n° 419) est l'aile d'une
statuette d'éphèbe ; 0TMIATPON (n° 423), abréviation de
6up.taT7]ptov, indique que l'aile en question convenait à une
figurine portant une boîte à encens; <J>€P(jON (n°420), « le por-
teur », paraît désigner une statuette portant quelque attribut
inutile à préciser. On conçoit que ces notations sommaires
servissent à guider les coroplastes lorsqu'ils s'occupaient
d'ajuster les ailes aux figurines, toujours moulées à part. En
général, on ne trouve sur les ailes que des lettres de repère
ou des sigles numériques (n^** 448-464), qui figurent souvent
sur les deux ailes appariées et parfois aussi sur le revers de
la figurine à laquelle elles appartiennent.
Les noms imprimés ou gravés au dos des figurines ou
sur le revers des socles désignent les fabricants des terres
cuites. Nous y reconnaissons les noms d'Hyperbolos (n° 428),
c 209 D
Pythodoros, lils de Ménophilos (n»^ 429 à 431), Hiéron (n°432),
Attalicos (n«' 433 à 435), Amyntas (n^ 436). Quelques-unes de
ces signatures ont dû être obtenues à l'aide d'un sceau tout
préparé. Nous avons signalé, en décrivant les statuettes, nom-
bre de signatures de ce genre, tantôt complètes, tantôt abré-
gées. Celles qu'on trouvera ici figurent sur des socles que l'on
•a recueillis sans les statuettes qu'ils portaient.
419 (358). — Inscription sur aile.
Aile gauche. Sur le revers', écrit de droite à gauche :
eOHBOC (c'est-à-dire £<p7;(3oç, l'éphèbe).
Long., 0'n095.
419''" (360). — Idem.
Aile droite; elle paraît être de la même fabrique que la
précédente et pouvait appartenir à la même statuette.
€0HBOC
Long., 0ml05.
420 (366). — Idem.
Aile gauche.
0€Pnf ... (c.-à-d. (pépcov, pointant?).
Terre un peu noirâtre; brisée en bas; traces de couleur noire sur les
plumes. Long., omio.
' Toutes les inscriptions qui suivent étant gravées de même sur le revers des ailes^
nous ne mentionnons qu'une fois pour toutes cette particularité.
14
c 210 D ^
420"'^^ (364). — Idem.
Aile droite. Écriture rétrograde,
...€PnN
Terre un peu rougeàlre; brisée à l'attache. Long., o-nOô
424 (357). — Idem.
Aile gauche.
KI0APIC (c.-à-d. /.tôapiç, la cithare).
Traces de blanc, de noir près de la tranche. Long., 0"ii2.
421"'^" (359). — Idem.
Aile gauche.
KI0API
Terre jaunâtre; lettres plus grandes et plus profondes. Long., O'-'li.
422 (125). — Idem.
Aile droite.
KATAXT (c.-à-d. /.aTa/uaiç, 7'ase à j'crser).
Bon style; couleur bleue sur les plumes finement dessinées; traces de
dorure sur la tranche. Cette aile appartient à la statuette n'^ iGi qui re-
présente une Niké. Long., O'-i-i.
422 '"^ (li5^'0. — Idetn.
Aile gauche.
KATAXT
Mêmes détails. Appartient à la même statuette. Long., o™i2.
C 211 D
423 (361). — Idem.
Aile droite.
0TMIATPON (c.-à-d. 6up.iar/îpiov, coffret à encens).
Le bout des plumes est cassé. Long., o^iss.
424 (362). — Idem.
Aile gauche. Ecriture rétrograde.
KAAON (c.-à-d. xàSoç, vase).
Traces de couleur blanche et rose sur les plumes. Long., Omio.
425 (566). — Idem.
Aile gauciie.
, KAAON
Traces noirâtres sur la tranche. Long., o^io.
426 (500). — Idem.
Aile droite.
OnAOGH
Traces de blanc et de rose sur les plumes; bande noire près de la
tranche. Long., o^oss.
427 (392). — Idem.
Aile droite.
AIGIOS'T
Caractères en cursive grêle et rapide. Traces de blanc. Long., 0">i25.
c 212 3
428 (269). — Inscription sur revers de statuette.
Fragment du revers plat crunc grande statuette, dans le
genre du masque de femme n° 35.
rnEPBO
AOT
Lettres grandes et régulières, ornées d\ipices(\\a\.\\., nmni5). Haut., Oraioj
— Larg., 001145.
429 (298). — Idem.
Fragment de socle rectangulaire où Ton voit encore la
base d'un cippe ornée de moulures.
nrOAH {sic)
T
MH
L'inscription est incomplète à droite. Haut., o™i3. — Larg., 0'»07.
430 (567). — Idem.
Fragment de socle rectangulaire où Ton voit encore le
pied d'une statuette.
...TGOAn
POT
Brisé à gauche. Traces de bleu sur le pied. Haut., ora055.
431 (552). — Idem.
Fragment de socle rectangulaire avec le bas d'un per-
sonnage.
..eoAn
or
Haut., 0">05,
c 213 z>
432 (258). — Idem.
Socle rond avec deux pieds nus. Inscription en relief.
..•€PCO
NOC
Lettres peu distinctes. Couleur verte bien conservée sur le devant du
socle. Haut., Om07.
433 (302). — Idem.
Socle rectangulaire avec deux pieds nus et le reste d'une
draperie.
ATTAAIKOT
Lettres irrégulières. Traces de couleur rose. Haut., Om04.
434 (310). — Idem.
Socle rectangulaire avec deux pieds nus.
ATTAAIKOT
Lettres irrégulières et peu nettes. Haut., o-noss.
435 (544). — Idem.
Fragment de socle avec le bas d'un personnage. Écriture
rétrograde.
Haut., OmlO.
ATTA/
KOT
436 (540). — Idem.
Fragment de socle avec un pied nu.
...MTN
TOT
Haut., 0a>05.
c 214 o
437 (363). — Inscription sur aile.
.Aile gauche.
AAni
Grandes lettres irrégulières. Le bout est brisé. Long., o^-iis.
438 (557). — Inscription sur socle.
Fragment de socle rond.
A€TO
Haut., OmOe.
439 (555). — Idem.
Fragment de base de statuette.
uNOC
Haut., O-nOGS.
440 (391). — Inscription sur aile.
Aile droite.
€IN
Grandes lettres irrégulières. Traces de blanc et de rose; jaune sur la
tranche avec traces de dorure. Le bout est recollé. L'attache manque.
Long., O'nlO.
441 (365). — Idem.
Aile droite.
KPA
Traces de rose sur les plumes; tranche endommagée; un trou à l'atta-
che. Long., o^ia.
c 215 o
442 (553). — Inscription sur socle.
Fragment de socle avec un pied chaussé d'une sandale.
or
Traces de couleur rose sur le pfed. Haut, o-noes.
443 (369). — Inscription sur aile.
Fragment d'aile dont il ne reste que le bout.
\C
Long., 0">04.
444 (393). — Idem.
Aile gauche.
A...
Lettres indistinctes; surface fruste; traces de blanc et de bleu,
Long., 0a>065.
445 (534). — Inscription sur socle.
Fragment de socle. Monogramme.
/B
Haut., Ou>OG,
446 (547). — Inscription sur aile.
Fragment d'aile gauche.
€P
Long., 0n»06.
447 (367). — Inscription sur revers de statuette.
Fragment de revers d'une statuette.
0A
Haut., 0".045,
c 216 o
448 (546). — Inscription sur aile.
Fragment d'aile gauche.
Kl
Traces de couleur rose. Long., o-noe.
449 (548). — Idem.
Aile gauche.
PI
Lettres profondément gravées; tranche brisée; traces de couleur rose.
Elle t'ait la paire avec la suivante. ■ Long., Omio.
450 (543). — Idem.
Aile droite.
PI
Lettres profondément gravées; traces de blanc et de rose.— — ^Long.,0'"io.
451 (254). — Idem.
Aile gauche.
B
Terre noirâtre; trou d'attache; couleur verdâtre sur les plumes; bande
noire près de la tranche; traces d'incinération. Elle fait la paire avec la
suivante. Long., 0^08.
451 "" (25.5). — Idem.
Aile droite.
B
Même fabrique; mêmes couleurs que sur la précédente. Long., o-nos.
c 217 o
452 (5/i2). — Idem.
Aile droite,
P
Trou d'attache; couleurs bien conservées; blanc sur la tranche, rose et
bleu sur les plumes. i^ong., o^nio.
453 (253). — Idem.
Aile droite.
Terre noirâtre; trou d'attache; traces de couleur blanche, bleue et rose.
— Long., 0">07.
453^'^ (650). — Idem.
Fragment d'aile gauche.
Traces de dorure à support jaune sur la tranche; noir et bleu près de
la tranche; plumes finement détaillées. Trouvé avec les objets du tom-
beau B, — Long., OraOG.
453'^'- (651). — Idem.
Fragment d'aile droite.
Traces dé dorure et de couleur jauxie sur la tranche; bleu sur les plu-
mes. Provient du tombeau B. — Long., O'nocs.
454 (251). — Idem.
Aile gauche.
c 218 D
Trou d'attache; traces de blanc et de rose sur la tranche, de bleu sur
les ailes; plusieurs morceaux recollés. Même fabrique que le n° Aol.
Long., Om09.
455 (118). — Inscription sur aile.
Aile droite.
Style fin; couleurs bien conservées; rose et bleu sur les plumes; jaune
avec traces de dorure sur la tranche; trou d'attache. Provient du tom-
beau B. Long., OmIO.
455 '"■^ (118'''^). — Idem,
Aile gauche.
Même fabrique et même provenance que la précédente; mêmes cou-
leurs bien conservées. Long., Omio.
456 (256). — Idem.
Aile droite.
N
Brisée à l'attache; bande noire près de la tranche, bleu sur les plumes;
terre noirâtre. Long., O'"065,
457 (252). — Ideîn.
Aile gauche.
Trou d'attache; traces de bleu sur les plumes; même fabrique que le
n° 454. Long., o>n09i
c 219 D
458 (368), — Inscription sur aile.
Fragment d'aile.
Z
La lettre est ainsi placée clans le sens de la longueur de l'aile; mais on
peut y lire un N plutôt qu'un Z. Brisée à l'attache; terre noirâtre.
Long., 0"0G5.
459 (554). — Inscription sur socle.
Fragment de socle rond avec un pied nu.
n...
Voir les inscriptions n^^ 429 à 431. Haut., o™o55.
460 (541). — Inscription sur aile.
Aile gauche.
P
Traces de couleur rose sur les plumes. Long., 0"'09.
460"'' (649). — Idem.
Aile gauche.
P
Traces de rose et de noir sur la tranche, de vert sur les plumes.
Long., 0>nl2.
461 (549). — Idem.
Aile droite.
Deux trous d'attache; caractère profondément gravé; extrémité brisée.
— Long., Omii,
c 220 D
462 (545). — Inscription sur aile.
Aile gauche.
X
Deux trous d'attache; caractère profondément gravé. Long., 0">11.
463 (550). — Idem.
Aile gauche.
y
Surface effritée; traces de couleur blanche, jaune et rose; terre épaisse.
— Long., Oi"ll.
464 (499). — Idem.
Aile droite.
Même fabrique que la précédente; mêmes couleurs; deux morceaux
recollés. Long., O'aio.
m. PETITS OBJETS EN MÉTAL
La plupart des objets en métal, tels que vases, strigiles,
instruments de toilette, ont fait partie de Fameublement des
vivants et les ont accompagnés dans la tombe. Toutefois les
objets en or, qui sont peu nombreux, ont un caractère spéciale-
ment funéraire; ainsi la bague (n'^ 465) })araît trop grosse pour
avoir été portée, et les bandeaux, les feuilles d'or (n*^'' 466-470)
sont trop minces pour avoir orné le front des vivants. La plu-
part des bijoux que l'on trouve dans les tombes grecques sont
en métal très mince et très fragile ; on les substituait, par une
sorte de fraude pieuse, aux bijoux massifs dont les survivants
ne voulaient pas se séparer.
Parmi les bronzes, il faut remarquer une applique de
vase représentant un génie sur un dauphin (n" 188), une anse
de vase figurant Érôs, dans une attitude connue par plusieurs
statues de marbre (n° 489), un strigile gravé, le seul que l'on
ait encore découvert en Asie Mineure (n° 482), une plume à
bec fendu (n*^ 486^"), une trompette (n° 487), des miroirs ornés
de cercles incisés (n^^ 471-475), des objets de toilette (n°^ 476-
480). Une série de plaques gravées au pointillé, qui étaient
attachées au cou des morts par une ficelle passée dans un
œillet, portent chacune un nom d'homme suivi du nom de
c 222 D
son père; ce sont des signalements postliumes qui semblent
avoir quelque rapj3ort avec la vie politique des citoyens de
Mycina. Mentionnons encore un très joli relief gravé sur le
fond d'une petite coupe de plomb (n° 497).
465 (608). — Bague en or. ,
La monture est très grosse, mais très légère, avec un cha-
ton énorme dans lequel est sertie une pierre fausse de cou-
leur verte imitant Témeraude.
Diam., 0'n025.
466 (658). — Bandeau en or.
Il a la forme connue de l'ampyx (Tatvia) dont on ceignait
le front des morts. 11 ne fait pas tout le tour de la tète et est
muni à chaque extrémité d'un petit anneau de même métal
qui devait se rattacher à un cordonnet fixé dans la chevekire.
Très bien conservé, trouvé avec les objets du tombeau B. Long-., 0i»25.
467 (400). — Idem.
Chaque extrémité est taillée en languette percée d'un trou
^^ au centre, qui jouait le môme rôle que les anneaux du pré-
cédent.
Long., 0">2'i.
468 (613). — Idem,
Chaque extrémité est percée d'un trou de forme triangu-
laire.
Un peu endommagé. Long., Q^^'ib.
c 223 3
469 (014). — Bandeau en or.
Une des extrémités est percée d'un trou. La surface du
bandeau est couverte d'ornements en repoussé en forme
de fleurs et de feuillages.
Long., 0™09.
470 (610). — Objets divers dans un petit pot.
Ce sont des fragments de bandeaux d'or, un petit morceau
de fard rose, une perle de verre de forme conique, à émail
blanc, percée d'un trou, de petits cylindres en feuilles d'or
roulées qui appartenaient peut-être à un collier.
471 (589). — Miroir en bronze.
Face : décoration de cercles concentriques sur les bords;
le centre, qui devait être poli, ne porte aucun ornement; On
y remarque seulement les traces laissées par un linge qui,
en certaines parties, a adhéré fortement au métal; on re-
connaît distinctement la trame de l'étoffe. Revers : trois sé^
ries de cercles concentriques.
Dianl., 0'n26.
472 (586). — Idem.
Il est muni d'un rebord tout autour. Aucun ornement sur
la face. Au revers, la partie centrale porte des cercles
concentriques.
Diam., 0™145.
c 224 3
473 (585). — Idem,
Pas de rebord. Pas d'ornements sur la lace. Au revers,
trois séries de cercles concentriques.
Diam., OmlG.
474 (587). — Idem.
Aucun ornement.
Diam., On>IO.
475 (588). — Idem.
Léger rebord sur la face. Au revers, cercles concentri-
ques.
Diam., OmOTo.
476 (601). — Spatule en bronze.
Elle se termine en palette longue et quadrangulaire, avec
manche rond.
Long., Oinl85.
477 (590). — Idem.
Semblable à la précédente.
Long , 0">18.
478 (600). — Idem.
Fragment d'instrument semblable aux précédents.
Brisé à l'extrémité inférieure. Long., o^iuô.
c 225 D
479 (591). — Épingle à chepeux.
Il ne reste que rextrémité, très pointue.
Long., O'nlOô. '
480 (612). — Étui à fard.
Il est de forme cylindrique et muni d'un couvercle; le fond
est brisé. L'intérieur contient une matière blanche, une sorte
de céruse.
Haut., Om045.
481 (609). — Amulette en bronze.
Elle a la forme d'un phallus et est munie d'un petit anneau
de suspension.
Long., On>04.
481 ^". — Bague en bronie.
Le chaton, de même métal, est plat et sans ornements.
Diam., Ç)mQ2.
482 (619). — Strigile en bronie orné d'une figure gravée.
La partie recourbée et creuse est munie de trois petits
trous placés en triangle. Le manche plat, légèrement re-
courbé à l'extrémité, est orné sur une des faces d'une figure
gravée au trait qui représente un éphèbe (peut-être Hermès,
le dieu protecteur des gymnases), coiffé d'un pétase sous
lequel la chevelure longue est enroulée, portant la chlamyde
15
c 226 o
nouée sur Tépaule droite, la jambe droite fléchie et s'ap-
puyant de la main gauche sur une sorte de bâton dont on
ne voit que Textrémité posée en terre (peut-être le bout d'une
lance, si c'est un éphébe, d'un caducée si c'est Hermès). Il
est vu de profil et tourné à gauche, debout sur le haut d'une
petite colonnette ionique dont on ne voit que la partie supé-
rieure. En haut, au-dessus du personnage, ornementation
en denticules, surmontés d'une bande de trois triangles.
Bon style. La partie recourbée et creuse est un peu endommagée.
Long., O-niO.
483 (620). — Strigile en bronze.
La partie creuse est cannelée à l'extérieur. Le manche est
plat, avec un léger rebord de chaque côté.
Lonff., 0«'23.
484 (617). — Idem.
Toute la poignée manque, la partie creuse est cannelée à
l'extérieur; on voit le clou d'attache qui la fixait au manche.
Lons;., 0ml 15.
485 (592). — Outil de menuisier?
II a la forme d'une grande broche légèrement renflée vers
le milieu de la tige, avec une extrémité pointue et légère-
ment recourbée, et l'autre bout en forme de ciseau froid
coupant.
Long., 0«'34.j.
c 227 3
486 (618). — Marteau en bronze.
Il a la forme connue de Vascia, avec un bout Iranchant et
légèrement courbé, Taulre plus court el moins tranchant;
un trou est pratiqué pour le manche du côté du petit bout.
Haut., (>n07.
486*"". — Plume en bronze.
Elle a la forme d'un calamus à manche cylindrique; le
bec, qui est de même métal et fait corps avec le manche, est
fendu par le milieu.
Long:., Omii.
487 (621, 62P", 621 ''^''■)- — Trompette ou porte-voix.
L'objet se compose de quatre parties : 1° une embouchure
en os ornée de cercles parallèles; 2" une partie de bronze de
forme cylindrique un peu plus évasée; 3" une partie en os
de même forme et ornée de cercles parallèles; 4" une partie
de bronze dont Pextrémité est tout à fait évasée. Tous ces
morceaux s'emboîtent les uns dans les autres; dans l'inté-
rieur de l'instrument, on distingue une chaînette de bronze
cjui s'est enroulée en adhérant fortement au métal et qui
aboutit à une attache extérieure; l'autre extrémité se termine
. par un anneau qui servait évidemment à suspendre l'instru-
ment à la ceinture.
Long., 0o>31.
487'"* (659). — Deux hameçons de bronze.
Lonar., Oma'i.
c 228 D
488 (597). — Applique de vase; génie ailé sur un dauphin.
Applique d'un vase de bronze faite en repoussé et décou-
pée. Un jeune homme ailé imberbe s'appuie du bras droit
sur le dos d'un dauphin qui nage de droite à gauche; le
génie semble se jouer et lutter de vitesse avec lui, le bras
gauche étendu en arrière. A la base, rangée de postes.
Bon style. Long., Onil45.
489 (596). — Anse de vase; Éros.
La partie supérieure forme une rondelle d'attache ornée
de la même façon que les deux numéros suivants; l'extrémité
inférieure se termine par une large applique qui adhérait
au flanc du vase et dont la partie antérieure représente
Eros nu, aux ailes "largement déployées; sa chevelure est
longue et bouclée; le corps est orné d'un collier passé en
bandoulière; il est debout, la jambe droite fléchie, le bras
droit élevé au-dessus de la tète, et fait le geste de verser
de l'eau d'un vase; le bras gauche est abaissé comme pour
porter le vase dans lequel il versait l'eau.
Bon style; fin travail de ciselure sur les ailes; traces de dorure sur les
ailes et sur le corps. Manque la main droite et l'avant-bras gauche.
Haut., 0'n26.
490 (594). — Anse de vase.
Elle appartient au même vase que le numéro précédent;
c'est une simple poignée qui faisait pendant au numéro
suivant. Elle est ornée de cannelures et de guillochages for-
mant des palmettes renversées, de feuilles d'eau sur les
c 229 o
rondelles d'attache. Dans l'intérieur d'une des rondelles est
gravée la lettre A.
Loner., 0>»13.
491 (595). — Idem.
Identique au précédent et provenant du même vase à trois
anses.
Long., O-nlS.
492 (593). — Support de vase.
Il appartient au même vase que les précédents numéros et
porte les mêmes ornements ciselés. C'est un hypostaton de
forme ronde, creux dans le milieu pour recevoir la pointe
du vase* on a coulé du plomb dans le fond pour lui donner
plus de stabilité.
Diam., O^IS.
493 (615). — Poignée de vase.
Elle a la forme d'un long tube cylindrique. Le haut du
manche est orné de deux volutes, le milieu de deux feuilles
renversées serrées par une bandelette; Textrémité inférieure,
d'un masque scénique aux longs cheveux, la bouche ou-
verte.
Haut., 0™i55.
494 (616). — Idem.
Même forme. Un des bouts est muni de trois dents qui
230
s'appliquaient contre le flanc du vase. Le tube cylindrique
est orné au milieu de cercles parallèles.
Haut., 0«>21.
495 (598). — Aryballe en bronze.
Large embouchure avec un rebord élevé. Aucun ornement.
On distingue les traces d'un linge qui paraît avoir adhéré
fortement à la paroi. Cf. n° 47L
Haul., 0™055.
496 (599). — Vase en bron{e.
Il a la forme d'une cuvette oblongue, d\uie sorte de petite
baignoire.
Un des liords est endomniasré. Long., 0>ni9.
497 (563). — Relief ; femme avec enfant et chien.
Petite coupe de plomb dont le fond est orné d'un relief
représentant une femme assise, demi-nue et donnant le sein
à un petit enfant posé sur ses genoux; en bas, un petit chien
se dresse et pose ses pattes de devant sur les genoux de la
femme; sous le siège carré à quatre pieds tournés, on voit
une sorte de petit coffret ou d'édicule. Au revers, quatre
cercles concentriques ; entre les deux premiers, série de
gouttes formant saillies.
Bon style; tout le côté droit est endommaj^é et manciue en partie.
Diam., 0"07.
c 231 D
498 (633). — Plaque de bron{e avec inscription en pointillé.
Elle a une forme demi-circulaire; un trou est percé à une
des extrémités pour la suspendre au cou du morl. Les ca-
ractères sont tracés en pointillé; chaque coup de marteau a
fait une petite saillie de l'autre côté, sans percer la plaque,
de sorte que les lettres se lisent mieux à Tenvers qu'à l'en-
droit.
AnOAAGONIOC
KA6C0N0C
Long., 0">115.
499 (630). — Idem.
Fragment de plaque demi-circulaire avec un reijord mar
que par deux traits.
M6AG0N
nrPPOT
Long., 0«>12.
500 (632). — Idem.
Plaque demi-circulaire.
AIOAGOPOC
noc€iAinncA)
Long., 0m095.
501 (634). — Idem.
Plaque demi-circulaire.
...KPITOBOTAOC
...lOAAOONIAOT
Brisée à "auche. Long., O'^ioô.
c 232 D
502 (025). — Idefji.
Plaque longue el rectangulaire, munie d'un côté d'une
petite patte percée d'un trou de suspension.
Long., 0«>I15.
503 (622). — Idem.
06OAOOPO2
AAMANOCO
Forme rectangulaire; percée d'un trou à gauche.
A€TKAIOC
HPOAOTCO
Long., 0™tO.
504 (G31). — Idem.
Forme rectangulaire; percée d'un trou à gauche.
neiCIAC
A(JOPO0€GO
Brisée à droite. Long., 0ra095.
505 (G37). — Idem.
Forme rectangulaire; percée d'un trou à droite,
• ••FOAAGONIOC
■ •• 5IAOI6NCO
Endommagée à gauclie. Long., o-nos
c 233 3
506 (626). — Idem.
Forme rectangulaire, sans trou d'attache.
HPO0ANH2
AnoAAOAnpn
Brisée sur les côtés. Les caractères sont d'une meilleure époque.
Long., OraOO.
507 (624). — Idem.
Forme rectangulaire, avec une patte à gauche.
€TAAMOC
AnOAACONICO
Long., O'oOO.
508 (642). — Idem.
Forme rectangulaire.
CGOCIBIOC
nOTAMCONOC
Brisée en plusieurs morceaux. Long., 0">075.
509 (638). — Idem.
Même forme.
Long., 0^07.
A0ANAIOC
AIATOPA
510 (628). — Idem.
Même forme.
Long., 0™1L
A0ANOAGOPOC
\nOAAOAG0PCO..
511 (644). — Idem.
Même forme.
c 234 3
AAMAN....
AnOAAO-..
Brisée en plusieurs morceaux. Long., o-
512 (627). — Idem.
Même forme.
.n€AAHC
.0ANAICO
Brisée à gauchie. Long., o-nios.
513 (6-23). — Idem.
Même forme; restes crune patte à droite, avec un trou de
suspension.
...TÇA
HPAKA6IAA
Brisée à gauche. Long., 0mi25.
514 (643). — Idem.
Même forme.
MHTIOXOC
nOATNIKO
Brisée à droite. Long., 0">n75.
515 (636). — Idem.
Même forme; un trou de suspension. On a gravé une ins-
cription sur chaque face, en sorte que les lettres s'embrouil-
c 235 3
lenl à la lecture. On a évidemment utilisé une plaque qui
avait déjà servi, en se contentant de la retourner et d'y gra-
ver d'autres noms.
D'un côté :
\0C
"NCOTCO
De l'autre côté :
AIONTC
HPAIGO
Brisée à droite. Long., omoss,
516 (646). — Idem.
Forme rectangulaire.
MONT...
HTPAIC...
Brisée des deux côtés, Long., 0m55.
517 (635). — Idem.
Plaque rectangulaire, munie à gauche d'une patte taillée à
coins anguleux avec trou de suspension au centre.
M€Nin|...
MAT...
Brisée à droite. Long., omov.
518 (641). — Idem.
Forme rectangulaire.
...p CO
An...AA€OC
Brisée à droite. La première ligne est illisilile. Long., o™io.
519 (G 40). — Idem.
Même forme.
236
Z€NOC
AAGO
Brisée à gauche. Lona;., o™o6.
520 (639). — Idem.
Même forme.
...PIAA2
...T0€n
Brisée à gauche. -= — Long., o>nio.
521 (648). — Idem.
Même forme.
...MAACO
...ANIA
Brisée des deux côtés. Long., O'-os.
522 (647). — Idem.
Même forme.
CONOI
Brisée des deux côtés; la première lettre est douteuse. Long,, o^o?,
523 (645). — Idem.
Même forme.
CIOC
Brisée des deux côtés. Long., o^nos.
524 (629). — Idem.
Même forme.
237
A
Brisée à gauche. Long., omoo.
IV. VERRERIE ET CÉRAMIQUE ÉMAILLÉE
A en juger par les spécimens que nous avons recueillis,
Findustrie du verre était très avancée â Myrina; il est possible,
toutefois, que les pièces les plus remarquables soient des ob-
jets d'importation, car le commerce des verreries était très
actif dans l'antiquité. Nous signalerons particulièrement les
verres de couleur ou veinés de blanc sur fond sombre (n*^^5*25,
532, 533), quelques beaux spécimens d'irisation {n°^ 526, 529)
et différents objets en verre, qui paraissent n'avoir jamais
été employés, tels qu'un bracelet (n°53{5), une bague (n"^ 537).
Par contre, les baguettes de verre (n°'' 538-540) ont très pro-
bablement servi d'agitateurs pour les liquides. La céramique
émaillée forme une série très intéressante; à côté d'alabastres
rhodiens, tels qu'on les a déjà recueillis dans un grand nom-
bre de régions de Fancien monde (n^^ 543-552), nous avons
recueilli des spécimens jusqu'à présent uniques de poterie
vernissée et émaillée (n"* 553, 556, 557, 558). Le plus curieux
(n° 553) présente une imitation très ingénieuse du travail de la
vannerie i
525 (497). — Coiipè.
Elle est en verre épais de couleur rose violacé, sans pied,
c 239 3
ornée à rintérieur de deux cercles incisés sur les bords, à
rexlérieur d'un cercle de larmes faisant saillie.
Très bel état de conservation; trouvée dans le même tombeau que le
n° 284. Haut.. 0">065. — Diam., 0'nl2.
526 (515). — Gobelet.
11 est en verre assez épais, orné d'une série de filets en
relief depuis la base jusqu'au milieu de la panse. Très belle
couleur irisée.
Dépôt calcaire sur une grande partie du vase à l'extérieur et sur tout
l'intérieur. Haut., 0™i05. — Diam., O-nOGÔ.
527 (5M). — Idem.
Le verre est d'une légèreté admirable, de couleur blanche,
peu irisé. Le pied est mince, l'ouverture largement évasée
avec un léger rétrécissement au-dessous et quatre enfonce-
ments dans la panse.
Haut., 0<nn.
528 (517). — Fiole sans anses {ampulla).
Verre très léger de couleur blanche avec un côté noirâtre.
Haut., O^-Oô.
529 (502''"). — Idem.
Le verre est de couleur brun jaunâtre, orné de cercles
incisés et de veines concentriques; surface irisée.
Manque le col; plusieurs morceaux recollés. Haut., o^U;
c 240 D
530 (5(39). — Idem.
Le verre est de couleur bleue, la forme est longue et étroite
avec un bout pointu.
Haut., 0">15.
531 (5G0). — Idem.
Le verre esl de couleur verte, la panse tout à fait ronde.
Haut., 0^05.
532 (51G). — Idem.
Ce petit vase a la forme de deux troncs de cône soudés
par leur grande base, avec un petit col bas et une base plate.
Le verre, très léger, est de couleur violacée, orné sur toute
la panse de cannelures.
Manque une partie du col et de la panse; plusieurs morceau.K recollés.
Haut., On.07.
533 (507^")- — Idem.
Toute la panse est ornée de veines de couleur. qui repré-
sentent de grands flots bruns séparés par des lignes blan-
ches. Surface irisée.
Manque le col. Haut., o^os.
534 (565). — Idem.
Le verre est de couleur rougeàtre et orné de flots blancs.
Col ébréché. Haut., on-oj.
c 2/rl D
Ô35. (559). — Idem.
Le verre est de couleur bleue et orné sur la panse de flots:
blaiTcs.
Manque le goulot. iiaui., O'-oo.
536 (006). — Bracelet..
Il est en \çvve épais el noiràlre..
Diam., O'i'O'iô.
537 (530). — Eague..
Le verre est de co\ile\ir blanche avec un chaton ovale uni.
I.e cercle de la bague est en partie brisé. Diam., 0"'025.
538 (570). — Baguette.
Elle est très mince et se termine à une extrémité par un
bout plat, à Tautre par un anneau également en verre.
Haut., 0">18.
539 (571). — Idem.
Elle est simple y saais bout plat ni anneau.
Haut.. OmlSô.
540 (568). — Idem,
Même forme. Le verre est de cauïeur brune et orné de
filets blancs en spirale.
Les deux extrémités sont cassées. iinuf.. omio.
le
c 242 3
541 (531). — Amulette?
Le verre est de couleur blanche et a la forme d'une petite
colonnette torse percée d\in trou de suspension à la partie
supérieure.
Haut., O-nO;).
542 (607). — Perles et toutous daus uue coupe.
Dans une petite coupe noire on a réuni divers objets : un
petit collier de perles de verre enfilées; une grosse perle
blanche percée d'un trou; une perle bleue; huit perles de
différentes couleurs; deux perles oblongues; dix-huit bou-
tons de verre de différentes couleurs, aplatis sur une face,
un peu bombés sur l'autre et non percés de trous; deux gros
boutons de marbre aplatis sur une face; deux boutons de
terre cuite dorée; deux fragments de tresses en terre cuite
dorée; trois petites perles de terre cuite percées d'un trou.
Diam., 0'"075.
543 (519). — Alab astre de style dit rhodien.
Le fond émaillé est de couleur bleu foncé; la panse est
couverte d'ornements qui forment des cercles blancs, des
zigzags jaunes, bleus et blancs. Deux petites saillies d'at-
tache en haut de la panse. Base arrondie.
Haut., O'nlOS.
544 (518). — Idem.
Le fond est bleu foncé, la panse est ornée de bandes et
•243
de zigzags bleu clair; deux petites saillies de couleur verte
en haut de la panse.
Haut, 0'"I05.
545 (522). — Idem.
Le fond est bleu foncé, le col et la panse sont ornés de
cercles et de zigzags blancs; deux saillies de couleur blan-
che vers le milieu de la panse. Base arrondie.
Le haut du col est brisé. Haut., o-noo.
546 (520). — Idem.
Le fond est bleu foncé; la panse ornée de zigzags jaunes,
blancs et bleus. Deux saillies d'attache à la panse, base ar-
rondie.
Le col est ébréché. Haut., O'-ng.
547 (521). — Idem.
Le fond est bleu foncé; le col orné de cercles jaunes, la
panse de zigzags jaunes et blancs. Deux saillies d'attache à
des hauteurs différentes sur la panse. Base arrondie.
Le haut est recollé. Haut., o-og.
548 (526). — Idem.
Le fond est bleu foncé, la panse ornée de cercles et de
petits zigzags très fins de couleur blanche. Deux saillies
d'attache sur la panse. La base est munie d'un pied.
Le col e.st ébréché, Haut , omoa"».
c 244 3 1
549 (525). — Idem.
Le fond est bleu foncé, la panse ornée de bandes blanches
et de zigzags blancs et bleus; le pied est rond, en forme de
boule.
Les deux saillies d'attache sont brisées. Haut., omnTr,,
550 (524). — Idem.
Le fond est bleu foncé; la panse ornée de bandes jaunes,
de zigzags blancs, bleus et jaunes. Pied en forme de boule;
il est muni de deux anses régulièrement formées de chaque
côté du col.
Haut., nmnT'i.
551 (562). — Idem.
Le fond est bleu foncé, la panse ornée de zigzags jaunes
et blancs; deux saillies d'attache en haut de la panse et une
seule anse près du col.
Haut., O-nfie.
552 (523). — Idem.
Le fond est bleu foncé, la panse ornée de zigzags bleus,
presque noirs, et blancs; il était muni de deux saillies d'at-
tache et de deux anses près du col.
Le pied est brisé; manquent une des anses du col et une des petites
saillies. Haut.. nn>05.
c 2/i5 3
553 (498). — Plat de même style.
Il est fait en terre cuite émaillée de même genre que les
alabastres et a la forme d'une petite assiette à larges re-
bords. L'ornementation imite visiblement le travail de la
vannerie et des joncs tressés de différentes couleurs qui
forment des cercles bruns et jaunes sur un fond bleu foncé.
Diam., O'nlO.
&54 (611). — Perle ou amulette?
Petit cylindre percé des deux bouts pour être suspendu.
Même genre de terre cuite énlaillée avec des zigzags bleus
sur un fond jaune.
Haut., 0'n02.
555 (492). — Amulette de forme humaine.
Mênié genre de terre cuite émailléç. Elle représente un
personnage grotesque dont la base se termine en gaine mu-
nie d'un phallus, comme un Hermès, avec deux moignons
saillants en guise de bras; par derrière^ petite anse de sus-
pension.
Maul., 0'n035>
556 (536). — Coupe de terre éiîiaillée'.
Elle a la foi-me d'une écuelle ronde sans anses. La terre
est épaisse el loxn^de, émaillée seulement à l'intérieur et sur
le rebord extérieur. Le fond est jaune brun et les ornements
saillants se détachent en jaune clair; dans le fond de la coupe
ils forment une sorte de quadrillé; sur les côtés intérieur
c 246 D
cinq groupes de cercles concentriques sont séparés par des
traits parallèles également saillaiits.
Recollée en quatre morceaux; manque un fragment sur le bord.
Diam., O-IAS.
557 (328). — Idem.
Même forme. L'émail est un peu effacé; il est de couleur
verdàtre sur lequel se détache, au fond, un cercle de rosaces
entouré d'un cercle de pointillé blanc; sur le rebord, des
postes blanches.
Diam., 0™09.
558 (499^'0. — Idem.
Elle est munie d'un pied, mais n'a pas d'anse. Terre grisé,-
très compacte et très cuite. Email verdàtre, bien conservé à
l'intérieur, sur lequel se détachent, au fond, en couleur verte
plus foncée, trois cercles concentriques surmontés de trois
feuilles lancéolées qui alternent avec des pointes de feuilles.
I^e pied est endommagé. Haut., o™o8. — Diam., o-nio.
559 (508 '"O- — Œnochoé.
Couverte émaillée vert jaune.
Haut., OmO?.
560 (400). — Fragment de poterie.
Terre bistre émaillée en jaune avec enroulements gravés
en creux comme décor.
Loilil., llnilû
V. CÉRAMIQUE PEINTE ET CÉRAMIQUE COMMUNE
Les fouilles ont donné plusieurs milliers de j3etits. vases
sans ornements, en forme de bouteilles, dont on n'a exposé
au Louvre que deux spécimens (n''^ 598 et 599). A côté de ces
poteries tout à fait communes, on a découvert quantité de pe-
tits lécythes décorés à la hâte, mais non sans élégance, d'oi-
seaux, de fleurs, de palmettes, etc. (n°'' 566 à 568). La cérami-
que de luxe n'est représentée que par un petit nombre de
types, dont quelques-uns sont intéressants. Il faut signaler
surtout un grand vase très archaïque, analogue aux poteries
de fabrique rhodienne, qui provient peut-être d'une ancienne
tombe de Myrina expropriée par une sépulture plus récente
(n° 561); une coupe d'une décoration particulière, semblable
à certains plats rhodiens (n*' 569); deux vases peints à figures
noires et à figures rouges, objets assez rares en Asie Mineure
(n"^ 562, 563); un vase portant une dédicace avec le nom du
fabricant (n** 590). La poterie à reliefs, dite à tort Samienne,
qui a remplacé dans le monde gréco-romain la céramique
peinte, atteste l'époque relativement récente de la nécropole
(n°^ 591-593). Notons encore quelques vases de forme origi-
nale, imitant l'aspect d'un cothurne (n° 594), d'une amande
(n° 595), d'une double coquille (n" 596), d'une outre (n° 597).
c 248 3
A la fin de cette section figurent quelques objets qui n'onlt
■pu tTouver place dans les séries précédentes, tels que deux
vases en albâtre (n°M>08, 009), une coquille bivalve à charnière
(n** 625), un dé à joueir (n® 610), des boucles d'oreilles en os
(n° 624^''') et un'e in téressamt'e série d'osselets portant d^es ins-
criptions ou des lettres (n®^ 611 à 614). Ces marques ont sans
doute rapport aux différents co^ups qwe l'on pouvait amener en
jouant et au nombre de points que représentaient les coups
plus ou moins heureux : ce sont à \â fois vdes osselets et d«s
jetons pour marquer le jeu,
'561 (576). — Grande amphore â-e style archaïque à deux anses.
Terre bistre pâle. Dessin noir et rouge ' i^levé de CjUeK
ques taches de jaune sur fond blanc jaunâtre. Sur le côl,
isénie d'ornements en forme de 4 renversés au-dessus d'une
Sarge bamde rouge. Sur Tépaule du vase, grecque entre deux
'Cercles. — Zone principale : figure d'hortinle jusqu'au buste
avec barbiche longue, pointue et recourbée, sans mousta^
ches, l'œil énorme et de face, la chevelure longue tombant
.sur les épaules. Il est velu d'une tunique à cOurles manches
et élève les deux mains comme par un geste de prière. A
sa droite, une larg-e rosace et tout autour, dans le champ,
des croix grammées. Le tout est fencadi'é par une bande de
grecques verticales, — Sur le revers^ fleur de lotus ven-^
versée encadrée entre deux larges feuilles lancéolées, ren-^
versées également. Dans le champ, ornements en forme de
croix enfermés dans un carré; le toul est encadré entre deuX
• Nous pensons que tout le dessin devait être noii", mais c|ue la pièce ayant sul>i un
coup de feu trop vif, les ornements sont devenus en pai'lic roUj^evS.
c 249 3
grecques verticales. — En dessous de cette zone principale,
grecque horizontale entre deux larges bandes noires rougies
d'un côté. Sur le bas de la panse, cinq cercles rouges; sur
le pied, cercle rOuge très large; sur les anses, série de
petites gouttes noires.
Manque une des îtnseis; le! col, recollé en partie, est ébréché; le pied est
endommagé; la panse est percée de trois trous accidentels. Haut., o-a'..
562 ("il). — Coupe à deux anses.
Couverte rouge, figures noires. Dans le fond de la coupe,
au milieu de deux cercles concentriques, un Silène barbu à
queue de cheval danse en portant une massue dans la main
gauche, la tète tournée en arrière. — Sur Textérieur de la
coupe, Dionysos barbu, assis sur un siège pliant, tient de
la main gauche un grand rhyton; autour de lui des pampres,
à sa droite et à sa gauche un grand œil avec globe blanc. De
chaque côté, un Silène barbu, à queue de cheval, danse les
deux mains sur les hanches et la tète tournée en arrière.
— Au revers, sujet identique, si ce n'est que le Silène, dan-
sant a droite, tient une massue dans la main gauche. Les
figures sont rehaussées d'un ton rouge violacé et de blanc,
comme dans la céramique d'ancien style à figures noires.
Diam., Omaiô.
B63 (581). — Lécrthe,
Couverte noire^ figures rouges. La panse est large et un
peu plate. Pai' devant^ au-dessus d'une rangée d'oves noirs,
petit enfant nu, se soule>ant sur les deux mains posées à
terre.
Haut.. 0'"07.
c 250 D
564 (ô74). — Vase à une anse {type de la Cyrénaïque).
Couverte jaune clair. Dessin en jaune sombre relevé de
brun, goulot élevé et allongé. Sur la panse, on vo-it trois
guirlandes d'épis entre lesquelles sont des fleurs en forme
de dauphins. Les guirlandes d'épis sont entremêlées de
bandelettes liées, dont les deux bouts retombent par devant.
A la naissance du col, deux cercles concentriques jaune et
brun. Sur Tépaule du vase, un grand cercle brun entre deux
cercles brun et jaune. Autour du pied, cercle jaune.
Haut.. 0'»27.
565 (503''"), — Coupe apode.
Couverte brune, rougie à la partie supérieure. A Tinté
rieur, couverte noire. Au fond, un grand cygne blanc, avec
bec et pattes rouges, marche vers la gauche. Au-dessus^
deux cercles concentriques incisés, et plus haut quatre dau-
phins rouges alternant avec quatre palmettes blanches. Près
du bord, un cercle incisé. Sur la surface extérieure, série
de cercles concentriques en relief.
Diam.. 0'"f8.
566 ('249). — Lécythe sans anses.
Couverte noirâtre. Sur la panse, trois oiseaux blancs (ca-
nards?) entre trois pétales rouges formant cadre. Au bas du
col, languettes blanches et rouges alternant,
ilaul . 0"H.
é 251 3>
567 (582). — Idem.
Même type. Le col est recollé.
Haut., O-nlOô.
568 (395). — Idem.
Même type. Pétales blancs. La couverte a disparu par der-
rière.
Haut., 0™iC6.
569 (535). — Coupe sans anses.
Terre bistre clair. Dessin rouge et noir, analogue à la cé-
ramique de Rhodes. Sur le bord, deux saillies en guise
d'anses; dans le fond, une grande rosace à pétales rouges,
enfermée dans trois cercles concentriques noirs et rouges.
Prés du bord, cinq cercles concentriques de même couleur;
sur le bord, grosses gouttes d'un rouge brun alternant avec
plusieurs traits parallèles noirs. Sur le pied, cercles rouges
et noirs alternant; au-dessus, série de feuilles lancéolées
rouges; trois cercles concentriques noirs et rouges et, près
du bord, grosses gouttes rouge brun alternant avec des
traits parallèles noirs.
Elle est recollée en plusieurs morceaux et restaurée; le pied est recollé
et refait en partie. Diam., 0m27.
570 (504*"). — Idem.
Coupe apode, à couverte brune distribuée irrégulière-
ment à Textérieur; cou\erte noire à linlérieur. Au fond, pal-
c 252 3
mettes composées de quatre fleurs de lotus roses, alternant
avec quatre feuilles blanches lancéolées. Au-dessus, deux
cercles concentriques incisés et palmettes roses alternant
avec des pétales blancs. Près du bord, deux cercles concen-
triques incisés.
Plusieurs morceaux recollés. ■ Diam., 0'"1G5.
574 (579). — Aryballe.
Couverte rouge brun. Sur Fouverture, cercles concentri-
ques jaunâtres; sur la panse, ornements de style asiatique
formés de quatre grandes feuilles lancéolées encadrées entre
deux palmettes en haut et en bas.
Haut., OraOTi.
572 (578). — Idem.
Même type. Couverte jaune. Sur Tanse, ornements en
forme de croix; sur Touverlure, couverte rouge foncé avec
traits parallèles sur les lèvres du vase. Sur la panse, cercles
concentriques rouges et jaunes ; sur la base, cercle brun.
Haut., i)'"(x;.
573 (250). — Lécythc sans diiSe.
Couverte noire. Sur la panse, lailgueltes rouges réunie»
par un flot blanc. Au bas tlu cdb languettes blanches ei
rouges alternant.
Le pied est cassé. Ihuii.. omii.
c 258 3
574 (267). — Cratère à deux anses.
Couverte noire rougie par places. Auprès du bord, guir-
lande de points blancs; cercles incisés sur la panse. Les
deux anses sont ornées d'un nœud.
Haut , OmfK;.
575 (386). — Œnachoé.
Couverte rouge. Rangée de pétales blancs sur le haut de
la panse. La base est pointue, mais sur le devant de la panse
une saillie permet de maintenir le vase à demi incliné.
Haut.. OmOS.
576 (235). — Alabastre.
Terre bistre, dessin blanc et noir; languettes blanches sur
le haut de la panse; quadrillé noir avec points blancs sur
le milieu de la panse; bande noire avec palmettes blanches
à la base.
Le bord supérieur est cassé en partie et recollé. Haut., Omi^.
577 (232). — Lécythe.
Terre bistre ; couverte noire sur le col. Indication de
quatre cercles noirs à la base du col. Sur la panse, quadrillé
noir avec points blancs; sur le bas du col, trois languettes
blanches; mouchetures noires sur le pied.
L'anse est cassée. Haut.. 0'v.j2.
c 254 3 ■ ■ j' •' \
578 (270). — Idem.
Même type.
L'anse est recollée, le col effrité. Haut., On>io.
579 (506). — Idem.
Même type, avec deux anses.
Le col et le pied sont ébréchés. Haut., o^noss.
580 (396). — Lécythe sans anse.
Couverte brune. Languettes blanches et rouges alternant
sur le col. Quatre cercles incisés sur la panse; bande d'oves
gravés en creux et points blancs.
Haut., n-io.
581 ("271). — Cratère à une anse.
Couverte rouge. L'anse est disposée au-dessus du vase
comme dans un seau. Sur la panse, deux cercles incisés;
près du bord, bande blanche; larges gouttes blanches sur
l'anse.
Haut.. Omo;».
582 (234). — Gui tus à une anse et à bec.
Couverte noire lustrée, sauf à la partie supérieure qui
reste rouge avec cinq enroulements noirs en volute.
Haut.. Otnffi.
c 255 o
583 (399). — Coupe apode.
Terre bistre; couverte noire à l'intérieur; couverte noire
rougie à l'extérieur. Sur la surface extérieure, ornementation
en pentagones gravés en creux qui imitent une carapace de
tortue.
Diam., 0™i4.
584 (316). -- Idem.
Couverte noire. Même ornementation. Sous la base, petit
omphalos orné de cercles concentriques.
Diam., 0>nl05.
585 (229). — Fragment de vase.
Il est de forme cylindrique, présentant Kaspect de deux
cônes soudés par leur base. Sur la zone inférieure, oves et
flèches gravés à la pointe; sur la zone supérieure, rosace
à quatre pétales gravée de même. En bas, ornementation de
points blancs.
Manque toute une moitié de la panse. Haut., o™o7.
586 (505'"*). — Lécythe.
Couverte brune; deux petites anses font saillie sur la
panse. Ornementation de cercles incisés sur le col et sur la
panse.
I.e col et le pied sont ébréchés. Haut., o^n.
587 (378). — Œfnchne.
Couverte noire lustrée; stries verticales sur toute la panse;
le bec est trilobé.
Haut., O'-DO.
588 (398). — Coupe apode.
Terre jaunâtre; cercles concentriques en haut du vase, à
rintérieur et à l'extérieur.
Diam., 0""0'i.
589 (52/). — Alabastre sans anse.
C'est un simulacre de vase sans cavité intérieure. Déco-
ration de cercles concentriques.
Haut.. O-nOO.
590 (575). — Pyxis à quatre anses et à couvercle.
Terre bistre clair. Les quatre anses sont verticales et très-
élevées; le couvercle se termine en pointe ornée de cer-
cles en saillies. Sur la panse, bandes horizontales roses et
bleues, peintes à Taquarelle; traces de même couleur sur
le pied, les anses et le couvercle. Inscription gravée à la
pointe tout autour de la panse : P€KEnTAC AHRON NTCHI
0ÇPINOT nOHMA (sic). (Don de Recepta à Nysa, Œuvre de
Thérinos.)
Pied recollé et fragmenté. Haut., om/a.
c 257 3
591 (580). — Aryballe à reliefs.
Terre bistre clair; sur la panse, ornements en relief com-
posés d'une feuille répétée dix fois. Au-dessus, rangée d'oves
en relief; en haut de la panse, cercle brun jaunâtre entre
deux cercles blancs. La base est très pointue.
Anse brisée; le col est recollé; parties endommagées sur la panse.
■ Haut., O'nlS.
592 (319). — Lécythe à reliefs.
Couverte noire. Panse très large et renflée; goulot élevé.
Sur l'anse, deux traits blancs; en haut de la panse, guir-
lande de feuillages gravée, avec feuilles indiquées en rouge
et points blancs. Sur le bas de la panse, ornements en re-
lief : 1° une bande d'oves; 2° dauphins entre rosaces et pal-
mettes; 3" fleurs de lotus entre deux rosaces encadrées de
feuilles lancéolées et découpées; sous le pied même, une
rosace en relief.
Haut., OnnlA.
593 (500^"). — Coupe apode.
Couverte noire rougie par endroits. Ornements en relief.
Sous la base, une grande rosace double avec cercle cen-
tral; sur la panse, feuilles lancéolées alternant avec des
feuilles découpées; près du bord, bande circulaire de pe-
tites rosaces.
Deux trous accidentels dans la panse. Diam-, o-noo.
17
c 258 3
594 (228). — Vase en forme de cothurne.
Terre noire. Le vase représente un brodequin fermé par
des courroies sur le cou-de-pied avec une semelle com-
posée de cinq épaisseurs. Le talon est indiqué par une lé-
gère saillie.
Long., Oi'Ofô.
595 (227). — Vase à deux anses en forme d'amande.
Couverte noire lustrée sur le goulot et sur les deux anses.
Couleur de terre bistre sur le reste du vase; un pointillé est
indiqué sur toute la surface pour représenter Técorce de
Tamande.
Haut., On.lo,-,.
596 (322). — Vase à deux anses en forme de coquillage.
Couverte noire sur le goulot et sur les deux anses; la
panse représente une coquille bivalve. Zone noire et bistre
alternant sur les deux coquilles.
Maul.. (>"0s.
597 (39 ^j). — Vase en forme d'outre (askos).
Couverte noire; il est muni d'une anse cannelée sur le
côté gauche; les quatre pattes tendues forment les pieds;
Touverlure de la tète forme le i^ec. La queue est liée. Sur
la panse, restes d'ornementation en languettes blanches.
N
Le col est endommagé. - — Long., 0'"'>o. — Haut.. 0"io5.
c 259 3
598 (584). — Lécythe sans anse.
Couverte noire; cercles sur la panse. Forme de bouteille.
Haut., On.2''..
599 (583). — Idem,
Même type, sans ornements.
Haut., 0-nl9.
600 (387). — Cratère à deux anses.
Couverte noire.
Une des anses est brisée. Haut., O'nos.
601 (323). — Cratère à une anse.
Couverte noire très effacée. L'anse est disposée par-des-
sus comme dans un seau.
Haut., 0'"03.
602 (510). — Idem.
Terre bistre pâle. L'anse est petite et placée sur le flanc
du vase. Zone brune autour du col.
Haut., 0"'025.
603 (611). — Plat.
Terre bistre pâle; traces d'un bain de blanc avec couleur
C 2(i() 3
jaune orange par-dessus. La forme est celle d'une petite
cuvette à rebord.
Diam., Om04.
604 (397). — Idem.
Il est muni de deux petites oreillettes et d'un rebord sail-
lant. Terre bistre pâle.
Diam., O-O".
605 (512). — Idem.
Même forme que le n" 603. Bain de blanc avec jaune par-
dessus.
Diam., 0f'027.
606 (509). — Lampe.
Forme ronde avec bec ordinaire; un goulot central tra-
verse la lampe de part en part et permettait sans doule de
la suspendre.
Haut., 0"-025.
607 (605). — Base de marbre.
Forme rectangulaire, avec une dépression circulaire au
centre et deux mamelons de chaque côté.
Long., Om|0.
c 261 o
607*". — Lécythes sans anse.
Toute cette série a été découverte dans le tombeau B.
Haut, de G07s 0'n095. — Haut, de 607', 0-08. — Haut, de 607>, 0^095.
Le n° 607* est un simulacre de bouteille sans cavité inté-
rieure, munie de deux oreillettes, ornée à la base de feuilles
lancéolées en relief et au centre d'un petit personnage en
relief.
608 (266). — Alabastre.
Il est en albâtre. La base est pointue, terminée par un
bouton.
Anse brisée; col endommagé; dépôt calcaire à la surface.
Haut., Oml4.
609 (513). — Idem.
Même matière. Deux petites anses attachées près du col;
pied en forme de bouton.
Une des anses est brisée; le col est ébréché; dépôt calcaire à la
surface. Haut., 0>»075.
610 (416). — Dé à jouer en os.
Deux des faces (portant les maiM^ues 3 et 4) sont munies
d'un petit couvercle rond et mobile qui peut se soulever.
Haut., OmOlS.
c 262 D
614 (413). — Osselet.
Deux faces planes. Inscription gravée à la pointe sur une
des faces : EOPTH. Cet objet provient de la même tombe
que les suivants (n*»" 612-624.)
Long., 0">035.
612 (414). — Idem.
Même forme. Inscription Ih .
Long., 0>"035.
613 (410). — Idem.
Même forme. Inscription T.
Long., OmOSS.
614 (411). — Idem.
Même forme, percé d'un trou au centre. Marque en forme
de trident ou de y.
Long.. 0'n035.
615 (415). — Idem.
Même forme. Pas de trou. Marque en forme de bipenne.
Long., 0'n035.
616 (412). — Idem.
Même forme. Marque en forme d'échelle à six degrés.
Long., On-OSô.
26
C ZDÔ 3
617 (409). — Idem.
L'osselet n'est pas taillé sur les faces. Il est percé d'un
trou rond central.
Long., 0m025.
618 (408). — Idem.
Même forme. Percé d'un trou.
Long., 0«>02.
619 (406). — Idem.
Même forme. Pas de trou.
Long., 0™02.
620 (407). — Idem.
Même forme. Pas de trou.
Long., On-œ.
621 (405). — Idem.
Même forme. Pas de trou.
Long., 0m025.
622 (404). — Idem.
Même forme. Pas de trou.
Long., O'^OS.
c 2G/i o
623 (402). — Idem.
Même forme. Pas de trou.
Long., 0"03.
624 (403). — Idem.
Même forme. Pas de trou.
Long., 0m025.
624 ^'^ — Boucles d'oreilles en os.
Elles ont la forme de rondelles, avec stries rayonnantes,
d'où pend une petite amphore à base pointue. Fragment
d'attache de bronze par derrière.
Diam., 0«'025.
625 (233). — Coquillage.
Coquille bivalve. L'oreillette de chaque valve est munie
d'un trou pour recevoir une charnière qui manque. A l'autre
extrémité un anneau en bronze est fixé dans la partie plate
de la coquille pour lever le couvercle.
Long., Omis.
APPENDICE
Nous réunissons dans cet Appendice des objets de terre
cuite qui n'ont pas été trouvés dans les fouilles de l'École
française à Myrina, mais qui ont la même provenance ou qui
ont été recueillis en Asie Mineure dans des localités voisines,
comme Gymé, ^gae, Smyrne, Pergame et Sardes.
I. MYRINA
Cette série de statuettes* a été acquise pour le Musée du
Louvre par les soins de M. F. Ravaisson, conservateur des
Antiques, en 1883. La couleur de la terre, le style et les sujets,
qui sont souvent identiques a ceux que nous avons décrits plus
haut, ne permettent pas de douter qu'elles ne viennent de
Myrina même, comme l'affirmait, d'ailleurs, Tantiquaire de
Smyrnè qui les a vendues au Musée.
Nous avons dit plus haut {Introduction, p. 9), qu'antérieu-
rement aux fouilles de l'École française, et depuis que ces
' Saut' les n"' 634 et 662 qui provienneni d'acquisitions, ultérieures.
c 2G6 3
fouilles ont pris fin, la nécropole n'a pas cessé d'être exploi-
tée, ce qui explique le grand nombre de statuettes de cette
provenance aujourd'hui répandues dans le commerce.
Dans la série des divinités nous signalerons un type qui
ne figure pas précédemment, celui d'Esculape (n" 644). Les
plus remarquables pour la finesse de l'exécution sont les n^^ 626
et 633. Les figures 648 et 649 présentent un moule identique
sur lequel le fabricant a posé des têtes différentes. Le groupe
de la mère et de la fille (n" 659) rentre dans une série déjà
étudiée (p. 130). Aux trois signatures connues (n°^ 634, 636,
663), il faut ajouter un nom nouveau, celui d'Antistios (n° 631)
et un monogramme peu lisible (n° 653).
626 (mng. 559). — Aphrodite au bain.
Elle est debout et nue, avec une draperie enroulée autour
des jambes; elle se penche en avant, la jambe droite fléchie,
le bras gauche baissé, le bras droit écarté du corps et un
peu élevé, la tète tournée à gauche. Coiffure en bandeaux
ondulés serrés sur le devant par une bandelette; pendants
aux oreilles.
Bon style. Couleur blanche sur le corps et sur la draperie; quelques
lâches noirâtres; couleur jaune sur les cheveux. Trou d'évent rond. Le
bras droit est recollé. Haui., 0'n22ô.
627 (iviNc. 557). — Aphrodite tenant la pomme {Vénus Geni-
trix).
Elle est debout, demi-nue, tournée à gauche, le coude
gauche appuyé sur un cippe. la main avancée tenant ime
c 267 D
pomme; la main droite est posée sur la hanche, la jambe
gauche fléchie. Draperie enroulée autour du bas du corps,
ramenée sur Tavant-bras gauche et retombant sur le cippe.
Coiffure avec crobyle noué sur le sommet de la tête et
boucles retombant sur les épaules. Ornement en forme de
pastille entre les deux seins. Cf. les n°* 26 *'% 27, 28.
Style ordinaire. Traces de blanc; rouge brun sur les cheveux, rose sur
la draperie et sur le cippe, rouge sur le socle. Petit trou d'évent rond.
Socle endommagé. Haut , on-is.
628 (mnc. 539). — Même sujet.
• Elle est debout, la jambe droite fléchie et avancée, soule-
vant de la main droite un pli de Thimation, la main gauche
baissée et un peu écartée du corps, tenant une pomme.
Tunique talaire et himation serré autour du corps, dont un
pan retombe dans le dos par-dessus Tépaule gauche. Coif-
fure en bandeaux.
Assez bon style. Taches noirâtres. Trou d'évent rond. Socle haut et
rectangulaire. Haut., 0'»I8.
629 (mnc. 546). — Aphrodite drapée.
Elle est debout, la tète un peu tournée à droite, la jambe
gauche croisée par-dessus Tautre, le bras droit baissé, le
bras gauche accoudé sur un cippe quadrangulaire (la main
gauche devait tenir la pomme). Tunique lalaire qui laisse
les bras et le sein droit nus ; himation enroulé autour des
jambes, ramené sur Tavant-bras gauche et retombant sur le
haut du cippe. Coiffure en bandeaux avec crobyle ramené
en touffe sur le devant de la tète; longues boucles sur les
c 268 D
épaules; pendants aux oreilles; grosse agrafe de chaque
côté pour maintenir la tunique.
Style ordinaire. Couleur rose sur rhimation; blanc sur la tunique; bleu
sur le bout du sein droit. Trou d'évent rond. Manquent Tavant-bras droit
et la main gauche. Haut., Om'23.
630 (mnc. 558). — Aphrodite appuyée sur un cippe.
Elle est debout, demi-nue, le corps tourné vers la droite,
appuyée de la main droite sur un cippe bas, la main gauche
sur la hanche, la jambe droite croisée sur l'autre. Coiffure à
boucles retombant sur les épaules avec diadème par devant.
Style ordinaire. Traces de blanc sur toute la statuette; traces tle rouge
dans la chevelure. Taches noirâtres sur la draperie. Trou d'évent ovale;
ébauche de trou de suspension. Socle rectangulaire. Haut., o-nis.
631 (mnc. 560). — Aphrodite avec cygne (ou Léda).
Elle est debout et nue, la jambe gauche fléchie en arrière,
soulevant de la main droite un ample himation qu'elle sou-
tient de la main gauche abaissée. Coiffure en bandeaux
ondulés avec deux boucles retombant sur chaque épaule et
diadème en croissant. A sa gauche, un cygne tend le cou
vers elle.
Bon style. Petit trou d'évent rond. Socle haut et rectangulaire. Indica-
tion sommaire des plis de la draperie au revers. Sur le socle un TT et en
dessous ANTICCTIOY. Haut., 0"-25.
632 (mnc. 545). — Aphrodite tenant Éros dans ses bras.
Elle est debout, drapée et voilée, la jambe gauche fléchie,
. la tète penchée à droite, regardant en face d'elle: dans ses
c 269 o
deux bras elle tient serré contre elle un petit enfant nu
(Éros dont les ailes manquent). Tunique talaire; himation
relevé en voile et couvrant toute la tète ; le bout du voile est
tordu sur la nuque et retombe en un pli droit sur l'épaule
droite. La chevelure d'Éros est longue et bouclée, avec un
ornement central en pastille et crobyle sur le sommet de la
tête. Cf. les n»* 52, 53.
Style ordinaire. Couleurs l)ien conservées : blanc sur le visage, rouge
sur la bouche, rose vif sur riiimation et les chaussures, blanc sur la tuni-
que, jaune sur le corps d'Éros, brun sur ses cheveux, rouge sur sa bou-
che. Trou d'cvent ovale. Socle arrondi. Manque le revers du socle; un
morceau endommagé à la hauteur des genoux. Haut., 0'n28.
633 (mnc. 531). — Éros hermaphrodite.
Il est debout et nu, avec une draperie roulée en écharpe
autour des reins, la jambe gauche avancée, le pied droit
levé de terre, le bras droit élevé au-dessus de la tète, le
bras gauche replié avec la main à plat comme pour porter
un accessoire. Coiffure avec couronne en bourrelet entouré
d'un lemnisque. Cf. les n°^ 55 et suivants.
Bon style. Pas de couleurs. Manquent les ailes, la main droite, quel-
' ques doigts de la main gauche et le bout du pied gauche. La tète, les
jambes, le bras gauche sont recollés. Revers endommagé. Trou d'évent
rond et trou de suspension. Haut., o™35.
634 (mnc. 203). — Éros jouant à la balle.
Il est debout, la jambe droite avancée, la tète légèrement
baissée, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule droite,
rejetée dans le dos et dont un pan revient sur l'avant-bras
gauche; la main droite élevée tient une balle; le bras gauche
c 270 3
replié contre le flanc lienl une grappe de raisin. Coiffure
lons^ue et bouclée avec crobvle en deux touffes.
Assez bon style. Ton jaunàlre sur les chairs avec taches noirâtres, brun
rouge sur les cheveux, rose sur la balle et sur la chlaniyde, bleu sur les
ailes. Trou d'évent ovale, endommagé. Manque une partie du revers. Au
revers, entre les deux ailes, inscription MAIKI... Cf. les n°^ 82, 83. Celui-ci
provient de la Collection de M. Rayet^ Catalogue, n" 122. Haut., 0">I6.
635 (mnc. 523). — Éros volant.
Il est debout, les deux bras avancés, la jambe droite portée
en avant. Le corps est nu, avec une nébride sur le torse,
une grande guirlande de fleurs passée en baudrier autour
du corps. Coiffure compliquée, ornée sur le devant de
pampres et de baies, avec couronne en bourrelet placée en
arrière et large lemnisque retombant sur les épaules; aux
pieds, sandales épaisses avec liens noués sur les doigts
de pied et remontant sur le dessus du pied pour se nouer
de nouveau à la cheville.
Assez bon style. Traces de couleur rose sur le corps, jaune sur la né-
bride, bleu sur les ailes, brun rouge sur les cheveux, bleu sur les feuil-
lages, rose et rouge sur les cordons des sandales. Trou d'évent rond et
trou de suspension. Bras droit recollé. Manquent le bout des ailes, l'avant-
bras gauche, la main droite. Haut.. 0mO3
636 (mnc. 521). — Eros joueur de lyre.
Il est assis sur un rocher au.x formes tourmentées, le
coude gauche posé sur le sommet dîme grande lyre placée
sur le rocher, le bras droit appuyé sur le sommet de la tète.
Il est nu, avec une draperie jetée en écharpe sur l'épaule
gauche et sur la cuisse droite.
c 271 3
Assez bon style. Couleurs assez bien conservées : brun rguge sur le
corps, rose sur la draperie, blanc et rose sur la lyre, blanc sur les ailes,
vert sur le rocher. Trou d'évent ovale. Socle rectangulaire. Les ailes sont
recollées. Au revers et en bas, inscription ATA. Haut., 0'n25.
637 (mnc. 522). — Éros portant une amphore.
Il est debout et nu, marchant la jambe droite avancée, la
tête tournée à gauche, portant de la main droite abaissée
trois guirlandes de fleurs, soutenant de la main gauche
sur Tépaule gauche • une amphore à deux anses et à base
pointue. Coiffure longue et bouclée. Couronne en bour-
relet, de même facture que les guirlandes qu'il porte à la
main. Chlamyde rejetée sur le côté gauche; double chaînette
croisée sur la poitrine avec liens flottants au centre.
Assez bon style. Traces de rose sur la chlamyde et sur les ailes, blanc
sur l'amphore. Trou d'évent trapézoïdal. Socle rond à moulures. Aile
droite et plusieurs morceaux du socle et du revers recollés. Manque un
morceau du socle par devant. Haut., omio.
638 (mnc, 520). — Éros sur un dauphin.
Il est assis à califourchon sur un grand dauphin, la tète
de face, le corps nu avec une draperie rejetée en arrière et
tenant de la main gauche une lyre dont il joue de la main
droite. Cf. n° 117.
Assez bon style. Blanc sur tout le groupe; rose sur la draperie, bleu
et rose sur les ailes, bleu sur le dauphin. Petit trou d'évent rond. Socle
rond. Haut., 0mi5.
639 (mnc. 519). — Eros et Psyché.
Éros est debout et drapé dans un himation, le bras gauche
c 272 3
replié sous la draperie, la main droite baissée ; coiffure
longue et bouclée avec une grosse couronne en bourrelet.
Psyché (sans ailes) est debout à sa droite, le corps et la tète
tournés vers lui, s'appuyant de la main droite sur l'épaule
gauche du jeune dieu; le bras gauche est invisible; elle est
vêtue d'une tunique talaire et d'un himation qui remonte en
voile sur la tète; par-dessus le voile, mouchoir carré posé
sur le sommet de la tète. Cf. n" 273.
Style ordinaire. Traces de blanc sur les visages, rouge sur les cheveux
d'Éros, blanc et rose sur son aile. Trou d'évent ovale, endommagé. Socle
rectangulaire. Manque Taile droite d'Éros. Plusieurs morceaux recollés.
Haut., 0'n235. .
640 (mnc. 553). — Femme ailée {Psyché?).
Elle est demi-nue, assise sur un rocher aux formes tour-
mentées, la main gauche appuyée contre le rocher, la main
droite avancée. Coiffure en bandeaux avec diadème sur le
devant. Le corps est nu avec une draperie jetée sur les
genoux. Une sorte de bandeau faisant saillie passe sur le
corps entre les deux seins. Cf. n" 175.
Bon style. Traces de blanc; bleu sur la draperie, rouge sur les che-
veux. Au revers, large ouverture trapézoïdale et petit trou de suspension.
Deux trous pratiqués dans les épaules devaient recevoir des aile^ mobiles
([ui manquent. Bras droit recollé. Haut., Omio.
641 (mnc. 533). — Niké.
Elle est debout, dans Tattitude d'une danseuse, la jambe
droite avancée, le bras droit replié et un peu levé, le bras
gauche porté en avant avec la main à plat, la tète tournée à
gauche. Tunique dorienne ouverte sur le côté droit et lais-
c 273 3
santles bras nus. Coiffure à côtes avec deux rangs de bou-
cles sur le devant; pendants aux oreilles. Ornements en
pastilles formant des agrafes sur les épaules. Sandales aux
pieds. Cf. n°'' IGl et suivants.
Bon style. Couleur rose sur la tunique, blanche sur les chairs. Trou
d'évent rectangulaire; trou de suspension et deux fentes longitudinales
dans les épaules pour les ailes mobiles. Manquent les ailes. Le bras droit
est recollé. Haut., 0m27.
642 (MNc. 534). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe gauche nue et portée en avant,
le bras droit écarté du corps à angle droit, le bras gauche
porté en avant. Tunique dorienne ouverte sur la jambe
gauche et laissant nus les bras et le sein gauche. Coiffure
en bandeaux ondulés.
Assez bon style. Grand trou d'évent ovale et trou de suspension. Deux
fentes longitudinales dans les épaules pour des ailes mobiles. Tête et
bras recollés. Manquent les ailes, les deux avant-bras et le bout du pied
gauche. llaui.. ^^•»2lr^.
643 (mnc. 5(V2). — Athéné.
Elle est debout, la jambe droite avancée, le bras gauche
portant le bouclier, le bras droit un peu écarté du corps.
Elle est coiffée d'un casque à cimier; deux boucles de la
chevelure retombent sur les épaules. Sur la poitrine, le
gorgoneion. Tunique talaire. La draperie imite le style
archaïque. Cf. n° 197.
Style ordinaire. Brun rouge sur la chevelure, blanc sur le corps. Trou
d'évent ovale, endommagé. Socle rond. Manque l'avant-bras droit.
Haut., 0n.|85.
18
C 27/1 D
644 (mnc. 563). — Esculape.
Il est debout, la tète tournée à droite, appuyé du bras
droit sur un bâton autour duquel s'enroule un serpent, la
main gauche placée sur la hanche. Il est drapé dans un
himation qui laisse le haut du buste nu. Coiffure bouclée,
retombant sur les épaules, avec un large lemnisque sur
l'épaule droite. Barbe ondulée.
Assez bon style. Traces de l)lanc. Trou d'évent rond. Socle rectangu-
laire. Haut., Oml'i.
645 (mnc. 527). — Silène tenant un enfant.
Il est debout, la jambe gauche avancée, le corps tourné
à gauche, tenant dans ses bras un enfant (?) dont le corps
semble disparaître sous sa tunique et dont on voit seule-
ment le bras gauche et le cou. Tète chauve et barbue, avec
le nez écrasé. Jambes couvertes de poils. Court manteau
roulé autour du corps.
A.SSCZ bon style. Rose sur la draperie. Trou d'évent ovale. Socle
rond. Le milieu du corps est recollé. Manque la tète de l'enfant.
Haut., Onl.Vj.
646 (mnc. 532). — Hercule (?) courant.
Il est debout et nu, la jambe droite rejetce en arrière et
levée de terre, la tète tournée à droite, la main gauche
appuyée sur une grosse lîiassue dont le bout repose en
terre. Figure imberbe de jeune garçon; coiffure courte et
plate avec large lemnisque retombant sur les épaules.
Assez bon style. Trou d'évent rond. Jambe droite recollée. Manque le
bras droit. Haut.. OmiM.
C 2 / .) 3
647 (mnc. 517). — Femme drapée.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, la tète un peu
tournée à droite, le bras droit replié sous la draperie, la
main gauche baissée tenant un pli de Thimation; tunique
talaire et himation serré par-dessus. Coiffure en bandeaux
ondulés; diadème en croissant; pendants aux oreilles.
Assez bon style, genre tanagréen. Croule calcaire sur toute la statuette.
Traces de blanc sur la draperie, rouge sur la nuque ; dorure sur le dia-
dème. La chevelure n'a pas été terminée sur le haut de la tète; l'ouvrier a
massé l'argile jusqu'à la hauteur même du diadème et n'a pas pris la peine
d'évider les parties postérieures de cet ornement en indiquant la cheve-
lure. Trou d'évent trapézoïdal. Haut., 0"°2G5.
648 (mnc. 548). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, la main gauche
posée sur la hanche, la tète penchée sur Tépaule droite.
Tunique talaire serrée au-dessous des seins par un lien noué
par devant. Himation enroulé autour du bras gauche. Même
moule que le n" 649, sauf la tète qui est posée différemment.
Bon style. Couleur blanche, brun rouge sur les cheveux. Trou d'évent
rond. Tête recollée. Manque le bras droit. Haut., 0'n25.").
649 (mnc. 543). — Même sujet.
Elle est debout, la tète tournée à droite, la jambe droite
fléchie, la main gauche posée sur la hanche. Tunique talaire
serrée au-dessous des seins par un lien. Himation roulé au-
tour du bras gauche, qui porte un bracelet. Coiffure à côtes
Bon style. Traces de blanc, rouge brun sur les cheveux, jaune clair sur
la tunique, vert sur l'himation. Trou d'évent rond. Manque le bras droit.
Le torse est recollé. Haut.. 0"'22.
c 27() 3
650 (mnc. 549). — Même sujet.
Elle est debout, la tète un peu tournée à droite, la jambe
gauche fléchie, le bras droit écarté du corps et caché sous
la draperie qu'il relève, la main gauche baissée sous la dra-
perie. Tunique talaire agrafée sur Tépaule droite; himation
roulé autour du corps en passant sur Fépaule gauche et
dégageant Tépaule droite. Coiffure en bandeaux ondulés
avec une grosse couronne en bourrelet ornée de quelques
feuillages.
Bon style. Traces de rose sur la lunique, blanc sur l'himation et le
visage. Trou d'évent ovale. Quelques morceaux recollés dans le bas de la
draperie à gauche. Haut.. 0"2'is.
651 (mnc. 544). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe gauche fléchie, le bras droit
passé derrière le dos, le bras gauche replié sous la dra-
perie et tenant un pli de Thimalion. Tunique talaire et hima-
tion serré contre le corps. Coiffure en bandeaux avec dia-
dème en croissant. Pendants aux oreilles.
Assez bon style. Brun rouge sur toute la tête et traces de dorure, rose
sur riiimation. Les plis de la draperie sont indiqués au revers comme par
devant. Trou d'évent carré. Tète recollée. Haut.. o™24.
[Bien qu'acquise avec un lot de statuettes trouvées à Myrina, il n'est pas
certain que celle-ci appartienne à cette provenance : la couleur de la terre
est plus grise qu'à Myrina.]
652 (mnc. 542). — Même sujet.
Elle est debout, la Jambe droite fléchie, la tète un peu
tournée à droite, le l)ras droit replié sous la draperie, le
G- 277 3
bras gauche aFjaissé avec \a main dégagée et avancée. Tu-
nique talaire et himation qui remonte en voile sur le sommet
de la tète. Coiffure en bandeaux ondulés avec une bande-
lette ronde sur le devant; pendants aux oreilles.
Assez bon style. Traces de blanc sur le \èLemenl. Large trou d'évenl à
peu près rond. Haut., O"^.
653 (MiNg. 538). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, le bras droit
replié sous la draperie et soutenant un pli de Thimation, le
bras gauche dégagé et porté en avant. Coiffure en bandeaux
ondulés avec crobyle en touffe élevée, orné au centre d'une
pastille de forme lancéolée. Grosses boucles d'oreilles et,
en dessous, lourdes boucles de cheveux encadrant le cou.
Tunique talaire et himation.
Slyie ordinaire. Traces de liron sur l'Iiinialion. Trou d'évent ovale. Socle
rond. Au revers, monogramme en relief composé d'un A auquel paraissent
joints un P et un X (?). Haut., omi'o.
654 (mnc. 551). — Même sujet.
Elle est deboul,_ la main droite baissée tenant un pli de
rhimation, la main gauche élevée et retenant sur Tépaule
Textrémité de Thimation. Elle marche, la jambe droite fléchie.
Tunique talaire agrafée sur Tépaule droite; himation roulé
autour du corps, dégageant le haut du buste et les jambes.
Pendants aux oreilles, bague à la main gauche. Coiffure à
côtes avec couronne en bourrelet.
Style ordinaire. Traces de blanc ?ur la figure, rose vif sur Ihimalion.
Trou d'évent rond. Socle rond. Tète recollée. Haut., o^ai.
c 278 D
655 (mnc. 541). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, la main gauche
sur la hanche, la main droite repliée sous la draperie et
portant un pli de l'himation, la tête levée. Tunique talaire et
himation qui revient en voile par-dessus la tète.
Bon style, genre tanagréen. Traces de blanc sur la draperie et sur le
visage. Trou d'évent rond. Base en forme de plaquette- • Haïu., 0'"19.
656 (550). — Même sujet.
Elle est debout, la main droite repliée contre la poitrine
sous la draperie, la main gauche avancée et portant un plat
rond. Tunique talaire et himation serré contre le corps.
Coiffure en bandeaux avec une bandelette sur le devant.
Assez bon style. Traces de blanc sur toute la statuette, bleu sur la tu-
nique, bande noirâtre sûr l'himation, brun sur les cheveux. Trou d'évent
rectangulaire. Socle en plaquette. Manquent un fragment de socle et les
bords du plat. Haui., 0'»i7.
657 (mnc. 540). — Même sujet.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, le bras droit
replié sous la draperie, la main gauche baissée sous la dra-
perie. Tunique talaire et himation serré autour du corps.
Coiffure à côtes.
Assez bon style. Blanc sur toute la statuette, brun sur les cheveux.
Trou d'évent rond. Base en forme de plaquette. Morceaux du socle recollés.
Haut., 0™iti5.
658 (mnc. 554). — Femme assise.
Elle est assise sur un rocher aux formes tourmentées, le
c 279 3
corps tourné à gauche, la main droite basse et appuyée sur
le rocher, la main gauche posée sur la jambe gauche sous la
draperie, le pied droit croisé par-dessus l'autre. Tunique
talaire serrée au-dessous des seins, himation enroulé autour
des jambes. Coiffure *'à côtes avec couronne en forme de
bourrelet placée en arriére sur le sommet de la tète. Cf.
le n° 640.
Bon style. Traces de blanc ; ton bleu altéré sur l'himation. Trou d'évcnt
trapézoïdal. Tête recollée. iiaui., o-is.
659 (mng. 552). — Groupe de deux femmes.
Une des femmes est assise sur un siège à quatre pieds,
devant lequel est un tabouret bas, et tient sur ses genoux
une autre femme qui se presse contre elle. La première est
vêtue d'une tunique talaire et d'un himation qui retombe en
arrière; coiffure simple en bandeaux ondulés, ceints d'une
bandelette. La femme assise sur les genoux de la première
est vêtue d'une tunique talaire et d'un himation qui remonte
en voile sur la tète. Cf. les n'^'' 259 à 2(32.
Assez bon style. Traces de blanc sur les ligures des deux femmes et
"de rose sur la draperie de la première. Trou d'évent rond. Plusieurs mor-
ceaux recollés. Manquent des fragments au genou de la seconde femme
et au revers. La (igure de la première est tout à fait fruste. ifaut., 0mi4.
660 (mng. 535). — Danseuse.
Elle est debout, la jambe gauche passée par-dessus l'autre
dans un mouvement de danse vive, la main droite élevée
sous la draperie qu'elle soutient en l'air, la main gauche sur
la hanche. Tunique talaire dont les plis sont gonflés et
agités dans le bas ; himation serré sur le corps et remontant
c 280 D
en voile sur la (èle; par-dessus le voile, mouchoir carré
posé sur le sommet de la (éle.
Assez bon style. Pas de couleurs. Trou dévenl rond. Terre bistre
foncé. Haut.. 0'"ls.
664 (mnc. 52 'i), — Joueuse de lyre.
Elle est debout, le corps tourné à droite, la tète à gauche,
les deux mains portées vers la droite et touchant une lyre en
forme de trigoiion. Couronne en bourrelet sur la tète; tu-
nifjue lalaire agrafée sur les épaules.
Slyle ordinaire. Traces de blanc; jaune et rouge sur la lyre. Trou d'évent
rond. Socle rond. Haut., ^^•"\x^.
662 (mnc. r)J3). — Homiiie assis.
11 est nu, avec une chlamyde agrafée sui' Tépaule droite et
rejetée dans le dos par-dessus Tépaule gauche ; il est assis
sur un siège ou un lit drapé, le corps légèrement tourné à
gauche, le bras gauche écarté du corps et arrondi, la jambe
gauche un peu levée, la jambe droite pendante. Pour Tatti-
tude, cf. Téphèbe du n^' 268.
Bon sl\le. Ton jaune sur les chairs, rose sur la chlamyde; le blanc est
visible en dessous de ces couleurs. Trou d'éveni rond. Manquent la tète, le
bras droit, la main gauche, le bas des deux jambes. iiaui . nui6.
663 (mnc. 530). — Enfant demi-nu.
11 est debout, marchant vers la droite, la jambe droite en
arriére, le pied soulevé de terre, la tète tournée à droite, le
bras droit levé, la main gauche soutenant les plis du man-
leaii. Le coi-ps csl nu; un coud manteau roulé autour des
. c 281 D
jambes forme une large ceinture rejetée sur le bras. Coif-
fure plate avec une longue mèche retombant dans le dos.
Assez bon style. Trou d'évent ovale coupant la signature ICP (reste de
KPQNOC). Tête et pied droit recollés; manque le bras droit.- ^ Haut., O'-io.
664 (mnc. 537). — Enfant jouant de la lyre.
Il est debout et demi-nu, la jambe gauche fléchie avec le
pied posé sur la base d'un cippe qui supporte une grande
lyre dont il joue de la main droite. Draperie roulée autour
des reins et dont un pan retombe sur le sommet du cippe;
coiffure courte et plate.
Style ordinaire. Traces de blanc : ton jaunâtre sur le corps et traces de
rose sur la lyre. Trou d'évent ovale. Plusieurs morceaux recollés ou man-
quant par derrière. Haut., On>i7.
665 (mnc. 5(34). — Enfant sur un cheval.
Il est demi-nu, avec une draperie rejetée en arriére dans
le dos, assis de côté avec la jambe gauche repliée sur un
cheval marchant à droite, couvert d'une housse. L'enfant a
la main droite placée sur la croupe du cheval, la main
gauche sur son genou. Cf. n° 315.
Assez bon style. Croûte terreuse sur toute la statuette. Socle rectangti-
laire. Trou d event rectangulaire. Tète du cheval et morceau.x du socle
recollés. Haut., o™i',.
666 (MNC. 556). — Enfant jouant avec un chien.
Il est debout, retenant de la main gauche les plis de sa
chlamyde dans laquelle sont posés des fruits, portant de la
main droite baissée une grappe de raisin cjue cherche à
c 282 D
attraper un chien placé à gauche. Chlamyde drapée autour
du corps, laissant les jambes et le haut du buste nu; un
pan retombe sur Tavant-bras gauche. Coiffure bouclée avec
natte centrale. Tête tournée à droite, jambe droite avancée.
Cf. n°309.
Style ordinaire. Rose sur la draperie. Trou d'évent rond. Socle rectan-
gulaire. • Haut., 0'»18.
667 (mnc. 555). — Même sujet.
Il est accroupi, les deux jambes du même côté, la main
droite posée à terre, la tète tournée à gauche, serrant un
chien de la main gauche contre sa poitrine. Le corps est nu.
Couronne en bourrelet sur la tête.
Style ordinaire. Petit trou d'évent rond. Socle arrondi. Haut, 0'"io.
668 (mnc. 536). — Fillette jouant arec un oiseau.
Elle est debout, adossée à gauche contre une colonnette
corinthienne, la tête penchée sur l'épaule droite, serrant de
la main gauche contre sa poitrine un oiseau dont elle agace
le bec de la main droite. Tunique talaire et himation relevé
sur l'avant-bras gauche. Coiffure avec crobyle élevé et bou-
cles retombant sur les épaules, surmontée d'un ornement en
forme de pastille.
Style ordinaire. Traces de rose sur la draperie. Grand trou d'évent
rond. Socle rond. Le haut de la colonnette est recollé. Haut., o-'io.
669 (mnc. 529). — Acteur comique.
Il est debout, la jambe droite fléchie, la tète tournée à
c 283 3
droite, la main gauche baissée et tenant un pli du manteau,
le bras droit dégagé et porté en avant. Il est vêtu d'une tu-
nique à courtes manches et d'un himation roulé autour du
corps, laissant l'épaule droite dégagée. La tète est recouverte
de la perruque lisse ordinaire. Les traits sont comiques
sans être grotesques. Il porte des chaussures dont les liens
sont noués sur le cou-de-pied. Cf. n""" 321, 322.
Bon style. Traces de jaune sur Thimation ; rose sur la tunique. Trou
d'évent ovale ; petit trou rond au revers de la tête. Manquent le pied
gauche et les doigts de la main droite. Haut., 0">2i.
670 (mnc. 526). — Acteur comique en Papposilène.
Il est debout, la tète tournée à droite, la jambe gauche
avancée avec le pied levé de terre, la main gauche appuyée
contre le corps et soutenant un pli de la draperie, le bras droit
écarté avec la main avancée et ouverte. 11 porte un masque
de Silène, avec les oreilles de cheval, le nez écrasé, les sour-
cils arqués, la barbe longue et divisée en tresses régulières.
Il est vêtu du j(iTtov ^(opTa'ioç qui couvre aussi les jambes et les
bras; par-dessus est enroulé un manteau cjui cache l'épaule
gauche et dégage le côté et le bras droit; sandales aux pieds
avec liens noués sur le cou-de-pied.
Bon style. Traces de couleur rose sur le manteau ; jaune sur les liens
des sandales. Trou d'évent rond. Manquent les doigts de la main droite.
Tète, bras droit et pied droit recollés. Haut., o-'io.
671 (mnc. 525). — Acteur comique.
Il est assis sur un siège carré à moulures, la tète tournée
à droite, la jambe gauche croisée par-dessus l'autre, les
deux bras croisés sur la poitrine, dans une attitude de tris-
. c 284 D
tesse ou de souffrance. Il est vêtu d'une courte tunique à
manches; un court manteau est jeté sur l'épaule et le bras
gauche. Il porte le masque comique ordinaire à large bouche.
Cf. n" 318.
Bon style. Traces de couleur rouge sur le siège et sur la nuque. Trou
d'évent ovale. Maui., 0'"12.
672 (mnc. 528). — Grotesque accroupi.
Il est accroupi, les deux coudes posés sur les genoux, le
ventre proéminent, et paraît jouer de la flûte de Pan. Tète
chauve et barbue avec de longues moustaches. Le corps est
nu avec une draperie jetée dans le dos.
Style médiocre. Pas de trou d'évent. Socle arrondi. llaui., 0"'07.
672'"*- (cA. 34). — Tête de femme.
Coiffure en bandeaux avec deux a})pendices en saillie sur
le sommet de la tète qui est légèrement penchée à droite.
Assez bon style. Figure un peu IVusle. Traces de couleur blanche. Don
de M. Champoiseau. Haut., omo'irj.
673 (MNC. 566). — Bœuf.
Il est tourné de gauche à droite, posé droit sur les quatre
pattes, la tète un peu tournée de face; fanons épais et pen-
dants. Cf. n'' 371.
Bon style. Trou d'évent rond. Socle rectangulaire. Plusieurs niorceau.x
recollés dans les pattes cl au revers. Mantiuenl les cornes et (juclqucs
niorceau.x du socle. Haut., 0"ii5.
c 285 D
674 (mnc. 565). — Sanglier mordu par un chien.
Le sanglier marche de gauche à droite ; un chien grimpé
sur son dos lui mord Toreilie droite.
Style ordinaire. Trou d'éveni rond. Socle rectangulaire. Haut., Omiô.
IL CYMÉ
M. S. Reinach avait commencé en 1881 des fouilles dans
la nécropole de Namourt, dont l'emplacement a été identifié
avec celui de Cymé. A la suite de contestations sur les termes
du permis de fouilles, les produits de cette exploration
furent réclamés par le Gouvernement ottoman et transportés
à Constantinople, L'École française d'Athènes ne put recou-
vrer que deux objets (n°^ 675-676). On appréciera l'élégance
et l'originalité de la petite boîte à osselets en forme de tête
d'Hercule (n°675); elle rappelle les petites boîtes à onguents
dont parle Platon dans le Banquet et qu'on façonnait aussi en
têtes de Silène.
La statuette n" 677 provient d'une acquisition ultérieure.
La substance vitrifiée qui la recouvre tout entière prouve qu'à
l'époque gréco-romaine, au moment où la technique des vases
à couverte vitreuse et plombifère se répandait un peu par-
tout, les coroplastes avaient essayé de l'appliquer aux sta-
tuettes elles-mêmes. D'après la signature <î>avÎTou et le moule
même de la statuette, identique à quelques figures de Myrina,
on serait tenté de croire qu'elle provient de cette nécropole
plutôt que de Cymé. Mais les fouilles de Myrina ne nous ont
donné aucun fragment de statuette à couverte vitreuse ana-
c 2H7 3
logue, et la provenance de Cymé a été formellement attestée
par le marchand de Smyrne qui a vendu la figurine en
question. Enfin, le musée de Constanlinople possède un
fragment de statuette avec la même couverte, qui a été recueilli
par M. S. Reinach, à Cymé. V. plus loin le chapitre V de
V Appendice , p. 323.
675 (122). — Tête d'Hercule formant botte à osselets.
Tète virile, barbue, aux cheveux courts et crépus. Elle
l'orme une boîte creuse qui s'ouvre par une petite clapette
glissant à coulisse entre deux rainures et munie à une extré-
mité d'une saillie qui permet de tirer. Cette saillie est ornée
au centre d'un masque d'homme barbu, qui paraît être
une reproduction du même type d'Hercule. Dans la boîte
étaient renfermés six petits osselets en terre noire, très
dure, d'apparence vitrifiée.
Bon style. La terre noire et dure parait avoir été recouverte d'un en-
duit bistre pâle, encore visible sur la barbe, les Joues, la chevelure.
Haut., 0'"05.
676 (389). — Masque tragique.
Tète barbue, nez busqué et pointu, sourcils froncés,
bouche entr'ouverte (non percée); o-^y.q(; élevé.
Bon style. Couleurs bien conservées : tout le visage est couvert d'un
ton brun jaunâtre, la bouche est rose, les yeux blancs, la barbe rouge
brun, la partie inférieure de l'ôV/o; rouge brun et le dessus jaune.
Haut., 0n>075.
677 (mnc. 303). — Niké.
Elle est debout, la main gauche baissée, la jambe gauche
nue et portée en avant. La tunique dorienne, agrafée sur les
épaules et serrée au-dessous des seins, dégage les bras
nus, le haut de la poitrine, la jambe gauche entière; les plis
sont gonflés et agités dans le bas. Coiffure en bandeaux
avec crobyle divisé en deux touffes ; pendants aux oreilles.
Même type que les n"' 173, 174. Cf. les n*^" 788 à 807.
Bon style. Toute la statuette, y compris le socle, est recouverte exté-
rieurement d'un enduit vitreux, jaune et transparent, d'un ton très bril-
lant. Pas d'enduit à l'intérieur. Trou d'évent ovale. Un petit trou sur
chaque épaule pour des ailes mobiles. Socle rectangulaire. Manquent le
bras droit et le pied gauche. Au revers et sur le socle, inscription <î)ANITOY.
Haut., 0™18.
III. AEG/E
Les objets suivants proviennent des fouilles faites par
M. Clerc, au nom de l'École française d'Athènes, dans une
région voisine de Myrina, à Nimroud-Kalessi , qu'on a pu
identifier avec l'ancienne Aegœ d'Éolide. Les ruines qui
subsistent à la surface du sol sont fort considérables et d'un
aspect grandiose; on y remarque une acropole avec ses portes
et son mur d'enceinte, une grande construction de 82 mètres
de long et de 14 mètres de haut, dont la destination n'est pas
bien éclaircie, plusieurs temples d'époque romaine, les traces
d'un théâtre, enfin une vaste nécropole dont les tombeaux
sont presque tous composés de sarcophages en pierre.
M. Clerc doit exposer les résultats de ses recherches dans le
Bulletin de Correspondance hellénique (années 1886 et 1887).
Les coroplastes d'Aegse ont des moules tout à fait sembla-
bles à ceux de Myrina; le style des figurines est généralement
plus mou et moins soigné ; la terre, fort différente d'aspect, est
bistre très foncé ou rougeâtre.
Les morceaux les plus intéressants sont les n°^ 678 et 687,
d'un dessin élégant et d'une facture soignée. Le n° 680 repro-
duit un motif que Ton a également découvert à xMyrina. La
coupe à figures rouges (n"* 690) est un des rares exemplaires
I'.»
deceoenrecle céramique trouvés en Asie Mineure. Les pote-
ries n*^^ 691-692 ont une forme et un genre d'ornementation en
pointillé qui leur donnent un caractère tout particulier. Le
Musée possède des vases tout à fait identiques d'aspect trouvés
à Oria près de Tarente, en Italie.
678 (488). — Aphrodite drapée {Vénus Genitrix).
Elle est debout, tenant de la main gauche avancée une
pomme. Tunique talaire, collante au corps, agrafée sur les
deux épaules. Coiffure en bandeaux ondulés avec boucles
retombant sur les épaules.
Bon style. Pas de couleurs. Terre bisU'e très foncé. Socle rond. Sta-
tuette recollée en trois morceaux. Manquent le bras droit, tout le revers
et une partie du socle. • H.uit., (ini.i.
679 (1iS9). — Fouine drapée.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, la main gauche
posée sur la hanche. Tunique talaire et himation passé sur
l'épaule gauche, dégageant le bras et le sein droit.
Style médiocre. Pas de couleurs. Terre bistre rougeàtre. Manquent la
tête et une partie du revers. Recollée en deux morceaux. Haut., o^os.
680 (495). — Groupe de deux Eros combattant.
L'un d'eux saisit avec sa main gauche la tèle de son ad-
versaire placé à sa droite et la courbe avec force. Type
analogue aux n°^ 82, 83, 84 de Myrina.
Style très médiocre. Terre bistre rougeàtre. Trou d'évenl rond. Socle
ri-ctanguhiirc. Ihiui.. iiufts'.
c 291 o
681 (494). — Éros couché.
Il est nu avec une chlamyde rejetée sur les jambes, cou-
ché de droite à gauche sur un lit recouvert d'une draperie
indiquée par un pointillé; il tient de la main gauche une
grande lyre dont il joue de la main droite. La lyre est posée
sur un grand vase en forme d'amphore couché sur le bout du
lit; contre le lit est posé par terre un autre vase (coupe à
deux anses et à pied). Coiffure bouclée avec couronne en
bourrelet.
Assez bon style. Terre bistre foncé. Traces de rose sur le corps. Trou
d'évent rond. Haut., OmOTS.
682 (486). — Éphèbe.
Il est debout, le corps nu avec une chlamyde jetée sur
Tépaulé et le bras gauche, la main droite posée sur la
hanche, la main gauche sur la cuisse, la jambe gauche flé-
chie. Coiffure à mèches courtes.
Assez bon style. Pas de couleurs. Terre bistre foncé. Socle rond. Trou
d'évent rond. Haut., Omios.
683 (487). — Masque de femme.
Tète de face, imitant le style archaïque; coiffure en ban-
deaux; ornement en croissant (?) dans les cheveux; sorte
d'oyjcoç tout autour de la tète.
Style ordinaire. Terre bistre rougeâtre. Trou de suspension. Endom-
magé à droite et à gauche. -^ Haut . 0^07.
c 292 3
684 (476). — Tête de femme.
Fragment de statuette. Coiffure en bandeaux ondulés et
chignon; traces d'une bandelette sur le devant.
Assez bon style. Traces de blanc sur la figure, brun sur les cheveux.
Terre bistre foncé, Haut.. n'.i075.
685 (477). — Idem.
Fragment de statuette. Les cheveux sont cachés sous un
voile qui recouvre la tète et s'enroule autour du cou ; par-
dessus le voile un mouchoir carré est rabattu de chaque côté
de la, tète en forme d'ailes.
Assez bon style. Traces de blanc. Terre bistre très foncé. Haut., o™n'Ki.
686 (480). — Fragment de plaque.
On distingue en relief un buste de femme sans tète, le bras
droit drapé avec la main posée sur le sein gauche.
Style ordinaire. Terre bistre rougeâtre. Brisé de tous les côtés.
Long., o™o7.
687 (479). — Tète de nègre.
Elle est inclinée sur Tépaule droite; les sourcils sont
froncés, la bouche entr'ouverte, les cheveux crépus. Frag-
ment de statuette.
Bon style. Terre bistre foncé. Traces de couleur noirâtre sur la figure
et sur les cheveux. Haut., tvnaïi.
c 293 o
688 (478). — Chapeau de statuette.
Forme pointue avec de larges bords, genre tanagréen.
Traces de couleur rose. Diam., o™o5.
689 (488 '"O. — Base de statuette.
Elle paraît appartenir au n° 678.
Recollée en plusieurs morceaux. Haut , U'"i35.
690 (474). — Coupe à figures rouges.
Forme élégante, à deux anses, couverte noire bien lustrée ;
figures rouges : 1° Intérieur. Dans un cercle orné d'une
grecque rouge, un éphèbe drapé, la tète ceinte d une bande-
lette, vu de profil et marchant à gauche, tient de la main
droite avancée un objet recourbé (oG(if\)c, àxpà?) qu'il va déposer
sur un autel allumé, posé sur deux degrés. Derrière Téphèbe,
un bout de colonne cannelée, posée sur une base carrée,
indique l'intérieur d'un édifice. 2" Extérieur. D'un côté une
scène de banquet. Au centre, un homme barbu, la tète ceinte
d'une bandelette, le corps nu avec une draperie jetée sur
les*jambes, assis sur un lit et adossé à deux coussins, tient
une grande cithare dont il joue de la main gauche. Devant
lui, à gauche, un éphèbe couché, la tète ceinte d'une bande-
lette blanche, le corps à demi nu avec une draperie jetée
sur les jambes et sur l'épaule gauche, retourne la tète du côté
du musicien, la main droite posée sur son genou, la main gau-
che tenant un fruit en forme de poire. Derrière le musicien, un
éphèbe couché, coiffé comme le précédent, tourne le dos
aux deux autres. Dans le champ sont suspendus divers
c 21)4 3
accessoires, vase orné de bandelettes, couronne, filet. De-
vant le musicien, au pied du lit, s'élève une longue hampe
(sans doute pour accrocher une lampe). De l'autre côté,
scène de banquet analogue. Au centre, un homme barbu,
couché sur un lit, joue de la double flûte. En face de lui, à
droite, un éphèbe couché, accoudé sur deux coussins, lève
la main droite en l'air et tientde la main gauche une grande
coupe. Derrière le musicien, à gauche, un éphèbe couché,
tournant le dos aux précédents, pose la main droite sur sa
tète et tient de la main gauche une grande coupe. Derrière
le musicien, grande hampe; couronne et bandelettes suspen-
dues. Les personnages sont costumés et coiffés comme les
précédents.
Assez bon sl\le. Trois inscriptions sont placées, une à l'intérieur, les
deux autres au-dessus de chaque scène de banquet. Toutes trois, malgré
de légères différe.ices dans l'exécution des lettres, semblent avoir le même
sens. Nous lirions : KaXr) ' 'O)---.:, nom propre qui est en même temps un nom
de vase La forme du a et du ; est archaïque. Haut ,0'»io. Diam., 0"'235.
691 (389). — Vase de terre cuite.
Forme de gobelet, sans anses, à base mince et pointue,
évasé à la panse et à l'ouverture. Ornementation composée
d'un petit pointillé en relief qui forme une série de losanges
sur la panse.
Terre biune, extrêmement Une et légère. Plusieurs morceaux recollés.
Haut., 0-»\',ô.
692 (438). — Même type avec inscription.
Même forme, même ornementation en losanges. En haut
c 295 3
de la panse, en lettres pointillées dont chacune est placée
dans l'intérieur d'un des losanges: ACOPON.
Même terre. Haut., OmiAS".
693 (483). — Œnochoc à figures noires..
Vase à une anse et à bec trilobé; couverte noire. Sur le
devant un cadre rouge est réservé sur Targile ; ornemen-
tation de languettes noires en haut de la panse. Dans le
champ, en figures noires, un cygne,- les ailes déployées,
tourné à droite, entre deux sphinx à tète de femme se faisant
face.
Style assez soigné, encore archaïque: I^es figures sont rehaussées d'un
ton rouge violacé, ■ — — Haui., 0"'ii5.
694 (484). — Vase de terre cuite.
Forme de guttus, couverte noire, avec une anse bifide
ornée d\in nœud ; petit bec sur la panse.
Haut., Ou075.
695 (475). — Idem.
Forme de petit cratère à deux anses. Couverte brune à
Tintérieur. A Textérieur, près du bord, réseau de traits bruns
ondulés, se coupant les uns les autres, avec gouttes noires
et blanches aux points d'intersections. En dessus, un cercle
rouge.
Haut.. OOîfô.
c 296 D
696 (485). — Lampe de terre cuite.
Forme ordinaire à un bec et à une anse bifide. Près du
rebord, cercles concentriques. Au centre, une grenouille,
les pattes étendues.
Terre bislre clair. Beaucoup de morceaux recollés ou brisés. ■
Long-., 0'"125.
697 (491 et /lOP'*). — Bracelet de bron{e.
Chaque extrémité se termine en tète de serpent.
Patine verdâtre. En deux morceaux. Diam., 0n>055.
698 (493). — Paire de ciseaux de fer.
Deux lames coupantes sont simplement rapprochées Pune
de l'autre ; elles ne font qu'un avec le manche qui cède
comme un ressort sous la pression de la main.
Bon état de conservation. Long., o-io.
IV. SMYRNE
Ces pièces sont dues à des acquisitions faites par le Musée
dans les dernières années; nous n'avons placé dans ce cha-
pitre que celles dont la provenance est certaine. La plupart
étaient la propriété d'un amateur bien connu à Smyrne, dont
la collection a été étudiée sur place par M. S. Reinach; on lui
a fourni quelques indications exactes sur l'endroit où elles ont
été trouvées ^ La nécropole antique de Smyrne était située,
en arrière de la ville, sur le mont Pagus; elle a été fouillée et
violée très anciennement. Jusqu'à présent on n'a pu y recueillir
presque aucune ffgurine intacte; les tombes elles-mêmes sont
bouleversées. De là vient l'énorme quantité de têtes seules et
de fragments qu'on y découvre. Le n" 699 est un des rares
morceaux à peu près complets que l'on possède. L'expres-
sion triste et douloureuse donnée à la tête est caractéristique
dans plusieurs autres fragments (n"^ 762, 763), dont le style
procède visiblement de l'art hellénique du m*' siècle; quel-
ques têtes barbues rappellent le célèbre Laocoon. L'influence
du style de Lysippe et de ses élèves est sensible dans les
statuettes et les têtes d'Hercule (n"'* 699, 700, 723, 724); cette
' V. s. Reinach, Les Terres cuites de Smyrne et la statuaire grecque du IV* siècle^
riflns les Mélanges Graux, 188'i. p. 143-158.
c 298 3
dernière semble imitée du type de VHercule Farnèse. Les
coroplastes de Smyrne ne se sont pas renfermés dans les
limites de l'art des successeurs d'Alexandre : on trouve chez
eux des imitations des œuvres du v^ siècle, comme le Jupiter
Olympien de Phidias (n"'' 713 à 719),. même des figures
d'Apollon et de Bacchus (n'"" 720, 735) qui, avec une physio-
nomie plus moderne, ont conservé la coiffure ou la barbe
de l'art grec le plus ancien. Quelques têtes de femmes et
d'éphèbes (n*"^ 746, 747, 761) sont inspirées par les plus pures
traditions du iv'^ siècle et rappellent les belles têtes de Vénus
et d'athlètes de l'époque de Praxitèle. D'un autre côté, ces
coroplastes n'abdiquent pas leur préférence pour les sujets
comiques qu'on trouve ici en grand nombre (n"® 704 à
708, 769 à 785) comme dans les autres centres asiatiques. Les
contemporains ont dû servir de modèles à leurs caricatures,
et dans le n° 10\ il est difficile de méconnaître la charge de
quelque haut fonctionnaire romain.
En somme, la fabrique de Smyrne paraît se distinguer
par des qualités toutes particulières de sentiment plastique
et de fine exécution. Quelques-uns de ces fragments (n"^ 713,
715, 716, 720, 723, 724, 744, 746, 747, 757, 761) ont une ampleur
de style qui fait profondément regretter l'état de mutilation
dans lequel ils nous arrivent.
699 (mnc. 512). — Hercule.
Il est debout et nu, avec une chlamyde agrafée sur Tépaule
droite et rejetée dans le dos par-dessus l'épaule gauche. La
tète est tournée à droite, la jambe gauche en ari'icre et fié-
c 299 3
chie, la main droite avancée avec les doigts recourbés, comme
s'il tenait un objet (la massue). Le visage a une expression
douloureuse; les sourcils sont froncés. Les cheveux sont
courts et crépus.
Très bon style. Peut-être un surmoulage de bronze ; le revers est
soigneusement travaillé. Pas de trou d'évent. Traces de dorure sur le
visage. Manquent le bras gauche, le pied droit, lepoucede la main droite,
le pan de la chlamyde, l'accessoire tenu dans la main droite. Plusieurs
morceaux recollés dans les Jambes. Il a fait partie de la Collection Lecityer
et a été publié par M. Cartault dans cet ouvrage, pi. T". Haui., O'n3o.
700 (mnc. 228). — Dos d'Hercule.
Revers de statuette. La ligne de soudure, qui séparait le
devant du revers dans la statuette moulée en deux parties,
suit la ligne des épaules, le milieu des bras et le milieu de
la tête dont on ne voit que les cheveux courts et crépus avec
une partie de la barbe à droite. La tête était tournée à droite ;
les épaules et le dos sont soigneusement travaillés.
Bon style. Sans doute un surmoulage de bronze. Traces de blanc ; jaune
sur les cheveux. Manquent tout le devant, les bras et la partie inférieure
depuis le milieu du torse. — — • Haut., omio.
701 (mnc. 290). — Éros assis.
Fragment de statuette. Elle devait être dans une attitude
analogue à celle du n° 80. Bracelet orné de deux agrafes
rondes à la cuisse droite.
Bon style. Traces de blanc. Manquent la tête, les bras, le bas de la
Jambe droite, le pied gauche. Jambe gauche recollée. Haut.. o<"i4.
c 300 D
702 (MNB. 1115). — Tenue barbu.
La base se termine en gaine portant un phallus; tète
barbue, coiffée d'une couronne en bourrelet avec lemnisque
retombant sur chaque épaule; le buste est drapé dans un
court manteau, soutenu par le bras gauche replié, la main
droite repliée contre la poitrine sous la draperie.
Slyle ordinaire. Traces de blanc. iiaui.,ouOG5.
703 (MNC. 289). — Homme nu.
Il est debout, la jambe droite fléchie, le bras gauche écarté
du corps.
Bon style. Traces de blanc. Manquent la tète, le bras droit, l'avant-bras
gauche, le bas de la jambe droite. Jambe gauche recollée. Haut., 0-21.
704 (MNC. 269). — Grotesque.
Il est debout, tourné à droite, vêtu de la toge qui voile la
tète en arrière, à la façon sacerdotale, le bras droit replié
sous la draperie, avec la main dégagée et posée sur le pli,
la main gauche passée derrière le dos et soutenant les plis
de la toge. Tète chauve, front ridé, nez busqué, figure large.
Le type et le costume sont romains; c'est probablement une
caricature de haut fonctionnaire.
Bon slyle. Traces de blanc. Trou d'évent rond, endommagé. En trois
morceaux recollés. Manquent les pieds, le haut du crâne, une partie du
tevers. Haut., o^i'iô.
705 (MNC. 266). — Même sujet.
11 est debout et nu. la tète dans les épaules, le crâne
c 301 o
chauve et pointu, le nez énorme et busqué, la bouche large-
ment fendue et grimaçante, avec une expression narquoise.
La maigreur du corps dessine les pectoraux et les côtes;
fesses saillantes et maigres; petites jambes grêles. Le bras
droit était écarté du corps.
Bon style. Traces de blanc ; rouge brun sur le corps et sur le visage.
Manquent l'avant-bras droit, le bras gauche, les deux Jambes.
Haut., 0™085.
706 (mnc. 268). — Même sujet.
Il est nu, les jambes écartées, et paraît assis. Crâne
chauve et bossue, sourcils relevés, nez busqué; expression
triste. Le corps est maigre, les jambes grêles. Les bras
étaient écartés du corps.
Bon style. Manquent les deux bras, le bas des deux jambes; la tête est
séparée du corps et.ne s'adapte pas exactement. Haut., 0^075.
707 (MNC. 267). — Même sujet.
Il est nu, le visage barbu, maigre et ridé, le nez fort et
busqué, le crâne chauve, les oreilles grandes et écartées de
la tète; il porte les deux mains à son cou, comme s'il étran-
glait.
Assez bon style. Au revers, une forte saillie, percée d'un trou, attachée
au cou, forme anneau de suspension. Manque le bas du corps depuis le
ventre. ■ Haut., o™o85.
708 (mnb. 1027). — Même sujet.
Il est debout, posé d'aplomb sur les deux jambes écartées,
la tète un peu levée vers la gauche, le crâne chauve et
c ?,02 3
pointu, la barbe longue et en désordre, les deux bras repliés
contre le corps; il est drapé dans un court manteau qui
laisse les jambes et le bas-ventre nus. Caricature de péda-
gogue?
Assez bon style. Traces de rouge sur les jambes. Manquent les pieds.
Haul., 0n>06.
709 (mnc. 276). — Singe.
Il est assis, le corps penché en avant, les deux mains
jointes entre les pattes de devant.
Assez bon style. Maquette pleine. Manquent les pieds. Haut., o-oô.
710 (mnc. 288). — Fragtnent de statuette.
Haut de jambe gauche et ventre d'un homme nu. La sta-
tuette devait avoir des dimensions extraordinaires (environ
0"^90de haut).
Bon style. Traces de blanc et de rouge brun. Haut., o™i7.
711 (CA. 33). — Même sujet.
Haut de jambe gauche et ventre d\m homme nu. La sta-
ette devait être de fort grandes dimensions.
Bon style. Terre bistre. Traces de dorure sur le nu. Haut., niuog.
712 (mnc. 302). — Même sujet.
Bras droit, la main avancée et ouverte comme pour saisir
un objet. Cf. ies n°^ 789, 790 qui sont analogues, mais en
terre émaillée. L'exécution, la pose du bras el de la main.
sont tout à fait semblables dans le bras droit de THercule
n° 699. Ce fragment appartient à une statuette de grandes
dimensions.
Bon style. Terre épaisse bislre. Brisé à la naissance de l'épaule. Man-
quent le bout du pouce et du petit doigt. i-oner., o^ifô.
713 (mnc. 241). — Tête de Jupiter fou PlutonJ.
Elle est penchée sur Tépaule droite; sourcils froncés;
yeux enfoncés; barbe bouclée et épaisse; chevelure bouclée
et en désordre, surmontée d'un ornement en boule par devant;
les cheveux descendent en longues boucles sur chaque
épaule.
Bon style. Le travail de la barbe et des cheveux est très fin.
Haut., 0'"07.
714 (mnc. 240). — Même sujet.
Figure barbue; chevelure épaisse et bouclée, en désordre;
barbe bouclée et épaisse. Expression pensive.
Bon style. Traces de jaune et de dorure sur la barbe et sur les cheveux.
Haut., 0n>06.
715 (mnc. 284). — Même sujet.
Figure barbue; chevelure très épaisse et bouclée; barbe
bouclée. La prunelle des yeux est indiquée en creux; le
regard est tourné à droite.
Bon style. Terre rouge. Le travail de la barbe et des cheveux est très
fin. Manque le revers ; fragment brisé suivant la ligne de suture des deux
parlies moulées. Haut.. OmnA.
c 804 r
716 (mnc. 278). — Même sujet.
Figure barbue; chevelure longue et bouclée, s'élevanl en
oyicoç; barbe bouclée et épaisse. La pupille des yeux est
indiquée en creux, le regard dirigé à droite et un peu élevé.
Expression douce et triste.
Bon style. Pas de couleurs. y Haui.,n">oo.
717 (mnc. 279). — Même sujet.
Figure barbue; chevelure longue et épaisse; barbe
bouclée; le nez est légèrement tordu, la tête tournée à
gauche. La prunelle des yeux est indiquée en creux.
Assez bon style. Le haut de la coiffure est endommagé. Haut.. O'»05.
718 (mnc. 248). — Tête de Jupiter Sérapis.
Figure barbue, coiffée d'un polos élevé, couronnée de
feuillages avec deux grosses baies de chaque côté du polos;
barbe bouclée et longue. Expression calme et pensive.
Bon style. Traces de jaune brun sur la barbe, le visage et les cheveux,
blanc sur le polos. Haut., On07.
719 (MNC. 247). — Même sujet.
Figure barbue, coiffée d'un haut polos orné sur le devant
d'une palmette. Coiffure longue en oyxoç', barbe bouclée et
épaisse. Expression calme et pensive.
Bon style. Toute la tète et le polos sont recouverts d'une couleur rouge.
Haut.. Oi-oe.
c 305 D
720 (MNC. 235). — Tête d'Apollon.
Coiffure à double rangée de boucles sur le front; les che-
veux retombent en masse par derrière sur les épaules et
sont serrés par un lien. Le type imile Tarchaïsme et repro-
duit le style des statues les plus anciennes d'Apollon. La pu-
pille des yeux est indiquée en creux.
Très bon style. Traces de blanc; Ion jaunâtre sur la ligure. — —
Haut., 0"<07.
721 (mnb. 1010). — Même sujet.
Coiffure avec crobyle noué sur le devant de la tète (ana-
logue à l'Apollon du Belvédère), avec bandelette ceinte sur
le devant et chignon bas sur la nuque; de chaque côté du
crobyle deux ornements en saillie. Expression pensive; tète
légèrement tournée à droite.
Très bon style. Traces de blanc sur le visage; rouge sur les cheveux.
Traces de dorure sur la bandelette et sur la bouche. Haut., o-Ofis.
722 (MNC. 227). — Tête d'Athêné.
Le casque fermé, où Ton distingue les paragnathides bais-
sées, les deux trous pour les yeux et le nasal, sans cimier,
est relevé sur le dessus de la tète et dégage la naissance
des cheveux en bandeaux. Expression calme.
Bon style. Traces de jaune sur les cheveux. L'œil droit et le bord du
casque sont endommagés. Haut., 0n'075.
723 (MNC. 229). — Tête d'Hercule.
Figure barbue, cheveux courts et crépus. Expression
pensive et douce.
20
30(;
Très bon style; mais toute la figure semble empâtée, les cheveux et la
barbe ne sont pas traités avec la finesse des autres tètes analogues, et nous
croirions volontiers que ce IVagment est dû au surmoulage d'un très bel
original. liaui., 0""075.
724 (mnc. 244). — Même sujet.
Figure barbue, penchée sur Tépaule droite, rextrémité de
la barbe bouclée et saillante, les cheveux courts et crépus.
La pupille des yeux est indiquée en creux; yeux enfoncés.
Expression fatiguée.
Très bon style. Le travail des cheveux et de la barbe est particulière-
ment soierné. Nez endommagé. Haut., o^-oôo.
725 (mnc. 250). — Tète d'Aphrodite.
Coiffure en bandeaux ondulés et striés sur le front, sur-
montée il'un diadème en croissant; chignon bas sur la
nuque; pendant à l'oreille droite. Tète légèrement penchée
à gauche. Expression souriante.
Bon style. Pas de couleurs. Haut., Omoe.
726 (mnc. 252). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux ondulés, surmontée d'un haut dia-
dème en forme de tresses superposées; boucles retombant
sur les épaules; pendants aux oreilles. Tète légèrement pen-
chée à gauche.
Assez bon style. Traces de blanc ; dorure sur les cheveux, les boucles
et 1 visage. Haut., Om^o.
c 307 D
727 (mnc. 232). — Tête d'Éros ou de Bacchant,
Expression douce et langoureuse, tète penchée sur l'é-
paule droite; crobyle en touffe élevée sur le devant de la
tête, analogue à celui de plusieurs figures d'Apollon; des
mèches s'en échappent et retombent sur le front; de chaque
côté, pampres en couronne; au lieu de chignon, deux tresses
descendent de la nuque, plaquées contre la tète, et s'en-
roulent en boucles de chaque côté du cou. La pupille des
yeux est indiquée en creux, le regard tourné à droite.
Bon style. Terre rougeâlre. Traces de rouge sur les cheveux.
Haut.. 0™08.
728 (mnc. 234). — Même sujet,
F'igure imberbe; coiffure compliquée, composée de pam-
pres disposés en large couronne, bandelette ceinte sur le
front sous les cheveux, apex central avec trois grosses baies
placées de chaque côté ; en arriére, grosse couronne en bour-
relet.
Bon style. Traces de jaune et de dorure sur les pampres. Uciut., on.os.
729 (mnc. 233). — Même sujet.
Figure imberbe, souriante, légèrement inclinée sur l'é-
paule droite. Coiffure analogue au précédent avec bande-
lette sur le front; cheveux en touffe élevée au centre; pam-
pres et baies de chaque côté en couronne; chignon bas sur
la nuque.
Bon style. Traces de blanc écaillé; rouge sur le cou. Un pampre est
brisé à droite. liant., (ino.^.
730 (iviNB. 1015). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux avec chignon bas sur la nuque;
pampres disposés en large couronne autour de la tète; ban-
delette sur le devant avec deux ornements en pastille; large
apex central et strié.
Assez bon style. Manque une partie des pampres à gauche.
Haul., 0«i05.
734 (mnb. 1017). — Même sujet.
Coiffure bouclée, ornée de baies cl de pampres disposés
on couronne avec apex central.
Bon style. Traces de blanc sur le visage; rouge sur les cheveux. Traces
de dorure sur le visage et les cheveux. Haut., om045.
732 (mniî. 1733). — Même sujet.
Figure imberbe, légèrement tournée à droite; pampres
en couronne dans les cheveux.
Bon style. Chevelure et côté gauche de la tête endommagés.
Haul.. n'»0',5.
733 (mnc. 418). — Même sujet.
Figure souriante d'enfant; chevelure longue et bouclée
avec tresse centrale, ceinte d'une couronne en bourrelet avec
quatre grandes feuilles de pampres disposées en couronne.
Assez bon style. Manque une des feuilles. Haut., o™o4.
c 309 3
734 (mnc. 419). — Tête d'Éros ou d'enfant..
Figure penchée à gauche et souriaivte; coi-ffure bouclée
avec natte centrale.
Assez bon style. Traces de jaune siH- la coiffure. Haut, 0'-045.
735 (mnc. 238). — Tète de Dionysos.
Figure barbue avec moustaches pendantes; chevelure bou-
clée, ceinte d'une bandelette. Expression calme et pensive;
la pupille des yeux est indiquée en creux. Le type imite les
figures archaïsantes de Bacchus barbu.
Bon style. Pas de couleurs. .Manquent le haut de la tète et l'œil droit.
Haut., 0'»07.
736 (MNC. 230). — Tète de Silène.
Fragment de statuette. Il était sans doute assis, ou même
couché, appuyé sur le coude gauche, le bras droit élevé avec
la main placée sur la tête chauve, ceinte d'une bandelette,
couronnée de pampres et de baies. Longues moustaches et
barbe divisée en mèches; draperie jetée sur l'épaule gauche.
Attitude endormie ou fatiguée.
Bon style. Traces de blanc; rose sur la draperie. Manque toute la par-
lie inférieure depuis les seins, l'épaule droite et le bras gauche.
Haut., OnnOSo.
737 (mnc. 254). — Même sujet.
Figure barbue, chauve, les sourcils froncés, barbe bou-
C 310 3
clée, bouche entr'ouverte, nez écrasé, oreilles de cheval.
Expression mécontente.
Bon style. Croûte terreuse. ilaui,, 0'"05.
738 (mnc. 257). — Même sujet.
Figure barbue, chauve, couronnée de lierres, barbe en
mèches drues et épaisses, sourcils froncés, nez épaté ; les
oreilles sont ordinaires.
Bon style. Traces de lîlanc; jaune sur les lierres. Haut., o-n^s.
739 (mnc. 263). — Même sujet.
Figure I)arbue, oreilles larges et écartées de la tète, tôle
chauve, front ridé, nez camus.
Bon style. Traces de blanc. Haut., OmOAo.
740 (mnb. 1734). — Même sujet.
Fisrure barbue; crâne couvert de feuilles de lierre et de
grosses baies; sourcils froncés, nez épaté, bouche entr'ou-
verte.
Assez bon style. Manque le côté droit de la tète. Haut., 0"045.
741 (mnc. 242). — Tête de Satyre.
Figure imberbe; chevelure épaisse et longue, plantée en
mèches incultes sur la tète et formant une touffe élevée par
devant. Sourcils relevés, pommettes saillantes; bouche en-
Ir'ouverte et souriante.
• Bon .'^lyle. Œil droit et front endommagés. Haut.. Onoe.
C 311 D
742 (mnc. 258). — Même sujet.
Figure imberbe; la chevelure, traitée très sommairement
et sans doute inachevée, forme une sorte de bonnet plat sur
la tète; les mèches sont à peine indiquées, ainsi que la touffe
sur le devant. Mêmes traits grossiers. Expression boudeuse.
Style médiocre. Menton endommage. Haut,, o-ot.
743 (mnc. 243). — Même sujet.
Figure imberbe; chevelure traitée sommairement en mè-
ches incultes; tète tournée à droite; la lèvre supérieure,
épaisse, se relève en découvrant les gencives et les dents;
nez épaté. Expression joyeuse et bestiale.
Bon style. Menton endommagé. Haut , 0n06.
744 (mnc. 272). — Même sujet.
Figure imberbe; pommettes saillantes, gros nez, sourcils
froncés, lèvres épaisses, bouche entr'ouverte. Restes de mè-
ches drues près des oreilles. Expression mécontente.
Très bon style, (-ouleur rose sur tout le visage; traces de dorure sur
les cheveux. Manquent le haut de la tête et le revers. Haut., o-no».
745 (mnc. 287). — Tête d'Ariane ou Bacchante.
Fragment de statuette. Tète légèrement tournée à gauche;
coiffure en bandeaux, serrée par un lien sur le front, mêlée
de pampres et de baies disposés en couronne; le bras droit
est levé avec la main placée sur le sommet de la tète.
Bon style. Terre grisâtre. Menton endommagé. Manquent tout le bas
c 312 :)
de la statuette et le revers. Le fragment est cassé suivant la ligne de su-
ture verticale des deux parties moulées. Haut., 0n>M5.
746 (mnc. 280). — Tête de femme.
Coiffure en bandeaux ondulés avec une boucle pendant à
gauche; tète penchée à gauche. Le type imite le style des
Aphix)dites du iv^ siècle.
Bon style. Manquent le revers et le haut de la coiffure. Haut., o-noe.
747 (MNC. 281). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux ondulés et chignon bas. Tète pen-
chée légèrement à gauche. Le type rappelle celui de la Vé-
nus de Milo.
Bon stvle. Haut de la tète endommagé. Haut., OmOn.
748 (MNB. 1018). — Même sujet.
Coiffure grosse et ronde, à côtes, formant une sorte de
turban avec chignon bas sur la nuque, analogue à celle des
femmes romaines du ni^ siècle de TEmpire.
Bon style. Cou brisé; reste de l'attache du dos. Haut., O'ooes.
749 (MNC. 283). — Même sujet.
Coiffure ronde en côtes striées, analogue à la précédente;
figure souriante, légèrement penchée à gauche.
Bon .slvl(\ Traces de blanc. Haui . onoAo.
c 313 o
750 (mnb. 1732). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux, serrée par un double lien sur le
front, avec les cheveux relevés en masse par devant, deux
baies de chaque côté et sans doute des feuillages en cou-
ronne. Chignon bas sur la nuque.
Bon style. Quelques parties de la coiffure effritées. Haut., Onos.
751 (mnb. 1731). — Même sujet.
Même type.
Style médiocre. Traces de blanc. Feuillages de la chevelure endom-
magés. Haut., 0™045.
752 (mnb. 1735). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux à côtes avec chignon relevé en touffe
sur la tète.
Bon style. Partie du chignon endommagée. Haut., O'nçm.
753 (mnc. 251). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux ondulés, chignon bas sur la nuque;
bandelette ronde sur le devant de la coiffure.
Bon style. Terre jaunâtre. • Haut., o-'Oôô.
754 (mnc. 239). — Même sujet.
Elle est penchée sur l'épaule droite. Par devant, des bou-
cles en désordre s'échappent de dessous un double lien qui
314
serre la tèle et encadrent la figure; sur le côté gauche du
cou, elles descendent en natte jusque sur l'épaule.
Bon style. Dorure sur les cheveux. Haut., 0m05.
755 (mnc. 282). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux ondulés, chignon bas sur la nuque;
le haut de la coiffure est caché sous un cécryphale de forme
particulière, formant deux saillies élevées par devant et at-
taché par un lien en arriére. Expression triste.
Bon style. Pas de couleurs. — — Haut., O'nO'io.
756 (mnb. J0I6). — Même sujet.
Coiffure ondulée à côtes; crobyle divisé en deux touffes
avec ornement central en pastille; pendant à Toreille gau-
che. Tête légèrement inclinée sur l'épaule droite.
Bon style. Traces de blanc; jaune sur la boucle d'oreille (soutien de
dorure). Menton ^dommage. Haut., ohm.
757 (mnc. 253). — Tête d'homme.
Figure imberbe, sauf une imperceptible moustache aux
coins des lèvres et de courts favoris sur les joues, maigre, le
nez long, les sourcils légèrement froncés, les cheveux taillés
en mèches plates et longues, retombant sur le front et en
arrière sur le cou. Type de Romain ou peut-être de guerrier
barbare, par exemple de Galate.
Bon sfvle. Pas de couleurs. Haut., o»055.
c 315 3
758 (mnc. 259). — Même sujet.
Figure imberbe, front fuyant, nez aquilin, sourcils fron-
cés, cheveux droits et hérissés en coques sur le devant de
la tète.
Bon style. Traces de blanc. Haut., 0"a55.
759 (mnc. 255). — Même sujet.
Figure barbue, âgée, les yeux demi-clos, les sourcils fron-
cés, la tête couverte d'une sorte de mouchoir plat, retom-
bant de chaque côté de la tète et serré par un lien. Tète
d'Homère?
Bon style. Traces de bleu et de rose sur le mouchoir. Haut., O'-œ.
760 (MNC. 256). — Même sujet.
Figure barbue, tète chauve, les sourcils froncés, la barbe
courte, la lèvre inférieure saillante. Expression mécontente.
Bon style. Pas de couleurs. Haut , On>o4.
761 (mnc. 231). — Tête d'éphèbe.
Figure imberbe; expression calme et pensive; la pupille
des yeux est indiquée en creux. Coiffure courte et crépue,
ceinte d'une bandelette. Le type imite le style des statues
d'Apollon ou d'athlètes du iv^ siècle.
Très bon style. Traces de blanc. Côté droit de la tèle endommagé.
— Haut.. 0^075.
c 316 D
762 (mnc. 285). — Même sujet.
Figure imberbe; cheveux courts et crépus; sourcils légè-
rement froncés; expression triste. C'est sans doute un Her-
cule jeune.
Bon style. Pas de couleurs. Manquent le côté gauche de la figure et le
revers. H.-ui., 0'"065.
763 (mnc. 237). — Même sujet.
Figure imberbe; cheveux courts et crépus ;^ sourcils fron-
cés; tète légèrement inclinée à gauche. Expression triste.
C'est peut-être un Hercule jeune, comme le précédent. Cf. le
n° 699.
Bon style. Pas de couleurs, Haut., o-oôô.
764 (mnc. 236). — Même sujet.
Chevelure courte et crépue; yeux enfoncés; bouche sou-
riante. La pupille des yeux est indiquée en creux.
Bon style. Nez endommagé. Haui., o-^otô.
765 (mnc. 246). — Même sujet.
Coiffure courte à petites mèches, avec grosse couronne er»
bourrelet.
Bon style. Pas de couleurs. Haut., 0^06.
766 (mnc. 249). — Tête d'éphèbe phiygien.
Figure imberbe, cheveux bouclés séchappant de dessous
un bonnet phrygien à houppe élevée et droite. Tête légère-
ment tournée à gauche.
Bon style. Traces de dorure sur les cheveux. Haut., omoes.'
767 (mnc. 245). — Tète d'enfant.
Il est coiffé d'une sorte de casquette plate, à visière pointue,
très allongée et un peu relevée du bout. Cheveux bouclés;
figure souriante.
Assez bon style. Terre noirâtre. Haut., OmO',5.
768 (mnc. 262). — Tête d'acteur comique.
Une perruque lisse avec un bourrelet strié sur le devant
est posée sur les cheveux de l'acteur qu'on voit par derrière;
masque comique ordinaire à large bouche ouverte.
Bon style. Pas de couleurs. Haut.,0-03.
769 (mnc. 265). — Tête de grotesque.
Figure imberbe; crâne chauve et pointu, nez démesuré-
ment long et busqué, bouche largement fendue et ouverte,
montrant toutes les dents, larges oreilles écartées de la tète,
sourcils relevés, menton fuyant.
Assez bon style. Couleur rose sur le visage; traces de blanc. •
Haut., 0'"()7.
770 (mnc. 270). — Même sujet.
Figure imberbe, crâne chauve ceint d'une couronne en
bourrelet avec lemnisque; figure ridée et âgée; sourcils
froncés, nez busqué, bouche entr^ouverle; cou démesuré-
ment long.
Bon style. Traces de rouge foncé sur tout le visage ; vermillon sur la
bouche; rose et vert sur la couronne; noirâtre sur les yeux. Le cou forme
un pilon long qui devait s'insérer dans le corps de la statuette (cf. le
n» 246). La base du piton est percée d'un trou de part en part. Petit trou
d'évent dans le revers de la tête. Haut., o™o7.
771 (mnc. 272). — Même sujet.
Figure imberbe et chauve; oreilles larges et écartées de
la tète; sourcils froncés; gros nez busqué; bouche ouverte,
menton fuyant. Expression mécontente.
Bon style. Pas de couleurs. Haut..o™o5.
772 (mnc. 273). — Même sujet.
Figure imberbe et chauve, crâne bossue, bouche proémi-
nente et largement ouverte, nez de travers énorme et busqué,
grandes oreilles écartées de la tète.
Bon style. Un trou dans l'œil gauche et dans la narine gauche.
Haut.,0"i05.
773 (mnc. 271). — Même sujet.
Figure imberbe et chauve, les oreilles écartées de la tête,
les sourcils froncés, les yeux demi-clos, la bouche grima-
çante. Expression narquoise.
Bon style. Traces de blanc. Haut,., O'-a'..
774 (MNB. 3012). — Même sujet.
Figure imberbe, coiffée d'un bonnet conique à mèche;
c 319 o
oreilles écartées de la tète, nez gros et busqué, bouche
entr'ouverte. Expression mécontente.
Bon style. Nez endommagé. Haut., o-œ.
775 (mnc. 420). — Même sujet.
Figure imberbe et chauve; oreilles larges et détachées;
nez gros et retroussé, bouche ouverte; les yeux paraissent
fermés.
Assez bon style. Couleur blanche sur toute la tête. Haut., 0"04.
776 (mnb. 1020). — Même sujet.
Tète chauve, larges oreilles, gros nez busqué, narines
dilatées, bouche ouverte, lèvre supérieure forte et détachée.
Expression de souffrance.
Bon style. Traces de blanc et de rouge sur tout le visage et sur le cou.
Haut.,0">04.
777 (mnb. 1021). — Même sujet.
Tête longue et étroite, le sourcil gauche relevé, la bouche
entr'ouverte et de travei's. Même expression.
Bon style. Traces de blanc. Haut.,0i03.
778 (mnb. 1022). — Même sujet.
Type analogue ; oreilles larges et détachées de la tète;
sourcils froncés. Même expression.
Bon style. Traces de blanc. Haut., o-ns.
c 320 D
779 (mnb. 1024). — Même sujet.
Type analogue; oreilles larges et détachées de la tète;
narine droite très dilatée ; bouche largement ouverte et criant.
Même expression.
Bon style. Pas de couleurs. Haui., Om035
780 (mnb. 1023). — Même sujet.
Tète chauve, couverte d'un bonnet pointu ; sourcils froncés,
nez gros et busqué, oreilles larges et détachées, bouche
entr'ouverte, joues très ridées. Expression dédaigneuse.
Bon style. Traces de blanc; rouge sur le crâne. Haut., 0ra035.
781 (mng. 421). — Même sujet.
Figure barbue; barbe courte et crépue; pas de mous-
taches; crâne chauve, sourcils froncés; nez busqué, bouche
entr'ouverte. La pupille des yeux est indiquée par un creux
profond.
Bon style. Traces de rouge vermillon sur le visage et le cou. Manque
la partie postérieure de la tète. Haut., O'-OAS.
782 (mng. 264). — Tête de grotesque en Cyclope.
F'igure imberbe, boursouflée et contournée; yeux demi-
clos, nez épaté et de travers, bouche grimaçante; le crâne
paraît chauve, mais en arrière on distingue des mèches ou
feuillages. Au centre du front on voit un œil grand ouvert.
Style médiocre. Côlé droit de la tète endommagé. — — Haut., o-os.
c :î21 d
783 (\iNc. 260). — Tête de vieille femme grotesque.
Coiffure en bandeaux plats, surmontés d'un haut diadème
en forme de tresses superposées, analogue à la coiffure des
femmes romaines du temps de Trajan. Les traits sont ceux
d'une vieille femme, les sourcils froncés, le nez épaté, la
bouche ouverte, la lèvre pendante. Expression irritée.
Assez bon style. Traces de rouge sur le cou. Haut., Omo7o.
784 (mnc. 274). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux ondulés avec crobyle en deux touffes
sur le sommet de la tète; figure ridée; sourcils froncés;
bouche ouverte et grimaçante. Expression de colère.
Bon style. Traces de blanc. Haut., 0".o'i.
785 (MNB. 1025). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux avec chignon bas sur la nuque; pen-
dants aux oreilles. Sourcils froncés, gros nez, large bouche
entr'ouverte; figure très ridée.
Bon style. Côté gauche du visage endommagé. En deux morceaux
recollés. Haut., nn.ns.
786 (mnc. 261). — Tête de nègre.
Cheveux courts et crépus, lèvres épaisses, bouche proémi-
nente et entr'ouverte, nez épaté, sourcils froncés. La pupille
des yeux est indiquée par un creux profond.
Bon style. Couleur rouge foncé sur le visage, les cheveux et le cou.
Manque le haut de la tète. Haui., 0">045
21
c :r22 3
787 (mnc. 275). — Même sujet.
Même type. La pupille des yeux n'est pas indiquée.
Bon style. Traces de couleur rouge sur le visage. Manquent le haut de
la tête et le revers. Haut., omo.^.
V. FIGURINES ET POTERIES VERNISSÉES
Nous réunissons ici de curieux spécimens d'une céramique
vernissée, encore peu fréquente dans les pays grecs. Ils ont
été acquis comme provenant de Smyrne; deux seulement
comme de Pergame. Le procédé qui consiste â étendre un
enduit vitreux et transparent sur Fargile a été depuis longtemps
constaté sur les poteries gallo-romaines; il est plus rare de le
trouver appliqué à des figurines (n°^ 788 à 790, 806; cf. plus haut
n'' 677 de Cymé). Quelques fragments indiquent des statuettes
d'une dimension inusitée (n"^ 789, 790).
788 (mnc. 561). — Aphrodite drapée ftype de Vénus GenitrixJ.
Elle est debout, la jambe droite fléchie, le bras droit
écarté du corps et élevé (il soutenait la draperie arrondie
en arrière), la main gauche avancée et tenant une pomme.
Tunique talaire collant contre le corps, agrafée sur Tépaule
droite et laissant le sein gauche nu; himation retombant en
arrière dans le dos et dont l'extrémité revient sur Tavant-
bras gauche. Les plis du vêtement sont indiqués avec soin
au revers.
Bon style. Toute la statuette, y compris le socle, porte un enduit vitreux,
jaune et transparent, d'un ton mat. Pas d'enduit à l'intérieur. Petit trou
c 324 3
d'évenl rond. Socle haut et rectangulaire. Manquent la tète, l'avant-bras
droit, le devant du socle. Plusieurs morceaux recollés. Smyrne.
Haut., 0-16.
789 (mnc. 30i). — Bras de statuette émaillée.
Fragment d'une statuette de très grandes dimensions. Bras
gauche avec la main avancée et ouverte comme pour prendre
un objet; reste de draperie à la naissance de l'épaule.
Cf. n° 712.
Assez bon style. Terre épaisse. Email jaune, vitreux, transparent et
brillant sur les chairs; émail vert sombre sur la draperie. La surface
jaune est craquelée; une partie de l'émail vert semble avoir coulé sur le
bras au moment de la cuisson. Manque le bout des doigts. Smyrne.
Lonçr.. 0'»24.
790 (mnc. 434). — Fragment de main droite.
Ce fragment appartient sans doute à la même statuette
que le précédent. C'est la main droite; le vernis jaune est
identique.
Assez bon style. Manquent le pouce, le bout des doigts. Brisé au poi-
gnet. Smvrne. Haut., Omoe.
791 (mnc. 431). — Fragment de vase.
Décor en relief. A droite Hermès nu, portant le caducée
sur le bras gauche, une bourse de la main droite avancée,
marche vers la droite; à gauche, devant lui, un grand cratère
à pied posé par terre. En dessous, seconde zone où l'on
distingue l'extrémité d'une feuille lancéolée.
Assez bon style. Émail vert clair sur le personnage, brun sur le reste
de la couverte et les accessoires; brun au revers. Smvrne. Haut., O'-oe.
c 325 o
792 (mnc. 433). — Idem.
Décor en relief. Scène de sacrifice. A droite, une femme
nue, avec une draperie sur les jambes, vue de profil, tient
dans ses deux mains un objet (vase?) au-dessus d'un cra-
tère à pied posé par terre. A gauche et tournant le dos à
la précédente, un homme nu s'avance, le bras gauche élevé
au-dessus d'une amphore. posée parterre.
Style commun. Émail vert sur toute la surface extérieure ; jaunâtre à
l'Intérieur. Smyrne. Haut., 0'»05.
793 (mnc. 430). — Idem.
Décor en relief. Un personnage nu soulève dans ses bras
une femme nue; à droite un siège. Sujet erotique.
Assez bon style. Émail vert jaunâtre sur la surface extérieure; brun
au revers. Le haut des personnages manque. Smyrne. Long., onnoes.
794 (mnc. 309). — Idei7î.
Décor en haut relief. Tète de femme au.\ cheveux ondulés,
recouverts d\m voile, vue de face. On distingue au-dessus
la courbure du rebord du vase.
Bon style. Émail jaune sur la tête, brun sur le fond. Le revers porte
* aussi un émail brun. Smyrne. Haut., omosô.
795 (mnc. 425). — Idem.
Décor en relief. Tète de femme vue du profil droit, cheve-
lure ondulée cachée sous un cécryphale; boucle d'oreille.
Bon style. Émail vert jaunâtre sur la lète; brun au revers. Smyrne.
Haut., 0-025.
c 326 D
796 (mnc. \'26). — Idem.
Décor en relief. Tète d'éphèbe coiffée du bonnet phrygien,
vue du profil gauche.
Bon style. Émail jaune sur la lète; brun au revers. Smyrne.
Haut.. 0"'025.
797 (MNC. 427). — Idem.
Décor en relief. Tète imberbe et juvénile aux cheveux
bouffants.
Assez bon style. Émail vert clair sur la surface extérieure; brun au
revers. Smyrne. Long., 0"'035.
798 (MNC. 306). — Ide)7î.
Décor en relief. Tète d'homme barbu, vue de face; on dis-
tingue près des oreilles deux petites cornes recourbées
(Jupiter-Ammon?). Sur la tète, couronne ronde que surmon-
tait peut-être un ornement aujourd'hui brisé (polos?).
Assez bon style. Émail vert sombre. Le revers porte un émail verdâtre
plus effacé. Smyrne. Haut., O'-mô.
799 (mnc. 429). — Idem.
Décor en relief. Tète de Silène barbu, vue de face, cou-
ronnée de pampres; prés de lui et en haut, grappe de
raisin.
Bon style. Émail jaune clair sur la lète, brun sur le revers. Smyrne.
■ Haut.. U"0:?.
327
800 (mnc. 428). — Idem.
Décor en relief. Tête de Silène barbu, barbe ondulée,
moustache longue.
Bon style. Émail vert sur la tète; brun au revers. Smyrne.
Larg., 0'"03.
801 (mnc. 305). — Tète de serpent.
Fragment. Les écailles de la peau sont indiquées par des
traits gravés; la gueule est ouverte; en de'ssous un petit
crochet.
Bon style. Émail de couleur verte, un peu jaunâtre. Smyrne.
Haut., 0">035.
802 (mnc. 316). — Coupe ou cratère à deux anses.
Forme de bol à base ronde ; anses en forme d'anneaux
ronds attachés verticalement sur la panse et surmontés
d'une patte horizontale. Sur la panse, décor en relief. Près
du bord, zone de petites rosaces étoilées; au centre, larges
fleurons en forme de palmettes opposées deux à deux et
séparées par des rosaces étoilées ou des fruits oblongs
comme des pommes de pin; en dessous, zone de gouttes.
Bon style. Terre épaisse. Émail de couleur verte à l'extérieur; jaune à
l'intérieur. Toute la surface est craquelée. Smyrne. Haut., o™o8. —
Diam., OmlO.
803 (mnc. 308). — Frag^nent de coupe.
Il appartenait à une coupe ou cratère analogue au précé-
. dent. ]\Ième genre de décor en relief. Prés du bord, zone
c 328 D
de points; au centre, bpanche avec feuilles de lierre et fleurs
en rosace étoilée.
Bon style. Terre mince. Émail vert pâli et un peu effacé à l'extérieur.
Émail incolore et effacé à l'intérieur. Smyrne. Haut., 0-05.
804 (mnc. ^32). — Fragment de vase.
Décor en relief. Une feuille de chêne et un gland; série
d'oves près du bord.
Bon style. Émail brun jaunâtre sur le fond et sur la feuille; vert clair
sur le gland. Le revers porte un émail brun. Smyrne. Long., o-os.
805 (mnc. 311). — Idem.
Forme de coupe ou plat à rebord. Décoration incisée :
dans Tintérieur, traits parallèles, bandes, ornement en forme
de crochet répété plusieurs fois dans une bande; à l'exté-
rieur, traits horizontaux minces et traits verticaux très larges.
Terre épaisse, bistre grisâtre. Émail blanc et jaune, craquelé et en-
dommagé à l'intérieur, brun dans l'intérieur des traits incisés; blanc à
Textérieur. près du bord. Smyrne. — — Long., o>"io.
806 (mnc. 307). — Fragment de statuette ou de relief.
Personnage nu, assis sur un siège ou un lit recouvert
d'une draperie, vu de profil, de gauche à droite, le haut du
buste penché, le bras droit baissé. Sur le bras on dis-
tingue le reste d'un accessoire ou d'une draperie posée sur
les genoux.
Assez bon style. Émail noir, brillant, à reflet métallique. Le revei"s
montre la couleur naturelle de la terre rougeâtre. Manquent la tète, les
mains et les pieds. Pergame. Haut., O'oOô.
c 329 3
807 (mnc. 310). — Palmeiie.
C'est peut-être un fragment d'acrotère. Acanthe en relief,
à lige ligneuse, à feuilles bien découpées et aiguës.
Bon style. Émail noir à reflet métallique. Terre rouge. Le revers n'est
presque pas émaillé. Pergame. — Haut., Omos.
VI. ASIE MINEURE
Nous réunissons dans ce chapitre les figurines et les objets
qui sont entrés au Musée par suite d'acquisitions faites aux
marchands d'antiquités d'Asie Mineure; mais les indications
de provenances qu'ils donnent sont trop peu sûres pour qu'on
puisse mentionner ici des localités bien définies. Il faut faire
exception pour quelques pièces (n"^ 813, 815, 816, 818, 824,
825, 831, 836 à 838) qui sont dues à des dons particuliers et
qui ont été recueillies sur les lieux mêmes ; elles nous per-
mettent d'étudier l'aspect des terres cuites encore mal connues
de Sardes, de Pergame et d'Ephèse.
808 (mnc. 293). — Éros dormant.
II est nu, assis, la jambe droite pendante, la jambe gauche
repliée avec le pied posé sur une éminence, les mains
croisées et posées sur le genou gauche; il dort, la joue
gauche appuyée sur la main droite. Coiffure bouclée avec
tresse centrale ornée d'un bouton en saillie.
Assez bon style. Couleur rouge brique sur toute la statuette. Terre lourde
et épaisse. Au revers on voit une saillie brisée qui semble indiquer l'attache
de l'anse ou du goulot d'un vase auquel appartenait peut-être cette sta-
tuette. Manquent les ailes et le bas de la jambe droite. Haut., o™o95.
c 331 3
809 (mnc. 40). — Diane d'Éphèse.
La déesse est coiffée du polos; la tète est encadrée dans
une sorte de voile en nimbe; la base se termine en gaine
cylindrique. Le buste et la gaine sont couverts de ma-
melles. Les bras devaient être détachés du corps et avancés.
Style médiocre. En deux morceaux recollés. Manquent les bras.
Haut., 0ml 1.
810 (mnc. 39). — ■ Femme tenant ime grappe de raisin.
Elle est debout, la jambe gauche avancée, la tète légère-
ment tournée à gauche, vêtue d'une tunique talaire formant
diploïdion, le bras droit collé au corps, le bras gauche re-
plié et tenant une grappe de raisin. Coiffure en bandeaux,
recouverte en arriére d\in cécryphale.
Style ordinaire. Croûte terreuse. Socle en forme de plaquette rectangu-
laire par devant et arrondie par derrière. Trou d'évent très long et ovale,
occupant presque tout le revers. Tête et jambes recollées. Haut., Omis.
811 (mnc. 2). — Femme drapée.
Elle est debout, la tète levée vers la gauche, le bras droit
nu et posé sur le haut de la poitrine, le bras gauche abaissé
sous la draperie et tenant l'himation. Tunique talaire à man-
ches; himation enroulé autour de la taille et rejeté sur Té-
paule gauche, dégageant le buste. Les plis sont indiqués au
revers.
Assez bon style. La tète mal rajustée* ne parait pas appartenir à la sta-
tuette; la terre en est différente. Petit trou d'évent rond sous la base de la
statuette, comme dans les terres cuites rhodiennes. Provenance indiquée,
mais douteuse : Smvrne. Haut., o^iô.
c 332 D
812 (mnc. 191). — Femme couchée.
Elle paraît assise ou étendue sur un lit de repos, le buste
et les bras nus, les jambes recouvertes d'une draperie que
soulève la main droite; la main gauche passée derrière le
le dos la retient sur la hanche. Coiffure en bandeaux qui
paraît recouverte d'un cécryphale; bracelet sur le haut du
bras gauche.
Slyle médiocre. Terre rougeàtre et tendre. Manquent les Jambes et le
siège. Haul., O'hISo.
843 (mnc. 415). — Buste de femme.
La tète est voilée par une draperie qui retombe sur les
épaules et sur le devant de la poitrine; les cheveux paraissent
couverts d'un cécryphale; pas de bras.
Style médiocre. Terre bistre rougeàtre et tendre. Traces de blanc.
Trou d'évenl trapézoïdal. Plusieurs morceaux recollés dans le bas.
Sommet de la tète endommagé. Donné comme provenant de Sardes.
Haut., 0^08.
814 (mnc. 201). — Éphèbe à cheval.
Le cheval vu du profil droit est au galop; vu du profil
gauche, il marche au pas. L'éphèbe est nu avec une chla-
myde rejetée dans le- dos et gonflée à petits plis; il est
coiffé d'une sorte de casquette plate à visière; il a le corps
rejeté en arriére et lève la main droite avec le poing fermé
et percé d'un trou (il devait brandir une lance); la main gau-
che écartée et fermée devait tenir les rênes.
Bon style. Couleurs assez bien conservées : blanc et rouge brun sur le
cheval, blanc et rose sur le corps de l'éphèbe, brun sur les cheveux, bleu
sur la coiffure, rose sur la chlamyde. Cou du cheval effrité au revers;
queue recollée. Il paraît y avoir des restauralions et des relouches dans
le corps de l'éphèbe, sa chlamyde, ses bras et ses jambes; masliquages
sur la base. Haut., 0'"16.
815 (cA. 30). — Éphèbe nu.
Fragment de statuette dont il ne reste que le haut du bras
droit et le torse nu, avec une chlamyde agrafée sur l'épaule
droite et couvrant le haut de la poitrine.
Assez bon slyle. Terre rougeâtre. Pas de couleurs. Rapporté de Per-
game par M. Sorlin-Dorigny. Haut., o™095.
816 (cA. 39). — Même sujet.
Fragment de groupe. On distingue un éphèbe nu, debout,
la jambe droite croisée sur Tautre, le bras gauche pendant
et couvert en partie par une draperie; à sa droite, autre
personnage nu dont il ne reste que la jambe gauche et la
main posée sur le flanc gauche du précédent. Tous deux se
tenaient sans doute par la taille.
Style ordinaire. Terre noire et dure. Manquent la tête et les pieds de
l'éphèbe. Don de M. Champoiseau. Éphèse. — — Haut , o™o7.
817 (mnc. 742). — Grotesque drapé.
Il est debout, la tète tournée à droite et levée, le crâne
chauve ceint d'une couronne composée de quatre grosses
baies, le nez pointu, les oreilles très longues, la bouche en-
tr'ouverte, les deux bras écartés du corps, la main droite
un peu en arriére avec le poing fermé et percé d'un trou,
comme s'il tenait un accessoire disparu, les jambes très mai-
grès, les pieds nus et plats. Il est velu d'une tunique à courtes
manches, en forme de blouse flottante sur sa poitrine bom-
bée comme celle d'un bossu, et de braies rayées comme
celles des esclaves galales.
Très bon style. Terre rougeàlre et tendre. La tunique est blanche,
les braies ont des raies rouge brun; couleur chair sur les bras, les jambes
et le visage; bleu et rouge sur la couronne. Socle en forme de plaquette
rectangulaire. Tète recollée. Attribué à Pergame par M, O. Rayet.
Haut. Oi.>l',:>.
848 (CA. 32). — Bras gauche.
Fragment de statuette. Il est recouvert d'une draperie à
plis striés.
Style ordinaire. Terre bistre. Traces de blanc sur le bras; rose sur la
draperie. Manquent le bout de la main où l'on voit un travail de chique-
tage et le haut du bras. Rapporté de Pergame par M. Champoiseau.
Long., 0'n07.
819 (MNC. 130). — Pied gauche.
Fragment d'une statuette de très grandes dimensions.
Bon style. Le dessous du pied est creusé par un sillon profond. Man-
que la partie postérieure. Long., 0^065.
820. — Fragments de statuette.
Restes de draperie appartenant à une ou deux statuettes
de grandes dimensions.
Style ordinaire. Traces de blanc et de rose. Terre bistre rougeâtre,
épais.se. Recueillis à Pergame. ■ Himi., 0">io et o^'K».
c 3H5 D
821 (mnc. 131). — Tête d'Aphrodite orientale.
Coiffure en haut diadème circulaire, divisé en trois zones
ornées de stries verticales et surmonté de trois fleurons;
pendants aux oreilles. Cf. les n°^ 1, 2, 14, 15, 359.
Style ordinaire. Terre rouge et dure. Nez endommagé. Haut , 0'u07.
822 (mnc. 31). — Même sujet.
Coiffure â côtes, ceinte d'une couronne en bourrelet et
surmontée d'un énornrie diadème circulaire orné au centre
d'une grande fleur de lotus.
Style ordinaire. Trace.s de blanc jaunâtre; rose sur la coiffure.
Haut., 0'"065.
823 (mnc. 32). — Même sujet.
Coiffure à côtes, ceinte d'une couronne en bourrelet et
surmontée d'un large diadème divisé en zones striées et por-
tant au centre, en saillie, une grande fleur de lotus; larges
boucles ou pendants aux oreilles; visage souriant.
Style médiocre. Terre rougeàtre. Traces de blanc. Haut., 0ra075.
824 (cA. 37). — Tête d'Athéné.
Elle est coiffée du casque; pendants aux oreilles.
Style médiocre. Traces de blanc. Terre bistre. Don de i\I. Champoi-
seau. Éplicse. — Haut., Oi'osr,.
c 336 3
825 (CA. 31). — Tète de Silène.
Figure barbue, chauve, sourcils froncés, yeux clos; ex-
pression triste.
Style ordinaire. Traces de blanc. Terre bistre foncé à cassures rougeà-
tres. Dessus du crâne, nez et oreille gauche endommagés. Rapporté de
Sardes par M, Champoiseau. Haut., 0">06.
826 (mnc. 137). — Tète de Niké.
Coiffure en bandeaux ondulés, surmontée d'un diadème
en croissant; tète penchée à gauche. Cf. les n*"^ 164, 166 à 168.
Style ordinaire. Restes de blanc sur le visage; blanc et jaune avec traces
de dorure sur le diadème. — — Haut., O'"05.
827 (mnc. 34). — Masque de femme.
Coiffure en bandeaux ondulés; type souriant; les traits
ne sont pas comiques. Cf. les n°^ 353, 354.
Bon style. Terre jaunâtre et tendre. Le nez est de travers, par un acci-
dent de fabrication. Deux grands trous de suspension au revers.
Haut., nn.or).
828 (mnc. 30). — Tête de femme.
Coiffure en bandeaux avec une triple rangée de boucles
par devant; le chignon est relevé par derrière en natte et
forme une sorte de cimier sur le sommet de la tète, comme
dans les coiffures des femmes romaines du temps d'Alexan-
dre Sévère; des boucles retombent sur les épaules.
Assez bon style. Traces de rouge sur le cou ; blanc; et jaune sur la coif-
fure. Nez endommagé. Haut., O'^o».
c 337 o
829 (mnc. 33). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux avec chignon Ijas, ornée sur le de-
vant de pampres et de baies en couronne; tète penchée à
droite.
Style ordinaire. Coitiure endonimagce à gauche. Ilaui.. n."U'..
830 (MNC. 29). — Même sujet.
Coiffure en bandeaux ondulés formant des côtes, ceinte
d'une l)andelette ronde.
Assez bon style. Traces de rouge sur le cou. Man(|ue une partie de la
bandelette; côté gauche du visage endommagé. Haut., 0"0'..
831 (cA. 38). — Tête d'éphèbe.
.Coiffure courte avec mèches ramenées sur le front.
Style ordinaire. Ln peu l'ruslc. Terre bisire. Don de M. Champoiseau.
liphèsc. Haut., o-n.3.
832 (CA. i'i). — Moule de tète grotesque.
L'empreinte donne la partie antérieure d'une lète de vieil-
lard grotesque, chauve, au nez busqué, avec la bouche en-
Ir'ouverle et montrant les dents, les sourcils froncés, les
yeux grands ouverts et dilatés avec une expression de frayeur.
Bon slyle. Terre rougeàlre el dure. Le cou se termine par un bourrelet
arrondi sur lequel on distingue des lettres en relief qui donnent Tinscrip-
lion ; XPYC, — — Haut., onioe.
22
c o3b 3
833 (M.NC. 489). — Fii^yc t^// forme de tète de Silène.
Le vase est de lorme cylindrique avec une anse i^ifide;
une sorte de cordelière en saillie passée dans l'anse est cen-
sée servir à attacher sur le devant une tète de Silène barbu,
en relief, dont les cheveux sont indiqués sommairement au
revers par des creux.
Assez bon style. Terre Jaunâtre. Traces de couleur rouye sur le visage
du Silène; blanc épais et lustre sur le vase. Haut, 0"'io.
834 (MNc. 286). — Goulot de vase en tête de Méduse.
Il appartenait à un vase assez grand dont il ne reste que
rattache de l'anse à la base du goulot cylindrique, orné sur
le devant d'une tète de Méduse en relief, avec des cheveux
en serpents qui retombent le long des joues, les sourcils
froncés, les yeux vifs et menaçants; le type du visage est
gros et un peu joufflu. Un lien est noué sous le menton; les
cheveux sont indiqués sommairement au revers.
Assez bon style. Traces de blanc. Provenance indiciuée : Sniyrne.
Haut., nn.o;).
835 (m-nc. 5(j7). — Vase en forme de bélier.
11 est vu de prolil, debout sur les quatre pattes; celles de
devant sont reliées Tune à l'autre par une barrette; longu.es
cornes enroulées autour des oreilles. Sur le dos s'élève un
goulot décodé des deux côtés par un masque de Méduse en
relief, de type archaïque; sur le rebord de l'ouverture éva-
sée, ornementation de côtes en relief. La laine de l'animal
est figurée par un semis serré de points saillants.
c 339 3
Bon style, genre archak[ue. Couleur noire sur loule la statuette; traces
de rouge sur les cornes, sur leiS sourcils, dans les narines. Manque une
des pattes de derrière; l'arrière-train est endommagé. Plusieurs morceaux
recollés; quelques parties elîritées sur le corps. Le côté droit de l'ani-
mal a plus souffert que l'autre. Provenance inditiuée : Clazomène.
Haut., O'"20. — Long., 0m28.
836 (cA. 36). — Masque en applique.
Tète imberbe, aux traits barbares, la bouche entr'ouverte;
coiffure en bandeau strié, surmonté de deux rangs de
boucles. Elle forme applique sur une poignée de vase ou de
lampe.
Style médiocre. Teri'e noire et dure. Reste une partie du bord plat du
vase. Don de M. Chum[)oiscau. Éphèsc. Long, O'-ii.
837 (CA. 40). — Relief dans une coupe.
Fragment d'une coupe à reliefs, à pied bas et plat. Dans
le fond, une Amazone s'enfuit vers la gauche sur un cheval
au galop; elle retourne la tête et pose ses deux mains sur
le sommet de sa chevelure en bandeaux ondulés.
Style médiocre. Fruste. Terre rouge lustrée. Don de M. Cliampoiseau.
Éphèse. Haut., 0-09.
838 (cA. 35). — Lampe.
Forme ronde, à un bec et sans anse. Sur le bord, trois
cercles incisés. Dans le fond, un homme vêtu d'une tunique
et drapé dans une toge qui dégage le flanc droit, est vu de
profil, tourné à gauche, soulevant dans ses deux mains une
double flûte, munie de clefs, dont il joue, la tète levée. De
c 340 D
chaque côlé de lui une grande palme; en haut, à gauche,
une couronne. Sous ses pieds, dans un cartouche, inscrip-
tion latine : ste,P"
Assez bon slyle. Terre brun jaunâtre lustré. En deux morceaux re-
collés. Manquent le bec et le fond. Don de M. Champoiseau. Ephèse.
Diam., 0"=09.
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
Introduction 9-25
Sujets mythologiques 27-128
I. Cycle d'Aphrodite 27-50
II. Cycle d'Èros 51-79
III. Sujets funéraires 80- 91
IV. Femmes ailées 92-101
V. Cycle de Dionysos 102-109
VI. Déméter et Cybèle 110-113
VIL Divinités de l'Olympe 114-117
VIII. Divinités secondaires 118-123
IX. Divinités d'attribution incertaine 124-128
Sujets de la vie réelle 129-197
I. Femmes 129-148
II. Groupes d'hommes et de femmes 149-153
III. Hommes 154-160
IV. Enfants 161-172
V. Personnages comiques 173-183
VI. Masques et têtes 184-191
VII. Animaux 192-197
c 342 3
Pages.
Mobilier funéraire 199-264
I. Petits objets en terre cuite 199-207
II, Inscriptions gravées sur les ailes et les statuettes. . . . 208-220
III. Petits objets en métal 221-237
IV. Verrerie et céramique émaillée 238-240
V. Céramique peinte et céramique commune: objets divers . 247-204
Appendice 265-340
I. Myrina 265-285
II. Cymé 286-288
m. Aegae 289-296
IV. Smyrne 297-322
V. Figurines et poteries vernissées 323-329
VI. Asie Mineure • • • • 330-340
Table des matières 341-342
Table analytique 343-348
TABLE ANALYTIQUE
Abondance. — P. 118; n"» 208, 209.
Acteurs, — P. 19, 173, IT^i; n»» 277, 316-323,
341-346,669-671, 768. Voy. Grotesques.
Adonis. — P. 124.
Aegse. — P. 239-29G.
Ailes. — P. 19.
— avec inscriptions. — N»* 419-437, 440,
441, 443. 444, 4 46, 448-458, 460-464.
— mobiles. — P. 93.
Alabastres. — X« 543-.j52, 576, 589, 608, 609.
Albâtre. — N»' 608, 609.
Amande. — N» 595.
Amazone. — N° 837.
Ammon. — N» 798.
Amphore archaïque. — P. 15, 2'i7; n" 561
Amulette. — IN« 481. .541. 554, .555.
Anaïtis. — P. 27.
Animaux, — P. 33, 192; n« 36-43, 48, 50, 51,
110-120, 179, 189, 192, 193, 284, 30.5-315,
368-388, 488, 497, 564-568, 592, 665-668,
673,674, 693, 696, 697, 709, 801, 835.
Aphrodite. — P. 19-22, 27,33.
— nue. — N°= 1-13, 18-26, 34, 36, 37.
— demi-nue. — N»^ 26, 38, 41-51,
626, 630.
— drapée. — N»» 14-17, 26'"''-33, 35,
39, 40, .52, 53, 629, 678, 788.
— orientale. — N»» 1-17, 359, 821-
823.
— avec Hros. — N"^ 45-.53. 632.
Aphrodite avec animaux. — N"» .36-43, 631
— assise. — N»» 1-17, 33, 38-45, 47.
— accroupie. — N» 18.
— dansant. — N" 25.
— à sa toilette. — N"» 21-24.
— de Cnide. — N- 19, 20.
— de Milo. — N" 26. '
— Anadyomène. — N»' 36, 37.
— Genitrix. — N»^ 26<"«-28, 627, 628,
678, 788.
— (Têtes d'). — N"^ 3.59, 725, 726,
746, 747, 821-823.
Apollon. — P. 114; n^^ 199, 720, 721, 761.
Apoxyomenos. — P. 20, 161 ; n" 298.
Arbre. — N" 409.
Ariane. — P. 103; n"« 180, 181, 745.
Artémis. — P. 114; n-"' 198, 199.
— d'Éphèse. — N" 809.
Aryballes. — N" 571, .572, 591.
A.sie Mineure. — P. 330-3'i0.
Askiépios. — P. 266; n» 6'i4.
Askos. — N" 597.
Athéné. — P. 114; n°= 197, 6'.3, 722, 82'i.
Athlète. — P. 20, 154, 298; n"' 276, 761.
Atys. — P. 12'., 1.55; n»^ 210-213. Voy.
Phrygiens.
Bacchantes. — N°' 182-185, 188, 745. Voy.
Dionysos.
Bacchus. — Voy. Dionysos.
Bagues. — N"^ 465, 'i81'"\ 537.
lîaj^uettes. — \'" 538-,ViO. \ o\ . Nen-c.
Bandeaux. — N»» '.66-'i70.
Banquets. — P. 21, 149; m= 268-272, mu.
Boucles d'oreilles. — N" 624*".
Boutons. — N« 414, 414*'», 542.
Bracelets. — \»» 536, 697.
Bronzes. — P. 17, 221; n"* 'i71 et suiv.. 697.
Bustes. — N"» :{'•, 35. 813.
Cavaliers. — N"^ 285. 2B6. 665. 814.
Cérès. — N" 208.
Chapeau.x. — N' 418*'*, 688.
Chypre. — P. 2'i.
Ciseaux. — N" 69.s.
Clochette. — N" 410.
Colonnettes et cippes. — \"= 392-396.
(Contrefaçon. — P. 23.
Coquillages. — N"' 596, 625.
Cothurne. — \" .594.
Couleurs. — P. 52, 93.
Coupes. — N»» 525, 553, 556-558, 562. 565,
569, 570, 583, .58 'i, 588. .593, 603-605, 690,
802, 803, 837.
Cratères. — X"» 574, 581, 600-602, 695, 802.
Crimée. — P. 23, 24.
Cuirasse. — N»399.
Cybèle. — P. 111, 124: n»* 195'"*. I95''''-.
413'"«, 413«'•^
Cyclope. — X" 782.
Cymé. — P. 15, 286-288.
Cyrénaïque. — P. 24.
Danseurs. — N . Éros herma|)hi'otiil(*.
Danseuses. — V. Xikés et F'emmes.
Date de la nécropole. — P. 15, 16.
Dé à jouer. — X» 610.
Démêler. — P. 34, 110.
— (Masquesde). — P. 22. IlO: noM9l.
192.
— assise. — P. 22 : n«^ 193, 191.
— Kourotrophe. — X° 195.
— et Coré. — P. 130.
Destination des statuettes. — P. 18, 129.
Diane. — \'o\ . Arléniis
Dimension des slatuelles. — P. 21, 22,
323; n"^ 710-712, 789, 790, 819, 820.
Dionysos. — P. 19, 20, 102, 103; n-» 178-183,
562.
— barbu. — X»» 309, 702, 735.
— ailé. — X" 178.
— avec lyre. — X" 178.
— enfant. — X"' 185, 187, a'i5.
— avec Eros. — X» 179.
— avec panthère. — X» 179.
— avec Ariane. — X<" 180, 181.
— avec Bacchante. — X"^ 182, 183.
— en Terme. — X >^ 202. 309. 702.
Kilicules. — N»' 389-391.
Eiréné. — P. 34,
Émail. — X"^ 108, 109. \ oy. \ases.
Encotylé. — P. 93.
Enftmts. — P. 19, 23, 161 ; n"* 195, 258, 265,
266, 287, 288, 315, 56:i, 663-668,
767.
— avec objets. — X'^ 297, 299-302, 664.
— avec animaux. — .X"* 30.5-315. 665-
668.
— groupés. — N"^ 303-306.
— à bras articulés. — Xo^ 29 1. 295.
— emmailloté. — X» 296.
— apoxyomenos. — X" 298.
— comique. — X» 323.
— en Terme. — X" 290.
Éphèbes. — P. 155; n°* 682, 690, 761-766,
— 814-816, 831.
— avec carquois. — X"' 21 1-213.
— phrygiens. — X"^ 279'"«, 280, 281,
366, 766, 796.
— lisant. — X° 275.
— en Hercule. — X» 646.
— à cheval. — N" 814.
Éphèse. — P. 10, 15, 330.
Épingle. — N» 479.
Éros. — P. 19, 20, 21, 3.3, 34, 51, 55,56, 150.
— éphèbe. — X»* 54-60.
— enl'ant. — X°* 61-147, 634-638.
— hermaphrodite. — X»* 54-60, 6.33.
— volant. — X»' 54-60. 62-67, 69-71, 74-
78, 86, 635.
— au repos. — X<" 61 , 68. 72, 73. 81 bis, 85,
89. 99. \m, 6.34.
3/i5
Eros assis. — N-^» 79-81, S:>, 117. Un. 701,
808.
— couché. — N»^ 121, 122, 123, 08 1.
— jouant de la musique. — N»* 58, 85, 87,
88, 90, 106, 107, 117, 636, 681.
— portant des objets. — N<" 74, 76, 77.
85, 86, 87'"«,"9I, 93-98. 103-105, 108,
109, tj34, 637.
— combattant. — !\-^ 82-8'., 680.
— lisant. — N" 92.
— tirant de l'arc. — N» 101.
— faisant une libation. — N" 489.
— en Hercule. — N" 102.
— avec Aphrodite. — N<" 43, 45-53.
— avec Dionysos. — \» 179.
— avec Psyché. — N"^ 273, 039.
— avec animaux. — N"» 43, 1 10-120. 'i88,
638.
— funéraiie. — N'* 123-147.
— (Têtes d'). — N"^ 360, 365.727-73'..
Esclaves. — P. 173; n»^ 335, 336.
Esculape. — N oy. Asklépios.
Étui. — N« 480.
Fard. — N"^ 470, 480.
Fauteuil. — N» 403.
Femmes. — P. d9, 21, 23, 27,52. 125, 130,
155, 266.
— drapées. — N»' 217-266, 647-661,
679, 810-813.
— assises. — N"» 254-258, 497, 058.
812.
— agenouillées. — N»' 232, 233.
— dansant. — N"* 250-253, 660.
— jouant de la musique. — N" 661.
Voy. -Muses.
— lisant. — N»* 256, 257.
— conduisant un cheval. — N'^ 214.
Voy. Séléné.
— en costume phrygien. — N° 215.
— ailées. — N»* 216, 640. Voy. Xiké.
— groupées. — N»^ 259-264, 059.
— avec hommes. — N»^ 268-273. 792.
793.
— avec enfants. — N»' 2.58, 265. 266,
497. Voy. Aphrodite.
— (Têtes de). — N»^ 355-36'., 746-
756, 783-785. 794, 795, 828-830.
\'oy. .Masques.
Fioles. — Voy. \>rre.
Fleurs. — N« 122, 408.
Fortune. — P. 118; n° 207.
Galate. — P. 1.54; n« 283, 284, 817,
Gaule. — P. 24.
Gobelets. — N»» 526, .527. 691. 692.
Grenade. — N" 407.
Grotesques. — P. 49, 173, 174, 298; n»* 324-
339, 555, 672, 704-708, 769-785, 8! 7. 832.
Grynium. — P. 14.
Guerriers. — N»' 282-284.
Gultus. — N»* 582, 694.
Hadès. — IN»" 713-717.
Hameçons. — N" 487*"*.
Héra. —P. 114. n° 196.
Héraklès. — P. 19, 118, 286, 297, 298; n-«
201, 202, 646, 675. 699, 70.1. 710-712, 723,
724, 762, 7(i3.
Hermaphrodite. — P. 20, 51 : n°' 54-60.
Hermès. — P. 114; n»> 200, 482, 791.
Hommes. — P. 19, 149, 154: n°' 277-279,
367, .561, 662, 690, 703, 710-712.
757-760, 792, 793, 806, 838.
— avec femmes. — N»* 2(î8-273. \ oy.
acteurs, cavaliers, éphèbes,
guerriers, Galates, grotesques.
Hypostaton. — X° 492.
Incinération. — P. 16.
Inhumation. — P. 16.
Inscriptions. — P. 16,24, 34, 35. 52, 56, .57,
81, 93, 103, 11'., 115, 119, 12.5, 131, 150, 1,5.5,
162, 174, 192, 208, 209, 221, 222, 266,286.
\oy. Table alphabéticpie (les mois grecs
et latins.
Junon. — ^ oy. Héra.
Jupiter. — Voy. Zeus.
Lampes. — X»'' 606, 696, 838.
Laocoon. — P. 21, 297.
Lecythes. — N»» 563, .564, .566-508, 573, .577-
580, 586, 592, .598, 599, 607«"«.
Léda. — N''631.
Linge. — N°» 471, 495.
Lit. — N" 402.
p./, 6
Main. — N» ''il 5.
Maquettes. — P. 5G; r»"" 7i-77.
Marbre. — N» 607.
Marteau. — N» 486.
Masques tragiques. — P. 184: ii"* 347-352.
493, 676.
— comiques. — N»' 344-346.
— de femme. — N"^ 353, 683, 827.
— (1 ephèiîe. — N"' 354, 8.36.
Médaillon. — N" 401.
Méduse (tète de). — N"^ 'lOf», 83^j.
Mercure. — \"oy. Hermès.
Minerve. — ^ oy. Athéné.
xMiroir. — P. 17; n»* 471-47,5.
Monnaies. — P. 17, 18.
Moules. — P. 24, 115, 266, 289.
Muses. — N»^ 203-205.
Myrina. — P. 9-286.
Navire (proue de). — N" 44.
Nègre. — N"* 33.5, 687, 786, 787.
Nikés. — P. 19. 92.
— volant ou dansant. — X"-^ 161-171,
641, 642, 826.
— avec couronne. — N"!^ 172-174, 677.
Niobides. — N»' 225, 226.
Nymphes. — P. 21, 118; n» 206.
Œnochoés. — N»» 5.59. .575. .587. 693.
Os. — N- 610-624'"».
Oscilla. — P. 184.
Osselets. — N»» 611-62'i, 675.
Outil. — N»' 4a5.
Palmette. — N" 807.
Pan. — N"-' 190, 20<>.
Pécheur. — N»* 330, 331.
Pédagogue. — N»" 287, 708.
Peitho. — P. 3'i, 125: n" 45.
Pergame. — P. 1.5,21, .3.30.
Perles. — N»^ 470, 542, 5.54.
Phrygiens. — P. 125, 1.55; n" 215. 279'>'«,
280, 281. 366, 766, 7%.
Plaques de bronze. — P. 17. 221. 222; n"-
'i9H-52'i.
Plaques de terre cuite. — P. 110, 111, 199:
n„s j9.5/.,«^ 195'"-, 40f), 411-413''''', 686.
Ploutos. — P. 3'i: n" 209.
Plume. — N» '186'"".
Pluton. — Voy. Hadès.
Pompéi. — P. 23.
Porte-voix. — N° 487.
Prêtre. — N" 274.
Prêtresse. — N" 249.
Psyché. — P. 99, 100: n»' 175-177.
— avec Éros. — N<>» 273, 6.39. 640.
Pupitre, — No 404.
Pyxis avec inscription. — N" 590.
' Sacrifice. — N" 792.
Sarcophages. — P. 14, 16.
Sardes. — P. 330.
Satyres. — P. 103; n"^ 185, 741-744.
Sélèné. — P. 125.
Sérapis. — N»' 718, 719.
Silènes.— P. 103; n°^ 186-190, .340, 562, 6'.5,
736-7'iO, 799, 800, 825, 833.
Sirènes. — P. 81,88; n»^ 148-160.
Smyrne. — P. 24, 297-328.
Spatules. — N« 476-478.
Sphère. — N» 397.
Statuettes brisées. — P. 17.
Strigiles. — N"* 482-484.
Tables. - N« 405, 406.
Tanagre. — P. 18, 20, 23, 24, 129.
Tarente. — P. 24, 290.
Taureau Farnèse. — P. 21.
Terre émaillée. — P. 2.38, 286. 323; n"^ 5'i3-
.560, 677, 788-807.
Tireur d'épine. — P. 33.
Tombeaux. — P. l'i. IC, 17, 18.
Trompette. — N° 'i87.
\'ases de bronze. — N"^ 488-49<>.
— de verre. — N"' .525-.535.
— émaillés. — N<"^ 543-.560, 791-805.
— peints. — N"* 561 -.590, 690, 69.3-695.
— en forme d'objets. — N"' 594-597.
•Ml
Vases d'albâtre. — N"^ 608, 609.
— avec inscriptions. — N»" 590, 690, 692.
— en forme de tête. — N« 833, 834.
— en forme d'animaux. — N"* 388, 835.
— à reliefs. — P. 247: n°» .591-593, 691,
692, 791-806, 833, 834, 836, 837.
N'énus. — Voy. Aphrodite.
Venw — P. 17, 238: n'^ 525-â'r2.
Victoires. — Voy. Nikés.
Veux en ex-voto. — N»* 411-'il3.
Zeus. — P. 114, 298: n»' 713-719, 798.
INSCRIPTIONS GRECQUES
A. — N"* 10, 42, 44, 97. 207.
Aart. — N" 437.
AB. — N» 445.
'Aya. — Nos 89^ (536.
'AYîaxpaTO?. — N» 35.
'AÔavato;. — N'o^ 509, 512.
'AOavûôt>)coç. — \o 510.
'AOr;. — No 204.
'Ata. — N» 126.
A'.0tO(j/u. — N» 427.
'AAaôaiTpoOTÎXT). — N° 54.
'ApvTaç. — N" 436.
...avta. — N" 521.
'AvT'TT'.o:. — N» 631 .
...ao?. — N» 515.
■A-3ÀÀT,;. — N»» 512, 513, 518.
'ATToXXoofopoç. _ N»^ 506, 510. 511.
'AroXXwviOrjç. — N» 501.
'A::oXXwv'.oç. — N"» 498, 505, 507.
'Xpxi'XMv. — N<» 39, 205, 270.
APX. — N»653.
AC. — N» 443.
'ATxaXixoç. — Nos /,33^ /,o,/,^ /,o-
B. — N"^ 59,451, 451'"*.
r. — N" 452.
TA. — N» 18!.
...yvfoTo;. — N° 515.
A. — N»^ 64, 453, 453^'», 453'"-.
AaaoîvOr,:? — N»^ 502, 511.
A'.ayooa:. — N° 509.
Aiooo>poç. — No ,500.
A'.ovûcr (-.oç?). — N- 515, 516, 523-.'
Ai-^tXoî. — N»' 19, 28, 37, 87, 198. 220, 275,
307.
AwpoOco;. — N" 504.
Aôicov. — N'o' 590, 692.
E. — N" 454.
E'.v. — N» 440.
'Eopzr',. — N» 611.
'Ec, — N" 446.
'Ep[LO■]'iyr^i. — Nos 99 joo.
Eù'ôaijioç. — N" 507.
"E^rjSo?. — Nos /^^ç^ 4I9.Î,»
H. — N" 62.
"Hpa-.o?. — N'o-^ 515, 516.
'Hpay.).ELor,;. — N" 513.
'HpoooTo;. — N» 503.
'HpOîjâvr,;. _ N» .506.
0A. — N"» 172, 447.
0£Ô5ojpoç. — No .502.
©e'p-voç. — No 590.
©ufjL'.aTrlp'.ov. — No 423.
'Is'pwv. — Nos 223. 289, 324, 432.
K. — No 63.
Kâoo;. — N»* 424. 425.
KaXr;. — N'o 690.
KaTâ7u(a'.;). — Nos ^(jl. V22. 422'"'.
Kl. — N'o WS.
K^Oap'.î. — No-^ 421.421*'"'.
KÀe<ov. — No 498.
:^48
Koi. — N» Vil.
Ivf'.To6ouAo;. — N» ÔOI.
A. — N»< 168, 303, Wi. '..V>.
...Àsaç. — N» 524.
Asuy.aîo:. — NoSOS.
Aïuo. — N» 438.
Ma;/.uo;. — N»^ 82, 83. 6:'/i.
. . . [j.aXt>) . — N " ô2i .
Max... — N" 517.
Meoow. — N» 499.
Msv'.Tino:. — N» 517.
Mtj... _ xN"^ 229, 379, 429.
MrjvdçïXoî. — N»s 173, 174, 2(M), 209.
Mrjio/o;. — N» 514.
N. — N"» 456, 457, 458.
Ntxoa... — N» 206.
Nusr,. — N» 590.
...Çe'vo;. — N»519.
O. — N» 65.
"OXtc-.;. — N'^ 690.
...ovo?. — N» 439.
'0:rXoOr,. — N» V26.
OY. — N» 442.
Oùâo'.o;. — \o 27.
n. — N» 459.
ns'.aoa:. — N" 504.
HoTjjxa. — N» 590.
IloXûvixo;. — N" 514.
YloT.. — N" 211.
noTîiS'.rreo;. — N» 5()0.
rioxotjjiwv. _ N» 508.
liuOoofofO;. — Nos 27'i, 'i29. 'iltO, Vîl .
nûppo:. — N° 499.
p. — N»' 460, 460'-'».
'Psxc';:Ta; ôoicov NûarJ- Rspivoj norjjxa. — N" 59(t.
PI. _ Nos 449, /,.5o.
...(S'.Xaç. — N" 520.
!€• — N" 612.
...aïoç. — N° 523.
S:i'vOaÇ. — N» 46.
V(,,. _ N» 304.
i:(oa'6'.o;. — N° 508.
Y. _ N<»-461, 464, 613.
...uOso'î. — N» 520.
'Ttîe'pSoXo?. — N» 428.
«ï>av!Tiriç. — N° 677.
<i)£pwv, — N°» 420, 420'"».
(ï>tXoÇ£vo?. — N" 505.
X. _ N° 462.
Xpua... — N»" 276, 832.
Y. — N«' 463, 614.
...wvo;. — N" 522.
INSCRIPTION LATINE
Stephanio. — N» 838.
Paris. — linpiiiiicrics réunies C. — MoKcroz, nie du l'our, 5'i bis. — V.K)8.
GETTY CENTER LIBRARY
3 3125 00740 2551
m*
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i^<f ',4^^,